APER GU'STATISTIQUE
3 M. Ollmans sur Ja d
emande de M. de Humboldt, a recherché avec beauco
up de soin ; en se servant ‘des cartes de Borda et de Varela, Ja grandeur de la surface des îles. et d'aprèsles renseignements fournis par ces deux auteurs >äka formé le tableau Suivant:
LIEUES “à .n MILDES, Dr gébgraphic uesh bn nautiques. RL débrd. | PE En ; Ténériffe rer 53 41.379 Fuüertäventura : ARS 2100 M.751 Gran nariass:.@. 7 60. 33.855 Palma dé e. 27 12 1288 GORE EE € en =” PASS 7 de LE Ferro “haut sl: 32855
D éX
Hümsorpr, Rel. hist. or. > 191.
s un dénombrement, -dés.-hal oi (ants ; fait en 1805 , ét publié par ‘les Cortès À Cadix “en"1812, le nombre des-habitants.était dans cette année,
À. Ténériife «
D’aprè
69,404 habitants.
À Canarie 4 a he Ù 29608 - 2.8 À Palma 28,878 # .
+ À. Danceroté AB TOI TO 4 "A Fuertaventura je ‘19,408 À Gomera . Ge. 7,17Ô +. ETS ME LR k 4,006 To al dés habitants desiles,, | Ton compr ist parnison + 193305.
: nn. \ TE Quand on Compare la surface-avec là quantité des habitants, on trouve Pour un mille géographique, À Ténériffe hu “73861: habitants. À + À Canaria ASE ISO DIS > moe, Ar Palma, ::., dre e 26008 FA Lancerere Ok ca 1,124 À Puertavéntura "+ 348 À Gomera 989 À Ferro . 1,184
ea
ss APERCU STATISTIQUE.
Fuertaventura , plus grande qué Canaria, et presque aussi grande que Ténériffe, paraît déserte en comparaison de ces îles. C’est une île peu élevée, presque sans collines. ilén’y a donc point d’eau couranteni de sources. Le vent continuel du nord-est transporte l'écuine de la mer sur toute la surface deVîle; et les parties salines, en s’y déposant, empêchent Jes arbres de croître, I n’y"a donc sur celte île ni arbres fruitiers ,.ni vignes, et il est peu probablequ’un changement quelconque viénn® en augmentér"la population qui paraît.actuellement avoir atteint la limiterdéterminée par les forces productives du sol:
. "La distribution de la population est eñçore très remarquable dans.les îles monfueuses ; et par conséquent plus peuplées, surtout à É énérifle. Le côté du sud de cétte île, où il ne pleut pas beaucoup, est {trop sec pour qu'on puisse 1 cultiver à vigne avet beaucoup de succès. Peu aprésravoir fleuri, le fruit se dessèche et ne forme point. de baie succulente : aussi la production du vin est très faible-dans-la partie méridionale ; ; Yagriculture ne peut guère être non plus très profitable sur un Sol « aussi inégaletrocailleux. Il s’ensuitque ce côlé est bien: moins peuplé que celui du nord. Quoique Sainte-Croix, la capitale , rendez-vous destous les bâtiments qui se rendent aux Indes, soit située du côté méridional, le nombre des habitants depuis Punta di Naga , au nordest*jusq u’à Puertos deJos Christianos, au sud-ouest, rie 4 mônte qu’à 18,468. Depuis Punta di Naga, en-allant du-côté duhord jusqu’à Punta di Teno, au nord-ouest, son'compte 36,943 habitants. L'espace est moindre, et cependant le nombre des habitarfts est presque double.
Labelle vallée de Taoro nourrigà à elle seule 15,200habitants.
