bis. Pieris Albumea Dazman, Atlas, pl. XXIV. fig
P. alba; mas: alis anticis acute triangularibus, costa summoque margine nigris; femina : alis latioribus, omnibus limbo externo intus sinuto nigro Exp. alar. 25-25 (6-7 cm.).
Anal. entom. page 39. n° 4. — Bois. Spec. géner. Lép. I. 490. 78.
Le mâle ressemble par sa stature et sa couleur entièrement blanche, parfaitement à celui de P. Ilaire Gon. (Enc. méth. IX. 142. 83.); il a les mêmes ailes antérieures allongées triangulaires, avec la côte et le bord terminal noirs, et se distingue seulement par le teint faiblement jaunâtre audessous des ailes postérieures et de la partie terminale des antérieures. La femelle a la figure de P. Monuste (page 83, n° 5), des ailes antérieures plus courtes, relativement plus larges, bordées largement de noir à l’angle terminal et au bord externe; cette bordure sinueuse au côté interne. Les ailes postérieures sont jaunes à la base, avec une bordure noire externe plus étroite se dissolvant en taches triangulaires sur les rameaux marginaux. Au-dessous, les ailes antérieures sont aussi jaunes à la base, mais les postérieures seulement bordées de jaune à l'angle basilaire, comme celles du mâle, Le corps est noir en dessus, blanc en dessous, le mâle avec un petit faisceau de poils gris au-dessous de l'extrémité anale.
Par les nervures des ailes et la massue des antennes, cette espèce se rapproche aux deux espèces P. Monuste et P. Automate, la massue étant assez courte et large et les ailes antérieures pourvues d’une petite cellule appendiculaire au bout, formée par la branche antérieure de la première cellule marginale; mais chez notre espèce cette petite cellule est plus grande, ressemblant plus par sa grandeur à celle de P. Ilaire.
L'espèce a été chassée par M. RuscHeweYx à Las Conchas ; elle se trouve aussi dans Entrerios et le Brésil méridional.
OBSERVATION. — DALMAN, qui a fondé cette espèce, connaissait seulement le mâle et BorspuvaL ne connaissait ni mâle ni femelle, la décrivant d’après son auteur. Le mâle est si voisin à celui de P. /laire, que sans connaître la femelle il est presque impossible de distinguer ces deux espèces. J'ai donné par cette raison une figure de la femelle.
Dans le journal anglais Nature, n° 437, page 396, se trouve la notice que les ailes antérieures des mâles du genre Callidryas sont finement dentelées au bord antérieur. D’après mes propres observations existe une crénelure fine, de la manière des dents d’une scie, chez les mâles de Call. Philea (101) et Call. Argante (100), principalement bien développée dans cette seconde espèce. Le bord antérieur des ailes antérieures du mâle est finement crénelé avec la direction des petites dents en dehors, chacune terminant en soie courte fort aiguë, cette configuration se perdant sur la partie terminale du bord, où il commence à se courber plus en arrière. Beaucoup plus faible est la crénelure chez Call. Leachiana, Call. Cypris (98). Call. Eubula (99) et Call. Fabia (103), où les petites dents du bord sont plus déclinées, se touchant intimement et laisant voir à peine la soie terminale de chacune.
Pace 124
Dernièrement quelques collectionneurs zélés ont trouvé à Palermo et Las Conchas une seconde espèce du genre Heliconia, dont j adjoins ici la définition.