RONGEURS FOSSILES
LuiTD en ce qui regarde la première, tronyée aussi par di Castblhbau, dans les dépôts fossilifères de Tarija (Rediereh. s. 1. Mamm. foss. d. TAm. mérid. page 12). Je n'ai pas jisqa'à présent rencontré aucun os ou dent de cet animal dans les dépôts quaternaires de la République Argentine.
Concernant le genre Cama^ nous avons dans le Musée public de Buenos- Ayres un débris de la mâchoire inférieure d'une espèee assez différente de la Cavia Azarae^ actuellement rivante daoi notre province, mais assez voisine de la Cavia leueobkpkan de Mendoza. Je Tai nommée Cavia breviplicata {Anal. d. Mus. PéU. d, B. A. tom. I, page 148), parce que je ne puis pas afflraer qu'elle soit la même, quoique les deux molaires antérieures de cette mâchoire ne diffèrent pas dans les deux espèces. D'Or BiGNY a décrit aussi une espèce qu'il nomme Ceradon antiftm (Voyag. Am. mérid. III, pt. 4. Paléont. page 124. pi. U, fig. 9-10), et qui probablement est la même que la. nôtre, car les caractères du sous-genre Cetfodon ne sont pas asseï xeesinaissables par les dents molaires seules, pour faire rentrer l'es* pèce fossile dans ce sous-genre.
Enfin nous mentionnons ici une espèce fossile, le Èkgmii patagoniemis de Laurillard (D'Orbigkt. Voy. Amer, mérid. ete. III. pt. 4. Paléont., page 110, pi. VIII. fig. 4-8), que l'auteur • cru classer parmi les Rongeurs. Elle est fondée sur un tibia pieique complet et une rotule qui, par leur grandeur excesÛT^ surpassent du double les os de la plus grande espèce actaelte de cette tribu de Hydrochoerus Capybara (page 264) et font soupçonner par cela, qu'ils n'appartiennent pas au groupe des Ros* geurs. Ils ont été trouvés dans la Patagonie, au sud do Rio Negro, de l'Ensenada de Ros, et sont de la formation tertiaire patagonienne. Je ne peux pas partager l'opinion qu'ils vienoeat d'un animal de la famille du rat, et je crois avoir plus raîM de les attribuer au genre Nesodon de Owsir, au regard dnqao' je les traiterai plus en détail.