‹ Description physique de la République ArgentineChapitre 238 sur 267 · Genre TfpéiUeHumÊ, Brayard · texte numérisé non relu

Genre TfpéiUeHumÊ, Brayard

GiRTAis, Zool. et Paléont. génér., tome I, page 134. Mesoiherium, Sbrrbs, Oompt. rend., tome 44, page 961.

Ce genre a été découyert par Brayard. Des exemplaires pei à peu trouYés, un a été porté par Saeuiv à Paris, dtms ui état presque parfait de conserYation du squeletteL, qui eoRt* titue un des plus remarquables animaux. Il mérite le nom d'un animal typique, que Brayard lui aYait donné, car il réunit plusieurs caractères fort distincts des Mammifiores à saboli, ou Ongulés aYoc ceux des Onguiculés ou Mammifères à ongles simples, quoique la conformation de son crftne et de ses dents soit tellement semblable au type du Toxodon et du iVifssA», que son classement aYCC ceux-ci dans une même &mille n'est pas douteux.

D'après les quatre crânes de ce genre que j'ai dans les mains, dont trois sont cassés et un presque aussi complet que ledesrin de la pi. XXIII de l'ouYrage de Gbryais, cet animal a eu la taille d'un bélier assez grand et presque la même stature. Le crâne a 9 pouces de long, depuis les dents incisiYCS jusqu'aux condyles occipitaux et 7 pouces de large entre les arcades zygomati' ques ; la portion antérieure du nez est étroite et a à peine 2 pouces de large ; elle est encore plus étroite en arrière, à Tendroit où les os intermaxillaires s'attachent au palais. La ré- ^on des orbites s'élargit brusquement jusqu'à une largeur de i pouces, qui reste la même jusqu'à la caYité glénoïde serYant à l'attache de la mâchoire inférieure. La caisse encéphalique de- Yient ensuite plus étroite, mais s'élargit bientôt de nouYean entre les régions de l'ouYerture auditiYC, jusqu'à la surface occipitale, fort inclinée, qui a 5 pouces de large et 4 pouces de haut y compris les forts condyles occipitaux. L'extension trans* Ycrsale en cet endroit est de 2} pouces, dont 1 pouce appartient à chaque condyle et le reste au grand trou occipital. La surftee occipitale inclinée obliquement en haut descend» à partir de ce trou, en arrière, et termine par une crête occipitale pas très-haute et aiguë, faiblement recourbée. Vu en dessus, le nez est long, chaque os du nez ayant une longueur de 5 posées et une largeur de 1 pouce et s'étend jusqu'au bord antéieur des orbites. Le front court a 2 | pouces de large et se ter

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raine en arrière en une très-forte épine postorbitaire d'un pouce de long, dirigée obliquement en dehors et en arrière avec une faible courbe en bas, an coin. Immédiatement entre ces deux épinea commence la crête sagittale, formant une espèce de coin longitudinal pas très-élevéle long du milieu du sommet, et termine en arrière par la surface courte mais large du sommet, en avant de la crête occipitale^ qui dépasse le bord postérieur de la grande fosse temporale. Cette fosse, bordée en avant par l'épine postorbitaire, a 3 2 pouces de long et 1 1 pouces de large au milieu, elle se termine à l'extérieur par la forte arcade zygomatique, qui forme en dessous des orbites une forte masse sous* orbitaire> et en bas par un arc régulier assez aigu qui s'arrête en ayant et en haut à l'os lacrymal, celui-ci occupant le coin supérieur et antérieur de chaque orbite entre les os frontaux, les m&choires supérieures et les os zygomatiques; car l'apophyse zygomatique de la mâchoire supérieure est très-courte et dépasse à peine, en dehors, la suture externe de l'os lacrymal. L'apophyse zygomatique de l'os temporal est au contraire très-grande, elle est dirigée très en avant, jusqu'au bord inférieur de l'orbite, tandis que, en bas de l'arcade zygomatique, l'os da même nom occupe tout le bord de l'arcade, jusqu'à la cavité glénoïde, servant à l'union avec la mâchoire inférieure. La portion antérieure du crâne est occupée par les grands os intermaxillaires, qui s'étendent jusqu'à la région la plus étroite da nez et ressemblent complètement par leur largeur plus grande en avant, aux mêmes os du Nesodon et du Taxodon; quoique le nombre des incisives soit moindre. Il n'y en a que deux. La région opposée à l'extrémité postérieure du crâne se compose d'un os occipital assez petit, formé, dans le crâne d'un individu jeune que nous possédons, de quatre morceaux ou centres de la formation: le central basilairedu corps, en avant du grand trou occipital, entre celui-ci et le corps de l'os sphénoïde; les deux condyles qui entourent le trou occipital et présentent à leur côté externe une forte apophyse mastoïde pour l'union avec les os temporaux; et enfin un plan supérieur métiane qui forme un petit coin supérieur du grand trou occipital, et s'étend en haut et en dehors en une surface rhomboïde perpendiculaire, qui forme la portion centrale de la surface occipitale. Il reste de chaque côté un espace également grand pour les os temporaux, qui forment les bords externes de la surface occipitale et s'unissent en bas aux rochers et aux portions mas*

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omprimée imite celles des Rongeurs ; mais elles sont jnrnes d'une couche d'email en arrière et en ayant, et sont creusées par une fosse transversale à la surface coupante, sans présenter le bord simple en forme de ciseau, comme les incisives des Rongeurs. Leur surface antérieure est légèrement striée par des rides sur le côté externe, un peu convexe. Chaque incisive a 1 pouce de large et forme une courbure prèsque demi-circulaire dans l'os intermaxillaire. Des quatre incisives inférieures^ les deux du milieu sont grandes, quoiqu'un peu plus étroites que les supérieures et moins courbées ; les deux externes sont très-petites et presque droites.

