SINGES
Comme nous possédons dans notre collection une série complète de crânes des deux sexes, je puis donner ici qaelqnes indications sur les changements apportés par l'âge et sur les différences spécifiques, comparées avec celles du Cêbu» apMa oa faiuellus et Cebus numachuif les denx espèces qui se rencontrent dans les parages les plus voisins. Le ciâne a une forme ovalaire plus courte que celle des deux espèces ci-dessns nommées, ressemblant à celle du Cebus capucinus ; il est moins dolichocéphale, et sa cavité cérébrale est plus large relativement et moins longue que celle des deux autres {espèces. Le front est assez fortement bombé et ne présente aucun vestige de l'excavation située entre les arcs des sourcils sur la glavelle, et si caractérisée chez le Cebus faiuellus; même chez le mâle très-vieux, ces arcs ne se relèvent pas au-dessus du plan frontal, ils fo|^ ment avec lui une faible convexité, bordée de chaque côté par les arcs bien prononcés des muscles temporaux. Je toouve cette convexité également prononcée dans les crânes des diffiirents âges, et un peu plus forte chez les vieux. En raison de cette convexité du front, les arcs des sourcils ne sont pas aussi prononcés que chez le Cebus faiuellus^ et quoiqu'ils soient plus larges chez les vieux mâles, ils ne sont jamais si développés que dans Tespèce précitée. Il est remarquable que l'aro temporal soit très-prononcé; je trouve dans le crâne du mâle vieux, comme dans celui de la femelle, ces arcs réunis a« sommet du front, formant, chez le mâle, une crête sagittale bien prononcée et, chez la femelle, une plaine sagittale étroite de deux millimètres en avant et 1 centimètre en arrière, allant de l'extrémité de Tos frontal en s*élargissant jusqu'à l'occiput et la suture lambdoïdée à 2 centimètres, quand ohei le mâle vieux la crête sagittale s'étend jusqu'au même point. Il ressort déjà de cette observation que le visage devient plus grand et principalement plus large avec l'âge de l'animal. Cet accroissement est bien marqué par la distance des orbites et des arcs zjgomatiques. Dans le crâne d'un jeune individu encore pourvu de ses dents de lait, la première distance est de 4 centimètres et la seconde de 5,5 ; dans le crâne d'un sujet de l'âge le plus avancé, je trouve la première de 6,6 et la seconde de 7,7 centimètres. Le contour de chaque orbite varie également de forme ; il est perpendiculairement'elliptique pendant la jeunesse et un peu transversalement elliptique dans l'âge avancé* La même différence se produit dsns la largeur de la mâchoire
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rapërieiire,qme8t de 2,5 centimètres dans la jeunesse et de 8,5 centimètres dans la yieillesse, par suite principalement de l'augmentation des canines qui deviennent plus grandes et plus fortes. Lorsque j'ai parlé du système dentaire, j'ai déjà dit que l'animal jeune a seulement trois molaires de lait. Leur mode de remplacement commence avec la quatrième molaire, qui sort en arrière de la troisième et fait partie des dents persistantes, étant la première des adultes. Immédiatement après cette première molaire nouvelle, se changent les deux incisives moyennes des deux mâchoires, et quand elles sont sorties apparaît la cinquième molaire; plus tard viennent les incisives externes et les trois molaires antérieures, peu à peu et l'une après l'autre ; enfin la sixième molaire et les canines en dertier lieu. Celles-ci sont d' une grandeur respectable, hautes de 1 centimètre, et encore plus fortes chez le mâle, quoique les canines de lait n'aient que 4 millimètres. L'augmentation des antres dents est moindre ; les quatre molaires supérieures antérieures sont également larges, mais les trois premières sont plus courtes que la quatrième et pourvues seulement de deux racines, dont l'externe est un peu plus forte que l'interne. La quatrième et la cinquième molaire ont trois racines chacune, ^ux externes et un interne; la sixième molaire est beaucoup plas petite que les autres et pourvue de deux racines inégales. Dans la mâchoire inférieure, les six molaires réunies sont plus longues que dans la supérieure ; la première est la plus grande, différant des autres en ce qu'elle est plus haute et fort aiguë en avant; elle a une seule racine forte, les deux suivantes en ont denx faiblement séparées; les autres trois molaires vont en diminuant de grandeur, leur deux racines sont bien séparées mais inégales, l'antérieure est la plus forte. Les canines coniqnes sont pourvues de deux forts sillons sur le côté interne, et de deux eoins aigus, l'un en avant, l'autre en arrière ; les molaires portent des tubercules aigus ainsi disposés : les trois antérieures en ont deux forts et opposés, les deux suivantes qnatre plus petits ; la sixième petite molaire, en haut, a deux tubercules, dont l'interne est plus grand que l'externe ; en bas elle porte aussi quatre tubercules mais moins séparés et plus petits, principalement les postérieurs.
Je ferai remarquer^ pour mieux fixer les différences du crâne dans les denx sexes, que les dents des deux sexes sont presque de grandeur égale, môme les canines, mais que les dimensions