Température de latin osphire,
… Parmi les nombreuses observations dont les voyages deM;de Humboldt ont enrichi nos connaissances sur la nature physique de la surface de la terre, la détermination exacte et rigoureuse de Ia température des tropiques , est: une*des plus remarquables et des plus fé- £ondes par ses résultais.-AVant ces-observalionts, il éfait si extrêmement difficilé d'apprécier jusqu'à quel point les formules. qui servent à calculer la: répartition des di- Vefses tempéralu àsla $ürface de la terre étaient d'accord ävec:.les phénomènes smatufel$; en effet, dan les climts tempérés et'dans ceux des contrées "septentrionales,, les résultats sont allérés par une foule de circonstances étrañgères qui modifient la loïgé- -nétale, et les recherches à effectuer pour découvrir les anomalies ,.et en dégager le ‘résultat principal, he peuvent être.que très incertaines et fort imparfaites. | C'est surlout depuis que la température des tropiques.à la surface dé la mérôêt à peu près connue, qu'on doit regrèfter de ne pas posséder un. certain - nombre d'observations qui puissent secoordonper avec cellesqui ont été faitestan-dela du50° degré de lätitude ; ilest même assez remarquable qu'on ñe trouve sur les parties’sifuées au-dessous qu 40° degré de latitude au- "tune série d'expériences desquelles 6n'puisse conclure - Rétempérature de ces contrées, exceplé cépendant les recherches faites à Madère en 1750 par le docteur. Héberdén; mais ilserait à désirer qu’elles fussent rem-
ES
placées par des observations Plus récentes, et par CON. séquent plus exactes. * FE
Aussi les observationsefaites Par l’habile naturaliste Don. Francisco Escolar à Santa-Cruz, dans l’île de Ténériffe, depuis le mois dé mai 1808 jusqu’en août 1810, doivent être regardées. comme frès précieuses. Bien qu'elles laissent éncore beaucoup à désirer, elles remplissent Cependant, telles qu’elles sont, une lacune considérable qui existait encore dans nOS Connaissances Sur la répartition des"températures, él l'ôn peut dire qu'elles seraiént tout-à -fait indispensables à la forma tion d’un traité de météorologie scientifique.
J'ai groupé par dix les résultats que M. Escolara eu
la complaisance de me communiquer et j'en ai déduit dés moyennes quezj'ai données dans la-{able placée un peu plus loin, page 78. * G ULT .
M. Escolar possédait d'éxcellentsinstrument: anglais, qui étaient placés &l'ombre et à l'abri des rayonswréftechis du soleil dans une galerie ouverte ‘SOUS ce point, de Vue ses expériences méritent doné toute confiance, Il observäit ses instruments.à l'instant du lever‘du s0lei, et à midi ou un pêu plus tard. On pourrait, d'après cela, très bien supposer qu'il n’a point ob$eryé ainsi les. températures extrêmes, et que par conséquent Ja moyenne doit être (rop faible. Cette hypothèse paraît d'autant plüs.probable jique les expériences présent nt ce résullat remarquable que la température à midi ne surpasse celléu.lever du soleil que de“°,16R. | Toutefois, M. Thibaut de Chanvafon (Foyage à la Martiniques 1765), a'fäit observer depuis (rès longtemps.que dans les îles des climatschauds le maTimum de Chaleur. n’a jamais lieu à 4 heure, et se trouve très * FAPEUIeRE à 1 heure et demie; mais, aueconñtraire: fx | chaleur est äson maximum. à A1 heures” et souvent à midi. Vraisémblablement l'augmentalion de tempé-
