I. Carnassiers. Carnivoraé
Les dents des mammifères de ce groupe sont les plus élevées parmi les rapaces ; leur caractère essentiel réside principalement dans la configuration variée des molaires.
Les incisives de chaque mâchoire sont assez petites en pro-
portion des autres dents, mais les grandes canines coniques ont une hauteur excessive et sont légèrement courbées en arrière; les supérieures sont encore plus grandes que les inférieures, qui dépassent les autres en ayante lorsque les deux mâchoires se referment. Le nombre des molaires varie de deux à sept, mais leur forme diffère d'après leur place ; les antérieures sont plus petites et plus étroites que les postérieures, qui sont plus larges et plus grosses. Les petites molaires antérieures ont une seule série de tubercules inégaux, généralement au nombre de trois ou quatre, celui du milieu est plus élevé que les autres. On appelle ces premières, les fausses molaires. Elles sont suivies dans la mâchoire supérieure par une dent très-grande avec couronne triangulaire, élargie sur le côté interne et formé ici de deux tubercules opposés, Tautre partie forme une simple série de tubercules. Cette dent, caractéristique au groupe des carnassiers, porte pour cela le nom de dent carnassière; elle est plus grande et plus forte, suivant la férocité de ranimai. Dans la mâchoire inférieure une dent existe correspondante, très-grande également, pourvue de tubercules comprimés et coupants, mais n'ayant pas le tubercule bas interne de la seconde série, soit qu'il manque complètement, ou soil qu'il est posé à la fin de la couronne et non à la face interne. Cette dent carnassière est suivie d'une, deux ou trois m o 1 a i r ei tuberculeuses^ faciles à reconnaître par leur couronne basse à tubercules moins coniques et disposés en double série Les tubercules de la série interne sont un peu plus petits, en qui rend toute la dent légèrement plus étroite sur ce côté que sur le côté externe.
Les différences de forme et de nombre que présentent les troii catégories de dents molaires, constituent les divisions dei groupes subordonnés, dont nous distinguons, dans notre Képa blique, les trois suivants, également représentés dans l'époque quaternaire ou diluvienne, quoique souvent par des espèces différentes.
1. Les chats {Felûiaé)^ ont trois ou quatre molaires en han et deux ou trois en bas. Leurs on<^les sont rétractiles et h nombre des doigts est de cinq aux membres antérieurs e quatre aux postérieurs; ils ont une marche digitigrade.
9. Les chiens {Caninae) ont six molaires à la mâchoire supë rieurc et sept à l'inférieure, la même marche digitigrade et h
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même nombre de doigts, mais leurs ongles sont fixés et non rétractiles.
t. Les patois (Miistelinaé) ont généralement quatre molaires en haut et cinq en bas ; cinq doigts parfaits à chaque membre, avec des ongles non rétractiles; la marche est moins digitigrade, quelquefois plantigrade.