AUTRE ES RES
sa transparence; ces matières ne s'élèvent pas beaucoup au-dessus du sol et à peu de hauteur au-dessus de la, surface, elles ont complétement disparu. La matière de la fièvre jaune est presque certainement d’une nalure analogue ; ce n’est pas un gaz, mais une substance s0lide, séparée en très petites particules qui se distribuent rès inégalement dans l'atmosphère, de manière qu'elles peuvent être transportées à de très grandes distances et y porter la maladie, tandis que le voisinage n’en reçoit point et peut rester libre de la contagion; mais ces particules nuisibles ne montent pas à une très grande hau-
teur. Le gouverneur d’'Orotava, qu'un accident avait
empêché de quitter sa maison de campagne, située pres-
que dans la ville même, mais sur une lave de 200 pieds
de hauteur perpendiculaire, y resta lui et toute sa famille sans être attaqué : dès qu’on était à 400 pieds d’élévation , tout le monde se croyait en pleine sûreté. ILest vraisemblable que cette hauteur change d'après le . degré d'intensité de la température.
Ne serait-il pas possible qu’à Lancerote le chlore s’emparät des miasmes, des particules contagieuses qui transportent la contagion , et qu'il les détruisit? Et si cela est, le Mesembryanthemum, cultivé sur les côtes de la mer, ne serait-il pas un excellent moyen de préserver ces côtes de la fièvre jaune et, en général, des contasions, ou au moins de purifier l'air ordinairement si malsain de ces contrées? Ce moyen aurait peut-être un grand avantage, d'autant plus que le vent de mer transporterait de lui-même, vers l'intérieur des terres, le chlore développé sur les côtes. | :
Le 18 oclobre, nous nous rendimes à la Villa Capital ou à Teguises elle est la capitale simplement par ses églises , et par deux couvents, les seuls de l’île. Peu de maisons s’y trouvent dispersées sur le penchant nu et aride de la colline, Nous trouvâmes le curé en chef ou le
ITINÉRAIRE. 37 Beneficiado, Don Antonio Cabrero , eu milieu d’une très grande bibliothèque. 11 nous montra beaucoup de très bons Ouvrages suria Physique, entre autres la traduction de la Minéraiogie de Wiedemann, Mais la moitié de sa bibliothèque consistait, à ce qu’il nous dit luimême, en livres de jurisprudence , car ses occupations de notaire et d'avocat lui prenaient beaucoup plus de lemps que ses fonctions ecclésiastiques. On n’est pas trop acCoutumé de voir une seule Personne cumuler ces diverses sortes. de fonctions.
Nous montâmes de suite dans la partie du nord, qui est en même temps la partie la plus élevée de File, vers le volcan ou le cône d'éruption de la Corona. Les deux grands villages, Haria et Marques, se présentèrent sur notre passage dans une large vallée, entourés avec un véritable luxe, de palmiers et de figuiers ; c’est que la hauteur de la Corona protège ces villages Contre l'influence du vent du nord-est, et que quelques SOUTCes y répandent la culture et la vie. Arrivés au Cône
escarpé, nous en descendimes vers la mer, le long
d'un mur presque perpendiculaire de #,200 picds de
“hauteur. Nous nous tr
ouvâmes au bord-du détroit de Rio, entre Lancerote
el Graciosa. Nous n'y vimes point de maisons ; mais nous Y (rouvâmes les salines qui. fournissent le sel nécessaire aux besoins de l'ile. Nous ne pêmes regagner le port de Navs que très avant dans la nuit.
Le 21 octobre nous Visilämes le volcan qui, en 1750, . à détruit une si grande quantité de villages. Nous passimes. de nouveau Teguise ; nous traversâmes ensuite un désert de sable entre une très grande quantité de
cônes de rapilles, au milieu desquels se cachent souven | quelques petites
mélairies, et enfin nous arrivämes à Tinguaton, où l’on nous reçut d'une manière {rès hos- Plialière. Le lendemain nous vimcs l'immense destrue-
tion et les ruines, monuments de cette terrible éruplion. Ces champs de lave , arides, à surface raboteuse, s'étendent jusqu’à plusieurs lieues de distance, et nulle part on n’y voit la moindre trace de Culture. L’éruption a détruit précisément les parties les plus fertiles et les plus cultivées de l’île. Nous suivimes les cônes d’où était sortie cette masse de lave, et qui tous sont placés dans un même alignement, et nous arrivâmes, là où ils finissent, à la Florida, belle possession de la famille de Clavigo, si connue en Allemagne ; de là nous retournâmes, par le côté d’ouest, au Puerto de Naos.
