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mouvement très continu des débris de coquilles dans une eau très chaude, et je ne doute pas que ce soit le même phénomène qui produise les couches oolithiques des bancs de coraux qui se forment dans les contrées intertropicales.
TELDE.
À l'est de Palmas , sur le chemin de Telde, on peat observer une belle coupe des diverses couches qui composent la montagne sur une falaise escarpée au bord de la mer. Ces couches paraissent s'étendre d’une manière générale dans toutes ces contrées peu élevées. A la partie supérieure, se {trouve un conglomérat tout-à-fait semblable à celui qui forme le sommet des montagnes auprès de la ville. Il se compose seule-
ment de blocs trachytiques; on n’y observe point de basalte. Les fragments sont très gros et répartis {rès irrégulièrement dans la masse.
Le conglomérat repose sur une couche sableuse, oolithique à grains fins, analogue à la pierre filtrante qui recouvre l’isthme : cette roche est formée de débris de coquilles , dans lesquels on voit aussi de grosses coquilles encore entières ; elle est en partie à l’état pulvérulent, comme les sables du fond de lamer, et en partie
à l'état de roche solide. Auprès de Xinamar, on reconnaît dans la couche de grosses coquilles bien conservées de Conus. Il pourrait très bien se faire que c@ fût la même couche que celle qui $e présente au-dessus du Castel del Rey, sur le chemin de Tomarazeyte : oh voit, en effet, cette couche se continuer très loin ef couvrir une grande surface. Au-dessous se trouve un couche supérieure de pierres-ponces jaunes et de Éris poli terreux et grossier : cette masse , malgré son peu dé
La
DESCRIPTION GÉOGNOSTIQUE. 255
cohérence, est fort employée comme pierre à bâtir ; elle contient une grande quantité de fragments trachytiques de la grosseur d’un œuf. Après cette couche vient une masse de {rachyte divisée en grosses écailles entrelacées , puis une couche fort épaisse de basalte qui, sur les bords, prend la texture amygdaloïde, et dont les cavités sont alors remplies par des cristaux déliés d’Arragonite : dans la masse se trouvent des cristaux d'augite , mais point de feldspath. Au-dessous du ba- Salte on voit reparaître le tuf ponceux. .
Lorsqu’en partant de Telde on monte dans la valiée ou dans le baranco vers le Val Sequillo, on voit bientôt à découvert, des deux côtés de la vallée, la couche basaltique divisée alors en grandes et belles colonnes prismatiques à cinq pans, qui rappellent tout-à-fait les prismés basaitiques de la Chaussée des Géants ou de la Tour d'Auvergne : le basalte est en grande partie à gros grains ; la masse principale en est compacte, et contient seulement fort peu de très petits cristaux noirs qui ne sont pas de l’augite, mais qui paraissent être de la hornblende. La pâte de la roche se distingue de toutes les autres roches de la contrée par sa grande pesanteur Spécifique. On n'observe point ici les masses scoriformes ni les conglomérais basaltiques qui alternent Si fréquemment avec le basalte à Ténériffe ou dans l’île de Palma.
l résulte évidemment de là que dans la formation des parties inférieures de l’île, vers le nord-ouest, le trachyte a de beaucoup prédominé sur le basalte. Le luf blanc, les pierres-ponces se rapprochent beau- <Oup du trachyte, et on ne peut guère leur assi- £ner d'autre origine que celle de laquelle sont dérivés les nombreux blocs trachytiques qui y sont aussi englobés. Quant au basalte, ne doit-on pas le considérer comme le résultat d’une action postérieure? Il est certain qu'entre
Telde et las Palmas, le trachyte est recouvert par le basalte. On voit ce basalte tout près de la mer ; il COntient du feldspath brun; la masse principale en est brillante, presque esquilleuse. Ces couches sont très fortement oe vers le sudeet le sud-est.
VANDAMA
La Gran Canaria ne présente aucun volcan, c’est-àdire aucune communication avec l’intérieur de la terre par laquelle les phénomènes Sa s puissent se manifes{er à à la surface. Depuis que l’île est connue, on n’a jamais non ais observé d'scuptis qui ait donné naissance à des coulées de lave. Cependant cette ile n'a pas réroms jé aux influences de l’action voleanique; mais, ce qui est très remarquable, les traces de cette action ne peuvent ts" re que sur un espace fort restreint. La partie de l'ile ; situce au nord-est, *
"ésente des coulées,de laves bien caractérisées et par”
déterminées, qu'on peut suivre jusqu'aux | FA
eur ont donné naissance ; elles sont moins de —. située au nord-ouest;.et dans
Cas
de rapilles.
| de tous + cr + l’île de Canarie, et peut- -être même ui us remarquables © tous ceux qu'on observe à la surface éd globe, estle
a de Vandama: elle.se trouve au sud dela ville de
as sors à une distance d'environ un mille alle mand. Long-temps avant de parvenir à mp pe excavation, la grande quantité de petits r qui Sont répandus tout autour en fai!
la
l'existence. Sur la pente qui regarde
Mile, 1 ne put plus voir aucune tract
pe
1 ICT, Fe vo
DESCRIPTION GÉOGNOSTIQUE. 237
déjà paraître ces rapilles à peu près aux deux tiers de la distance qui la sépare du centre du cratère. Comme cela a lieu généralement , ces matières deviennent plus fréquentes à mesure qu'on approche des bords du cratère, qui en sont même formés sur une hauteur de-près de 70 pieds. Les rapilles forment des couches peu épaisses qui reposent les unes sur les autres en suivant la pente du cône, ce qui permet d'évaluer par là l’inclinaison
de cette pente. Cette détermination ne laisse pas que d’être d’une grande utilité pour trouver le cratère dans le cas où il n’est pas bien caractérisé, ou lorsqu'il a été détruit par les éruptions postérieures. + ; Parmi les rapilles noirs qui forment les bords du cralère, on voit une grande quantité de matières scotiformes et de blocs considérables. À une certaine Profondeur les parois du cratère sont formées par un onglomérat dont la masse principale est une sorte de
. Wacke sans mica ni hornblende, dans laquelle se trou- Vent empâtés de petits fragments d’une amygdaloïde dont les nodules sont remplies par de l’Arragonite en
| iguilles : on y Voit aussi des blocs de basalte et beau- “Oupde fragments trachytiques. Ce conglomérat forme
1% 3 - ee 9 A Caldera. RENE B C. BR Te n T'af.
