‹ Description physique de la République Argentine (volume 5)Chapitre 85 sur 418 · Acraena Nammita, Atlas, pl. IV, fig · texte numérisé non relu

Acraena Nammita, Atlas, pl. IV, fig

A. alis pellucidis, lurido-testaceis, venis nigris; fascia undulata infusoata, nec non duabus dimidis alarum anticarum. Expans. alar. 24-237 (6,6-7,0 cm.).

Burw. Reis. d.d. La Plata-Staat. tom. 2, pag. 168.

Ailes couvertes de petites écailles jaunes sales, laissant entre elles la membrane transparente à découvert; les nervures brunes, comme aussi la bordure externe, quoique d’une teinte plus faible. Corps noir, luisant au-dessus, les côtés couverts des écailles jaunes, aussi les ptérygodes, des points du prothorax et de la tête. Ailes antérieures avec une bande brune, onduleuse, diaphane, occupant la partie basilaire des cellules marginales et deux autres abréviées en arrière, à la fin et au milieu de la cellule discoïdale. Ailes postérieures avec une bande semblable plus étroite, occupant aussi la moitié basilaire des cellules marginales et des lignes fines radiaires dans ces mêmes cellules. Dessous des ailes comme en dessus.

Variation. Couleur brune dominante sur les ailes un peu plus foncée, quoique toujours diaphane ; sur les ailes antérieures quatre taches jaunes allongées comme chez les deux espèces précédentes et une bande terminale jaune de la même figure que chez les autres; ailes postérieures avec la bande, une large bordure externe et lignes radiaires dans toutes les cellules brunes.

J'ai rencontré cette espèce le premier, en 1859, à Tucuman, où elle n’était pas rare; elle se trouve aussi à Buénos-Ayres.

La chenille fut découverte par M. BerG; elle vit sur Amarantus chlorostachys, Evalus viridis et autres plantes; sa couleur est jaune, avec une raie noire sur les côtés; chaque anneau porte des grandes épines, noires sur les trois premiers, rouges sur les autres, les épines couvertes de longs poils rouges,

RÉP. ARG, — Te Ve 9.

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qui surpassent tout le corps. La tête est noire, luisante, sans épines, couverte de petits poils jaunes; les pattes antérieures blanchâtres, avec des anneaux noirs; les autres charnues noïires, avec une tache blanchâtre peu marquée au côté externe. J’ai donné une figure pl. IV, fig. 7, et de la chrysalide fig. 8. Celle-ci est blanche, avec des dessins fins noirs, et deux rangs d’épines dans les deux raies longitudinales noires du dos.

OBSERVATION. — Un caractère paruiculier des Heliconiades existe dans la figure de la nervure recurrente des cellules discoïdales de deux ailes. Cette nervure est fortement anguleuse, avec le coin de l'angle dirigé à l’intérieur, et de ce coin sort un petit rameau comme le commencement d'une ligne diamétrale de la cellule vers la base des ailes. Chez quelques genres, par exemple Melinaea et Mechanitis, ce rameau passe presque par un tiers de ladite cellule, mais généralement il est plus court. Chez d’autres, comme Lycorea et Heliconia, la nervure recurrente des ailes antérieures est bianguleuse et de chaque angle sort un rameau très-court ve,;s la base de l'aile. Dans les ailes postérieures avec un seul angle de la nervure recurrente, le rameau est plus long et plus fort. Il se prolonge dans les quatre ailes en plie de la membrane de la cellule discoïidale et me semble avoir été le guide d'une plissure des ailes avant l’éclosion de la chrysalide. Chez les genres à ailes transparentes, manque l’angle de la nervure recurrente des ailes postérieures, et avec lui aussi le petit rameau, qui sort de l'angle. Enfin le genre Acraea est sans angle et sans rameau de ladite nervure des quatre ailes.

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