Oenre. <il««««phaB«, Ghuffrot. I^H
Ce genre comprend des chauves-souris plus petites et plu
[ grO.les, avec la f^te plus allongée, égnlemeul pourvue d'an
appendice sur le nez, mais plus étroit, allongé et lancéolé;
allea forment un genre particulier, différant priadpaleiaent
GENRE 6L0SS0PHAGA 75
des aatres par la langue longue et étroite, qu'elles ont la faculté de sortir beaucoup de la bouche.
Le nez est pointu ; les narines n'ont pas le bord des côtés externes élargi, et le dos du nez seulement une petite excroissance lancéolée, en avant sur la pointe. La lèvre supérieure n'a pas de verrues, mais de longues soies distantes Tune de Tautre ; rinférieure est profondément fendue jusqu'au menton, et la saillie formée est accompagnée de verrues de chaque côté. La langue est très-étroite, allongée en forme de ruban ; Tanimal peut la sortir jusqu'à la longueur d'un pouce; sur le bout se trouvent dSs verrues plus ou moins fortes, quelquefois assez dures, pointues, recourbées en forme de crochets, et une saillie longitudinale plus ou moins profonde. Sous la langue, il y a une lamelle transversale assez longue, frangée et fendue au milieu de la portion libre antérieure. Les oreilles sont petites et ont la conque sinueuse sur le bord externe ; l'opercule est tantôt court, large et arrondi, tantôt allongé et lancéolé. Les ailes sont moins larges que celles des Phyllostomes, mais elles ont la même forme, c'est-à-dire un troisième doigt, un métacarpe et trois phalanges; les deux doigts suivants ont deux phalanges, et le second doigt un métacarpe seulement. La qiaeue manque ou est rudimentaire, quoique la membrane interfémorale soit toujours présente, mais quelquefois assez courte et profondément échancrée.
La denture est semblable à celle des Phyllostomes, mais plus fine. Les quatre incisives sont très-étroites et se perdent généralement en grandissant; d'abord les inférieures, qui sont les plus petites, et plus tard les supérieures un peu plus fortes. Les canines sont hautes, coniques et également très-fines. Le nombre des molaires est de six de chaque côté de chaque mâchoire; les trois premières sont de fausses molaires, ayant chacone un grand tubercule triangulaire et deux très-petits sur les côtés; les trois tuberculeuses sont pourvues de quatre tubercnles plus bas, dont deux seulement sont reconnaissables à la dernière dent.
Bsveexn a décrit une espèce de ce genre, dont il a trouvé une seule fois, dans le creux d'un arbre, six exemplaires, au nord du Paraguay, pr^ de la frontière du Brésil. Dans sa description très-détaillée, il donne beaucoup d'importance à la grande longueur de leurs poils presque laineux, et pour cette raison il a donné à cette espèce le nom de viU(m. Cependant elle est :
Gl«Mwp1itt9« ecaiidato Gboffrot.
Ann. d. Mas. d'hist. nat. lY, 418, 'pi. 18. B. — Dbshai. Mammal. 123.— Pr. Wibd. Beitr. etc. II, 212, et AblriU. z. Naturg. £r(». — Waqkbr, Sohrbb. Sappl. I. 889.3 et et V. 620.7. — BuRM. Syst. Vben. I. 64.
Glossophaga mflosa, Rbnggbr, Sâug. Parag. page 80.
L'espèce est remarquable par la membrane interfëmorale très-coarte, et par le manque complet de la queae, formant li dite membrane seulement une bordure au côté interne dei jambes et des cuisses, trois lignes larges, soutenue au talon par un court éperon de 2 ^ lignes de longueur. La denture se compose, dans chaque mâchoire, de quatre incisiyes, d'une petite canine et de six molaires en haut et en bas, de chaque côté, dont trois sont de fausses molaires dans la mâchoire supérieure, et une seule dans Tinférieure; celle-ci est suivie de deux vraies molaires, petites, avec trois tubercules, et de trois plus grandes avec cinq. La langue est cylindrique, sans épines fortes, mais un peu rude à la pointe ; elle peut sortir de la bouche jusqu'à une longueur de dix lignes. La couleur est un gris noirâtre, un peu plus clair en dessons; les parties nues sont d'un noir pur.
La longueur du corps est de 2 1 pouces, la tête a 1 pouce de long, les ailes étendues ont environ 13 { pouces de large.