Nous y trouvâmes un petit bâtiment qui était arrivé pendant la journée des îles Saivage, entre Lancerote et Madère. La présence de ce bâtiment avait lieu de nous étonner, car nous avions pris ces îlots pour des rochers tout-à-fait abandonnés, et nous apprenions alors que leur rapport est encore assez considérable en raison de leur étendue ; ils appartiennent à un Portugais de Madère, mais ils sont affermés à un propriétaire de Lancerote. Le fermier s’y transporte au printemps ef y passe quelques journées pendant lesquelles il fait labourer la terre, et y plante l'herbe de la bariila. Il y retourne en automne pour faire la récolte de cette barilla : celle-ci peut valoir jusqu'à 2,000 piastres, et la barilla récoltée, est même beaucoup plus estimée que celle de Lancerote, à cause de sa blancheuret de sa pureté. On prend aussi, pendant ce séjour, beaucoup d'oiseaux aquatiques , des bardillos, espèce de mauves de mer, que l’on sale et qu’on vend avec profit à Lancerote.
n y recueille encore quelque peu d’Orcilla et on en rapporte en assez grande quantité de très beau gypse à grains fins, formant de véritable aibâtre, qu’on ne se serail pas attendu à rencontrer sur des rochers aussi isolés. Excepié ce séjour momentané les ilots restent
compiélement déserts.
Le 17 octobre nous foutions pour la dernière fois Le. sol des Canaries, Je vaisseau passa à neuf heures du matin la barre qui ferme le port el qui n’est pas même praticable à {a marée haute , quand elle ne s'élève pas à une hauteur un peu considérable, pour des bâtiments. trés Chargés. Le capitaine s'attendait à trouver des vents du sud et du sud-ouest , et, dans cette espérance, il voulait tourner l'ile de Lancerote du côté de l’est et puis se diriger droit vers le nord 3 mais il n’en fut Pas ainsi. Ordinairement les vaisseaux cherchent à rencontrer des vents d'ouest, et se dirigent pour cela fort avant à l’ouest du méridien de Fénériffe, presque jusqu'à la hauteur des îles Açores. Puis lorsqu'ils se trouvent hors de l'action du vent nord-est, ils changent de direction et arrivent alors avec sûreté et célérité jusqu’au port dans le canal, poussés par les vents dominants de l'ouest; nous n’eûmes point de vent de l'ouest ni du sud ; notre navigation le long des côtes africaines et contre le courant, fut longue et pénible ; celle dans la baie de Biscaye très orageuse, et l'ancre ne put tomber que le 8 décembre 1815, à deux heures de l’après-midi dans Stockesbay à un mille anglais de Gosport près de Portsmouik.
Ces diverses courses ne suffisaient certainement pas, PEUT nous mettre au fait de toutes les particularités lémarquables qui distinguent ces îles. Mais bezucoup de faits et d'observations paraissaient éclaircir et augmenter la masse des connaissances , qu'on avait eu jusqu'ici sur ces Contrées, Si Smith avait pu réüs- Sir à publier ua résumé de ses observations , {ravail auquel il comptait mettre Beaucoup d’assiduité et de. Soin , il est à présumér, que beaucoup d'années se se. tient écoulées , avant qu'on eñt eu une flore plus exacte et plus instruclive des îles Canaries. Mais bien peu de jours après notre retour, le président sir Joseph Banks
lui fit ja proposition et presque un devoir d’accompagner comme botaniste l'expédition du Congo, qui était prête à partir. Il ne crut pas pouvoir refuser, et quitta de nouveau les bords de la Tamise, le 28 février 1846 ;: mais c'était pour ne plus revenir. | |
Chrétien Smith était né le 17 octobre 1785 ; il étai fils d’un propriétaire fortuné , du voisinage de la ville de Drammen en Norwège. Ses laients furent développés de bonne heure par les soins de son père et par l'instruction qu’il reçut au gymnase de Konsberg, collège qui jouissait d’une réputation méritée et où son père l'avait envoyé dès sa quatorzième année. Il y fit de si grands progrès dans les langues anciennes qu'en peu de temps il écrivit le latin aussi bien et aussi couramment que sa langue maternelle. En 1801, son père l’envoya à Copenhague; le célèbre Vahl vit de suite ce qu'on pouvait attendre de ce jeune homme ; il devint son ami et son protecteur et le gagna pour la vie à l'étude de la botanique. La connaissance des mousses et des lichens, les vraies richesses de sa patrie, avaient particulièrement excité son ambition et elle fut considérablement augmentée lorsqu'il eut le bonheur de découvrir dans les environs de Drammen, quelques mousses nouvelles qui furent figurées et décrites dans la Flora Danica. |
