‹ Description physique de la République ArgentineChapitre 110 sur 267 · Erlauter. z. Fti. Bras · texte numérisé non relu

Erlauter. z. Fti. Bras

Didelphys glirina Natterer, Wagner, Schreb. Suppl. V.

253. 31. — WiBGM. Arch. etc. 1842. tom. I. 359. (mâle). El ColicortOj Azara Apunt. I. 258 n» 26.

Cette espèce est un peu plus robuste que la plupart def autres^ principalement pour la tête. Le poil est gris cendré 0t le dos, où les poils ont un anneau blanc, avant la pointe qui eit noirâtre et jauncrrougeâtre sur les côtés, avec une teinte jauB0i assez pure, un peu rougeâtre sur les joues, la gorge, la fft trine, le ventre et les côtés internes des membres, où la couleur est plus claire. Les oreilles et la queue sont grises, plus foncées ; celle-ci a le dessous de couleur de chair blanchâtre e(k peine couverte de poils. Le dessus du nez et les sourcils tirent sur le gris plus clair ; il y a & côt^ du nez une petite tacke blanche. La longueur totale est de 7| & 8) pouces, la tête avee le tronc a 5J à 6 pouces, la queue 2 J à 2, pouces.

L'espèce est indigène dans le Paraguay et le territoire brésilien de la même latitude ; elle se trouve (tussi dans la Bande Orientale de VUruguay, c'est de ce dernier endroit que notre Musée a reçu un exemplaire.

Jusqu'à présent aucune espèce fossile du genre Didelpkys n'a été trouvée dans le terrain de la République Argentine, quoique LuHB cite jusqu'à sept espèces fossiles différentes, retirées des cayemes brésiliennes.

SIIIEME TRIBU RONGEURS. RONDENTIA ou GLIRES

C'est le groupe le plus nombreux en espèces parmi les Mammifères; la plupart sont d'une taille assez petite, ne dépassant pas celle des rats et du lièvre, sauf quelques rares exceptions, comme le carpincho, qui est le plus grand rongeur connu et propre à notre faune.

Les caractères principaux qui font reconnaître ces animaux tendent dans les dents. Chaque mâchoire possède deux grandes indsivesi accompagnées seulement chez le lièvre et ses congé- Hères de deux autres plus petites en arrière des grandes antélieares. La lèvre supérieure est grosse, généralement fendue Savant des incisives. Au lieu des canines, qui manquent toujours, existe un long intervalle vide, séparant les canines des claires. Celles-ci varient de deux à six de chaque côté dans daqne mftchoire, sont petites, plus ou moins prismatiques, ont la couronne carrée ou oblongue et des racines de deux catégories Cl rapport avec leur structure anatomique. Les unes sontpourtQes de racines fermées, bien séparées de la couronne couverte d'émail, comme les dents des animaux frugivores et carnaslien; les autres, de forme prismatique, sont sans racines fermées, ont la base ouverte à la fin, de la même forme de la couxonne, et continuent à croître durant toute la vie de l'animal, les dents ont de l'émail seulement sur les contours latéraux, la nr&ce qui sert à broyer est usée et l'est toujours davantage tvec l'âge. Ce caractère se rencontre aussi dans les incisives.

qui ont la forme d'an arc demi-sphérique ou plus court, courert d*émail seulement à sa face antérieure ou externe et s' usant pins en arrière, la couronne imitant la forme d'un ciseau. Ces ani* maux mangent des aliments en les limant, les coupant sass interruption avec les incisires en morceaux très-petits, qu'ils triturent entre les molaires par un mouvement perpétuel de la mâchoire inférieure d'avant en arrière. Ce mouvement est facilité par un condyle longitudinal s'articulant au crftne dais la mâchoire inférieure^ non pas transversal comme cha l'homme et les autres mammifères. Les éminences de la coaronne des molaires sont dans le même but, toujours transver sales, pour mieux broyer finement les substances alimentaires.

Sans entrer ici davantage dans une description détaillée des généralités de cette tribu, nous examinerons seulement les groupes subordonnés, propres à notre faune, et leurs rapports avec ceux de l'Amérique méridionale entière.