Les cinq molaires de chaque côté de la mâchoire supérieure ont la conformation et la grandeur relative des cinq postérieures du Toxodon ; elles en reproduisent exactement le type. Leurs prismes sonC fortement courbés et posés en direction oblique; chaque molaire a le côté externe de sa moitié antérieure dépassant la molaire suivante. La première molaire a | pouce de long, la dernière a 1 pouce. Toutes ont un contour triangulaire allongé, avec un fort coin aigu placé en avant. La surface externe est presque plane et sans pli d'émail, mais seulement un peu onduleuse en avant; l'interne a deux forts plis d'émail, qui divisent ce côté en trois lobes presque égaux, dirigés obliquement en arrière. Les quatre molaires inférieures sont plus étroites que les supérieures et un peu plus courtes ; la série supérieure mesure 3 1 pouces et l'inférieure 3 \ pouces. Leur courbe est plus faible et leur conformation interne différente, car chaque dent a un seul pli sur les deux surfaces, l'in-teme et l'externe, avant le centre, et il paraît ainsi être bilobé. Le pli du côté externe est très-profond, l'interne très-court et les deux ont leurs coins opposés se touchant, sans qu'ils soient réunis.

La mftchoire inférieure ressemble, comme aspect général, beaucoup à celle du Daman {Hyrax cnpensis)^ avec cette seule différence que la branche perpendiculaire est un peu plus haute et l'apophyse coronoïde moins forte. Notre exemplaire mesure 10 pouces de long, sur lesquels la portion antérieure, en avant des molaires, occupe 2| pouces, la série des molaires 3| pouces, et la portion en arrière 4 | pouces ; la branche a 7 pouces d'élévati on à la région des condyles. Les incisives occupent ensemble 2 \ pouces de longueur ; les séries des molaires ont une distance de 1 f pouce en avant et de 2 ^ pouces en arrière ; la distance des deux condjles est de 6 1 pouces, chaque con-

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toïdes de l'os occipital. Oà les deux portions occipitales des os temporaux se touchent avec Tos occipital et forment ehacun on angle fort saillant au milieu de la face occipitale» il reste, dans les deux coins de ces angles, un trou perforant ladite face, de même que chez le genre Toxodon.

Sur la base inférieure du crâne on voit, en avant du corps de l'os occipital, le corps semblable de Tos sphënoldal, et de eha* que côté, entre les deux, le rocher déjà mentionné, remarquable par une forte protubérance aiguë en bas, presque au milieu de sa surface. Du corps de l'os sphénoïdal sortent en bas les ailes ptérygoïdes, qui entourent les arrière-narines et forment de chaque côté deux grandes apophyses distantes, terminant le palais en arrière. Cette conformation est complètement identique à celle du Toxodon^ sauf la seule différence que, chez le TyfxAherium^ chaque apophyse se divise en deux, dont l'externe plus grande est réunie aux ailes ptérygoïdes et l'interne plus courte est arrondie en forme de noyau et reste libre.

Le palais est remarquable par une forte convexité en haut, ce qui indique l'existence d'une très-forte et grosse langue, et par la direction des séries de dents, dont chacune est légèrement recourbée et qui sont fort conniventes en avant; car Is distance des dents antérieures est de 1 ^ pouce» et celle des dernières de 3 pouces. Les deux grands conduits pour les vaisseaux, qui sont présents dans le palais du Toxodon et du Mmodo», manquent chez le Typolherium ; le palais de ce genre est sans ouvertures, mais pourvu en arrière d'une crête basse, sa milieu de son extrémité, et au lieu des trous des incisives, il y a un large vide entre les os intermaxillaires, qui conduit à la cavité du nez.

La denture de ce genre est remarquable par la différence da nombre de ses dents avec celui des deux ieiutres genres, quoiqoe la conformation des molaires soit la même. Le Typolherium a deux incisives en haut et quatre en bas; les canines lui manquent et le nombre des molaires est de cinq en haut et de quatre en bas de chaque côté des deux mâchoires (^).

Les incisives supérieures sont très-grandes, et leur forme

(*) Lt difTérence da nombre des dents ne peut pas constituer on obstadeis rapprochement des deux genres Toxodon et Typotherium, dont la forme est sra* blable. Le s^nre T(/potherium n'a pas les deux prémolaires antérienrct plus pelilci du genre Toxodon*

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très-comprimée imite celles des Rongeurs ; mais elles sont pourvues d'une couche d'émail en arrière et en ayant, et sont creusées par une fosse transversale à la surface coupante, sans présenter le bord simple en forme de ciseau, comme les incisives des Rongeurs. Leur surface antérieure est légèrement striée par des rides sur le côté externe, un peu convexe. Chaque incisive a 1 pouce de large et forme une courbure près* que demi-circulaire dans l'os intermaxîllaire. Des quatre incisives inférieures^ les deux du milieu sont grandes, quoiqu'un peu plus étroites que les supérieures et moins courbées ; les deux externes sont très-petites et presque droites.

