‹ Description physique des Îles Canaries, suivie d'une indication des principaux volcans du globeChapitre 24 sur 90 · BASE DU PIC AU NORD ET AU NORD-OUEST · texte numérisé non relu

BASE DU PIC AU NORD ET AU NORD-OUEST

Depuis les points où se terminent les rochers perpen- . diculaires qui forment le Cirque, au-dessus de 4dexe , tout le flanc de la montagne du Pic est recouvert par des laves volcaniques qui constituent des masses tellement considérables , qu’elles s'étendent en forme de petites coulées noires, inégales, sur un espace de plusieurs lieues. Les villages de Guia, de Chio et d’ ALSRRO sont bâtis sur ces coulées volcaniques.

Une grande quantité de cônes qui s'élèvent à une pelite distance et un peu plus haut que cette mer de laves, d’autres bouches volcaniques qui se font remarquer encore plus loin vers la montagne de Chahorra , volcan voisin du Pic, indiquent assez les sources d'où sont sorties ces prodigieuses masses de matières. La plupart de ces courants s'étendent jusqu’à la mer, tandis que les autres ne se prolongent qu’à de faibles distances. Au port de Alcala, au - dessous de Chio, se trouve un grand espace formé par la Tosca, et qui, à cause de cela , est susceptible de recevoir la culture. Les laves en coulant sur les bords des barancos tombent dans le

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aéfa

fond de ces ravins, et ne peuvent par conséquent pas s'étendre sur la plaine qui les domine. |

Toutes les matières qui composent l’intérieur de ces courants de laves sont de la même nature. Toutes contiennent beaucoup de feldspath, qui s’y trouve en cristaux très minces et disposés parallèlement les uns aux autres. Lorsque ces cristaux sont mis à nu dans ia direction des faces larges, ils brillent de loin avec: tout l'éclat du feldspath et reflètent vivement la lumière; mais dans une autre direction, ces cristaux n'apparaissent dans la masse que comme des aiguilles très déliées, qui ne se distinguent souvent de la matière qui les empâte que par leur couleur blanche.

À Arguaio commence une longue colline de tuf et de conglomérat qui s’avance au milieu de ce champ de lave et en rompt la désolante uniformité : la lave a entouré cette colline et à cherché à s’écouler par les étroits défilés que présentait la surface du sol. Elle a par conséquent au plus haut degré l'apparence d’une masse qui à été fluide, de telle sorte qu’en la considérant d'en bas, on serait tenté de croire que c’est une matière visqueuse qui vient de se figer à l'instant même. On arrive bientôt ensuite à la vallée de San lago qui sépare toule la partie siluée au nord-ouest, depuis le hâvre d’Aleala jusqu’à Buenavista, du reste de File’, et en forme comme une espèce de nouvelle île. Dans cette vallée, les laves qui descendent de la montagne , se précipitent en se détournant vers le sudouest pour gagner la mer dans cette divection : tel est le courant provenant d’un eône volcanique fort considérable qui s'élève au-dessus de San fago , et qui se nomme le volcan dé Bilma. Les contours de la vallée ont forcé cette coulée de prendre , pour atteindre la mer, une direction fresque perpendiculaire à sa direction primitive. Dans cette vallée, Tamaïmo se trouve à 4,604

DESCRIPTION GÉOGNOSTIQUE: 479 pieds äu-dessus dé Ja mer, l'église .de San Iigo est à 2,745 pieds. SE | ts cé L'intérieur de Ja contrée , ainsi séparée du 4 par celle Vallée, présente aussi un aspect tout différent. On peut très bien considérer les parties élévées qui s’étendent au nord-ouest de San lago comme formant une petite chaîne de montagnes, car le Pas qui se trouve dans le Voisinage de Maca, et qui enest pourtant.le point le plus. bas, se trouve encore à 5,595 pieds au-dessus de la mer. Toutesles roches qui constituent cette chaînesont basal. | liques ; on n’y observe ni trachytes, ni laves, ni pierrès- Ponces. Elles sont même plus basaltiques que celles qui forment la Montagne de Tigayga, depuis le sommet jusqu'aux belles colonnadés du Cap deRambla. Dans cesdernières, en effet, on trouve toujours des cristaux de fela- Spath, tandis que les roches de Maca ne sont jamais Porphyriques et ne contiennent point de feldspath. Au delà de la chaîne, les crevasses de la surface s’enfoncent à une telle profondeur qu’on. ne voit pas le fond dés barancos; ja contrée rappelle alors la constitution physique de quelques régions des Alpes. Surle-sommet des Montagnes les roches sont formées d’un mélange de hornblende en grains grossiers et d’un peu de feld- Spath, comme celles qui sont en masses si considérables près d’Aqua Manza au - dessus d’Oratava et vers Guimar sur la Cumbre. Plus bas, vers le défilé de Mac, Paraissent dés couches amygdaloïdes contenant de l’augite, dont les cavités e£ les noyaux sont rarement Témplis par de Ja mésotype ; ils contiennent plus fré- Tuemment de belles druses, formées depetits rhomboëdres transparents de chabasite. Ces druses se {rouvent 2sseZ souvent sur des cristaux d’analcime > blancs et translucides. Ceux ci recouvrent une Couche-grise et

bleuâtre qui tapisse l'intérieur dés nodules , et qui

ce

Contient “le l'oxyde de cuivre, provenant de l’oxy-

dation de cuivre natif. Le spath calcaire, décélé souvent par l'effervescence de la roche avec les acides, ne : se ‘trouve pas dans les nodules, mais plutôt dans les fissures qui traversent les roches. La masse de ces imygdaloïdes est brune, et, à la loupe, on y reconnaît une quantité considérable-de petits cristaux de feldspath qui soñt beaucoup plus nombreux que les cristaux d’augite. Au milieu de cette roche se trouvent des couches formées d’un tuf basaltique brun et très inégal. Les montagnes de Maca et de Corrizal forment, d’après cela, une sorte d’île basaltique, analogue à l'ile de Madère ou à la partie orientale de l'ile Canarie. Toutes ces couches sont traversées dans toutes les

directions par: d'innombrables filons qui s'élèvent à travers les rochers et s’enfoncent dans la profondeur. La plupart sont verticaux , à peu près parallèles, quelques-uns 5€ croisent et s'entremêlent les unsles autres. Presque tous paraissent, autant qu’on peut les étudier, être formés de basalte solide, très compact, à grains fins et à fragments anguleux ; généralement ils sont divisés transversalement d’une sallebande à l’autre.

Ces montagnes s’étendent,des deux côtés des barancos jusqu'à la-mer qui n’est pas fort éloignée, el laelles se terminent en falaises fort élevées: et très abruptes: Les habitants des villages peu nombreux, bâtis: dans cette partie de l'ile, trouvent avec la plus grande peine sur les flancs de ces montagnes quelques place” pour y élever leurs maisons, planter quelques arbres el cultiver les plantes qui leur sont nécessaires: L'églis? de Maea se trouve à 1,700 pieds au-dessus du nivea” de la mer. | | | |

Le. baranco de Juan Lopez, qui s'étend tout proche” est également très étroit et très éscarpé; il est sépar° en deux parties par une montagne qui s'élève encore ( 2,502 pieds dehaut.On rencontre alors de déffé étroif de

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