‹ Description physique de la République ArgentineChapitre 73 sur 267 · Fells UmmUrmjif d'Orbigvt · texte numérisé non relu

Fells UmmUrmjif d'Orbigvt

Obrvais^ Ballet, de l. Soc. philom. de Paris. 1844. 40.— OurfRiK, Magas. de Zool. 1844. Mammif. pi. S8. — D'Orbiony, Voyage Am. mérid. tom. IV, pt. 2, page 21. Mammif. pi. 13, fig. 1 et pi. 14. — Wagkbr, Wiiom. Arch. f. Nalurg, 1845. II. 25.— Burm. Rei$e d. d. La PlaU St. I. 295 et 277. II. 397

Mis pardinoides, Gray. Proc. zool. Soc. 1872. 205, et Fardalina Warwickii, Gray. ibid. 1867. 264 (avec fig. da ei&ne).

Mbaracayd, Azara. Apunt., etc. 1.147. n® 14.

Cette espèce de chat sanvage a été anssi décrite en premier lieu par Azara, sous le même nom de Mbacnrayd^ qni signifie c chat > en guarani, sans avoir été reconnue par les auteurs modernes, quoique l'espèce soit répandue dans toute la République Argentine et est loin d'être rare. Je Val vue à Paranà eft à Tucuman ; D'Orbigky l'a rencontrée au Rio Negro de Patagonie et Lbubold à Mendoza ; elle se trouve aussi dans la pro^ vince de Buénos-Ayres, où tout habitant de la campagne 1» connaît sous le nom de Gato montese. C'est D'ORBienv qui en » porté les premiers échantillons en Europe ; ils ont servi ft^ Gbrvais pour classer l'espèce scientifiquement. Azara Ta dé— orite d'après une femelle qu'il avait reçue de la frontière brési' lienne, sous le 32* degré, opposée d'Entre-Rios ; mais comm^ elle ne se trouve pas dans le Paraguay, Rbnogbr n'a pu la con* naître. Cette espèce ressemble complètement, par sa taille el^ sa stature, au chat domestique; mais elle est en général pla9 grande, quoique considérablement plus petite que la préoë* dente. L'individu mâle, le plus grand de notre Musée, » 38 pouces (96,5 cm.) de long, le tronc en a 18 et la queue 15, 1» tête et le cou 5; les mesures régulières de la femelle que donne Azara sont : lon<i^eur totale 35 pouces, tronc 15, queue 13 ; li^ hauteur est de 1446 pouces, d'après l'extension proportionnelle des membres plus ou moins forte. La couleur du fond est d'an gris tirant sur le jaunâtre, assez foncé sur le dos et plus clair vers le ventre, qui est blanchâtre comme les sourcils jusqu'à la base du nez, les lèvres, la gorge, la poitrine e| la face interne des membres. Sur toute la surfeuse externe se trouvent de petites taches rondes noires, plus grandes sur le dos et allant eo

diminuant but les côtés, où elles sont disposées en lignes obliques dirigées en arrière. Deux lignes parallèles noires occupent le sommet, commençant au-dessus des yeux et se terminant à la nuque ; elles sont interrompues au milieu et accompagnées de points plus petits, placés entre elles. Deux autres lignes noires sont visibles sur le côté : Tune en arrière de rœil, dirigée obliquement sur les joues; l'autre plus bas, sortant d'une grande tache noire triangulaire de chaque côté du nez, se rejoignant immédiatement à un arc noir placé transversalement sur le cou et suivie par deux ou trois autres arcs maculaires placés eatre la gorge et la poitrine. Les membres ont des taches assez grandes en lignes transversales, et la queue a de 12 à 16 anneaux fins et noirs, dont les premiers se composent de taches rondes et les autres sont entiers, mais plus minces en dessous. Les yeux sont brun-clair-jaunâtres, la lèvre supérieure est garnie de grandes moustaches blanches, et un petit groupe de loies noires se trouve au-dessus de chaque œil. Les oreilles lont claires-jaunâtres dans l'intérieur et noires à la surface externe, avec une grande tache blanche au milieu. On sait 4u'il existe aussi des individus entièrement noirâtres, dont je A'ai TU qu'une peau mutilée, apportée dernièrement du Grand Chaco. AzARA a décrit cette variété noire sous le nom de Negro (1. 1. page 154).