à Kapilies. $ 4 re. LÉ nérat - D Tuf blanc. { ere MAR 11 Trachyte.
des masses de rochers qui s'étendent, au moins dans la partie septentrionale , depuis le haut presque jusqu'au fond du cratère. La même roche se trouve en place à l'extérieur du cratère dans les parties inférieures du flanc occidental, près de la Vega de S. Brigita. En ce point le basalte paraît au-dessous du conglomérat ; Ï} renferme une grande quantité de péridot d'un vert foncé : sa texture est tellement grossière que c’est ave£ la plus grande peine qu'on peut parvenir à avoir une cassure fraîche. : : ;
Dans l'intérieur du cratère, on ne Voit-point au tout de basalte : au contraire, toute la partie ouest est formée par d'immenses rochers de trachyte, et tous les blocs qui se présentent de ce côté sur la pente de là montagne, sont de nature trachytique. La masse principale de cette roche est grise , fissile, à cassure presque unie «les cristaux de feldspath qui y sont empâtés sont blancs, n'ayant pas toujours le même éclat vir treux , ils sont très déliés et disposés parallèlement les uns aux autres; la hornblende esten cristaux extrèmement petits. Dans quelques parties, la pâte de là roche devient brun rougeâire. On y trouve fréquemment du fer oxydulé magnétique en petits cristaux’ visibles à l'œil nu.
Ce trachyte ne s'observe pas, du côté opposé, danf je fond du cratère, et il est probable qu'il n’y existe pas. Sien quittant cette roche trachytique on descend sur les rapilles qui forment la pente extérieure de là montagne, avant de parvenir au basalte qui se montré auprès de la Vega, on (trouve un tuf blanc qui n'est pas composé de pierres-ponces, mais qui se rapporté tout-à-fait au tuf de las Palmas.
Cet immense cratère, plus grand encore que celui du pic de Ténériffe, rappelle par son aspect et par sè profondeur ie Lago di Nemi, et plutôt encore le jac
PESCRIPTION GÉOGNOSTIQUE. 239
d'Albano. Ilest entièrement circulaire, et M. Escolar évalue le diamètre de son ouverture supérieure à une media milla :le diamètre à Ja base inférieure est, d’après le: même auteur, de 450 à 800 varas (1,160 à 4,500 Pieds environ), Le fond du cratère estune plaine fertile, couverte de belles plantations, de vignobleset d'arbres fruitiers.
Le bord oriental du cratère s'élève un peu plus haut que l’autre côté, et il forme une sorte de pointe, le Pico.de Vandama, que l'on aperçoit des parties inférieures depuis las Palmas.
Le sommet de cette protubérance est à 4,722 pieds de Paris au - dessus du niveau de la mer; une maison bâtie sur Je bord même du crafère,. à laquelle aboutit lechemin qui descend dans la Caldera ,est à 1,345 pieds au-dessus de la mer ; le fond du cratère est seulement à 693 pieds , le: fond est par conséquent à 1,030 pieds au-dessous du bord le plus élevé, et encore à 640 pieds au-dessous du bord le plus surbaïssé du cratère.
Le lac Albano paraît extrêmement profond: cependant la surface des eaux ne se trouve pas à plus de 874 pieds au-dessus du point le plus élevé, le couvent des Capucins ; mais depuis cette surface jusqu’au fond réel du lac, il y a peut-être encore 9090 pieds. |
Onchercheraïit vainement les courants de lave appartenant à ce cratère ou qui auraient été rejetés de ses flancs, Dans l’intérieur, sur le fond , On ne voit rien qu'on puisse considérer comme une coulée ou comme Une lave primitivement fluide. Il est mêmetrès vrai-
Semblable que ce cratère si bien conservé n’a rejeté
Aucun produit de cette nature : en effet, c’est ordinai-
lement: par les parties échancrées ou tout -à -fait
détruites des bords d’un cratère qu’on reconnait les
Poinis par lesquels la lave s’est fait jour et à coulé à la Surface.
Tout ce qu’on observe dans l’intérieur de cette Caldera paraît donc n'être rien autre chose que les restes des couches disloquées de basalte , de tuf et de trachyte qui se font remarquer près des bords de la mer. Le conglomérat qui se trouve sur la partie. septentrionale ne peut guère être considéré que comme ayant élé pro” duit par du basalte brisé et pulvérisé, dans lequel auront été englobés des fragments de basalte et de trachyte. | |
Il est cependant difficile de croire que l’action volcanique qui a formé ce cratère si considérable n’a pas eu assez d'intensité pour produire une coulée de lave: peut-être ces laves ont-elles produit en même temps un cratère voisin et moins considérable, par lequel elles se sont fait jour pour se répandre à la surface. Je suis fortement porté à croire que la coulée de Xinamar appartient au cratère de Vandama, et qu’elle est venue à la surface par une bouche volcanique en connexité avec ce cratère. Ilest à remarquer que cette coulée esf peu éloignée de Vandama.