Les cinq molaires de chaque côté de la mâchoire supérieure ont la conformation et la grandeur relative des cinq postérieures du Toxùdan ; elles en reproduisent exactement le type. Leurs prismes sonC fortement courbés et posés en direction oblique; chaque molaire a le côté externe de sa moitié antérieure dépassant la molaire suivante. La première molaire a | pouce de long, la dernière a 1 pouce. Toutes ont un contour triangulaire allongé, avec un fort coin aigu placé en avant. La surface externe est presque plane et sans pli d'émail, mais seulement un peu onduleuse en avant; l'interne a deux forts plis d'émail, qui divisent ce côté en trois lobes presque égaux, dirigés obli* quement en arrière. Les quatre molaires inférieures sont plus étroites que les supérieures et un peu plus courtes ; la série supérieure mesure 3 { pouces et l'inférieure 3 \ pouces. Leur courbe est plus faible et leur conformation interne différente, car chaque dent a un seul pli sur les deux surfaces, l'in-teme et l'externe, avant le centre, et il paraît ainsi être bilobé. Le pli du côté externe est très-profond, l'interne très-court et les deux ont leurs coins opposés se touchant, sans qu'ils soient réunis.

La mâchoire inférieure ressemble, comme aspect général, beaucoup à celle du Daman {Hyrax cnpensis)^ avec cette seule différence que la branche perpendiculaire est un peu plus haute et l'apophyse coronuïde moins forte. Notre exemplaire mesure 10 pouces de long, sur lesquels la portion antérieure, en avant des molaires, occupe 2j[ pouces, la série des molaires 3| pouces, et la portion en arrière 4 | pouces ; la branche a 7 pouces d'élévati on à la région des condyles. Les incisives occupent ensemble 2 \ pouces de longueur ; les séries des molaires ont une distance de 1 1 pouce en avant et de 2 ^ pouces en arrière ; la distance des deux condyles est de 6 1 pouces, chaque con-

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dyle a 1 pouce de large. Un coin aMex fort du bord inférieur, opposé à Tapophyse ooronoïde, indique Textension en avant du muBcle masséter.

L'épine dorsale que nous ayons n'est pas parfiûte» il lai manque quelques yertèbres de chaque catégorie^ ce qui m'empêche de connaître leur nombre total exact. J'ai à ma disposition sept cervicales, dix dorsales, deux lombaires, deux sacrées, mais aucune de la queue.

La première cervicale, l'Atlas, dessinée, par Gbrvais (/. I., pi. 24. fig. 1) ressemble beaucoup à celle du Toxadon par set ailes latérales larges et arrondies et se distingue nettement de eelle du Daman, qui a les mômes ailes beaucoup plus courtai . L'Axis est aussi semblable à la môme vertèbre du Taxodom^ quoique beaucoup plus petite. La seule différence remarquable qae je trouve consiste dans les facettes articulûres antérieures, sur le côté de l'apophyse odontoïde, qui sont recourbées en haut es forme de demi-lune, sans être directement dirigées en dehors, oonune celles de l'Axis du Taxoim. L'Atlas a 3| pouees de large, l'Axis 2 pouces en avant entre ces fitcettes articulaires et 2 pouces de long, y compris l'apophyse odontolde. Lei cinq fertèbres cervicales suivantes ont un corps court, qui a 1 ponce de long à peine ; elles sont de forme transversale ellip* tique et ont d'assez fortes apophyses, dont les obliques se distinguent surtout par leur grandeur. Elles forment, unies avec les deux premières, un arc courbé en haut et non une ligne droite, ce qui indique que l'animal a porté la tête relevée, comme -les chèvres, quoique son cou soit beaucoup plus court et ne dépasse pas 8 pouces de longueur. L'apophyse transver sale est perforée à sa base par le conduit de l'artère vertébrale jusqu'à la sixième, cette perforation manque à la septième. La sixième vertèbre a cette apophyse élargie en forme de crête forte et descendante; les vertèbres 4 à 6 ont l'apophyse transversale un peu élargie à la fin, les vertèbres 2 et 3 l'ont pointue. Les apophyses épineuses sont fines, de 1 pouce de haateur, sauf celle de l'Axis, qui a la forme ordinaire d'une crête fort élargie en avant. La septième vertèbre cervicale a de chaque côté du corps, sur le coin postérieur, une petite facette ^ articulaire pour la première côte.

Les dix vertèbres dorsales que nous avons sont les dix premières se suivant ; elles sont complètes et ont la plupart les apophyses transversales conservées, mais les épineotea maa-

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quent partout; aussi ne peut-on connaître leur hauteur. Les deux dessina de Gbrvais ({. I. , 6 et 8) semblent indiquer que les antérieures ont été assez hautes et les postérieures, ainsi que les apophyses épineuses des rertèbres lombaires, plus basses.

