RÉP. AB6. — T. III
souvent aussi à Pouest de notre territoire. La faune présente des différences plus marquées entre les espèces de Test et de Touest de la République Argentine, qu'à celles observées entre les espèces de cette Ré)pabliique et celles des pays voisins.
Alors la faune du pays n'a pas un caractère unique sur toul le territoire de la République; elle est, au contraire, idivisée en plusieurs groupas distincts. Aussi on ne peut dire <)tL'il existe un centre particulier de la faune argentine, quoique quelques espèces soient en réalité exclusivement originaires de notre sol. La vizcacha (Lagostomus), par exemple, ne se trouve pas en dehors de la pampa ; elle est le véritable type particulier au pays, de même que Is lièvre patagonien (Dolichoiis) ; mais les espèces de chats él de chiens, les rongeurs et les ruminants qui existent sur notre sol, ne diffèrent pas de celles des pays voisins ; à peine trouve-t-on quelque type de mammifères qui n'existe pas dans le Brésil méridional, dans la Bolivie, le Chili ou même dans le Haut-Pérou.
Pour préciser ces données un peu vagues, je vais examiner plus en détail les produits de chacune des zones de la Répuj^ blique^ en les comparant avec ceux des régions voisines en
« dehors de notre frontière.
Commençons par la zone nord limitrophe de la Bolivie. Cette région, remarquable par la stérilité des déserts d'Atacama et de la Puna, depuis le temps des Espagnols, est connue sous le nom du Despoblado.ei s'étend jusqu'aux provinces voisines argentines.
Nous ne connaissons dans ce territoire aucune espèce de t mammifères ou d'oiseaux particulière à notre République.
La vigogne s'y rencontre sur les hauts plateaux des Cordillères; la chinchilla dans les déserts de la Puna, ainsi qu'une espèce particulière de chat décrite par M. Molina sous le nom de Colocolo. Ce chat fait la chasse aux chinchillas et à la vizoacha des montagnes (Lagidium), et dans le Chili cette môme espèce de Fclis se trouve aussi à des hauteurs considérables