Genre HcgmloiijnK Jbffsrs
Amerk. philot. Society, March. 10. 1797.
Ce genre, répandu surtout dans l'Amérique du Nord, oùilt été découvert par l'ex-président Jbffbrson, se rapproche dt précédent par la forme de son crâne court et tronqué en afaot, ainsi que la large séparation de la première paire des dents, en avant des autres, analogie qui le fait comparer surtout de la der nière espèce de Mylodan, quoique ses dents ne soient pas obliqua ment tronquées^ comme chez le M. giganteus, mais horizontalement, comme chez le M. robustus. La large distance de oesdeati entre elles, presque double de celle qui sépare les quatre der nières assez rapprochées, établit une concordance typique entre le genre Megalonyx et Mylodon giganteus, quoique la plus grande distance des dents antérieures de cette espèce se trouve également chez les autres, mais à un degré moindre.
La conformation particulière des dents rapproche aussi In deux genres, car les dents du Megalonyx sont de forme difl^ rente entre elles, la première paire est plus grande et son contour est elliptique; les quatre postérieures sont prismatique
GENRE MEGALONYX 383
)lii8 triangalaires, quoique leurs coins soient fortement arronlis. Ces quatre dents sont posées transversalement comme shez le MylodoH^ le plus grand diamètre s*étend des deux côtés sxterneet interne; les dents antérieures séparées des autres mtune direction plus en rapport avec le diamètre longitudinal le la mâchoire et ont le coin postérieur un peu plus tourné en lehors. En outre, la forme du crâne que nous connaissons, linsi que les autres os du squelette, par le remarquable Ménoire de M. J. Leidt, dans le Smith$. Conîrib. to Knowl. M>me VII (1855), se rapproche beauctiup à celle du Mylodon^ sauf qa'il est encore plus développé en avant et principalement au menton de la mâchoire inférieure, qui a une hauteur remarquable par suite des premières dents, plus grandes, contenues à cette partie dans les deux mâchoires. L'arcade zygomatiqae n'est pas connue ; elle manquait dans les crânes qui ont été découTerts jusqu'à présent.
Des os du tronc, nous connaissons seulement quelques vertèbres, qui ressemblent aux correspondantes du Mylodon^ ave^; quelques différences subordonnées, confirmant la particularité da genre. Getie particularité est évidente encore dans les os des membres, an moins dans ceux qui sont bien conservés et coninis. L'hnmérus e§t celui qui ressemble le plus dans son emembleà celai dn Megalkfrium, mais il s'en distin^e par le pont placé aii-de«?u5 de l'épitrochlée, sur le cot^ intérieur, qne nous eonBai««on« déjà comme existant dans l'huméms du Stdiioiherimm, quoique cet humérus soit plus court et d'un", bmt fto«te diffëresK. Celui du M^Qikmyr a 20pooce« de Ion:? et 10 (ponces de lar^^. au décrus des deux condjles inféri^ref, ion diamètre mesiire 3 pouces au milieu : rhuménu du StMido- ^ffvm est pins conn d'us tiers et mobus lar^e en ba« ; celai di JfcyslJkfrJ^ai en es; là repr'>i^c:ûon plus grande. Le9 deux ®i de l'aTant-bras r>s->m:*'.ent p^r leur forme m:oce aux ■^es os d« JfffsIkTfvsi, ^aaf a Ja p'^rtloa artîrr's'.^re de l'oléeraaon dn e«*>â:u?. 'rii e*: ^.f^a-ir-oup m'xn.< fcne e: r<'a pi.» I* grande éléraûco jr>s:r*rl*-ire. f'/rai^^aî Tiae er*te \r^'^\rtT' *I«. Le cnbiiss m 2i'j y\i^<^*: de l^a?. le n^ii^% 17 J ^^jz^^* * . Tout ee q«c mw^i c»x.^ÛK>aj in pied ^^xirl^^r i^
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384 ËDENTËS GRAVIGRADES
supposer que le Megalmyx a eu cinq doigts parfaits, mais comme ou n'a trouvé jusqu'à ce jour aucun pied complet, on ne peut appuyer cette hypothèse sur aucune preuve. Pour cette même raison, Leidy n a pas osé donner un dessin du pied reconstruit dans ses travaux, quoiqu'il eût rendu vraisemblable, à la suite de ses recherches, que les trois doigts intériean étaient armés de phalanges onguifères falciformes successivement plus grandes et les deux extérieurs de deux petites phalanges rudimentaires, comme chez le Megatkerium et lei autres genres du groupe.