Ces caractères coïncident assez avec ceux de l'espèce nommée au-dessus de la description, et semblent prouver que c'est la même avec celle de Rbkggbr, contre l'opinion acceptée par Wagvbr, Sohebb. Suppl. I. 388 et Y. 620. 8, qui croit celle-d comme différente (^).
3. Genre HtigfdlM»» Pr. Wibd Edoitoma, d'Orbigkt, Stenodertna, Grat.
C'est un genre particulier qui ressemble, par sa taille, aux Phyllostomes, mais s'en distingue facilement par le manque de l'excroissance forte élevée sur le nez, et par la longueur ploi considérable du pouce.
C*) D'après les recherches de M. le professeur Pitus (Jfonadd. d. JTdii. Fr. Acaà, d. Wlêientek. 1868, ptfe 888), qui s'occapait depais loiiftoinps de VéHaéè ipédile des eheofet-iotris, respèoe est Meotiqoe à ceUe déeritê per GierrMT.
GENRE DESMODUS 77
Le nez est pourva d'une bordure élargie, libre sur les contours des narines, et qui s'unit en avant avec la lèvre supérieure ; au-dessus, là où les Phyllostomes ont leur appendice, ce genre a une courte crête transversale bilobée, de la forme d'un Y, avec une saillie médiane descendant entre les narines. En arrière des deux lobes de cette crête se trouve un repli transversal, dépassant le dos du nez, et plus élevé à cette place que sur chaque côté, où il est uni par des commissures avec les deux lobes de la crête terminale. Ainsi se forment trois petites fossettes entre ce repli et la crête, aux contours des narines. Sur ce repli et sur la lèvre même sont placées quelques longues soies rigides ; mais les verrues qui décorent généralement les deux lèvres des Phyllostomes le long de la bordure, manquent ici, sauf à la portion la plus antérieure, où elles existent ^posées en ligne droite descendante sur la supérieure et ayant la forme d'un Y, à l'inférieure. On voit aussi au-dessous du menton, vers le milieu de la gorge, une verrue plus grande.
La langue est courte, épaisse et couverte de papilles, comme chez les Phyllostomes.
La denture présente un caractère singulier, par la grandeur remarquable des deux incisives supérieures, qui ont la forme d'an seul crochet aigu avec une seule bordure coupante postérieure. La mâchoire inférieure a quatre petites incisives, fendues à la couronne en deux lobes, dont l'externe est le plus petit. Les jeunes ont, avant le changement de dents, six petites inci- UTes au-dessus, qui se perdent quand les deux plus grandes les remplacent. Les canines ressemblent aux incisives persistantes, mais elles sont plus petites et plus minces (^). Les molaires se réduisent aux deux fausses, très-petites, placées dans la mâchoire supérieure ; la première est plus aiguë et simple, la seconde est un peu crénelée; la mâchoire inférieure a trois fiiosses molaires successivement plus petites. Les tuberculeuses manquent complètement.
Les oreilles sont plus courtes, mais un peu plus larges que celles des Phyllostomes et descendent plus bas sur les joues, arrivant presque jusqu'à l'angle de la bouche. Leur angle supérieur est bien indiqué, le bord externe en dessous de l'angle
n INas l'Ottéofraphie de BLAimLLB, pL TU, des Chéiroptàret» 0 y a mi boa taiB ém erine de cet animal, vu de cdté.
est concave, le bord antérieur est élargi. L'opercule est asseï long, aigu et pourvu d'une dent en dehors.
Les ailes sont remarquables par la longueur du pouce libre et sa forme allongée, avec trois cals au côté interne. La membrane volatile est courte en avant, entre l'haut-bras et Tavant-bras, et se termine loin avant le carpe ; l'autre partie entre l'index et le doigt du milieu est extrêmement étroite. Le troisième doigta quatre articulations, un métacarpe très-long, et trois phalanges, dont la première est la plus courte. Les deux autres doigts sont triarticulés. La queue manque, mais la membrane interflimorale est présente, quoique très*courte, et descendant pes sur la jambe. Au lieu de l'éperon du talon se trouve un eil court conique.