La première rertèbre dorsale se distingue de toutes les autrea par les fortes apophyses transversales distantes de 3 { pouces entre les coins externes ; les apophyses obliques antérieures sont encore relevées en haut, comme celles des vertèbres cervicales, mais les postérieures sont plus courtes, plus planes et garnies de petits tubercules au bord de Tarcade vertébrale, comme dans toutes les vertèbres suivantes. La surfeuse antérieure du corps est légèrement convexe, la postérieure un peu concave. Six facettes articulaires existent sur chaque vertèbre dorsale, quatre aux coins du corps et deux à la fin des apophyses transversales. Celles-ci deviennent de plus en plus petites avec la vertèbre suivante. Les apophyses transversales, à partir de celles delà première vertèbre dorsale, deviennent de plus en plus courtes jusqu'à la cinquième; la distance des coins externes de la seéonde vertèbre a 3 pouces, celle de la troisième 2i pouces, celle de la quatrième 2\ pouces et celles de la cinquième 2 \ pouces. Cette dernière distance se conserve pour toutes les suivantes jusqu'aux lombaires. En même temps, chaque apophyse transversale suivante se relève davantage, en dessus de Tantérieure, jusqu'à la septième ; à partir de celle-ci, elles descendent de nouveau vers la fin de la série, qui doit être probablement de 13 ou 14 vertèbres. Les apophyses épineuses, dont je ne connais que la base, me semblent être toutes inclinées en arrière jusqu'aux lombaires, qui auront été perpendiculaires.

Je connais seulement deux corps des vertèbres lombaires, chacun a un peu plus d'un pouce de long ; le dessin 8 de Obrvais (f.{.) en représente une parfaite, vue d'avant et prouve que les apophyses transversales sont assez longues et légèrement descendantes en direction latérale ; l'apophyse épineuse est plus courte que la transversale. Je ne connais des vertèbres sacrées que les deux antérieures qui portent les liions; Gbrvais a donné le dessin du bassin ((. (., 9) presque complet. Ce bassin présente une conformation très-particulière.; il est fort allongé en arrière, avec une seconde jonction des os ischions avec le sacrum au moyen des tubérosités ischiatiques, que nous avons

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déjà démontrée dans les bassina des Gravigrades et des Fonttseiirs entre lesEdentéa. Cette seconde jonction est sans exemple chez les Ongulés et mérite une grande attention. Une certaine analogie de la conformation du bassin arec celai du Tatous ne peut être méconnue. Le nombre des vertèbres ancrées est de sept ; les deux premières sont unies aux îliont et les deux dernières aux ischions. La symphyse des os pubEi renferme un vide au milieu dans le sens de la longueur, aceompagné en bas d'une protubérance, probablement poar l'attulit des corps caverneux. Les crêtes antérieures des itions se distiognent par leur forte conrbe en dehors. Toute la longueur do bassin a environ 11 ponces et le diamètre transversal entre Isa coins externes des itions est de 9 pouces, tandis que celui de> protubérances ischiatiques est de 4 ponces à peu près.

Les deux vertèbres de la queue, dont Gshvais a publié \fs dessins (l. t., 10 et 11) prouvent que la queue a été courte e( faible, comme celle des Cerfs et des Antilopes.

J'ai une douzaine de côtes de cet animal, mais tontes en débris, aucune n'est parfaite. Gbrvais donne le dessin de h première, dont j'ai aussi un exemplaire ; elle est assez forte en bas et pourvue en haut d'une grande protubérance, en rapport avec la grande facette articulaire de l'apophjse transvernie de la première vertèbre dorsale.

Nous avons les os du membre antérieur complets ; ils soni déjà dessinés dans l'ouvrage de Gbrvais, cité plus hnut, ce (jai me permet de les étudier rapidement.

L'omoplate a 7 pouces de long, du coin supérieur postérieur jusqu'à, la tin de l'apophyse courte coracoïde, un pea courbée en bas, en avant de la cavité glénolde ; celle-ci s anr longueur de 2 pouces et le bord supérieur de l'omoplaleal pouces de large en ligne droite. Tout le contour forme as triangle allongé, tronqué en haut par la cavité glénulde. l' crête se dirige en diagonale longitudinale, 'paratlèlemenl sa bord antérieur dans toute sa surface externe ; elle se rapproche davantage en bas du coin postérieur de la cavité gléaoId«, es allant en augraentaiil, et se termine par nue forte prolongaticB aiguii en forme d'épine, qui a deux pouces de longueur en dosns de la cavité glénoïde et en est distante de 2 povcM. Ea avant de cette épine terminale, le bord supérieur de la créu se dilate et forme une autre épine conrte triangntaii horizontalement eu arrière, plus semblable k celle

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plate de l'Eléphant qu'à celle du Rhinocéros, qui a cette épine plue en haut, an milieu de la crête entière. Je ne trottYC aucun Ongulé avec une omoplate complètement semblable ; tous ces animaux ont la crête externe plus rapprochée du bord antérieur que du postérieur, tandis que chez le Typotherium cette crête, généralement nommée épine, est plus Toisine du bord postérieur de Tomoplate, comme ches les Rongeurs subongulés, par exemple le Bf/drochoertu et le Dolichoiis; le second surtout aune omoplate fort semblable, quoique pas exactement de la même forme.

Je ne connais pas la clavicule, que Qbryais a dessinée {L /., pi. 25, fig. 2). Suivant ce dessin, c'est un os droit, assez fort, de 4 pouces de longueur et de \ pouce de grosseur, à son extrémité externe. Il s'articule à la forte apophyse terminale de l'épine de l'omoplate. La présence de cet os chez le Typotherttftm, comme Ongulé, est une exception remarquable de la construction générale de cet ordre des Mammifères.