| CLIMAT. 64 rature , par suite de l’é l'horizon, $e trouve e qui soufflent de Ja mer grande intensité. / "re, 2
-Bien que la petite différence que présentent les températures extrêmes puisse faire Supposer une érreur dans les résultats ouun mauvais emploi des instruments, les expériences faités soixante ans plus {6t par Heberden, à Funchal, dans l’île de Madère, semblent cependant justifier ces résultats remarquables. Heberden donne non:seulement latempérature moyenne du mois, Mais iLdonne aussi les lempératures extrêmes de chaque Mois. Or la,différencé entre les moyennes de ces ex-
{rèmes prises sur les observations d’un läps detenips
“de quatre années, est seulement de 2°,9TR., etil esb. Par. conséquent très PrObablé que la différence entre les moyennes ne. Surpässe pas la moilié desce nombre. 30 contrée de Santa-Cruz, non plus que éélle de Funchal,ne présente pas de’ plaine, et le mobagnes s’élevant » subitement et dans un petit espace par une pente très rapide, il en résulte que la radiation de la chaleur
‘ vers l’espace est presque nullé, et que la perte de chaleur pendant.Ja nuit;est extrémeément fäible. À La sua, ad contraire, qui se:trouve à 1620 pieds” de Paris au dessus du niveau de la mer, le pays forme . une plaine qui peutavo:r un denti mille quarré allemand d'éténdue. Dans cette Situation, le refroidissement pendant la fuit est assez considérable, et'pendant V’hi- TSX fOMouvent -de«Ia-slace dont d'épais=
Seur ne surpasse pas toutefois celle de la lame d’un Couteau. Pourtant il ne {oinbe jamais de neige à Laguna, car ce n’est pas Tatmosphère qui se réfroidit.: l’abaissement de lempérature, n’a lieu que sur le 601, provient de la perté de chaleur Tayonnée - Vers l’espace, ef qui n'est point restituée : aussi cet
lévation du soleil au-dessus de |
Ontrariée par l’action des vents
et qui acquiérent alors lèur plus ne” : ;
62 2 DÉSCRIPTION .DES-HBES CANARIES.
abaissement de température n6.se produirait-il pas à peu.de distance de Laguna, même à une hauteur égale au-dessus du niveau de la mer.
Je crois, d’après cela , qu'on ne doit rien ajédièr ni dati hef aux résultats d'Escolar, et je pense qu'on peut les considérer comme indiquant la fnpesituse de la contrée Santa-Cruz.
Les températures moyennes pont chaque mois, sont les suivantes :
Janvier Fer "AS * 1456 ÉPOvTIEr 98 2. 14,35 RAT Pen Re. 15,65 ANS ER 7 74 15390 . à Mai. ra er à 15:83 * dun... RAS. PAR Ale SE. 20, L?
Août Sa dt ge 20,84 . -4"Septembres * , . 20,19 CRE". M. Ur 18,96 Novembre... . ».. 17,08 Décembre. # . 4635503 be F — 17,3.
Ces‘températures sont comme onpeut le voir, fort élevées La tempéralure moyenne du mois dé'janvier, lé Plus froïd de l’année, surpasseême la température moyenbé pour toute l’année des parties méridioñales de l'Italie: Mais À la manière dont la température éroît et décroît d’uñ mois à l’autre, on reconnaît facilement que dans cés contrées le-soleil ne passé plus au Zénith ? + en effet, on n'observe joint dans la série des fempératures les deux 72axima etiles deux rinimia que présentent les températures des-contrées intertropicales ; au contraire; comme dans les zones tempérées, le niinimum de-chaleur $e trouve enjanvier,.et le maxtmum Un thoisaprès le solstice de l'été.
