GRANDE CANARIE
La ville de las Palmas, capitale de l'ile de Gran Canaria, est entourée de rochers qui ont beaucoup d'analogie avec ceux des environs de Naples, et qui, au contraire , ne ressemblent nullement aux r ches qui se Présentent dans le voisinage de Santa-Crurenerite Toutes les collines qui s'élèvent à environ £00 pieds de hauteur, sont composées de tuf formé d’une argile
blanche terreùse et friable, dans laquelle se trouvent empâtés une grande q uantité de 2TOS fragments de trachyte ; assez souvent on y voit aussi de petites pierresporces jaunâtres, de telle manièré que la masse rappelle tout-à-fait le tuf de Pausilipre. Cette roche est disposée en couches horizontales.
lnmédiatement au-dessus Fépose un conglomérat formé de blocs considérables qui ont le diameétred’une -Ineule de moulin, el qui souvent ont encore de plus Srandes dimensions. Ces b R q irachytiques contenant de la hornblende en prismes ällongés et de larges lamelles blanches de feldspath : on observe dans cette roche a cun fragment basaltique, ®i aucun bloc qui conti réridet. Enfin, le sommet des montagnes e ‘mé pat un conglomérat irréÿuülier composé de petits fragments de trach Je reliés °Bsemble par une pâte argileuse. |
En général c'est là la composition de {outes Jes on {agnes qui s'élèvent autour de la ville ct dans son Voisinage, On okserve cependant Œueiques différences
e composent de mâsses
qui tendent à rappeler que les roches dont il est question sont dues à l’action volcanique. Au nord-ouest, Ja ville est terminée par le Castel del Rey, bâti sur une colline. Derrière ce château, à l'extérieur des murs qui s'étendent là jusqu’au rivage de la mer, le tuf contient une grande quantité d’immenses blocs de trachyle, qui sont tellement considérables que souvent on pourrait les prendre pour des rochers en place. Le trachyte est gris foncé; la masse principale dont il est composé se fendiile en petites écailles et ne renferme que des cristaux de feldspath. Ce trachyte ne se présen{e aimsi que dans une des couches inférieures du tuf; A observe les mêmes blocs aussi loin qu'on peut suivre cette couche. Probablement le trachyte d'où dérivent ces fragments se trouve en place dans le voisinage de. cette couche, à une petite profondeur au-dessous ; mais y ilest caché par les roches qui le recouvrent.
Lorsqu'on monte vers le château, on Voit au-dessus du tuf une couche de basalte qui renferme de très beaux cristaux d’augile : on trouve des fragments de cette couche dans le tuf lui-même sur le flanc de la montagne du côté de la ville ; et un peu plus bas se montre un conglomérat formé par des fragments gros comme Ja tête, où on observe lous les états dans lesquels peut se présenter le trachyte, soit sous le rapport de Ia pâte principale, soit sous celui de la fréquence de la couleur et de la grosseur des cristaux de feidspath qui Ÿ sont contenus:
La couche basaltique ne peut poini être considérée comme une coulée de lave; en effet, ôn la retrouvé
sur le flanc opposé de la vallée, absolument à la même
hauteur; rien d’ailleurs dans son aspect extérieur n° rappelle la texture d’une masse qui aurait été primitir vement fluide.
DESCRIPTION GEOG NOSTIGUEZ.
Lorsqu'on s’éleve, au contraire, dans celle même « vallée, derrière le Castel del Rey, on trouve sur le fond une masse basallique qui a évidemment {ous les carac tères d’une coulée, et sur laquelle il est impossible “ se méprendre, À la vérité, il n'est pas possible de fixer exactement le point où celte coulée se termine dans la vallée : mais la masse s’élargit dans les poinls où la vallée “ vient plus large, et elle se resserre quand elle devient plus étroite; elle suit aussi (ous les Contours du sol, et se précipite brusquement lorsque la pente devient plus rapide. Les couches horizontales qui composent les flancs de la vallée suivent une autre allure; elles en atteignent successivement le fond, et disparaissent au-dessous de la surface.
On peut observer ce courant dans la partie supérieure jusqu'au-delà de la route qui, sur la hauteur, mène de las Palmas à Arucas: mais il est impossible de le suivre
jusqu'à un cratère où à un cône de rapilles. Ce basalte constitue donc une coulée ancienne qui à ren-
contré sur son passage une vallée dans. laquelle elle s'est étendue. La lave est formée de basalle RL et pesant, rempli de grains brillants de péridot jau de miel et à cassure finement ce cette = Slance se présente même fréquemment dans les fragments poreux de la surface. | & Auprès d’une maison de campagne située sur leéôié Sud du chemin qui mène à Arucas, auprès de Tomara- Zeyle, à environ un quart delieue de la villeet lorsqu'on a déjà dépassé le château, on trouve un conglomérat Extrêmement remarquable ; il est peut-être à la hauteur de 300 ou 400 pieds au-dessus de la mer, re- COUVert par une argile calcaire blanche, et souvent il renfermé de grosses coquilles de Ja nature de celles qui se trouvent sur les riv ages de la mer : parmi ces coquiiles, on dis tingue principalement des Conus, des
Patella et des Turritella, qui paraissent être la Turrttella imbricataria, Lam. Les têts de ces coquilles sont remplis de sables provenant de débris de couches et de petits fragments d’autres coquilles, comme cela à lieu au bord de la mer. Ces phénomènes semblent in- ‘diquer que la surface de la mer a été antérieurement à un niveau relatif plus élevé, et, par conséquent, que le soulèvement de l’île a été inègal et périodique.
ll se forme actuellement un conglomérat tout-à-fait analogue sur le bord de la mer. Entre la ville et l’Isleta, on voit ce conglomérat, contenant des coquilles, reposer sur les .sables apportés par les vagues. Lorsque les fragments sont très petits, il se produit une sort de pierre à filtrer qu'on travaille en forme de vases et qu’on transporte dans toutes les îles. L'eau dépos dans les pores de la pierre toutes les impuretés qu’el! peut renfermer ; ef, contenue dans des vases élégant ornés avec des feuilles d’Adianthum reniformé,, cet “eau $e tient constamment Re , à Cause du suin ternent confinuel qui s'opère à travers les parois, €
de l'évaporaltion qui, par suite, à lieu à la surfac du vase.
Cette pierre filtrante se forme journellement ; le vez
alisé du nord-est, qui souffle constamment avec violence pendant toul Vété, soulève les pe provenant des débris de coquilles, et les grains de trachyte et de basalte arrondis par le frottement des vagues, et les pousse sur la petite lang pe : réunit l'Isleta avec la grande île, où en formant des dunes de 50 ou 40 Re de haute tout-à-fait semblables aux dunes des contrées sien 17 +, trionales de l'Allemagne. Derrière ces dunes le e vent nese faif plus sentir sur le rivage 06ppose, où les er
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remanient incessamment les malières sableuses qu
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l'eau relie peu à peu en masses solides brisées de nou”
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