Genre Hesper^mya» Watbrhousb
The Zool. ofthe Beagle, tome II, page 75.
La conformation des dents distingue seule ce genre du précédent, car l'aspect en est complètement le même. Les incisives sont un peu plus larges et moins convexes que celles des espèces d'une taille égale du genre précédent, mais leur surfecc externe est également jaune-rougeâtre. La diflférence principale consiste dans les molaires (*), qui ont la même relation
0 L^diflérence typique des molaire», entre les rat» du Nouveau-Monde et ceux de l'iocieo, a été reconnue et constatée en premier lieu par le prince Maxim, de Wied, *»M ton fiettr. «. Naturg. Bras, tome 11, page 440 ; dans la noie sous celle page, a fil qn'fl sera làcUc de diviser en plusieurs genres, le genre Mm, d'après la dif- 'iireaee des molaires.
de grandeur entre elles que le genre Jft» , mais dont la siracture est particulière, car les plis de l'émail, rentrant des deux cotés du contour de la couronne dans la substance centrale, ne sont pas opposés, mais ils alternent, le coin de chaque pli passant en avant ou en arrière de celui de l'autre côté. On voit cette disposition bien clairement lorsque les molaires sont à demi-usées et la couronne primitive déjà diminuée; les molaires non usées ont des petits tubercules couverts d'émaili disposés en double série, l'une externe et l'autre interne ; oei tubercules correspondent aux plis de l'émail et sont également disposés alternativement, les externes correspondant aux intervalles des internes, et vice-versa; enfin les molaires trèiusées perdent aussi les plis de l'émail et chaque molaire conserve seulement un contour d'émail, un peu tortueux de chaqne côlé des plis antérieurs.
Comme le genre Mus^ le genre Hesperomy$ a également les plis de l'émail et les tubercules de la couronne pas usés des molaires supérieures, en opposition avec ceux des molnirei inférieures ; les plis qui sont extérieurs en haut sont internes en bas, et vice-verm.
Etudions à présent les molaires des deux mâchoires et les particularités de leur conformation.
La première molaire de la mâchoire supérieure se compose, dans le premier âge, au moment d'une couronne parfaite, de trois petits tubercules de chaque côté, dont les deux antérieur* sont plus rapprochés et forment presque un seul tubercule avee deux petits mamelons au sommet; les quatre autres tabe^ cules sont bien séparés et l'externe est toujours un peu pla< rétréci en arrière que l'interne. Dans la mâchoire inférieure, U première molaire a la même construction, sauf que les denx tubercules antérieurs sont mieux séparés et l'interne plus en avant de l'externe, ce qui donne à la molaire entière une forne un peu plus allongée et plus étroite. Plus tard, quand les tnberculcs de la couronne sont usés, on voit dans la première molaire supérieure de chaque côté, deux plis d'émail bien mar qués avec la pointe un peu recourbée en arrière, le coin de l'interne passant avant celui de l'externe ; tandis que la même molaire de la mâchoire inférieure a les plis légèremMt recourbés en avant, trois sur le côté interne et deux sur l'externe; le coin des deux premiers internes passe également avant celui dos externes, et le troisième interne reste en sur-
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rière du second externe, sans qu'il y ait un pli correspondant lar ce côté.
La seconde molaire de la mâchoire supérieure a un périnètre presque carré et est d'un tiers plus courte que la prenière. Sa couronne non usée est formée de quatre tubercules, leux de chaque côté, l'interne avançant un peu sur Texterne, liyisés comme toujours par des sillons profonds. Ces sillons ndiquent les plis de l'émail de la couronne usée, et dans cet §tat il n'y en a qu'un seul sur le côté interne et deux sur l'exborne ; l'interne droit est plus profond que chacun des deux externes recourbés. La même molaire de la mâchoire inférieure est un peu plus petite que la supérieure, mais a le même aspect général, sauf cette différence remarquable que lorsqu'elle est osée, le côté interne a un seul sillon droit plus profond et l'externe deux recourbés plus courts, qui dépassent un peu en arant et en arrière le coin de l'externe.