Lorsque de Vandama on descend vers Xinamar'; du côté du nord-est, on trouve à une demi-lieue un£ montagne formée de rapilles, qui s'élève à gauche de ja vallée, à environ 300 pieds au-dessus des conglomérais sur lesquels elle est assise. Cette montagne S® se trouve déjà beaucoup plus bas que le fond du cratèrt de Vandama; elle est composée de fragments et de scories noires et brunes, sans aucune cohérence. E? sommet de la montagne est occupé par un petit cratère dont la circonférence est de quelques centaines de pa et la profondeur de 20 pieds. L'éruption qui a produiti # cône a brisé les couches de tuf et de conglomérat dans le voisinage: on voit le tuf blanc se continuer tout près jusque sous les rapilles. Au-dessus on remarque une coulée de tave.
DESCRIPTION GÉOGNOST IQUE. 241
À partir de cette montagne et aussi de la pente opposée de Telde, on voit descendre dans le fond des vallées de larges rubans noirs qui s'étendent comme des ruisseaux, se réunissent dans les points où les vallées se réunissent , et suivent alors une route commune à travers la vallée principale : ces courants n’atteignent cependant pas la mer; ils se terminent auprès de l'église de Xinamar. Le chemin de Xinamar à Telde Passe fout près de la base d’un autre cône de rapilles , suit Ja vallée et se précipite vers la mer.
Ces laves sont poreuses et boursouffiées à un tel point qu'il est fort difficile de distinguer la masse solide dont elles sont composées ; cette masse est basaltique : on y voit distinctement du péridot et de la hornblende ; Mais poin! de feldspath. L'épaisseur dé ces coulées est, au reste, fort peu considérable et ne s'élève pas au-dessus de 40 pieds.
L'aspect des coulées et leurs autres caractères les rapproche si évidemment des produits Voicaniques les plus récents, qw'il est fort surprenant qu'aucune tradition n'ait transmis le souvenir des éruptions qui les ont produites.
D'ailleurs, ces laves ñe peuvent rien indiquer sur la Dalure des masses intérieures, car on ne peut douter qu'elles ne proviennent des couches basaltiques qu'on observe dans toute celte contrée au fond des vallées et Sur les bords de la mer. ic |
Les coulées que nous venons de mentionner sont les seules bien déterminées de l'île (Tisletä excepté), AW’on puisse comparer aux produits des volcans encôre en activité, Toutes les autres matières qu'on observe
ans Les vallées , et qu'on pourrait très bien prendre
POur des coulées , parce qu’elles suivent la pente de
“ÆS Vallées, sont généralement recouvertes par les
lufs et les conglomérats, ce qui montre qu’ellés appar- 16*
tiennent à une période où l’état de l’île était tout-à-fait différent.
Sur le chemin de las Palmas à Vandama, au milieu de la belle vallée de la Vega, s'élèvent deux autres cônes qui, dans leur structure intérieure, ont beaucoup d’analogie avec celui de Vandama. La plus grande partie de ces deux montagnes est recouverte de rapilles ; tous deux sont ouverts, et, par suite, la Caldera qui se trouve au milieu est peu apparente et mal déterminée. Le premier qui est situé le plus bas dans la vallée, se trouve un peu au-dessous de la maison de campagne Hernan Manriquez sur le côté oriental de la vallée, et à cause des grottes artificielles qu’on y a creusées, porte le nom de las Cuevas de los Frayles. Du pied de ce cône sort une coulée de lave très poreuse, contenant du feldspath et de la hornblende, et qui par conséquent est trachytique.
L'autre cône d’éruption situé plus haut dans vallée , se nomme Pico de l’Angostura; il est tout-à-fait ouvert du côté de la vallée, et est presque entièrement formé de couches de rapilles noirs. Les hommes ont creusé cette masse poreuse pour se faire des habitations qui constituent le petit village de Tofina. Je n’ai pu trouver de coulée de lave correspondant à ce cône d’éruption.
Tous les phénomènes volcaniques caractérisés d’une manière bien évidente sont restreints à la partie de l’île comprise entre la grande vallée de la Vega de Santa Brigida à l’ouest et celle de Xinama à l’est. Au-delà de ces limites on ne voit plus rien qui rappelé” les éruptions, les scories ou les rapilles. L'action volcanique ne s'étend pas non plus beaucoup dans la hauteur. 2e
De Vandama la chaîne de montagnes s'élève par une pente assez douce vers. la remarquable ville d'Ata-
DESCRIPTION GÉOGNOSTIQUE: 245
laya : eh ce point on Voit encore quelques montagnes qui paraissent être des-cônes d’éruption, et jusque là on trouve des. rapilles répandus sur le sol. La nature de la contrée change tout- -à-Coup ; toutes ces masses noires sont limitées par une arête aiguë qui les sépare des couches de tuf blane qui s’éténdent sur un espace considérable. La roche qui compose les couches dont il est quéstion , ressemble encore plus au tuf de Naples que les roches de las Palmas ; la masse qu’ on trouve à Atalaya e$t en effet un tuf poncéux bien caractérisé, . et non plus, comme au bord, de Ia mer, une roche spongieuse et pulvérulente; | | C’est dans’ce tuf que sont creusées les habitations des gens de la contrée, et leurs maisons y sont disposées en {errasses et fort régulièrement les ‘unes au- dessus des autres. La porte et quelques fenêtres’ qui éclairent Ti intérieur sont les seuls 6bjets qui d'en bas fassent reconnaître que la montagne est habitée, et encore ces, objets ne sont - ils plus visibles à une petite, distance. Pendänt la chaleur du jour, les habitants se retirent : dans leurs maisons ornées et couvertes de nattes construites avec les fibres des! féuilles-de l'Agave; ils s'y abritent tout le jour contre l’ardeur du soléil ;’ ef lors Que sur le soir on voit lés déux mille habitants de cette ville souterraine sortir de tous côtés de leurs mäisons et se répandre dans toutés les diréctions sur la montagne, comme si la terrè venait tout-à-coup de les” énfanter, on est tenté de récuser. le témoignage de ses sens et de regarder ce #pychadte étrangé comme une illusion.