CHIMATS 65
Les îles Canaries ne sont pas non plus sujettes à ces grandes pluies des tropiques, qui, dans le langage des. marins, suivent le soleil. parce qu’elles tombent, surlout-quand Île soleil a atteint sa plus grände ascension. Les”pluies commencentsdans le climat des Canaries lorsque la température s’est beaucoup abaïissée en hi-vver,-el lorsque la différence sde cette température avec telle des contréés équatoriales estdevénue plus.considérâble. Les causes qui amènent ces pluies paraissent donc ne différer ei aucune manière dé celles-qui en- Sendrent les plüies'dans les climats septentrionaux; et comme dans ceux-citces causésine seraient autre.chose Gue le refroidissement de l'air chaud amené par le vent du Süd-est des ; régions dés tropiques etsdes latitudes condensation, par suite de”cet abais-
inférieures ; et Ja . Sement de température kde fa vapeur’ d’éau que cet air, métih, ; . *% : Ÿ
Tenferme.. à ONE à ES ER
+ Toutefois 4à température des mois d'automne dans les îles Canaries’ n’est pas encore assez abaissée pour détérminerda condensatfon de la vapeur ; il ensrésulle
que dans ces contrées les pluies commencenñt. beaucoup plus {ärd qu'en Espagne et*en Jtalie, etsurtout qu'en Franceset en Allemagne. Pour les parties des îles Ca< naries” qui sont situées sfr les bords dévla mer, les pluies ne commencent pas avant les préïhiers jours de novembre ét elles finissent au plus tard'avec le mois “de maf$. En fie , la saison pluvieuse-dure: depuis.la prenfière moitié d'oétobre jusqu’au milieu d'Arts L'été” des îles Canaries rapproche le clifiiats dé ces contrées de celui des régions des tropiques, de telle Sorle que les zones torrides-ettempérées paraissent se ‘Miêler dans ‘ces Jafitûdes. Le vent nord=est des. tro- Piques ÿ"souffle sans interruption depuis le mois d'avril jusqu au mois d'octobre, et son influencé s'étend.jus“, qu'äu golfs qu Mexique. Le fent alisé de l’ést gagne .
64 DESCRIPPIONVDES ILES CANABIÉS.
pendant l'été, de plus-en plus vers le-nord, de manière
atteindre même les Côtes de Portugal. De lamème ma-
nière, il sé rapproche’ dél'équatedr à mesure que la dé-
clinaison du soleil versle-sud augmente et que la tempé-
rature s’abaïisse, Mais jusqu'oùrce Yént peut-il s'étendre
au sud ? Les véntsdu sud-ouest, qui soufflent constam-
mentdans les régions supérieures de l'atmosphère entre’ les tropiques, peuvent-ils, dans les quelques semairrés
des mois.de décembreetde janvier, abaisser jusqu'aux
îles du. Cap Vert? La position-de ces contrées à la limite
des deux verts ne: serait-elle pas plutôt la cause pour
laquélle cès mahéureusés ! îles; placéessau milieu de
POcéan, Sont souvent beaucoup ‘d'années sans rece-
voir ühñe. sale goutte de ces”pluies si nécessaires! aux autres contrées auxquelles elles à so l'abon-
dance et là fertilité ? DCE A.
‘les vents du nord-estouffieht'en été avec üne {lle constance aux îles Canaries, qu'ils élèvent Corime une barrière insurmontable qui empêche toutesles’ eomfunications entre le nord-est'el le sud-ouest pendant ce temps de d'année. 1 suffit des deux jours Pour aller dexMadère à Bénériffe ; méis il est extrêmement diff eile de retourner de Ténériffe ou de l'île Canarie à Madère »et il faut, pour#fairece trajet, s "exposer pendant'ün mois éntier à tousles dangers d’une navigation très pénible. kes mêmes circonstances font qu'il : a pet d'hommes à lasurface dela terre, qui vivent aussf isolés" que les häbitants de l’île de Fér : on peut y parvenir de Ténériffe én moins d’un jour; mais le retour, qui en étépeut s’effectuêr le plus facilement, à l’aide des brises de terre quiss’étendent à de grandes distances , ési encore si incertain et si périlleux ; qu’on ni ‘entrepréffi ce voyagé que dans des circonstances forcées: on y emploie. Souvent huit ou dix jours, et quelquefoiss "même trois , à nd ati Ou cinq semaines. |