Le ehat vit principalement dans les bois de la campagne ; il &'habite ni la plaine, ni les grandes forêts ; aussi les habitants lui donnent le nom de Gato monlese (chat des bois). Il chasse lei oiseaux et les petits mammifères, comme les Preas {Cavia ^isroe), qui vivent dans les mêmes endroits. Il ne s'attaque aux volailles domestiques que dans quelques localités isolées, loin dei grands établissements de la campagne.

OiuaTATioii.— Dans le Chili, il existe un chat sauvage très-voisin da prtc6deot, qui me semble être une variation, car je ne lui trouve d'autre iliiKrence que la taille un peu plus petite. Ce chat a été décrit succinctement par llouRA, dans son Saggia sulla hist. nat. del Chili (prem. édit. p. 295, sec. édit. p. S44; trad. esp, I. p. 332) sous le nom de Felis Guina. U s été étudié de nouveau par Foeppig, en 1832 (dans Froriep's Notizen, etc. tom. XXV, page 7. Bullet. d'hist. nat. de Férussac, XIX. d9) qui Ta pris avec nîson pour le Mbacarayâ d^AzARA [1. 1.), que Fauteur croyait crmnément identique au Felts tigrina de Linné (le Margays de Buffon). Le feto ti§r%na est une espèce plus petite, avec des taches allongées laténies bicolores, identiques à celles du Felit pardalii et qui vit dans le

Nord de l'Amëriqae méridionale, depuis Temboachare du Rio San Francisco da Brésil jasqa*aa golfe des Antilles. Le Gaiîlâ, que Gat n'arait pu reconnu personnellement et qu'il croyait bien identique au FeUi Gêoffrofi^ a été dernièrement étudié et même dessiné par R. A. Philippi (Wieah. Ànà, d. Naturg. 1870. tom. I, p. 42, et 1873, p. 8, pi. I et II), et ce desain, quoique pris d'après un individu jeune, ressemble, par tous ses caractères essentiels, à celui de D*Orbignt, du Felii Geoffroyi, dans le llagaain de GuÉRiN [1. 1.). La description de Fauteur ne contient rien de contraire à mon opinion, si on considère que le crâne dessiné est d'un individu tellement jeune qu'il ne peut donner aucun caractère spécifique particulier. Comparant les deux dessins de ce crâne avec les crânes que notre Mutée a du Felii Geoffroyi, je ne trouve rien qui puisse justifier une différence spécifique. La taille plus forte de notre espèce, que Philippi prend pour m caractère distinctif important, comme il le dit page 11, ne prouve rien à elle seule, car la grandeur de tous les chats est variable, et sea propres mesures montrent que l'individu mesuré était trop jeune pour donner «no idée exacte de la grandeur normale. Je suis donc convaincu que le FeU$ Guina est identique au Felis Geoffroyi ; on peut le considérer comme xa» variété méridionale, un peu plus petite, de notre espèce qui atteint, dan» la région plus au nord, une stature plus grande.

Sur la longueur totale de celui mesuré par Philippi, qui lui a trouva 96 7 pouces (67 cm.), la queue prend 8 pouces [20,5 cm.); il avait dose presque exactement trois quarts de la grandeur de celui mesuré par D'Oa-* B16NT et Geryais, Car ces auteurs donnent à la tète avec le corps 55 en., eE à la queue 33 cm., ou 87 cm. en tout. Ceux que j'ai mesurés sont encoio plus grands ; la tète avec le corps mesure 60 cm., et la queue 35 cm. Il bien connu que les chats plus jeunes ont la queue relativement ph courte que les vieux et, par relation, explique bien la forme courte d^ celui de Philippi, augmentée encore par le préparateur, car le dessin ifm Philippi n'est pas exact dans la portion postérieure du corps ; la queai^ est placée trop en bas et non à sa vraie place. Le Mhacarayd d'AiÀRA et 1^ Guina de Molina appartiennent donc à la même espèce de chats, et espèce est répandue, comme les deux suivantes, des deux c6tés des dillères, dans toute la République Argentine, jusqu'au Rio Negro, etmêm^ dans les Cordillères du Chili du Sud. où elle n'est pas rare, r^i PhiuppM dit qu'une fois on en a tué plus de vingt, un même jour, dans la boucheries de la ville de Valdivia.

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