Nous connaissons seulement quelques os des membres postérieurs, le fémur, les deux os de la jambe et quelques os du pied, y compris le calcanéum et l'astragale. Le f ém u r ressemble eon* plëtement, d'après le dessin Lbidt (pi. XI de son Mémoire), à celui du Scelidotherium, sauf qu'il est plus allongé, car il a 21 1 pouces de long, seulement 7 pouces de large au milieu et 10 pouces aux deux extrémités. Mais la conformation presque parallèlogrammatique de la forme générale de ce fémur le rapproche davantage de celui du Scelidotherium et du Èhfotktrim que de celui du Mylodon, quoiqu'il ait la longueur de ce denier et qu'il soit d'un tiers plus court que le fémur Megaikeriumt^ d'un tiers plus long que celui du Scelidotherium. Il a tout les caractères généraux du fémur massif des Gravigrades, mais il s'en distingue par la présence d'une crête intermusculairSi assez forte au milieu du bord extérieur, correspondant ai troisième trochanter, et par la séparation des trois facettes ter minales qui l'unissent à la rotule, au tibia et au péroné, ceqai constitue le caractère particulier du fémur de notre genre.
La rotule ressemble à celle du Mylodon^ sauf qu'elle est un peu plus petite ; elle a 5 pouces de hauteur et 4 ponces de largeur à la base.
Le tibia ressemble comme aspect général à celui des geniei Scelidotherium et ilylodon^ mais il est relativement plus long; il mesure 12 pouces, c'est-à-dire les trois-cinquièmes du fémar, tandis que dans les deux genres sus-nommés il a seulement oa demi, ou même moins de la longueur totale du fémur. En outre, leur forme est la même, sauf quelques petites modifications, etla séparation des deux os du tibia et du péroné est également com* plète, comme chez ces deux genres; nous ne connaissons pas le péroné jusqu'à présent.
J'ai parlé occasionnellement du calcanéum de cet animal,
GENRE HEGALONYX dSô
en étudiant celui du genre Scelidotherium, auquel il ressemble ; mais il est encore plus étranglé vers le milieu, plus comprimé des côtés et plus étendu sur le bord libre postérieur du talon ; celui-ci forme une grande courbe, semi-circulaire, garnie d'une protubérance assez peu marquée, arrondie au bas du coin inférieur. Il s'articule avec l'astragale au moyen de deux facettes séparées, comme celui du Scelidotherium ^ et avec le cuboïde par une troisième facette, placée au côté de l'inférieure.
L'astragale est un os extrêmement bas et mince, en comparaison de celui du Scelidotherium et du HylodoUy qui est trèsfort; sa longueur la plus grande en travers est de 5 1 pouces, son diamètre opposé longitudinal mesure 3 f pouces et sa grosseur est de 2 I pouces. Il a en haut une grande facette articulaire en forme de demi-poulie, servant à son union avec le tibia^ et en bas deux autres, très-inégales, qui l'unissent au calcanéum; la plus petite de ces deux dernières touche d'une manière intime, à son côté extérieur, une troisième facette destinée au cuboïde, et à son côté intérieur une quatrième très-concave destinée au scaphoïde (*).