Dans cette recherche, nous trouvons d'abord, comme première particularité de cette partie du continent occidental, It rareté des écureuils dans le côté oriental ; une seule espèce de cette grande famille, si* nombreuse dans l' Ancien-Monde, se trouve au Brésil ; la République Argentine n'en a aucone; l'espèce brésilienne manque au Paraguay, où ni Azara, ni Rbkggbr ne l'ont rencontrée. Une singularité de non moindre importance consiste dans le manque de vrais rats et souris; les espèces analogues trouvées dans notre faune appartiennent à un genre différent particulier, que Watsrhousb a noouB^ Hesperomys. Enfin, tous les autres rongeurs sud-américains sosi exclusivement propres à cette moitié du continent et ne dëpêf" sent pas au Nord les lies Antilles, où l'on trouve les deniers représentants. Beaucoup de ces animaux particuliers resses* blent extérieurement aux grands rats, aux compagnols, itf rats- taupes de l' Ancien-Continent et même au castor et au por^ épie; mais un examen attentif prouve leur différence non-ienh' ment de genre, mais aussi de famille, et nous force à créer p0vr la plupart des rongeurs sud-américains des groupes particn* liers qui ne sortent pas du territoire de l'Amérique méridiO' nale. Le lièvre seul a été trouvé parmi ces rongeurs sud-an^^ ricains particuliers, mais de môme que Técureuil représente par une seule espèce au Brésil, il n'existe pas non plus dans b République Argentine.

De cette manière, nous avons à distinguer seulement troii

FAMILLE MURINI 197

kmilles différenteB de la tribu dans notre faune, ce sont les nÛYantes :

1. Murini. Cette famille a trois (dents molaires de chaque Aie des mâchoires ; Taotérieure est la plus grande et les suirantes vont en diminuant successivement ; chacune a les raines sépctrées et fermées. L'apophyse zygomatique de la mftihoire supérieure a une fissure ouverte perpendiculaire. Les HreilleSy les pattes et la queue sont nues ou très-peu couvertes le poils.

2. Murifarmes. Ils ont la forme des rats, mais sont souvent lins grands, ayant quatre molaires d'égale grandeur et d'égale xmformation, généralement sans racines isolées et fermées. L'apophyse zygomatique de la mâchoire supérieure a un grand trou rond* Les oreilles et la longue queue sont tantôt nues, kantôt velues.

3. Subungulali. Ils présentent les caractères généraux des précédents, mais n'ont pas de queue; ils ont aussi les molaires aa nombre de quatre, quelquefois de grandeur différente.

Observation. — Je n'ai pas compris dans cette classification le groupe des écarenils, dans notre faune, parce que je ne connais pas un seul fait proayant leur existence. Cependant il se trouve dans le territoire nord- Mest, voisin de la frontière argentine, une espèce venant de la Bolivie et du Brtsil, qai peut-être pénètre aussi dans le nord du Grand Chaco. C'est le :

Semmë trieolor, Pôppig, Tschudi, Fn, péruana, pi. 11, identique, comme ie croit, au Se. Langsdorffii, Brandt, Mém. d. TAcad. Imp. d. St.-Pétersb. LS5. 425. pi. XI; — au Se. variabilis, Geoffr. Guér. Magaz. 1833. — et Il Se dimidiatui, Waterhouse, Ann. nat. hist. VI. 304.

C0tte espèce est assez variable de couleurs, et par conséquent elle a reçu iifl&rents noms. Elle ressemble au Se, aestuans, mais elle est d'un quart [iIbs grande, avec le dos d'un gris-cendré, souvent couleur de rouille ; toute ia surface inférieure et les pattes sont jaune-brun-rougeâtre vif et quel- 1«fois blanche au milieu de la poitrine et du ventre; la queue couleur de rwille, tantôt la moitié basilaire noirâtre, tantôt entièrement blanche, conme le prouve un échantillon de notre Musée, que j'ai reçu avec plusuuB antres à queue couleur de rouille, de Santa Cruz de la Sierra.