L'humérus, dont j'ai à ma disposition quatre échantillons parfoits, ressemble beaucoup à celui du Rhinocéros, avec la différence d'une plus forte évolution de l'épitrochlée, perforée en dessus, par le conduit pour le nerf médian et l'artère du cubitus. La présence de ce conduit chez cet animal, quoiqu'il ioit asseï petit, constitue une autre exception à la règle générale que les animaux ongulés n'ont jamais ce conduit ; il ne se trouve seulement que chez les Onguiculés, pourvus de clavicules et capables d'appliquer leurs membres antérieurs à des usages spéciaux et pas uniquement à la marche. Comme le Typoîherium possède aussi une clavicule et comme la même règle doit s'appliquer à cet animal, la présence de ce conduit prouve, qu'aucune loi de l'organisation n'est sans exception, lorsque des conditions urgentes l'exigent. Je suis de l'opinion de SxERBs, rapportée par Gbrvais, que le Typotherium a été un animal demi-aquatique, à la manière du Carpincho actuel de la Cunille des Rongeurs, et que sa ressemblance avec le type de cette tribu des Onguiculés n'est qu'une analogie extérieure, présentée par un Ongulé en raison de sa manière de vivre, sans qu'on puisse en déduire une véritable affinité du TypatherUtm avec les Rongeurs, comme Obrvais le prétend, à mon avis, sans raison (^). Nos quatre humérus ont de 8 à 9 pouces

(*) DMit Mt Zoologie et Paléont. fraoç., tome I« page 8S9, il i placé le T^pothe- Hum positif ement parmi les Roogeun.

510 PACRTDBHlfBS yULTIOIGITÉS

de kmg; la protabéranee banlaire externe est on pmi plut kMte qae la tête articalaire; la crête deltoïde est fort dirigée en dehen et forme un gros bord arqué. La tige en dessous de la erSfes t 1 pouce d'épaisseur et la portion articulaire inférieure aSpeueei de large, sur. lesquels les deux oondyles occupent 2 poueei.

Les deux os de l'ayant^bras, dont j'ai exMniné irms pairsi, sont complètement séparés et leur conformation se lapprocke plus du type des Onguiculés que de celui des Ongulée, car oi reconnaît bien que leur mouvement réciproque a été libre. Je leur trouve une assez grande ressemblance avec lea mêmes m du Carpincho {Bj/drochoerus), sauf que ceux du Tffpoêkirimm mmi un peu plus grands et relativement plus forts.

Le cubitus parfait a 11 1 pouces de long, sur lesquels la po^ tion en avant de Tarticulation du coude, qui correspond si radius, occupe 7| pouces. Le grand olécrane est très-large» ses deux coins sont recourbés à Tintérieur et se terminent es crêtes opposées. Il y a entre elles une forte cavité intérieure. La facette articulaire sigmolde est très-grande et la portioi inférieure interne est surtout très-étendue. Elle a, à Textérieur, la fetcette articulaire semi-circulaire pour la tête éi radius. Dans cet endroit, Tos est fort comprimé, en dessous de la cavité sigmoïde, il a 1 1 pouce de haut et est ooncave de chaque côté ; plus en bas, il devient plus grêle, presque qnsdrangulaire, aplati en avant et arrondi en arrière et se termine à la fin par un renflement bien prononcé, concave en avant, avec deux facettes articulaires inégales sur le bord libre, dont Tune petite et ronde se touche avec la correspondante du radius et Tautre allongée plus longue avec Tos pyramidal (trififtrum) du carpe.

Le radius est beaucoup plus grêle et plus court, il a7 \ poe* ces de longueur; il commence par une tête, formant à peine une massue concave au bout, pour s'articuler avec la portion extérieure hémisphérique du condyle de l'humérus. En dessni delà tête, il y a une petite protubérance opposée au cubitus et surmontée par la facette articulaire en demi-lune, servante l'union avec le même os ; à partir de là, le radius devient cylindrique et légèrement recourbé^ avec une crête obtuse longitudinale en arrière, terminée en bas par une forte dilatation transversale, pourvue à l'extérieur de quatre crêtes obtuses et àVintérieur d'une forte facette articulaire postérieure concaTe, pour l'union aux deux os scapholde et semi-lunaire du carpe.

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Le bord en detsat de cette facette a la petite fitcette articulaire ronde, pour runion avec le cubitus.

Le pied complet du côté droit, que j'ai sous les yeux, a 7 pouces de loug et sa forme générale ressemble beaucoup au dessin d'un pied, publié par Copb, sous le nom de Sffnaploiherium Laniui (^), sauf que les os métacarpes de notre pied sont un peu plus courts et relativement un peu moins grêles. Gbryais a donné aussi des dessins des différents os, qui composent le pied (/. /., pi. 25, fig. 6-19). Je trouTe dans ces dessins une resscfnblance générale avec le pied du Daman (ffyrox), quoique les os internes du carpe soient relativement plus grands et les externes plus petits. On peut le comparer aussi avec le pied du Carpincho, qui ressemble également à celui du Daman, comme l'a prouvé déjà Blaihvillb parla comparaison qu'il a présentée dans rOstéographie de Hyrax^ pi. III. Les os scaphoïde et semilunaire sont séparés comme ceux de VHyrax^ et ne sont pas soudés en un seul comme chez V Hjfdrochœrns ; le soaphoïde touche au grand os de la seconde rangée et le semi-lunaire à Tunciforme. Celui-ci s'élargit beaucoup en dehors et est dépassé dans toute sa longueur par le pyramidal, qui se distingue par une forte prolongation en dehors, s'articulant avec le pisiforme au moyen de deux facettes articulaires. Ce dernier os est très-long et dirigé tout en arrière ; il est beaucoup plus long que celui du Cabyai ou Carpincho. Le trapèze est aussi beaucoup plus grand que le même os de ces deux animaux (^). Le trapézolde est aussi très-grand, plus grand que le grand ôs qui est en réalité très-petit, mais l'unciforme est très-grand et allongé en dehors, quoique pas très-gros à ce côté.