La ville est située sur le flan d’uné vallée qui du son] brolongement sépare la-montagné de Vandama-du cône. Volcanique de Xinamar. À quelques centaines de pieds. de Vañdama, en descendant dans la vallée, on Voit | une mas$e basaltique divisée en colonnes prisma-
tiques . ce basalte‘qui s'étend en suivant la vallée, et erf s'abaissant vers le fond, se rapporte probablement à celui qu’on 6bserve au-dessus de Telde , et au fond des barancos près des bords de lä mers
TEE a re
1 OÏNES, CÜLMINANTS DE L'ILE.
: Telde se trouve darsune vallée quis'élèv@à travers l& montagne, et au haut’de laquelle est bâti le village de Val Sequillo , qui a pris le nom même de la vallée. Telde-est seulement. à 259 pieds.au-dessus de la mer, tandis que l'église de Val Sequilloest déjà à 1,711 pieds, c'est-à-dire à la mème hauteur que la pointe de Vandama. À parïtir-de-là, la pente de la montagne s'élève rapidement et se termine par un rocher saillant qui, sur le -côté oriental, est le point le plus élevé de l'ile. Ce rochér ; terminé-par une:eroix ,. s'élève à 5,506 pieds dé-hauteur et s'appelle e/ Rocque del Säaucillo. se compose de trachyte-dontla masse principale est feldspathique, grise et fortement translucide. Cette.masse ‘empâte une grande quantité de petits cristaux prismatiques de: hornblende, ét on.y voit souvent aussi beaucoup de taches blanches formées de feldspath : la roche se divise en tableseolonnaires élevées. Au-dessous de ce trachyte se trouve uné couche formée de blocs-disposés comme dans un congloméral.; ils n’ont entre eux aueüne-liaison , et on a pu facilement creuser des grottes dans cetle couche. Plas bas encore paraît.une.couches blanche ,-brillante, que l’on peut suivre très loin dans les vallées, à cause de sa couleur éclatante. Elle. n@ diffère cependant pas essentiellement. d’un trachyl® solide, et.est peut-être le résultat d’uné altération du trachyte par les matières acides qui Jui auraient donné.
DESCRIPTION GÉOGNOSTIQUE. 243 cette couleur blanche. La montagne continue à s'élever du côté de l’ouest , au-dessus du rocher de Saucillo, mais par une pente très douce » et elle atteint ainsi-lé point culminant de toute l'ile ‘le Pico. del Pozo de las Nieves. | nes She +:
Cetle cime de la montaghe es{ ainsi nommée, à caûse . du Yoisinäge d’une grotte où les chanoïnes de lag Pal mas conservent l& neige qui: parfois tombe pendant l'hiver sur le sommet dé la montagne ;-loute celle qui ne leur est pas nécessaire est vendue par eux aux habilants de la ville, et ils retirent de ce commerce des profits assez considérables, Le Pic. s'élève.à 5,842 pieds , hauteur considérable à laquelle‘on est loin de: S aitendre d’après la penté douce et unie qui mène jusqu'à cette sommité. Hs 15 A La pâte dutrachyte dont il se compose.est un peu plus foncée que celle du rocher de Saucillo : ilrerifermé an peu moins de hornblende, mais qui estén cristaux plus conSidérables et mieux-déterminés. Le feldspath n’y
est pas bien caractérisé » Mais: il s’y trouve beaucoup de petits grains verts, à cassure conchoïde , que l’on “réconnait facilement pour du-péridot. Toute la masse est parsemée de taches.et.de pelites cavités remplies fréquemment par ‘de: petits cristaux blanes -mats -et
0Paques, d’Analcime. j; ns * I n’est pas douteux d'après cela. que les roches. qui Composent je sommet:de la Gran -Canaria ne soient du trachyte et en cela cette île se distingue essentiellement de l'ile de Palma; car le Cirque qui environne - la Caldera de Palma est formé- de ‘roches basaltiques , éEnulle part on n’y voit de trachyte. | Sur là Cumbre, la crête la plus élevée de fa: monlagne, se trouve un filon d'une grande Puissance, qu’on - peut Suivre des yeux aussi loin-que la vus peut s'é- … tendre. Dans une direction perpendicula rx on voit
aussi sur le flanc de la montagne plusieurs autres filons de 4 à 5 pieds d'épaisseur. Ils se composent tous de basalte gris-noir, compact et très tenace : sa cassureest inégale et à grains fin$, sa densité très considérable. fl empâte une grande quantité de eristaux brillants et verts d'augite qui paraissent d’une manière bien évidente , et se distinguent à la surface de la masse, lorsque celle-ei a été altérée et décomposée. Ce basalte contient peut-être aussi du péridot, mais il n’est pas visible. Ces filons s'élèvent comme de grandes murailles au-déssus de la roche qu'ils traversent. On ne les retrouve plus dans les partiés inférieures , au pied de la montagne. Cé phénomèné est remarquable et mérite d'autant plus d'attention que les filons sent formés de basalte et-traversént des masses trachytiques.
La pente du Pico del Pozo de las Nieves ; au sud, du côté de Tiraxana est aussi escarpée et aussi rapide qu'elle est douce et unie vers le flanc septentrional; elle forme une véritable muraille qui, s'étendant en demi-cercle, entoure un'cirque extrèmement profond. Cette “ceinture de rochers, quoique moins élevée, se continue mème au sud du côté de la mer, ét enferme la Caldera de Tiraxana , de telle sorte qW'il ne reste qu’une issue , l’étroit défilé dè Mas Palamas pour y pénétrer. Ce cirque est un véritable cratère de soulèvement , qui bien que moins profond que celui de l'ile de Palma est aussi bien caractérisé, et. d’une étendue aussi considérable. È |
Lorsqu'on le considère du sommet de la Cumbre, ” aspect de toutes les parties doit faire supposer que les # rochers et l'arête saillante ne sontabsolumient formés qe de trachyte ou de roches trachytiques. À cette distance même, le basalte £= raconnaîtrait facilement paf ga couleur noir ct par la saillie plus considérable: de ges rochers e à de ses couches.
