‹ Description physique de la République ArgentineChapitre 204 sur 267 · Genre C?Maw7dl«pli«r«a Harlah · texte numérisé non relu

Genre C?Maw7dl«pli«r«a Harlah

Ann. ofthe Lyc. of the Nat. HisL of New- York, I, pi. 4. 1825.

Ce genre est remarquable par sa petite stature, analogue^ celle de la taupe, et même partageant ses habitudes sonterrti' nés. Les caractères diagnostiques sont les suivants -

La carapace dorsale est une cuirasse commune allongée; elle n'est pas divisée en différents boucliers : du front, det épaules et de la croupe, mais composée de bandes transversale^ de plaques carrées, jusqu'à la fin du tronc, ou un bouclier per pendiculaire, semi-orbiculaire, bien séparé du reste de la cti* rasse, termine le corps. La surface inférieure est couverte de

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hmgB poils touffus, soyeux ou lanugineux. La conque des oreilles est presque nulle ; les yeux sont très-petits. Les pattes ont oinq doigts, en avant comme en arrière ; les antérieures ont des ongles falciformes, dont les trois externes sont trèsgrands ; les postérieurs ont des ongles petits et pointus. La q«eiie courte est cuirassée et aplatie à la fin en forme de qpaiule.

: Le erftne est large en arrière, assez court, et le museau finement pointu. Dans la mâchoire supérieure il j a huit dents, dans Tinférieure neuf de chaque côté. Le reste du squelette, bien connu par les recherches de Yarrbl et de Htrtl, correspond par tous ses caractères principaux à celui des ûasypus typiques. La seule différence remarquable consiste en ce que la symphyse des pubis reste largement ouverte et que les plaques osseuses du bouclier terminal sont soudées et forment un éonsaon hémisphérique, uni aux os innominés du bassin par les fortes apophyses osseuses. On trouve trois apophyses fortes à ohaque côté et une au milieu, çn dessus de la queue. Les deux supérieures sortent du sacrum, les médianes et les inférieures de l'ischion. Deux autres hautes apophyses supérieures sont attachées an milieu de la créfte sacrée et forment deux prolonglitions perpendiculaires des ischions qui constituent une singnlarité remarquable.

VtÊÈmwKjAm^flÊmvwm Uemmmmâum Harlav., 1. 1.

Zoôl joum. II, 154, pi. 6. — Isis, v. Okbk, 1830, 424, tb. 4. — Yarrbl, Zool.joum. III, 544, pi. 16. — ftî», l. l. 926, tb. 8. — Wagnbr, Schrbb., Suppl. IV, 187. — Hyrtl, Ahh. der Kais. Acad. d. Wissensch. z. Wien, phys. CL, tome IX, 1855. — Gilliss. Un. St. nav. astr. Exped. II, 158, pi. U. — BuRM., Beise d. d. La Plata St. I, 287, et II, 428. — Grat, Proc. Zool. Soc. 1865, 381.

Ce petit animal a une longueur totale de 6 pouces, dont la tête occupe 1| pouce, le tronc 3 pouces, et la queue 1 1 pouce. Le bouclier dorsal est libre sur le côté du tronc et attaché seulement le long du dos : il commence sur le front, en avant des yeux, et se compose de 28 rangées transversales de plaques carrées, dont les 10 premières successivement plus larges appartiennent à la tête ; les autres, presque également larges, au tronc. Les deux premières rangées ont 4 plaques chacune, la

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troisième 7 à 8, la dixième 16 plaques et les suiYanies quelques plaques de plus jusqu'au milieu du dos, où les plus longues sont composées de 24 plaques ; la dernière rangée du dos contient 18 plaques. Du bord de cette rangée plus courte sort une frange épaisse de longs poils assez rigides. Le boueUer terminal un peu convexe a une circonférence presque demi* circulaire, un peu anguleuse vers le bas, à l'endroit où la queue sort d'une écbancrure moyenne ; il est composé de cinq rangées de plaques et d'écussons ovales peu marqués, eoieentriques, sur le bord supérieur, dont les deux plus voisina da même bord sont séparés par des séries de poils «emblabki à ceux de la frange. La queue est couverte de légers âmssou pareils à ceux du bouclier. Tout le corps en dessous de li cuirasse est couvert de longs poils blancs, aojeux, sauf lei pieds qui ont des écussons semblables à ceux du bouclier, ter minés par des poils plus forts en avant des ongles et des bordi externes.