La troisième molaire de chaque mâchoire n'est pas tout à fait d'égale conformation dans les différentes espèces du genre Beiper<my$. Dans les grandes espèces qui correspondent par lear stature au rat du genre Mus^ la troisième molaire des deux mâchoires est un peu plus étroite que la seconde, mais pas plus coarte et, au contraire, d'une égale longueur et de forme aDongée-ovale, arrondie en arrière et tronquée en ayant. Sa ooaronne non usée se compose de cinq petits tubercules, deux de chaque côté et un cinquième en arrière. Lorsque la couronne est usée, on voit trois plis dans la molaire de la ma- Attire supérieure, dont deux sont externes, et deux seulement dans l'inférieure, un de chaque côté de la couronne. Les espèces petites, correspondant à la souris du genre Mus^ ont comme lei souris la troisième molaire beaucoup plus petite, à peine de la moitié de la seconde. La couronne a, à l'état parfait, deux tibercules sur le côté extérieur, séparés par un profond sillon et garnis d'un petit accessoire antérieur, qui est placé à l'intédear dans la mâchoire inférieure, et à l'extérieur dans la npérieure; la même molaire usée a deux plis d'émail, un de diaque côté.
n est possible de déterminer l'âge de l'individu par la hauteur i§B tubercules de la couronne et son degré d'usure. Les individus tout jeunes ont tous les tubercules intacts, mais il est rare de les trouver ainsi; généralement le sommet des tubercules est déjà usé et bientôt les tubercules sont unis, for-
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mant un plan inégal étroit, et courant en zigzag sar la eoaronne. Lorsque Tanimal n'est pas encore adulte^ les sillons entre lei tubercules sont largement ouverts, principalement sur les deux côtés des molaires. Quand les sillons disparaissent et qa*oa trouve à leur place des plis étroits de Témail dans riniérieu de la dent, on peut supposer que Tindividu est parveon à h moitié de son existence, et enfin lorsqu'aucun pli d'émail ii'eit visible dans la dent au centre de la couronne, c'est la pieore que l'individu est fort avancé en âge et proche de sa fin.
Toutes les molaires ont des racines fermées, bien sëparte, et généralement chacune correspond aux différents tnbercuki de la couronne; mais souvent à deux tubercules correspoid une racine forte, principalement pour ceux du côté interne dei molaires. Ainsi la première molaire supérieure a quatre licines, une en avant, deux sur le côté extérieur et une plu grande à l'intérieur. La seconde supérieure a trois raeinei, deux externes, une seule interne ; et la troisième a le mtee nombre de racines, mais plus petites. Dans la mâchoire ifift* rieure, la première molaire est pourvue de quatre racines tti positions différentes, une seule en avant et une en arrière et desx opposées placées au milieu ; les deux autres molaires n'oit que deux racines, dont la postérieure est un peu plus graal0 que l'antérieure.
Tels sont les caractères principaux du genre; il y ei * quelques autres que je vais décrire, qui sont extérieurs. U nez et la lèvre supérieure sont, le premier plus large et b seconde plus charnue que les mêmes organes du genre Jto; la largeur plus grande des dents incisives du genre Hesptffft^ avec toute la région du museau du crâne, constitue un de oci caractères. La lèvre supérieure n'a pas la fente longitndiMto aussi profonde que celle du genre Mub, les deux lobes 0Oi^ réunis en bas par un repli de la peau jusqu'au bord de b bouche. Ce pli est bien distinct dans les grandes espèces, et* servi de base pour former un genre à part, appelé HuAtiM^ par Rkandt; mais comme cette même conformation exift^ aussi dans les petites espèces, je crois préférable de ne pi* admettre cette classification. La différence des dents etdsl* lèvre supérieure nous obligera de reconnaître plusieurs geiuM comme l'a déjà fait Watbrhouss, quoiqu'il y ait la même di^ Acuité d'établir une séparation fixe de ces genres, car le» desU ne sont différentes que par transition et présentent une séntf
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presque sans interraption de la plus grande à la plus petite; )t tous les organes du corps chez les différentes espèces donnent i peu près d'égales variations. Ainsi la robe se compose, dans es grandes espèces, de deux catégories de poils distincts, des Sns et courts, laineux à la partie inférieure, et des longs plus rigides externes ; mais dans les petites espèces, la différence les poils courts et des longs est beaucoup moins grande et quelquefois presque nulle. Les longs poils sont surtout sur le dos à la partie postérieure, au-dessus du bassin, et dirigés vers les côtés du corps. La longueur de la queue me paraît être en proportion avec la nature des poils externes, elle est plus considérable chez les espèces qui ont de longs poils que chez celles où ils manquent, quoiqu'il y ait des exceptions à cette règle, comme par exemple chez le Hesperomys longicatidaltis, qui n'a pas de longs poils externes et dont la queue est relativement la plus longue.