DESCRIPTION GÉOGNOSTIQUE. 247:
Sur le pourtour extérieur, au-nord et du côté de - das Palmas, on arrive après une demi-lieue.de marche . à des collines qui ne sont formées que de scories ét de. fragments brisés. Ces montagnes se trouvent, comme à Madère, à plusieurs centaines de pieds de hauteur. Ge ne Sont point des. cônes isolés 4 les, montagnes forment une:sorte de chaine qui présente partout la même composition. Le Monte Colorado, crêle aiguë qui sépare la vallée de Sequillo au-dessous du rocher de Saucillo., de la vallée de Lecheguillo, est formé de ‘es sortes de scories qui lui donnent une couleur rouge. foncée, Plus bas dans les points où les vallées mettent. à découvert l'intérieur de la montagne , on voit paraître au-dessous de. ces scories des, couches grises basaltiques, contenant une grande quantité de soufflures très. alongées. On peut suivre ces couches plus bas en des-. tendant la pente des. vallées. Les roches dont elles se composent contiennent très souvent de Paugite., © On chercherait en vain Je cratère qui aurait rejeté ces scories ou ces couches. Ces matières paraissent s’étendre sur un espace beaucoup trop considérable pour Provenif de l’éruption d'un cratère isolé. Si les scotiesine se présentaient pas à la surface , on pourrait. Croire que ce sont les mêmes matières qui forment le ConSlomérat basaltique quialterne si fréquemment avec les couches de basalte dans toutes les îles volcaniques. Comme ces couches se présentent à l'extérieur du. ‘ratère de soulèvement de l'ile et qu'elles suivent la PEnte du flanc de cratère et des vailées qui les traver- Sent, il est à peu près évident qu'elles reposent sur le lrachyte qui forme la Cumbre et la crête des monlagnes ,- et qué par conséquent ce trâchyte compose la
hasse intérieure de cette contrée.
Lecheguillo , le premiér Villagè qu’on rencontré en “CScendant Ja vallée de Vega de Santa-Brigida, à partir
de Ja Cumbre, se trouve à-une hauteur de 3,105 pieds au-dessus de la mer : S. Mathéo, le point le.plus rap ‘proché de l'église, est à 5,406 pieds de hauteur. Un peu au-dessus de Lecheguillo, on voit dans ja vallée des couches formées de” grosses boules pasaltiques , et au- dessous des couches composées de petits fragments scoriformes , rouges et agglomérés : ces couches sont tout-à-fait analogues à celles qui se présentent si fréquemment entre les couches de basalte- Au-dessous de $. Mathéo , près de la Vega, on trouve» dans une.position analogue, des couches de basalie -gris-noir, contenant beaucoup de grains de péridof mais point de hornblende ni d'augite. Les cavités el | soufflures de ce basalte sont fréquemment remplies de Chabasie en rhomboëdres. La Vega, auprès de VÉglise est à 4,476 pieds au-dessus du niveau de la mer. Dans les parties inférieures on aperçoit le volcan de Vandama , las Cuevas dé los Frayles et le Pico de l'An gostura. I est remarquable que leurs produits soient basaltiques , car ces matières ont dû briser et traverser les couches de:basalte qui, du häut de là Cumbre:. s'étendent sur toute la montagne; et, puisque les 10” chers de trachyte sont en même temps mis à décou” vert, on doit supposer qu’en général la couche basal” tique n’a pas une très grande épaisseur. a
ISLETA.
L L'Isleta est liée à l’île de la Grande Canarie comme Castel dell’ Uovo l’est à la ville de Naples, comme V0 canello l’est à l'île de Volcano. L'isthme qui établit cet communication serait inondée par les eaux, si le vep”
DESCRIPTION GÉOGNOSTIQUE:. 249 d'est n’y accumulait pas constamment les sables et les débris de coquilles : cettelangue deterreest donc comme recouverte d’un manteau blanc, qui s'élève sur les ro-
chers de la grande île jusqu'à une hauteur considérable, et qui, vu du haut d’ Atalaya , asie" un effet toutà-fait bizarre et singulier.
* L'Isleta est divisée en deux partions parfaitement distinctes, L’une d’elle-est recouverte par les produits des éruptions volcaniques: lès plus considérables de cétte contrée, l’autre estentièrement basaltique. Toutes deux forment deux chaînes de montagnes parallèles, “qui s'étendent à travers l’île, du nord-est au sud-ouest.
Le point culminant de toute cette région est la bouche volcanique sur laquelle est bâtie là tour d’Atalaya ; il ne se trouve pas tout-à-fait à 1,100 pieds au-dessus de la mer. Cette montagne s'élève avec une pente uniforme et très rapide, depuis la hagteur de 900 pieds
jusqu'à son sommet, et elle est. entièrement formée de scories et de gros rapilles noirs et poreux.
Sar le faîte de la montagne s'ouvre un cratère allongé du côté de l’est, d’où il résulte que c’est dans cette partie qué la lave s’est frayé un passage : toutefois-la coulée s’est bientôt répandue de tous les côtés, et a presque entièrement enveloppé la montagne d’Atalaya. Gette lave est descendue dans la vallée qui sépare le Cratère de la:chaîne basaltique, et a suivi cette vallée jusqu’ à Confital : comme dans les scories qui coulent dés fourneaux de fusion, la lave présente des espèces de flots de matière fluide poussés les uns par les autres sur là pente de la vallée. On distingue bientôt cinq autres cratères disposés sur une ligne-un peu re- Courbée vers le nord-est ,-qui s'étend jusqu’au rivage de la. mer ; chacun d’eux est probablement Je point de départ d'autant de coulées qui, en se réunissant, ont formé un vaste champ de laves. Ces cratères sont évi-
es DESCRIPTION DES ILES. CANARIES:
demment les divers points d’une fissure qui traverse. toute l’île; et qui ne s’est manifestée à la surface que par.cés ouvertures isolées, | |
L'intérieur de la lave qui compose ces issue coulées n’est mis à nu dans aucun point , et l’on ne peut observer que la cassure des morceaux de la surface. D'après cet examen , la masse est très poreuse, et les parties qui séparent les souffiures paraissent n’avoir que peu d'éclat. Cependant en voit dans cette lave des grains verts et transpareñts de péridot, beaucoup de cristaux blancs mal déterminés de feldspath, et des grains d’un bleu de saphir, qui peut-être sont analogues à ceux que contiennent leslavés du lac Laach. La lave englobe souvent de grandes masses blanches, pulvérulentes, à texture grenue comme une roche arénacée, ‘qui semblent appartenir à des roches feldspathiques , peut-être à du irachyte.