L'espèce est unique; les individus sont'dans les pays qui en sont infestés, les plus acharnés à sucer le sang des animaux et des voyageurs pendant la nuit. Leur nombre est considérable. Je les ai étudiées à Lagoa Santa, dans la province Minas Clerief, où je les ai trouvées suspendues par centaines dans une petite cave, toute obscure, et j'en ai attrappé beaucoup avec fticilité, à l'aide de la lumière artificielle.
AZARAB (*)
El mordedor, Azara, Apunt. etc. II, 293, n» 73. Pkylloit. rotundatum Qboffr. Ann. d. Mus. d'hist. naL XV. 181.
Var: •• d'un rouge brun sur le dessus et d'un jaune-giisfttre en dessous.
Detmodus rufus. Pu. Wibd., Beitr. z. Nat. Bras. II. 233.
— Wagner, Sohrbb. Suppl. I, 379 et V. 614. Desmodus murinus Wagner, ibid. I. 377.1. Edestoma cinerea^ D'Orbiony, Voy. Am. mérid. Mammif. 11. pi. 8.
Var: h. d'un brun obscur en dessus et d'un gris plus ou moins cluir en dessous.
Desn^us D'Orbigniij Watbrh. Zool. of îke Beagle II.
(*) Poar éviter rapplication d*aa nom ipéciflqae en contradiction tYwletCMleort diff^ntet de cette etpèce, f ai préféré adopter le nom ph» inel«i« AiAtA, tradoit en laUn.
DESMODUS MORDAX 79
Mammîf. Ipl. 1.— Waôîtbr 1.1. 1. 380, et V. 614.— Gat Fn. chil. tom. I. page 33.
Deam. fuicus Lund, Burm. syst. libers. 1.57.1.
Ces animaux ont une taille assez grande, le corps a 2| pouces de long, Tayant-bras 2 pouces 2 lignes, les ailes étendues 14 pouces. Le poil est fin, chaque poil est de deux nuances, plus pâle dans le bas et plus foncé à la pointe. Sur le dos il est tantôt d'un rouge-brun canelle, tantôt d'un brun plus obscur, couleur de la fumée; sur le ventre il est tantôt jaune-clair, tirant sur le grisâtre, tantôt d'un gris-clair, plus ou moins blanchâtre argenté; la dernière pointe de chaque poil est toujours blanche, mais cette portion est très-courte sur les poils du dos et plus longi:^ sur ceux du ventre. Le fond des poils est plus on moins jaune-clair, tirant sur le gris-clair. Tous les organes dénués de poils sont d'un gris foncé transparent, prindpalement sur les membres qui ont complètement la couleur de chair. La membrane des ailes et les oreilles sont assez foncées couleur de fumée.
L'espèce se trouve dans toute la zone tropicale de l'Amérique, et même dans les parties voisines de la zone tempérée ; elle est conue depuis le Mexique jusqu'au Paraguay, où AzARA le premier l'a trouvée. Les auteurs s'accordent à dire que l'animal vit dans les forêts, en dessous de l'écorce des Tieax arbres, qu'ils quittent le soir pour aller sucer le sang des animaux endormis, même des coqs et des poulets qu'ils mordent sur les parties nues de la tête. Azara même fut mordu plusieurs fois, pendant son sommeil, par cet animal audacieux, nir les doigts de ses pieds. Surpris, cet animal cherche à s'édiapper en courant assez vite, pour se cacher entre le plus épais du bois, où il est assez difficile de Tattrapper. Il cherche à se défendre s'il est pris, en mordant avec ses dents incisives et ses canines qui sont très-fortes Je l'ai capturé moi-même au Brésil, mais sans avoir souffert de ses morsures.
OstniTAnoif.— RsNGGER a décrit sous le nom de Phylloitoma infundihUforme fSàugeth, v. Parag, page 77] ane espèce qu'il compare à Fespèce présente d'AZARA, la donnant pour différente. Il est vrai, sa description M diodde pas dans tous les rapports avec celle d' Azara, et principale- Bieot Tépine de sept lignes longues dans le bord de la membrane interfêmorale ne se trouve pas chez le Desmodus mordax ; mais regardant l'éga- IHê de h manière ;de vivre et Timposibilité de trouver one autre espèce
comme plus semblable à sa description, m'engage de soupçonner qae lei deux sont identiques et la description de Rengger inexacte.
B* Le nez n'est pas orné d'un appendice éleyé.
GymnorrMiia
• La queue courte ne se prolonge pas jusqu'à la fin de la membrane interfémorale.