PREMIÈRE FAMILLE HVRlliri

La fiEunille des rats et souris présente un caractère ostéoloîiqiie très-remarquable dans la forme du trou suborbital perfo-

rant l'apophyse zygomatique de la mâchoire supérieure. Cetron, qui se trouve chez la plupart des rongeurs, sauf les écureuils, les lièvres et quelques autres, est généralement une large ouTerture, circulaire ou ovalaire; mais dans la famille des rats on le trouvée l'état de fissure étroite, perpendiculaire, qui s'élargit en hauteo forme de trou rond, beaucoup plus petit que chez les autres gron* pes, avec la même perforation. Aucun autre rongeur n'a une ooft* formation semblable du conduit suborbitaire, qui laisse passer dans ces rongeurs non-seulement le nerf sous-orbi taire, mab aussi une portion du muscle masseter, toujours extrêmemeni fort chez ces animaux. L'arcade zygomatique qui sort du boid externe de cette ouverture, est très-mince, et l'os zygomatiqie qui forme la portion moyenne de l'arcade est extrêmement petit; la portion majeure de l'arcade se trouve à l'apophyse sygo* matique de la mâchoire supérieure. Les bords des orbiles sont profondément recourbés à l'intérieur, laissant le frent très-étroit, de la même largeur que celle du nez. Enfin, entre les os pariétaux et l'occipital se trouve un os intercalé, nommé interpariétal, qui manque aux rongeurs Murifonm^ qui n'appartient pas à la famille des vrais rats (*). La de&« ture est assez fine, mais dure. Les incisives sont très-étroitei et souvent ont une couleur fauve à la surface externe, faiblement convexe. Les molaires, généralement au nombre de trois et trèr rarement de deux (Hydromys) ou de quatre (Smintkus)^ au mcniif dans la mâchoire supérieure, ont des racines bien séparéei et fermées, comme celles des écureuils, mais d'une grandeur iné* gale ; la première a trois lobes, la seconde deux et la troisième un et demi. Ces lobes forment des tubercules transversau, recouverts d'abord d'émail, et le perdant peu à peu, par la trituration, et dans la suite l'émail ne reste plus qu'au contoir des dents. Alors on voit que les lobes sont tantôt des véritables lamelles séparées par des plis strictement opposés, tantôt dei plis alternant entre eux et dirigés de la surface externe vers le

(*) Ce petit 08 a été l'objet des recherches de difTérents savants, entra M*^ GoiTHS tùi on des premiers. 11 se trouve dans beaucoup des manimirères, prisdH' lement ches les rongeurs et ruminants (voy. Cuvm, Levons d'anat. comp. mc. ^ II. 702). Un os semblable a été observé aussi dans le cr&ne de l'homme, maif tsu^ tionnellement et aiies souvent dans celui des anciens Pérouans, où on l*a «•»••* Of Ineoê. 11 se réunit dans le crâne des animaux aux os pariéiaox, mais dsi* " crâne de Thomme & l 'os occipital; différence importante qui rend douteuse fanslsp des deux oe de l'homme et des animaux.

GRNRE MUS 199

m» OÙ ils passent Tan à côté de l'autre en formant un e aiga. Ces plis des deux types deviennent toujours avec

plus courts et disparaissent enfin, et il ne reste plus que Smail sur le bord externe de chaque dent.

squelette du tronc et des membres présente quelques » caractères distinctifs propres à cette famille ; ainsi, la Burt des rats ont la queue très-allongée et une apophyse voLse, très-élevée à la seconde vertèbre du dos, qui porte ent un appendice séparé mobile, dirigé en avant {*), Les eales des membres antérieurs sont toujours présentes et K>8térieures ont le tibia et le peronné réunis en un seul os noitié inférieure. Les pieds d'avant ont seulement quatre s parfaits avec le rudiment d'un pouce, les postérieures ont inq bien développés.

tant à ce qui est de la forme extérieure, les espèces de cette lie ont généralement une lèvre supérieure bien fendue, des : grands et des oreilles longues et arrondies; seulement B qui vivent sous terre sont pourvues d'oreilles et d'yeux petits. La peau est garnie de poils de deux qualités, les ex- 38 sont plus longs et plus rigides et se changent quelquefois pines fines. Les pieds sont presque nus et la queue à peine erie de poils rigides, qui laissent voir entre eux la peau annelée, et à laquelle les écailles donnent une apparence lagée.

m représentants de cette famille sont répandus sur toute irûtce du globe et vivent dans les conditions les plus difféus. Leur nourriture consiste de préférence en fruits secs et idnes farineuses, mais ils mangent aussi presque toutes hoses comestibles. Plusieurs se fixent dans les domiciles homme, où ils se cachent pendant la journée et ne sortent pendant la nuit pour chercher leur nourriture.

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