Dans le fond des vallées, la lave sans former des colonnes tout-à-fait prismatiques comme le basalte, paraît cependant avoir une tendance à se diviser en grandes masses verticales, sans doute par, suite de la contraction qu'ont dû éprouver les matières en se refroidissant , action qui doit généralement s'exercer sur. toutes les roches de cette nature, qui ne peuvent se répandre à la surface que dans un cer état momentané de dilatation. :
Aux deux extrémités de cette suite de cratères ;:se trouve un conglomérai formé de fragments de trachyte empâlés dans une masse blanche de tuf: ectte roche. s'étend sur un espace peu considérable. A Confital, le conglomérat forme une petite colline qui est complètement entourée, comme -une île, par deux portions de la coulée de lavé de l'Atalaya : du côté du nordse : trouve le pied du dernier cône de rapilles, Ce conglomérat recouvrait peut-être {toute Ja surface avant
| DESCRIPTION GÉOGNOSTIQUE. 251
l'époque où $e sont faites les éruptions de ces cônes Yolcaniques. sa F9.
Quoique le volcan d’Atalaya soit fort élevé, la lave ne se trouve pas à une hauteur considérable sur ce Cône dont les parties supérieures ne sont formées que par l'accumulation des scories et des rapilles rejetés de . l'intérieur. Il est à remarquer qu'aucune des coulées Ge lave, pas même celle de Vandama, ne provient
d'une hauteur un peu considérable. À peine les trouveton à 550 pieds au-dessus de la mer, ; es La partie située au nord-ouest de l’Isleta, et formée . de roches basaltiques, diffère beaucoup par l'aspect de là contrée stérile et désolée qui s'étend au loin autour de'ces cratères. Les couches basaltiques reposent ici horizontalement les unes sur les autres , et cette dis- Position se continue aussi loin que la vue peuts’étendre. A la partie supérieure est une couche très épaisse de basalte, coupée presque à pic, surtout du côté de la mer. Au-dessous se frouve üne masse argileuse $coriforme brune, puis du basalte solide divisé en‘beaux primes pentagonaux , qui ; en partie, s'élèvent sur le rivage en grouppes isolés, et qui aussi forment sur le bord de la mer une sorte de grève immense admi- Täblement pavée. L'aspect de ce rivage rappelle celui de la côte septeñtrionale d’Antrim , la Chaussée des Géants et ses environs ; l’analogie avec ces localités St aussi. complète qüe possible, non-seulement ‘par ‘elle espèce de pavage naturel, mais aussi par les im- Menses rochers Que forment sur une grande étendue €S couches horizontales dé basälte. La roche qui se divise ainsi en une longue suité dé colonnes, est aussi, À Cause de sa couleur, de ‘sa densité ét de sa ténacité, beaucoup. plus basaltique que toutes celles qui se pré- Sentent dans les autres parties de l’île. On y voit quel- : flues cristaux d'augite d’un vert-poireau foncé, et
252 DÉSGRIPEION DES ILES CA ae
beaucoup de petits grains jaunes-orang gés, Qui paraissent ètre du péridot.
Quelques grouppes de.ces colonnades sont aussi quelquefois formés d'une roche un peu plus poreuse-
Certaines autres masses présentent-un aspect tout-à-fait particulier.: les colonnes sont.tellement pressées les unes contre les autres, qu’on newoit entre elles aucm intervalie; le centre de chaque prisme est formé paf un noyau noirâtre de basalte solide’, tandis que le reste des colonnes est une enveloppe d’un gr.s-blanc assez clair. Si l’on l'examine cette roche d’un peu plus près on reconnait que l'axe de ces colonnes est rempli d'une quantité considérable de pores allongés : ces cavités contiennent de très petites boules arrondies de mésotype-blanche : dans la cassure, cette zéolithe, paraîl . composée de fibres divergentes ; les grains de mésotype | . sont tellement-petits, qu’on peut à peine les distinguer par leur couleur sur le fond noir de la roche. Plus les parties que l’on considère s’étoignent de l'axe des prismes , plus ces boules deviennent fréquentes, de ma nière à changer enfin la couleur générale de la masse: À Ja surface des prismes, elles sont grouppées en” semble, et-assez considérables pour qu'on puisse nettement distinguer leur texture radiée. Dans les grandes cavités, les plus grosses boulés sont même recouvertes par d’ autres peliles concrélions. Il résulte de cette disr position qu'à la surface des prismes la mésotype esf presque prédominante sur la pâte même qui, l’envér -Joppe ; par suite la couieur noire du basalte passe au gris, et en même temps la roche perd aussi beaucouP de sa ténacité. Les intervalles mêmes que les prisme laissententre eux sont tout-à-fait remplis par de la mé”
sotype compacle (semblable à de la natrolite)qui forme autour de chaque colonne une mince enveloppe blanché Très souvent l'action des vagues, peut-être par le frotr
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{ment des grains de sable dans les pores de la roche, à détruit la tête des colonnes de basalté ; il n'est plus alors resté qu’une sorte de petite muraille de mésotype formant des cellules à parois très minces, au fond desquelles on voit la partie non entraînée du prisme de basalte. Toute cette roche est donc extrêmement remarquable. | RE" Ep PEFRRE CN : [est évident, d'après cette disposition , qué la mé- Solype à été introduite dans‘les cavités du basalte par des infiltrations postérieures à la formation de cette roche ; tout autre substance également très divisée au- Tait été introduite de la même manière dans les pores des prismes de basalte, | | - Au-dessous des colonnes basaltiques, on voit paraître des couches minces, blanches et brunes, d’une matière argileuse. Vers le château de Confital , la couche supérieure de, basalte qui, comme la précédente, n’est pas divisée en prismes, est recouverte par une autre couche de rapilles bruns, qui suit la même direction et la même inclinaison. Plus loin, du côté de l’isthme, toutes les roches sont recouvertes par, les rapilles noirs ct incohérents des cratères d'éruption ; et dans-le hâvre de Confital on voit paraître une branche de Ja coulée de lave d’Atalaya, qui, de ce côté, se précipite dans la mer:
CATDERA DE FIRAX ANA.
