Genre PanocMUtus
Anales del Mus. Pûbl. de Buenos Aires^ tome II, page 2.
Ce genre est un des plus remarquable du groupe, il se dis* tingue par une taille gigantesque et par sa cuirasse également couverte de petites verrues rugueuses, en quantité de 90 à 50 sur chaque plaque, de la grandeur d'un petit pois, sauf celles placées sur le bord latéral qui ont une verrue centrale plus grande, de la grandeur d'une noisette ou même d'une noix. Ces bordures sont séparées, sur la moitié antérieure de la cuirasse, par des fentes entre les rangées transversales des plaques, qui permettent aux trois ou quatre dernières plaques de chaque rangée on
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léger mouvement d*ayant en arrière ; ces plaques ont le bord en ayant obliquement élargi et passant en dessous du bord plus gros des plaques de la rangée précédente. L'animal a uq grand bouclier sur la poitrine et sur le ventre, composa de plaques lisses, perforées au milieu de plusieurs trous pour le passage des vaisseaux. La queue est allongée et atteint presque la longueur du tronc; sa cuirasse est composée de sept anneaux à la base et d'un long tube un peu plus gros en commençant, ayant chacun de grandes verrues circulaires ou elliptiques, garnies d'espèces de rayons en forme de rosettes. Les plaques terminales de chaque anneau en ont une seule chacune et le tube est muni sur les côtés d'une série de ces verrues successi* vêment plus grandes ; les deujt dernières occupant la pointe ont 8 pouces de diamètre.
Le squelette de ce genre se distingue des autres par plusieurs caractères importants que je me bornerai à indiquer ici, sans entrer dans une description plus détaillée, l'ayant déjà donnée dans les Annales du Musée public de Buenos- Ayres, où sont dessinés tous les os remarquables.
En général, la conformation de ce squelette se rapproche davantage de celle du genre Iloplophorus ; on y retrouve la même structure plus grêle des os; ceux des membres antérieurs ont surtout la même forme allongée, bien prononcée dans les doigts, dont les métacarpes et les phalanges sont beaucoup plus longues que dans les pieds antérieurs des vrais Glyptodons.
Le crâne est plus grand que celui des autres genres, le front et le sommet sont fort bombés, toute la surface supérieure est convexe, avec de grandes sinuosités dans la diploé des os, depuis la cavité du nez et jusqu'à la crête occipitale. L'arcade S7gomatiqae est très-élevée et unie au coin postorbitaire du front par un pont osseux étroit qui ferme le bord orbitaire et forme un ovale non interrompu. Les os du nez font en avantant, en dessus de l'ouverture nasale, un angle aigu dirigé, non ttk avant, mais obliquement vers le bas.
La première paire des côtes est unie à la première section large du sternon par une substance molle, et a été flexible par k vie de l'animal.
L'humérus a l'épitrochlée perforé par un conduit oblique, au-dessus du condyle, dépassé par un fort pont osseux.
Les pieds antérieurs n'ont que quatre doigts, il leur manque le pouce; on ne voit aucune trace des ds de son métacarpe et
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de ses phalanges. Les doigts restants sont de longnear trèainégales, l'interne est assez allongé et les autres successivement plus courts; Texteme ou le petit doigt a une petitesie surprenante, il n'a tout entier que la longueur de la phalange onguifère de Tinterne.
Les pieds postérieurs n'ont aussi que quatre doigts, sans vestiges d'orteil, quoique l'os cunéiforme interne soit encore présent. Des quatre doigts restants, le deuxième, le troisième et le quatrième sont de grandeur normale et ont des phalanges onguifères transversales elliptiques, mais le cinquième ou externe est aussi d'une petitesse étonnante; sa phalange terminale a la forme et la grandeur d'une noisette. Je ne crois pai qu'elle ait été armée d'un ongle, car elle n'a rien de la structure particulière des autres phalanges onguifères.
Nous avons dans le Musée public deux espèces de ce genre remarquable.