C'est un phénomène très remarquable et très intéressant pour là météorologie , Que ce passage pendant l’hivér des venis alisés du nord aux vents du sud-ouest. Ces vents ne se font pas d’abord sentir au sud pour se propager ensuite jusque vers le‘nord, comme on pourraitle SUpposer d’après leur direction ; mais , ainsi que nous l'avons fait remarquer que haut, ils commencent
d'abord aux côtes de Portugal, puis ils descendent à 9
Madère, et enfin à Ténériffe et à l'ile Canarie, En . même temps qu'ils s’ayancent du nordwers le sud, ces
vents s’abaissent aussi des régions supérieures de l’at- Mosphère jusque vers.la surface de la terre ; des Vents du sud existent toujours dans ces parties élevées de atmosphèref#même pendant l'été, et lorsque le vent avec le plus de violence à Ja surface
du nord-est souffie de la mer. aGE ES
Déjà depuis très long-temps on avait présumé quil existait dans des parties supérieures de l'atmosphère
UR Courant d’une direction contraire à celle des venis dominants à la surface , et c’estfsur cette. présomption qu’est basée rresquesentièrement la théorie des vents alisés;; en effet, d’après cette théorie, les vents alisés se- 'ientproduits par suite de l'ascension de l'air chaud àl’équateur, lequel esbalors remplacé par des Couran(s d'air
froid àrrivant du sud et dumord , et qui viénnent dans la
diréétion dusud-est et.du nord-est : ces courants, en
se CoMbinant, produisent un courant dirigé de l'est à
l'ouest, parce que dans les bassesJatitudes l’airarrive dans
des parties de la terre animées d’une vitesse plus considérablé que celle qu’il possède» Toutefois existence de te Contre-coürant était seulementsoupçonnéeil y a quel. ques années , lorsqu'en 4812 le volcan de Saint-Vincent fit une Violente éruption. A l’est de cette île est à une petite distance l'île de la Barbade ; mais, par le-vent alisévde l'est, ‘6n ne peut y arfiver que par un détour,
de plusieurs centaines de milles, Cefvent d’est né pértè à la Barbade ni pluies ni nuages; tout-à-coup, cepen-+ dant, cette île fut couverte par des nuages épais , et les habitants épouvantés virent bientôt tomber en grande abondance des cendres du volcan de Saint- Vincent. Étonnés de voir les vents d’est leur apporter des débris volcaniques d’une île située à l'ouest, ils comprirent bientôt que ces dis ne pouvaient être amenés que par un contre-courant dirigé de l’ouest à l’est dans les parties supérieures de l'atmosphère. La théorie des vents alisés par la chaleur, théorie qu'on doit à George Hadley (PArlos. Trans. ., xvi, 451) ,se trouvait dès lors appuyée sur quelque chose de plus qu'une simple conjecture. # |
Fe contre-courant peut aussi très bien être observé journellement aux Canaries , car le pic de Ténériffe est assez élevé pour que son sommet atteigne ce contrecourant, même au milieu de l'été, Aussi ilrest à peine üne relation de voyageau sommet du Pic qui ne parle de la violence du vent d’ouest qu’on renconire sur la
cime de ce volcan. M. de, Humboldt a fait une ascen- |!
sion au Pic le 21 juin, et quand il fut arrivé at@tratère , le vent soufflait avec tant de- force, qu’il pouvait à peine se tenir sur ses pieds (Relat., 1, 132).
| Si à cette époque de l’année ce même vent soufflait à Santa-Cruz et à Orotava, ce phénomène causerait autant de surprise que la chule des cendres à la Barbade.
J'ai aussi observé cevent d'ouest, quoiqu'il fût moins violent, en montant sur le Pic le 19 mai 4 et un observateur habile, George Glas, qui a étudié comme marin les vents des Canaries pendant de longues années ef
avec beaucoup de soin, dit, dans som très intéressantou-
vrage, que dans les parties supérieures de Fatmosphère de ces îlés le vent d'ouest souffle avec force, tandis . qu’à la surface le vent dominant vient de l’est, ©
perse
es. ne ons
| Cri, .
