Genre Edemma WALkER
Hyboma Berc.
Stature un peu plus grêle, la tête petite rétrécie; les antennes du mâle pectinées, de la femelle dentées; palpes distincts, surpassant un peu le front, velus, le dernier article pointu, sortant un peu au dehors. Thorax assez robuste, fort velu; abdomen conique, plus long que les ailes postérieures. Aïles antérieures triangulaires, le bord externe assez fort courbé au dehors, les angles peu distincts, faiblement arrondis; ailes postérieures ovalaires., Nervures comme chez le genre précédent; aussi la costale des postérieures la même, se rapprochant beaucoup à la sous-costale au milieu sans être unie les deux dans un seul tronc, et bien séparées à la base. Pattes assez longues, les cuisses et les hanches fort velues, les jambes postérieures avec quatre éperons.
Nous avons une seule espèce dans notre territoire.
Edema Talae.
E. corpore griseo-flavescente, alis anticis griseo-lestaceis , lineis transversis undulatis nigris ; posticis albis, immaculatis. Exp. al. 1” (3,2 cm.):
Hyboma Talae Bere 1. 1. 184. 5.
Corps et ailes antérieures d’une couleur grise-jaunâtre, les ailes plus foncées que le corps et les pattes, signées avec des lignes noires onduleuses, plus rapprochées à la base et au milieu, en arrière de la cellule discoïdale formant des bandes irréeulières ; entre ces lignes celle sur la nervure recurrente la plus foncée noire. Ailes postérieures purement blanches, antennes jaunes.
GENRE EDEMA 507
La chenille vit sur la Celtis Tal ; elle est verte avec une ligne dorsale blanche et bandes transverses rougeâtres, versant en blanches sur le dos.
Le papillon se trouve à Palermo, près de Buénos-Ayres, mais il n’est pas commun.
OBSERVATION. — J'ai conservé le nom du genre donné par WALKkER, parce que celui de HUEBNER a été publié sans description et que c’est WaLKER qui a défini le genre assez reconnaissable,
Pendant la rédaction de l'ouvrage, ont paru quelques publications que je n'ai pas connues avant et que j'ai reçues trop tard pour les consulter à temps. Je donne ici un extrait des notices qui me semblent nécessaires, soit pour rectifier ou soit pour augmenter mes propres études, et j'adjoins quelques espèces dernièrement trouvées dans notre territoire, qui n'étaient pas connues auparavant comme indigènes.
Dans la note de cette page, j'ai avisé au lecteur la notice du Journal anglais Nature sur la grande extension de la spiritrompe d’une Sphinx; depuis, des communicacions nouvelles dans le même journal annoncent (N° 437, page 396), que la spiritrompe de l'espèce en question avait une extension de 9+ pouces (22 cm.); M. Burzer dit en même temps, qu'il a mesuré la spiritrompe de différentes Sphinx de Madagascar, sans en trouver de plus longue que 5 pouces (14 cm.).
Sur les nervures des ailes des papillons, M. FRE». MUELLER a publié des observations en regard du premier état dans la chrysalide, les comparant avec celles du papillon parfait, qui prouvent que le cours des trachées primitives dans l'aile de la chrysalide est souvent très-différent de celui des nervures parfaites du papillon. Cosmos, tom. I. page 388. suiv.
Sur le genre Leptalis M. ren. MuELLER. de Itajchy (de Sainte-Catherine), a publié quelques observations dans le Jenaische Zeitsch. für Na-
turw. tom. X. N. F. III, qui prouvent la grande variabilité des espèces de ce genre entre elles-mêmes; parlant aussi sur la descendance hypothétique
des espèces et sur leur voisinage au type de quelques Heliconiens. +
PAGE 85 J’adjoins l'espèce suivante, dernièrement trouvée à Buénos-Ayres.