Genre HeMiAon, Owbn
Report ofBrit. Assoc. ofthe adv. of science^ en 1846, vol. XVI, page 06. — Philos. Trans. ofthe year 1853, page 281 suiT.
Les ossements connus de ce genre ressemblent tellement aux os correspondants du Toxodon que l'on ne peut douter de l'union des deux genres dans une même famille. Owkv, le fondateur des deux genres, l'a bien reconnu et l'a appelé Toxodontia.
Nous connaissons seulement la plus grande portion d'na crâne, avec toutes les dents en place et des dents de plusienn
GENRE NBSDNON 499
Mpèoee. Le crftne ressemble extérieurement au crftne da Itoâdon, sauf qu'il est beaucoup plus petit, car le morceau consenré a seulement 6 1 pouces de long, depuis les incisives jusqu'à la cavité glénoïde de Tapophyse zygomatique de Tos temporal, et la largeur entre les arcades zygomatiques a un peu plus de 3 pouces. Hais ce n'est pas la grandeur extrême des espèces, car d'après les dents isolées bien conservées que nous possédons, on peut admettre que l'espèce la plus grande dépassait la taille d'un grand Rhinocéros et que d'autres ont eu les proportions du Zèbre et du Lama. La portion la mieux connue est l'antérieure du crftne, avec la mâchoire supérieure et le nez qui sont fort semblables aux mêmes parties du crâne du TKtodon.
L'os intermaxillaire est très-élargi en avant, pour supporter les six incisives, dont les deux plus grandes du milieu sont séparées par un intervalle ; dans la mâchoire inférieure, qui a aussi six incisives, leur distance et leur grandeur sont égales. Des petites canines comprimées, avec des bords aigus, se trouvent en haut comme en bas. Le nombre des molaires est de sept dans chaque côté de chaque mâchoire, les quatre antérieures sont des prémolaires successivement plus petites en avant. Les molaires supérieures sont fortement recourbées sur le côté interne et pourvues de racines bien isolées, très-différentes de la couronne. Celle-ci a une couche extérieure d'émail, qui fait un coin perpendiculaire plus ou moins fort sur lec6té externe avant le milieu de la couronne, et un pli ondttleux profond, opposé à ce coin, sur le côté interne, accompagné de quelques plis secondaires qui sont bientôt séparés de la couche principale d'émail et forment des grains isolés au milieu de l'ivoire, quand la surface supérieure est usée. Les s^fc molaires inférieures sont plus étroites, allongées et oblongues, avec un pli aigu d'émail court sur le côté externe, avant le milieu et sur le côté interne deux plus profonds, plus ouverts et plus onduleux, accompagnés de plis secondaires, dont la séparation est bien visible lorsque la dent est usée. Les vraies molaires supérieures ont quatre racines divergentes ; les prémolaires et les inférieures deux distantes l'une de l'autre. Nous avons dans notre Musée public quelques vraies molaires très-usées, prouvant que dans un âge très-avancé tous les plis secondaires et les grains d'émail isolés de la couronne se perdent, à la suite de l'usure par la trituration; il ne reste de vi-
500 PACHYDERMES BfULTIDIGITÉS
sible que le pli principal. La couche externe d'émail n'est pu fermée jusqu'à la base de la couronne» elle est interrompue par un intervalle ouvert sur le côté antérieur et en arrière, de la même manière que la couche des molaires du Taxoiom^ qui est toujours interrompue depuis le commencement.
La région du crâne, à l'ouverture du nés, est trèa-ékroite, comme chez le Toxodon^ et les os du nez avancent en prâte, comme ceux du même animal. Le palais a la forme de celui dt Toxodon, avec les mêmes deux grands conduits des Taisseaui placés au milieu ; la portion postérieure avee les coins saillants» des os du palais à côté des arrière-narines, fut cassée ainsi qu'une partie des os du palais. L'arcade zygomatiqoe est aussi forte que celle du Toxodon et a presque la même forme. La mâchoire inférieure est remarquable par une branche ascendante très-élevée, pourvue d'un fort condyle traneversal, qui s'unit avec la cavité glénoïde également transver sale et convexe de Tapophyse zygomatique de l'os temporal La position du rocher est en arrière de cette cavité; il a les côtés externes avançant, comme chez le Toot^odon et présente une excavation bien marquée, semblable à celle du même genre.
Les autres os du squelette ne sont pas connus jusqu'à présent. J'ai vu une vertèbre dorsale rapportée de la Patagonie H, avec un morceau de la mâchoire inférieure, contenant la caniae et les trois prémolaires suivantes, conformes au dessin 14 (pi. XVII) du Mém. de Owbk. Cette vertèbre porte les troU facettes articulaires pour les côtes : deux aux coins du corps et la troisième à l'apophyse transversale, et présente de chaque côté une perforation remarquable de l'arcade vertébrale, consistant en uu grand trou en arrière de l'apophyse transversale. Ce trou a dû servir sans doute de conduit aux grands nerfB, sortant de la moelle épinière, car les deux facettes articulairei» des coins du corps de^ la vertèbre ne laissent aucune ouverture entre elles et entre les arcades vertébrales voisines, pour le passage d'un nerf en dehors du conduit vertébral. Je crois que cette vertèbre appartient à un Nesodan^ car sa grandeur eorretpond bien à un morceau de la mâchoire inférieure, qui a ëuf trouvé avec elle dans la même localité.
(*) Li vertèbre m'i été montrée par M. Ràsoii Lista, qai Pi apportée de m voyage en Patagonie, do Rio Chieo supérieur, avec le morceau de U miebolfe iaSrieure.
GENRE NESODON 501
Jt crois aussi que l'os de la jambe décrit par Laurillard dans le Voy. de D'OaBieHT, sous le nom de Megamys patago" nimiis (voyez page 274) appartient au même genre Nesodon, dont les ossements ne sont pas rares dans la Patagonie, principalement dans les terrains au sud du Rio Negro^ et parce que la grandeur du tibia est bien en harmonie avec les dimensions des 08 connus de quelques Nesodons.
OwBv a défini, d'après les différences de la grandeur et conformation - des molaires, quatre espèces du genre, que je ne ferai que nommer ici, sans donner d'autres détails, que le lecteur trouvera dans le Mémoire de Tauteur : une définition courte et exacte des quatre espèces n'étant pas possible.