Les autres os du pied postérieur, décrits par Leidy, sont le scaphoïde, le cuboïde et quelques cunéiformes, avec des métatarses et des phalanges, qui montrent tous très-évidemment des formes particulières; et font supposer que le pied était composé de cinq doigts égaux aux antérieurs, les trois internes ayant des ongles falciformes et les deux externes des phalanges rudimentaires. Comme aucun de ces os n'est conservé dans notre Musée, je préfère renvoyer le lecteur au Mémoire original de cet auteur, me bornant ici à donner quelques détails sur des os trouvés dans notre pays et reconnus comme appartenant probablement au genre Megalonyx.
Dans le Voyage du Beagle, tome I, pi. XXIX, il y a le dessin d'une mâchoire inférieure que Owbn a regardée comme
(*) M. Leidt a bien reconnu qae Tastragale, dont J'ai parlé page 380, et qai est detsinée par Owen comme appartenant probablement au genre Megalonyx^ ne corretpODd pat à ce genre, mais à un genre à part, qu'il propose, page 14 de son Vémoirey de nommer Gnathopsis OwenU en se basant sur les motifs contenus dans 1UM pobHeatîoD antérieure, dans les Proc. Acad. Nat, Sd. Philad. VI, 117, que je Bê connais pas. J'ai prouvé plus haut que cet astragale appartient au Mylodon pçMnieus, AuparHvant Owen supposait que l'astragale, en question, soit celui d'un Mylodon (Voyage du Beagle, tome I, pi. XXVllI). Leidy croyait que la mâchoire iulerieare dessinée : Voyage du Beagle. pK XXIX, est du même genre GnathopiU.
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celle d'an Megalonyx, mais cette figure n'a aucune ressemblance avec la mâchoire du vrai Megalonyx, comme elle est dessinée dans le Mémoire de Leidy. On ne connaît pas sa provenance exacte, car Owen dit seulement, page 99, qu'elle a été rapportée par Darwin de son voyage. N'en ayant aucune semblable dans notre Musée, je préfère me contenter avec cette courte notice, signaler le fait et faire connaître par la note anUrieure que Leidy a fondé sur ce dessin un genre à part, qu'il appelle le Gnathopsis Otveni. Il me semble possible que ce soit la m&choire très-mutilée et déformée d'un grand individo appartenant au genre Scelidotherium.
Un autre échantillon également assez mutilé se trouve dans notre Musée ; j*en ai parlé dans les Anales d. Mus. PûbLdeB.A. tome I, page 180^ sous le nom de Megalonyx meridianalis, qailai a été donné par Bravard, dans sa liste des animaux fossiles du pays (Registre estadistico, tome I, page 9, 1857). Cet échantillon est la moitié d'un fémur, qui présente les caractères do fémur du Megalonyx^ surtout par la séparation des deux facettes articulaires des condyles de la troisième de la rotule. Les tabérosités au-dessus des condyles sont aussi tout-àrfait semblables à celles des Gravigrades et ne laissent aucun doute que ce fémur soit celui d'un animal de cette famille. La portion terminale bien conservée a 10 pouces de large entre les deux tubérosites, au-dessus des condyles ; l'externe est beaucoup plus grande que l'interne. Les deux facettes articulaires des condyles ont chacune 2 l pouces de large, mais leur distance au milieu est à peine de 1 pouce. La facette articulaire pour la rotule se rapproche beaucoup plus du condyle externe, sans le toucher toutefois ; elle a 2 pouces de large et 1 ^ pouce de haat; elle est très-concave au milieu. La portion du fémur au-dessos des deux tubérosités devient bientôt plus étroite ; les deux bords, l'externe ainsi que Tinterne, forment une ligne fortement courbée vers l'axe central de l'os et arrivent à laisser au milieu seulement une largeur de 4 pouces de diamètre transversal. Ce décroissement remarquable est en opposition avec les fémurs jusqu'à présent connus du genre Megalonyx et prouve une espèce particulière, sinon un genre différent, dont nous n'avons malheureusement aucun autre os qui noas permette de le connaître un peu mieux. La longueur totale de ce reste de fémur est de 12 pouces et constitue probablement un peu de la moitié de la longueur complète de l'os.