Céwent , ajoute-{-i], se rencontre, à ce que je crois, tlans toutes les Parties de la terre où régnent des vents ” alisés. Je #K'eñtreprendrai pas, dit-il plus loin, d’expliquer ce ph ne; mais 1l êst constant qu’il se pré ? Su Pic de T. énériffe, et dans les parties les ; Quelques autres des îles Ca- (History of the Canary islands, page 951).
Glas connaît trop bien ces îles pour ne pas parler ainsi d'après ses propres obserÿations, er Ces vents descendent lentement des Parties supérieures"de l'atmosphère jusque sur les montagnes, et On le reconnait très distinclement aux nuages qui Yiennent du sud envelopper en octobre le sommet du Pic : les nuages s’abaissent de plus en plus, et enfin s'arrêtent à une hauteur ä’environ 6,000 pieds sur la cime des montagnes qui se trouvent éntre Orotava et la Côte méridioffale. Atrivés en ce point, ils se déchirent èn Produisant desorages épouvantables. Il s'écoule alors encoré uné semaine et souvent plusieurs avant que les nuages ne s'étendent jusqu'aux côtes de‘la mer, où ils Es plusieurs mois, La pluie tombe alors en abondanée sur les flancs des montagnes, et le sommet du Pic se recouvre de neige, dE à Ne doit-on pas actuellement croire que le vent d'ouest que l’on va chercher en faisait pendant l'été le trajet de Ténériffe en Angletérre q ns le Yoisinage ‘et à la hauteur dés Açores et qu :
. les vents d’ouest etde su lique, de telle sorte qu’ Où de Philadelphie en tendant, tandis que ce se fait en remôntant :
règne sur Je Sommet le courant équatorial Jusqu'à la Surface de la mer? Il én résulterait alors que
Je courant qui Fègne dans les parties supérieures de, l'atmosphère, ne s'étend pas, au moins sur la mer Atlantique, jusqu'aux régions polaires , et par conséquent le courant qui vient des pôles doit suivre ufle autre route, que l’on ne pourrait reconnaître quien estimant.Ja température des contrées voisines.de la zone tempérée ; cette circonstance doit nécessairement aussi apporter quelques modifications à la loi de distribution.de la chaleur à la surface de Ia terre; Combien ne doit-on pas désirer qu'un voyage ‘météorologique soit entrepris, pour éclaircir cesfaits, aux îles Açores ! Et de quel prix ne serait pas la relation-d'une ascension faite dans ‘ce but au sommet des Pies de ces îles ! :
Glas rapporte quelques autres observations. qui me. paraissent de naiure à faire concevoir les vérilables ‘routes que” suivent les deuxscourants superposés. me pr CMSE Les marins ont pour règle générale que les terres fermes des climats chauds attirent les vents réguliers; probablement cela tient à ce qué l'air chaud qui s'élève dans l'atmosphère de ces contrées est nécessairement remplacé par l'äir qu'apportent les vents Te voisinage de la côté d'Afrique exerce cette influence sur les îles Canaries. Lesyent du nord-est,se trouve d'autant plus dévié ve tte côte, que les îles d’où it soufflé en sont plus ap ochées. En Vue de la terre, . le vent est presque tout-à-fait nord, tournant un peu ag nord-est à Lancerote et à Fuertayentura il souffle qu nord-nord-6$t; à Canarie, du nord-est; à Ténéritfes de l'est-nord-est, ét à Palma il est dirigé encore un peu plus à l’est, efil, garde cette direction sur tonte l'Atlantique. +. tré Ces vents sont Lellement intercepiés par les montagnes des îles élevées de Canarie, Ténériffe et Palma, que lorsque le vent souffle avec violence sur les parties
Pr