Depuis Aguimez, situé sur la côle orientale de Pile, et à une distance d'environ ünelieue de Felde, vers l'est, lesflanc de la montagne s'élève jusqu'à la Galdera, par une pente douce et à peu près égale : aucun rocher Saillant ne vient rompre l’uniformité de cette surface : Mais les blocs qui la recouvrent complètement, et qui *Mpèchent le développement de toute culture, lui
‘donnent un aspect morne et désolé: quelques buissons
d'Euphorbia , dispersés çà: et là, peuvent seuls végéter sur ce:sol stérile et dévasté. Les blocs sont formés de basalte, contenant beaucoup de soufflures , et renfermant du péridot. Ce flanc de la montagne est découpé par trois barancos (vallées) dans lesquels on peut ré connaître que les blocs de basalie reposent sur une masse basaltique disposée en couche ; la roche contient un grand nombre de soufflures parallèles entre elles; et qui suivent aussi l'inclinaison de la couche. Le basale a une épaisseur de 6 à 40 pieds ,.et la surface inférieure de la couche prend toujours un aspect scoriforme. Il repose sur une couche de: scories au-dessous de laquelle.se trouve une autre couche de tuf basaltique. Dans le dernier de ces barancos-est bâti le. village de Tamisas ; les eaux qui sourdent‘dans cette-localité y jaillissent avec plus de force que dans aucune autre partie des îles, et les oliviers y croissent aussi avec plus de vigueur.
A une lieue plus loin, onarrive à la hauteur qui domine, Santa Lucia, et qui aussi forme le bord de là grande Caldera, du côté de l’est; le cratère se ter“ mine en ce point par une muraille presque verticale, sur laquelle on peut facilément étudier la composition de l'intérieur de la montagne. A la partié supérieure se trouve un tuf basaltique contenant des blocs de ba” salte; au-dessous vient une coulée derbasalte solide puis une masse de scories et de tufs ; et,enfin , tout au fond du baranco de Santa-ELucia, ja voit une masse très puissanté de basalte divisée en belles colonne prismatiques : ce n’est donc qu’à cetté profondeur qué le basalte se. présente dans cette île en colonnes pris” matiques et avec des caractères bien déterminés : © basalte , quoique poreux, ne contient pas de soufflures Il est noir.et plus pesant que le basalté des couche
Supérieures. On y reconnaît uné grande quantité de peüits eristaux de péridot, mais point de feldspath ni de
hornblende. | PRET:
D’Aguiméz jusqu’au fond de la Caldera: on ne voit aucune roche trachytique , ni qui sé rapproche du (rachyte , pas même le tuf blanc qui recouvre toute la surface dans les autres parties de la contrée. | Aguimez est déjà à 947 pieds de hauteur au-dessus de la mer. Tamisas, dans le baranco, est à 2,108 pieds ; le point le plus élevé du bord de la Caldera , au-dessus de Santa Lucia, se trouve ‘à 2,961 pieds de hauteur ; lanäis que Santa Lucia oùmême Tiraxana, au fond du Cralèré, nesontplus qu’à2,109 pieds. Quantäla hauteur, Ce$ montagnes basaltiques que forment les bords de la Caldera, au sudest , diffèrent beaucoup des montagnes de trachyte qui constituent les bords de ce cratère du | Côté du nord.et.du nord-ouest, et qui, depuis le rocher de Saücillo, sur 1x montagne de Pozo.dé las Nieves, forment plus de la moitié de la circonférence de la Caldera. Là différence de l'élévation de ces deux chaines est de plus dé 500 pieds. | MS - Le basalte ne s'étend pas beaucoup dans la Caldera, °n ne le voit que sur le bord qui termine le cratère au Sud-est et point dans la partie centrale. Lorsque de Santa Lucia on s'élève du côté du nofd sur le flanctra- ChYtique de la Caldera, on arrive au-dessus dé Tonte à des. masses de rochers aigüs qui se trouvent encore
daris les parties profondes sans altérnance dé-tuf ‘La 'oche dont ils sont composés paraît être schisteuse, et AU Premier aspect semble se rapprocher DR
U gñeiss ou d'autres roches primitives frès différentes des Produits volcaniques. Elle est lormée de feldspa(h
run , à petits grains et aussi à.grains fins, d’unéelat ès PE a suites ; ce feldspath empâte une grande uantité de petits-cristaux noirs et prismatiques de
hornblende. Ces rochers se continuent sans interruption jusques à S: Bartholomeo Tiraxapa;. et bien qu'on soitienté à chaque pas de considérer cette roche comme du micaschiste, à cause de sa texture schisteuse et de Ja vivacité de son éclat, rien cependant dans tout ce quil’environne ne peut justifier cette conjecture. |
S. Bartholoméo se trouve à 2,591 pieds au-dessus du niveau de lamer; de ce point les flancs de la Calderà commencent à s'élever d’une manière beaucoup plus rapide, et en même temps les roches changent d'aspect etse rapprochentplus de la nature du trachyte. Au Paso de la Plata, passage qui traverse la Cumbre ; à une dis” {ancé d'environ deux lieues à l’ouest,du Pico del Pozo de las Nieves , le trachyte est caractérisé d’une manière bien évidente. La masse principale ; contient du feldspath et de la hornblende en longs cristaux prismatiqués, et est remplie en outre d'une quantité considérable de pores et de cavités anguleuses qui renferment à ce qu'il paraît de la stilbite. Cette matière se trouve même dans les intervalles qui séparent quelques cristaux de feldspath , et les réunit les uns aux autres. 24