Les cinq métacarpes sont des os assez forts, sauf celui du pouce ou premier doigt, qui est beaucoup plus grêle que les autres et n'a que deux pouces de long. Celui du second doigt est le plus long, il a 3 1 pouces et est aussi le plus fort : il s*articule avec le trapèze, le trapézoïde et le grand os du carpe et avec la base du troisième métacarpe, qui dépasse les deux côtés du grand os. Sa longueur est de 3 1 pouces. Le méta-

(*) Sixih asu. report of the Un, Slai» geolog, Survey^ etc., pafo 55S, pi. 6 (1173). Le crâne de ranimai, destiné pi. 5, reuemble trèt^a à celui du Typo' ttcrticm, mais il s'en rapproche par la forme du pied antérieur, toulrà-fait sembla- Ue et la présence des phalanges ongulées fendues.

f *) Dans l'Atlas je donnerai les dessins da sqaebtte du Typotkerium et ceux des os des dens pieds.

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carpe du quatrième doigt a 3 pouces de long et est an peu plai fort que celui du troisième doigt ; il s'articule avec le large imciforme, dont la base est très-élargie,et aux deux métacarpes voisins, par les bords de la base dilatée en dehors. Enfin, le cinquième métacarpe a seulement 2 1 pouces de long, mais Cât assez gros ; il s'articule principalement avec le quatrième métacarpe et un peu par son bord externe avec l'unciforme. hu cinq premières phalanges ont chacune 1 pouce de long ; ceUe du pouce est très-grêle, les quatre autres ont la même grosseur que les métacarpes, mais la cinquième est un peu plus grêle que les trois précédentes. La seconde phalange du pouce manque, celle des quatre doigts suivants ne dépasse pas | pouce de longueur, mais ont presque la même grosseur au milieu que les premières. Les quatre phalanges ongulées correspondent en grosseur aux phalanges précédentes et dépassent les second&t comme longueur. Elles ressemblent à la base à ces mêmes phalanges et s'élargissent à Vautre extrémité en un petit sabot étroit, fendu en long au milieu par une fissure allongée triangulaire, assez ouverte au bout et plus ouverte sur le côté en haut qu'en bas. Cette même forme du sabot se retrouve aussi dans le doigt interne postérieur du Daman, comme il est dessinée dans rOstéographie dé Blainvillb, pi. III, du genre Hyrax,

Les membres postérieurs ressemblent aux antérieurs par la grandeur des os et ont la même relation entre eux, que ceui du Carpincho ; ils sont moins longs relativement que ceux dn Daman.

Le bassin, dont un bon dessin setrouvedansleMem.de Gbrvais (pi. 24, fig. 9), a 1 pied de long, depuis la crête iliaque jusqu'à la tubérosité izchiatique, et la distance des coins externes des liions est de 8 pouces. Les liions sont assez lar^^s et fort recourbés en dehors ; les ischions, très-allongés en arrière, et les pubis assez minces, laissent au milieu de la symphyse un vide ouvert allongé, fermé à la fin et prolongé en tubercule. La cavité cotyloïde est à 6 pouces de distance de Is crête iliaque et à 4 | pouces de la tubérosité ischiatique; sou diamètre est de 1 J pouce, et sa circonférence est interrompue au bord inférieur par un large sinus pour le ligament rond. Le trou obturateur est ovale, il a presque 3 pouces de lonjç et 2 pouces de large : il es( bordé par des branches osseuses a«sez minces et étroites. Les liions sont en contact avec les deux

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premières yertèbres sacrées, et les tubérosités ischiaiiqaes avec les deax dernières des sept vertèbres sacrées, par un fort pont osseux, correspondant à l'apophyse en cet endroit chez le Toxadon et la plupart des Pachydermes. Tous ces caractères particuliers du bassin, que nous avons déjà notés auparavant, page 50B, en le comparant avec celui des Edentés, dont la même conformation est la règle, nous surprennent chez un Ongulé et prouvent que notre animal est un type exceptionnel, ne pouvant être bien considéré au point de vue de Torganisation des animaux actuels.

Le fémur est un os assez fort, mais peu long ; il dépasse à peine Thumérus d'un pouce de longueur. L'échantillon que j'ai dans les mains a 9 i pouces de long, 2 1 pouces de large en haut et 2 1 pouces en bas. La tête avec l'hémisphère d'articulation est assez distante du corps et le grand trochanter a une hauteur modérée. En dessous de la base, il y a de chaque côté une faible crête sur le bord de la tige; la crête externe est un peu plus longue. Elles correspondent exactement aux mêmes crêtes du fémur du Daman, comme on le voit dans les dessins de rOstéographie de Blainvillb, pi. III, du genre Hyrax^ mais le fémur du Typotherium est plus grand et relativement un peu plus fort. Le milieu de la tige cylindrique a 1 ^ pouce d'épaisseur et la région des condyles inférieurs est très-forte. Les deux condyles sont un peu inégaux, l'interne est le plus large; la facette articulaire de la rotule est grande, elle ail pouce de long et 1 1 pouce de large.