e CLIMAT. 69
Siluées au nord-6s{, celles qui sont du côté opposé sont | dans un calme Parfait, On trouve sur ce phénomène des détails remarquablés dans le manuscrit de Borda, ConServé dans les bureaux du Dépôt de la Marine, à Paris (Humoinr, Relas.. 1, 16): Borda avait, ainsi ui le rapporte. chargé M. de Chastenèt de faire le tour de l'ile de Canarie. Ce dérüier partit de Sardina: 4VeC un fort vént de nord-est, €t,s6 dirigea vers la Punta de la Aldea :va )rès avoir doublé’ cette pointe, il trouva lout-ä-coup un tel calme, qu’il employadeux jours entiers” pour atteindre la Punta Descojada, qui. | qui est à peiné à un mille de distance, IL fallut ensuite. quatre jours pour doubler Ja pointe méridionale dé l'Île, la Punta d'Arguanegäin ? et c’est avec peine que le soir suivant il atteignit Ja pointe de Tanifet; mais à peine l'efit-il dépassée , qu'il se trouva expo$é au vent de nord-est quisoufitait. vec lant de xiolence, qu'il fat obligé de renoncer à la rs étant partié dé son voyage. La'ligne que suif'ta côte, depuis le cap Tanifet jusqu’à la Punta Aldea, fait un angié droit avec la directiOlèdu vent du nord-est ,'et cette ligne éstaussi exaclement dirigée que si l’on eùË cherché à la tracer de celte manière, ET DE US Glas à cherché à évâluer jusqu'où s'étend cette influence dans la mer, et il estime qu’ellé se fait sentir jus® qu'à une disfahcede 20 ou 25 millés. marins de L'ile Cxnarie,. à 15 de Ténériffe , à 10 de Gomera, à 50 de Paliha. Il assure, d’après les observations qu'il a faites % Sur les parties de h mer que les-îles protégent contre le vent, que ce calme ést très dangereüx pour les na -Yires, parce que les YaSues viennent se briser sur l’eau.
tanquille de ces régions, commé sur des rochers $0-
lides, qu'il en résulte un Mouvement qui peut mettre gles vaisseaux en grand! péril. Ces distances sont consi- . Sérables, et elles sont telles, que l'on e@porté xerotre
que le vent ne souffle pas parallèlement à la surface de la mer, et encore moins quil vient des parties supérieures de l’atmosphère; mais, au contraire, qu'il s'élève doucement vers les parties Supérieures, ou bien qu’arrivé dans les plus basses latitudes, il prend un accroissement considérable de volume : S'il n’en était pas ainsi, dl serait- difficile de concevoir pourquoi le courant ne se reproduirait pas au-delà et derrière les “îles.
Les observations barométriques paraissent conduire ‘à la supposition que Pair est singulièrement aceumulé sur les îlés Canaries ; c'est au moins ce qui résulte dés données fournies par des expériences très soignées faites à l’aide du baromètre. hi
J'ai observé chaque jour le baromètre à Las Palmas, dans la grande Canarie, depuis le 21gjuillet.jusqu’au 10 août 4843; eben ramenant tous les résultats à Ja température de zéro, j'ai trouvé les hauteurs suivantes":
7. du mat. 2891, 882 41 du mat ‘28. 5,0217 æ 4 après midi. 28 2,524 | 11, après midi. 26 2,7745.
La moyenne de ces observations est de 28. 91. 794 : et si l’on ramène ce résultat obtenu à 50 pieds au-dessus de la mer à ce qu il serait à la surface, la eu ere sera 28r- 5,09.
Ce nombre est très certainement considérable. Les : observations d’Escolar à Santa-Cruz conduisent cépendant à uu résultat analogue. La moyenne des hauteurs , extrêmes observées pendant trois années , rämenées à la température de la glace fondante et à la surface de la mer, est de 28»: 9L 441.