Le Paso de la Plata est formé par une dépression . considérable de la Cumbre, et de chaque côté dece-col les montagnes$’élèvent à une grande hauteur : le passage est à 3,642 pieds-au-dessus de la mer, tandis que la Cumbre ”elle-mêmese trouve,-en cet endroit, à plus de 4,000 pieds: Vers le col, le flanc de la montagne du côté de la Cal dera , est recouvert sur une grande étendue par upê couche de taf blanc qui peut-être est une couche de trachyte altéré. Cette roche qu'on à toujours en.vue en gravissant la-montagne, brille d’un grand éclat, el ikest probable que c’est de l’existence ,de ce tuf que le passage a tiré son nom. Fe nn
Avant d'atteindre à Festle Paso dela Piata, la Cumbre se divise en deuxb ranches : la plus méridionale qui en ©
ET pa EM S ST LONE MA Sr Q%
loppe le cratère sur une plus grande Jongueur est Ja Moins élevée des deux ; l'autre partie de la Cumbre S'élend vers l'ouest, et se termine brusquement dans la partie occidentale de l'ile au sud de Mogan. Entre les, deux se trouve une vallée profonde qui s’éjaroit bientôt en descendant vers le sud-ouest, et qui se perd dans la Surface de la côte méridionale de l'ile. Cette vallée coms Prise entre les deux chaînes, et qui prend le nom de Vallée d’Ayacata, offre d'immenses rochers abruptes etescarpés, formés seulement de fragments et de blocs de trachyte. Au-dessus de cette masse énorme de con- Slomérat, se trouve un trachyte solide qui constitue AUSSi une pointe extrèmement élevée , el Rocque de | Nublo, qui, semblable à un immense obélisque, s'aper- Soit de très loin su la chaîne septentrionale , et fait Téconnailre la situation où se trouve Texeda,
Dans les parties supérieures, le trachyte et le conglo- Mérat sont Coupés par une mMmululude de filons {rachytiques qui traversent même les vallées et s'élèvent comme d'immenses murailles sur les flancs “escarpés de la montagne. Du côté opposé, sur le versant Seplentrional de la Cumbre, le flanc de Ja montagne est Creusé par la vallée très escarpée de Texeda qui s'étend jusqu'à la côte nord-ouest de l'ile. Cette vallée est une Véritable crevasse faite dans la montagne, unesorte de fissure qui traverse toutes les roches. En beaucoup-de Points, elle est tellement abrapte qu'il est tout-à-fait Impossible d’y descendre, car les roches qui.en forment SS parois s’abaissent verticalement jusqu’au fond de la Vallée ; cette crevasse, à son origine. même, a déjà. Plusieurs centaines de Pieds de profondeur. On observe Partout dans cette vallée un Conglomérat formé d'un Mélange de gros.et de petits fragments de trachyte :il fontient Même assez souvent du trachyte solide qui se Présente aussi au-dessus du conglomérat. Cette roche
est traversée par un grand nombre de filons analogues à ceux qu’on observe si fréquemment dans lés cratères volcaniques, comme à la Somma et dans le Cirque du Pic de Teyce. Frès souvent ces filons s’entrecroisenf, ét ceux qui ontélé traversis par les autres sont toul-àfait disloqués et brisis en Givers fragments. Les débris qui se détachent de la masse , et qui restent suspendus sur les flancs de la vallée, ajoutent encore à Paspecl sauvage de cette contrée, où Lout porte les traces de ja plus effrayante dévastalion. Une demi -heure avant d'arriver à l'église de Texeda ; on voit paraitre des # couches de ranpilles qui s'élèvent de chaque côté de la allée, et se rejoignent dans le bas sous un angle aigullé$t évident, d’après cette disposition, que ces mar tirés onl.été rejetées de l’intérigur : ces couches sont recouvertes par une masse de lave volcanique noire et contenant beaucoup de soufilures. Ces roches ne s'opservent toutefois que sur uü court espace, et on voit bientôt reparaître les masses de trachyLe et de congloérat trachytique. Texeda se trouve dans cette gorge étroite x une hauteur de 2,945 pieds au - dessus de la mer, c'est-à-dire àapeu près à la même hauteur que le bord basaltique et méridional de la Caldera. Tousles cratères de soulèvement, en quelque po$l” tion qu'ils se soient produits, sont généralement el comnexité avec une fente, dont les parois verticales viennent se rattacher aux bords du cratère. La Caldef? est liée de cette manière au baranco de Galegsa qui de Tiraxana descend vers Mas Palomas. La vallée 4° Texeda peut même tres bien être considérée comme 1 suite de cétte fissure où comme une nouvelle crevass® qui s’est ouverte dans le fanc de la montagne Lors du soulèvement du cratère. L'ile ne présente mali partaucüne autre valee plus profonde et plus resserTée et elle est précisément creusée dans fa partie où 1e
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Montagnes offrent le plus d’étendue et atteignent la
hauteurla plus Considérable, Peut-être cette disposition résulte-t-elle de ce que les masses qui sont soulevées à
Une plus grande hauteur sont aussi celles qui tendent le plus à se fracturer.