La rotule que j'ai pu étudier a 1 1 pouce de long ; sa forme est triangulaire avec un angle inférieur plus aigu et distant de la surface postérieure, qui porte la facette articulaire convexe le long du milieu, comme celle du fémur est concave dans la même direction.

Les deux os de la jambe sont plus courts que le fémur, le tibia a 8 pouces de long, le péroné 7 pouces ; le premier est fort, principalement à ses deux extrémités, et un peu recourbé à l'intérieur. Le péroné, très-grêle, a aussi ses deux extrémités assez-dilatées, celle du haut avance en avant et celle du bas vers le côté externe. Les extrémités des deux os portent des facettes articulaires ; la facette supérieure du tibia touche exclusivement aux condyles du fémur et celle du péroné au côté externe du tibia; la facette articulaire inférieure pour le cou du pied est formée par les deux os, dont le péroné forme la

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forte articalatioii malléolaire^ qui touche la surface latérale externe de Tastragale, et le tibia porte la facette réceptionnaire de la demi-poulie de l'astragale.

Le calcanéum n'a rien de particulier; il y a 3 pouces de long et 1 I pouces de large entre les deux facettes articulaires pour l'astragale. Le talon en arrière de ces facettes a 1 ^ ponce de long et l'autre portion avec les facettes articulaires a la même longueur. Le talon se termine par un renflement, avançant surtout du côté intérieur, f Les deux facettes pour l'union ayec l'astragale sont assez inégales, l'externe plus grande est transversalement ovale, l'interne plus étroite est allongée reniforme ; les deux sont séparées par un vide étroit de 2"*. La ^portion du calcanéum avant ces deux facettes est étroite, mais assez haute ; elle porte à la fin la facette articulaire concave reniforme pour le cuboïde et sur le côté externe un petit tubercule fort élevé^ sans facette articulaire. La grande facette pour l'astragale est pourvue d'un bord incliné en arrière et vers le côté externe, qui touchait la tubérosité malléolaire dn péroné.

L'astragale est un os petit, surtout remarquable par la portion étroite terminée en petite facette hémisphérique ponr le scaphoïde. La grande facette en forme de demi-poulie occnpe toute la surface supérieure et s'étend sur le côté externe en facette articulaire, descendant obliquement en dehors, ponr l'union avec la portion malléolaire du péroné, qui porte nne facette articulaire correspondante au côté interne. Les denx facettes articulaires de la surface inférieure correspondent, comme forme et grandeur, à celles du calcanéum qui les touchent; l'interne occupe la surface inférieure de la prolongation, qui se termine par la facette articulaire hémisphérique ponr le scaphoïde ; l'externe plus grande est immédiatement en dessous de la grande facette en forme de demi-poutie pour le tibia.

Les autres os du tarse me manquent, m^ds Obryais les a dessinés ((. (.,pl. 25, fîg. 26,29). On reconnaît que le scaphoïde et le cuboïde sont assez petits, et des trois cunéiformes denx seulement sont parfaits. Le scaphoïde s'articule exclusivement avec l'astragale par une facette fort concave et porte en avant les deux cunéiformes, dont l'intérieur est très-petit.

Le nombre des doigts postérieurs est de quatre; il manque l'or teil. Les métatarses sont un peu plus courts et plus gros que les

«ENRE TYPOTnERIUM 515

métacarpes, correspondants et les deux premières phalanges sont un peu plus longues que les antérieures ; les phalanges ongulées sont plus grandes, plus dilatées et n'ont pas la fissure médiane des antérieures.

De tous les os du pied, je ne connais de vue que deux métatarses, mais ils sont dessinés complets dans le Mémoire de Obryais, pi. 26, fig. 30-34.

La conformation du squelette prouve que c'était un animal tout-à-fait particulier, qui réunissait dans son organisation des caractères fort opposés et qui jusqu'à présent n'ont été rassemblés chez aucun autre Mammifère. Ainsi il est très-difficile de fixer d'une manière positive sa place dans la classification. ,

Pour moi, le Typotherium est un Ongulé, anormal sous quelques points de vue^ mais lié intimement au Toxodon par la conformation du crâne et de la concordance typique des dents ; il n'existe pas un autre Mammifère plus voisin de lui. Ce rapprochement est confirmé par les pieds, qui ont aussi une ressemblance générale et se terminent par des phalanges élargies ongulées, très-semblables à celles de VHyrax et de quelques Ongulés disparus. Le fémur, les os de la jambe et du tarse sont aussi très-semblables aux mêmes de ce petit Ongulé moderne, et justifient la comparaison des deux genres, qui sont toutà-fait conformes par le nombre et la grandeur relative des incisives et même des molaires, si l'on considère que les antérieures^ les. pluspetites du Typotherium^ ont été disparues. Il existe entre le Typotherium et le Toxodon les mêmes analogies qu'entre VHyrax et le Rhinocéros. Une conformation identique de la mâchoire inférieure et quelques caractères analogiques du crâne chez VHyrax et le Typotherium^ établissent entre ces deux animaux un degré de rapprochement. La différence de la conformation des os des membres antérieurs, la présence de la clavicule, la perforation de l'humérus d'un pont en dessus de l'épitrochlée, enfin le mouvement libre du radius et du cubitus entre eux, permettant la pronation et la supination, sont des caractères exceptionnels chez un Ongulé, produits par l'application des membre^' antérieurs à des usages qui sans doute ont été leur fonction particulière chez le Typotherium, L'animal n'était pas exclusivement aquatique, mais il a été comme VHydrochaerus^ à moitié amphibie et aussi bon nageur que celui-ci. Sa noiyrriture a dû probablement consister en grosses racines farineuses

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de Scitaminées, des Iridées et d'Aroidées, qui se tronYent généralement dans les endroits humides.