L'animal vit dans des trous d'un terrain sablonneux et b'sb sort que très-rarement, pendant la nuit; il se trouve dans roieit de la République» de Mendoza à San Luis, et. principalemeat dans les régions du bord du Rio Tunuyan. Généralement, on iidique le Chili comme son pays d'origine ; c'est une erreur, oa l'a reçu souvent du Chili, en raison du commerce plut actif de Mendoza et San Luis avec cette République qu'avec Buenos- Ayres. Aucune espèce de Dasypus n'est originaire du Chili) celles qui se trouvent actuellement au Chili ont été introduites de Mendoza.

Observatiox. — Une seconde espèce da genre, qui se dislingae pir ans taille un peu plus grande et par l'attachement Oxe des côtés de la cairasse au corps de ranimai, existe dans la Bolivie; je Tai décrite sous le nom de Ch. retusui {Âbh. d, naturf. Gesellsch. x. Halle, tome W\, page 167, ib Ij- M. Grat Ta séparée, comme genre particulier, sous le nom de INirfltnsUriaretu^a. Proc, Zool. Soc. 1865. 381. Nous l'avons reçue de Saott Cruz de la Sierra; peat-étre vit-elle aussi dans le nord du Grand Cbaco.

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TROISIÈME FAMILLE ITeraUlIngula, Illiqbr. Lipodonta, Nitzsch.

Fourmilliers.

Ce sont les vrais Edentés typiques, sans trace de dents dans les deux mâchoires, avec une tête allongée, un museau long pointu, une bouche assez petite et une langue fine cylindrique, capable d'être tirée par Tanimal très-en dehors de la bouche, pour prendre les insectes, fourmis et termites^ qui constituent la nourriture presque exclusive de ces animaux. Leur corps est aussi allongé, couvert tantôt d'un poil épais et long, tantôt de grandes écailles cornées; la queue est longue, les pattes et les doigts courts, terminés en avant par de grands oi^I^s falciformes et pourvus en arrière d'ongles courts, droits et pointas. Leur crâne est remarquable par le manque de l'arcade zygomatique, la petitesse de l'os intermaxillaire et par la m&choire inférieure très-faible et mince.

Ces animaux sont exclusivement tropicaux et vivent sur les deux hémisphères. Ceux qui appartiennent à l'Orient (Afrique et Asie) sont couverts d'écaillés et forment le genre Mani$j ceux de l'Occident (Amérique méridionale) sont couverts de poils et forment le genre suivant :

Genre Mygmc— pMuma» Livvjf.

Syst. Nalur. I. 51.

Les espèces de ce genre sont depuis longtemps bien connues oomme les animaux presque les plus particuliers à l'Amérique méridionale; ils ne se trouvent pas dans le centre de la République Argentine, mais seulement à l'extrême frontière nord da Qrand Chaco et des anciennes Missions des Jésuites, dans la province de Corrientes. Aussi, comme ils ont été assez bien étudiés par plusieurs auteurs, entre lesquels je cite comme les plus sérieux Azara et Renggbr, et comme je les ai décrits moi-même dans ma Syst. Ubers. d. Thiere Bras,, tome I, p. 302 et soiv.y je ne donnerai pas ici d'autres détails, n'ayant rien à ajouter de nouveau à mes communications antérieures; je me borne donc à citer les auteurs les plus importants qui ont parlé des deux espèces connues dans ces régions. Cette partie du Qrand Chaco n'appartient du reste plus à notre territoire.

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