Pour qu'onfhe se fasse Sa de fausses idées sur la
Yaleur des hauteurs MoyenneSde chaque mois, on doit faire Gbserver que ta pression atmosphérique paraît être / plus considérable en été » et lorsque les vents du nord- . St et de l’ouest Soufflent l'un au-dessus de l’autre , que dans les mois d'automne où le vent de sûd-ouest-ést le seul dominant. En effet, la hauteur moyenne des mois de Mai, juin, juillet et août est … . 9gn 51,473,
“€tcelle des autres mois, depuis septembre
Jüsqu'en avril, est. + dr SAT.
| Différence Run rs En 11,156.
N’est-il pas évident que ces résultats différent considérablement de ‘la hauteur moyenne 28°: du baromètre dans Tstontrées équätoriales, el surtout des hauteurs baroïétriques en Anglelerre, en Irlande et. -€n Norwège. Sa Fo Les, observations, faites pendant sept, jours, dans le
mois de mai Puerto Orotava donnent, pour la hauteur du baromètre à la surface de la mer, 28pr- Fit Celles qui ont été faites pendant le même temps dans les mOÏs de septembre et d'octobre, dans la même localité , donnent 28r :,38. = Enfin les observations faites à Lancerote pendantitrois jours, ont donné 28r-.3:,8, % . Si à cela on ajoule que les observateurs qui se sont élevéssur le Pic avec des baromètres n’ont jamais trouvé ‘une hauteur moindre ; Car en ramenant ses observalions à la surface de la mer, à Santa-Cruz, Lama non a trouvé 28r 3, et M. Cordier a même trouvé 28e: 5!,6;, le 17 avril, en prenant Puerto Orotava pour Slation correspondante (Journ. de Phys. &avi, p. 57), il doit paraitre très probable que dans ces îles latmo Sphère à une {rès grande densité. | Lorsque le vent d'ouest S'abaisse obliquement pendant l'été des hauteurs de Patmosphère » de manière à
atteindre la surface d’abord dans les régions du nord, puis plus tard dans les contrées méridionales,, longtemps avant même d'être parvenu à ces dernières, il doit s’épposer au courant du nord-est, de telle manière que les contrées qui auraient été exposées à ce Vent de mord-est sont au contraire soumises à ” se parfat; si, en outre, la constitution des païties environ nantes préserve quelque partie de ces-contréés des vents qui peuvent naître dans cette. localité , alors là chaleur, -qui ne se trouve plus tempérée par. Jé mouvement de l'air, doit s'élever cônsidérablement jusqu’à ce que les vents ordinaires aient repris leur cours. : C’est de cette manière que lon peut. expliquer les phénomène remarquable effunique , àce que je cRois, que” présente la température de Las Palmas’ dans la grande .Canarie ; dans cette localité, la plus-grände chaleur n a, pas lieu dans le mois de juin ou d'août, mais bienfdans Je milieu d'octobre : cette circonstance ‘est d’aütant plus surprenante que jusqu’en septembre la chaleur est faible emcomparaison de celledes äutres.îles, puis elle crôît tout-à-coup et la température finit at teindre celle des climats les plus.chauds des tropiques. Cesfaits sont mis hors dé doüte-par lés expériences que le docteur Bandini de Gälti à faites pendant dix ” ang à Las Palmas avec de très bons thermomètres ;, il a eu la bonté de me communiquer, ses résultats que jai groupés par dixaines, et dont j'ai calculé “les! moyennes pourarois années. Malheureusement le docteur Bandini observait seulement à midi, de sorte qu'on ne peut pas de ses résultats tirer Fe véritable moyenne; mais, pour ‘approcher autant que possible de la vérité, j'ai cotrigé les températures observées par le docteur Bandini de la-différence que présentent dans les expériences d'Escolar la température moyenne et la température dé midi, bien cependant qu'à Las Pal
Mas cette diffère
résultats
ence dût être, plus considérable:
que j'&t ainsi obtenûs sont consignés pes L le suivante :
* ». ge à ; JOURS, *° bé ‘
rer obser "vée à midi.
Janvier” .
DM.
Septembre.
Février . :
Te
S Juillet. . 3.