Tont ce qu'on a dit sur son affinité avec les Rongeurs et principalement avec les Lièvres, repose sur la confusion des notions de Tanalogie et de Taffinité véritable ; quelques os du Typotherium sont semblables à ceux du Lièvre, quelques autres sont semblables à ceux du Castor ou du Carpincho, mais de cette ressemblance on ne peut déduire une véritable affinité avec ces animaux, car la denture et le reste de la construction du squelette du Typotherium 8*7 opposent C'est un Ongulé^ un peu anormal, mais ce n*est pas un Ongni* culé, parce que dans ce cas son organisation serait encore plus anormale que dans l'autre.

' J'accepte, avec Marcel de Serres et Gbrvais, l'existence d'une seule espèce qui réunit les trois de Bravard, nommée.

Tjpotlterluai crlstaiaai

Gbrvais, Zool. et Paléont. génér., tome I, page 13i,

pi. 22-25.

Mesotherium cristatnm^ Serres, Compt. rend, etc., tome 41,

page 961 (1857).

Typotherium protum^ médium et minutum^ Bravard, Catal. d.

Mamm. foss. etc. — Gbrvais, (. (., 132.

Comme nous ne connaissons rien de la forme extérieure de cet animal, je ne peux donner d'autre description que la précédente du squelette. Cet animal a eu la grandeur d*un fort mouton ou d'un cochon de stature moyenne. Il vivait sur les bords des grandes rivières, au milieu des forêts et se nourissait de plantes demi-aquatiques. La conformation des membres antérieurs plus forts que les postérieurs prouve qu'il a été bon nageur. Sa denture le rapproche beaucoup du Toxodon et du Nesodon^ avec lesquels il forme un groupe de Pachydermes exclusivement propre à l'Amérique.

Observation. — La distinction en trois espèces établie par Brayàrd se base, à mesare des os conservés dans sa collection, que j*ai examinés, sur quelques légères différences dans leur grandeur, principalement pour les ha* mérus et les cubitus. Pour moi je pense que Thumérus un peu ptm grand, qui à 9 } pouces de longueur, a appartenu à un mâle, et Tautre plus court, de 8 7 pouces, à une femelle. Il en est de même pour les deix

GENRE ASTRAPOTHERIUM 517

eabitos, l'an qai a 11 ^ poaces de long, est d'un mâle, Tautre qui a 10 7 poaces d'ane femelle. Un troisième cabitas de 7 ponces de longueur appartient k un individu très-jeune ; ses épiphyses sont encore séparées et Brayard Ta pris pour celui d'une troisième espèce qu'il nomme T. minutum.

APPENDICE aux PACHYDERMES

AMrapotlierliini patugonlemii

Dans rintroduction du tome (page 14, note), jai avisé le lecteur que M. Fr. Morbno a rapporté de son vojage dans la Patagonie australe, des affluents supérieurs du Rio Santa Cruz, les restes d'un animal semblable au Brontotherium^ dernièrement reconnu et décrit par M. Marsh, Amer. Joum. ofscienc. and arts, vol. V, page 486, Juny 1873 et vol. VII, Jan. 1874. L'échantillon que M. Morbno a découvert consiste dans la moitié postérieure d'un crâne, depuis la face occipitale jusqu'au milieu du front avec les arrière-narines assez bien conservées et une seule dent molaire, la dernière du côté gauche à sa place; il a rapporté de plus une grande dent canine séparée, qui probablement appartenait au même individu. Cette grande dent canine ressemble beaucoup à celle du genre Dinoceras établi par le même auteur (/. I., vol. XI, févr. 1876); elle a 40 cm. de longueur totale; sa couronne en dehors de l'alvéole est bien conservée, sauf la pointe terminal et mesure 25 cm. de long et 7,05 cm. de large à la base, avec un contour triangulaire allongé; la racine encore renfermée dans l'os alvéolaire a 15 cm. de longueur et 9Lcm. de largeur. Il me se mble très-probable que cette canine appartenait au même animal que le crâne cassé: Ce crâne ressemble en général un peu à celui du Brontotherium, comme il est dessiné dans le Mémoire de Marsh, mais moins à celui du Dinoceras du même auteur ; il lui manque les grandes élévations en forme de tubercules ou de cônes, qui distinguent l'occiput et le front de ces genres ; la portion occipitale du crâne est assez conforme à celle du Rhinocéros, avec cette différence que la crête occipitale transversale est plus rétrécie en arrière et dépasse beaucoup les condyles occi« pitaux. Elle remonte sur la face de l'occiput à partir du grand trou occipital^ s'inclinant obliquement en arrière et en haut et se termine, en cet endroit, par une crête beaucoup plus étroite de 4 pouces de largeur seulement. La base du crâne bien

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