‹ Description physique de la République Argentine (volume 5)Chapitre 398 sur 418 · VINGT-TROISIÈME FAMILLE · texte numérisé non relu

VINGT-TROISIÈME FAMILLE

NOTODONTIDAE

‘ Les membres de cette famille ont la figure générale des Bombyeides typiques et sont de grandeur moyenne, la plupart inférieure à celle des genres principaux des Bombycides. Le corps est assez robuste, la tête un peu avancée au dehors du thorax, les antennes pectinées au moins chez le mâle, celles de la femelle tantôt plus court pectinées, tantôt dentées ou même ciliées de poils distants ; l’article basilaire généralement fort velu. Palpes souvent assez courts, ne surpassant pas la tête en avant; exceptionnellement très-longs (genre Perostoma). Spiritrompe très-rarement bien développée, chez la plupart rudimentaire. Veux composés presque toujours nus, les simples manquant, sauf dans l’un ou l’autre genre (Uropus, Glyphidia et Dryobia), qui les possèdent. Thorax assez robuste, fort velu ; l'abdomen ovalaire allongé, souvent plus long que les ailes postérieures, plus conique chez le mâle. Pattes fort velues sur les cuisses et les hanches, souvent aussi sur les jambes, les postérieures tantôt avec deux éperons à la fin, tantôt avec quatre, la seconde paire avant la fin. Aïles généralement non très-larges, principalement les antérieures allongées triangulaires; les postérieures ovalaires, pourvues d’un erin à la base de la côte, qui même chez la femelle est quelquefois (Cerura) assez grand, mais généralement petit. Branche costale et souscostale des ailes postérieures souvent unies au tronc commun basilaire, mais aussi séparées jusqu'à la base; cellule discoïdale assez large, avec une plissure fourchue avant la nervure

GENRE STREBLOTA 499

recurrente, celle-ci quelquefois interrompue au milieu: une petite cellule appendiculaire au coin antérieur de la cellule discoïdale est tantôt présente, tantôt manquante. Branche dorsale forte, quelqueïois sans plissure de la membrane avant elle, d'autres fois cette plissure est présente et même cornée. Souvent le bord interne avec une petite dent postérieure, formant une sorte de coin au bord des ailes antérieures. Branche abdominale des postérieures double.

Les chenilles de cette famille sont très variables de stature, tantôt nues, tantôt avec des poils rales. Dans beaucoup manque la dernière paire des pattes membraneuses, terminant le corps avec deux queues filiformes,; d’autres ont des figures bizarres, soit anguleuse, avec une sorte de bourrelet au dos, ou soit plate, avec la bordure élargie à la manière d’un limaçon nu. Elles sont fileuses et forment un cocon assez dur pour se changer en chrysalide.

La famille est nombreuse de genres, non moins nombreuse d'espèces et répandue sur toute la surface habitable du globe, préférant les zones tempérées aux chaudes. Nous avons plusieurs genres dans notre territoire, que M. Le professeur BERG a traités dans son essai, publié par les Ann. d. 1. Soc. cientif, d. B.-A., tom. V. pag. 177. Ils se distinguent comme il suit :

H. Tibiis posticis bicalcaratis.

A. Antlennae maris basi pectinalae, feminae breviter dentatae. 1. Streblota.

B. Aniennae utriusque sexus pectinatae. 2. Terura. Ex. Tibüs posticis quadricalcaratis.

A. Antennde utriusque sexus setaceae. 3. Teemesse. B. Antennae maris pectinatae, feminae dentatae. 4. Edema.

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