Un caractère accessoire du genre réside dans les pieds qui présentent une différence remarquable de la grandeur, les antérieurs sont très-petits et les postérieurs très-longs. Je trouve principalement ceux-ci plus longs que dans le genre JImi. Dans les antérieurs, qui n'ont que quatre doigts et auxquels manque le pouce, le doigt externe est le plus court, l'interne un peu plus long que celui-ci, mais plus court que celui placé avant l'externe, et le second des quatre est le plus long. La plante nue est pourvue de cinq callosités, dont trois correspondent aux doigts et deux au carpe ; la callosité externe est la plus grande. La plante des pieds postérieurs est nue jusqu'au talo|i et pourvue des mêmes callosités et en plus une sixième placée au bord interne avant celle de l'orteil. Ce doigt, le plus pand des pieds chez l'homme, est généralement le plus petit ilans les pieds postérieurs des animaux, sauf chez quelques poupes qui ont l'orteil opposable comme les singes et les KMpkjfê. Chez les rats, il est aussi le plus petit, et si retiré que ion ongle arrive seulement au bord de la plante du pied; des autres quatre doigts restants, il y en a trois très-longs et presque d'égale longueur; le cinquième placé l'externe est beaueoup plus court, il a la moitié de la longueur des précédents. Laré^on du talon est moins largement nue que dans le ^rrnre 'at, le talon étant plus allongé par suite de la forme générale plus longue du pied postérieur dans le genre Hesperomys.
Lee espèces exclusivement sud-américaines sont nombreuses ;
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on les trouve de préférence dans les régions plus australes du continent, où. elles vivent dans des trous sous les pierres et dans les bouquets de bois à ras du sol, les hautes graminées et les joncs, dans les parties marécajeuses de la plaine; elles semblent être rares dans les forêts.
Notre faune possède un nombre considérable d'espèces indigènes, dont je n*ai pu pratiquer l'autopsie de toutes. J'accepte les genres fondés, par divers auteurs, mais principalemeot ceux de Waterhousb (Proceed. zool. Soc. 1837,^page 20 sair.), les regardant comme sous-genres, et comprenant toutes les espèces réunies sous le nom général d'Hesperomys.
1. Sous-genre Holoclilliui Brandt Mém. de l'Âcad. Imp. d. St. Pétersb. YI série, tom. III, pL 2.
Ce sont de grandes espèces de la stature des rats, qui ont les incisives fort élargies et la lèvre supérieure très-charnue, afecli fente longitudinale moyenne fermée au fond par un pli meabran eux jusqu'au bord de la bouche. Les molaires sont trèsfortes, la dernière est de la même longueur que la seconde, m/k un peu plus étroite. Des plis d'émail existent dans cette solaire de la mâchoire supérieure, un seul sur le côté interne et trois sur le côté externe ; le dernier de ceux-ci entre plus po* fondement dans la dentine et se ramifie même à la base, le pli du milieu est au contraire très-court. Dans la mâchoire iniîfrieiire cette même molaire a un pli de chaque côté avec nnpli accessoire très-petit, placé en avant sur le côté, externe. I^ queue et les pieds postérieurs sont fort allongés. La conleur dominante de la robe est jaune-roussâtre ou fauve, mélangée de brun sur le dos et de blanc sous le ventre ; les poils rigides externes sont très-développés.