Les succès qu'il obtint dans la carrière de médecin , en soignant les malades du grand hôpital Frédéric à Copenhague , ne purent pas l'empêcher d'accompagner ses amis Hornemann et Wormskiold dans un Voyage botanique en Norwège. Ils visitèrent les vallées les plus reculées de ce pays intéressant et curieux, et lorsque la guerre, qui en 4807 venait d’éclater entre la Suède et le Danemarck le foreèrent de retourner à Copenhague, M. Smith s’enfonca de nouveau dans les vallées du Tellemarck et y découvrit tant de mousses el de li-
ITINÉRAIRE, 44 chens inconnus avant lui, que cette excursion le fit connaitre à {ous les botanistes du nord et que depuis sa réputation fut établie parmi eux. |
Le défaut de secours littéraires pendant les malheurs de Sa patrie, le ramena à Copenhague. Mais à peine la tranquillité eut-elle été rétablie qu'il retourna vers les montagnes du nord et entreprit en 1812 une ex- Cursion des plus pénibles à travers la grande chaîne
du Tellemarck et du Hallingdai jusqu’au bord de la mer de l’ouest. Ces montagnes étaient très peu connues, même dans le pays ; on n'avait jamais mesuré leur hauteur, ni décrit leurs productions, et à peine en savait-on autre chose que ce qui était contenu dans les récits de toutes les difficultés et des peines auxquelles étaient exposés les paysans du Hardanger , quand ils avaient à passer les montagnes pour apporter à Konsberg le Produit de leurs vallées. Smith, excité au plus haut degré par les belles et grandes vues de la géographie des plantes de Humboildt, qui ont eu une influence si marquée sur les recherches de tous les botanistes ,
étudia ces montagnes autant en physicien attentif, qui lie et combine les faits qu'il observe , qu’en botaniste exercé, à qui n'échappent pas même les plus petits détails ; et il fut de cette manière en état de donner de ses Courses une description qui sera toujours regardée comme une des plus re:
narquables et des plus instructives pour la Séographie physique. ( Recueil de mémoires de statistique et de toposraphie publié à Christiana en 1817.) Il y expose surtout la grande influence du voisinage de la mer, et la séparation surprenante qui en résulte entre le climat continental et le climat des côtes, À un hiver rigoureux succède, du côté de l’est , peu de semaines après , un été dont les journées sont presque Continuellement claires et sereines. Le soleil , d’un jour qui ne finit presque pas, fait naître et végéter une
TE 1 GEI
quantité de plantes qu'on se serait à peine attendu à rencontrer dans des latitudes aussi élevées. L'autre côté des montagnes, au contraire, jouit d’une température très douce en hiver, parce que la mer et les vents qui en viennent, empêchent le refroidissement. Maisils couvrent aussi les côtes d’épais nuages et de brouillards, qui arrêtent l'influence bienfaisante du soleil et ne permettent à la température de l’été qu’une durée courte et de peu d’effet. Smith démontre de quelle manière ceitegrandeetsensible différence se fait remarquer dans les productions, dans la hauteur différente à Jaquelle s'arrêtent les arbres et les neiges perpétuelles. En effet, ces limites sont beaucoup plus déterminées par la température de l'été, que par les froids de l'hiver ; leur hauteur différente donne done assez bien, pourainsidire, une définition de l’état des vallées et des plaines situées à leur pied. Smith avait commencé par S'élever sur le Goustafeld dans le Tellemarck, la plus haute montagne de la partie méridionale de la Norwège ; il trouva que son élévation au-dessus de la mer était de 5,886 pieds de Paris ; la limite des neiges se trouve sur le penchant de cette montagne à 4,740 bieds de hauteur. Celle limite n’est élevée, que de 4,650 pieds. sur la chaîne qui sépare Tellemarck du Hardanger, situé sur la mer; et sur la montagne de Folge-Fonden, qui est presque entièrement entourée de bras de mer, celle limite se trouve abaïssée jusqu’à 4,036 pieds. Une 1rès grande quantité de plantes annuelles et de végétaux assez forts pour résister aux froids de l'hiver, mais qui demandent une température élevée et non interrompue dès que les feuilles et la végétation onlcommencé à se développer, se retrouvent du côté de l'estet Ià où la limite des neiges peut se maintenir à une hauteur considérable. Des buissons au contraire ou d'autres plantes très sensibles au froid et toutes celles
ITINÉRAIRE. 45 qui conservent leurs feuilles ou ne les laissent tomber que très tard, Mais qui, pour vivre, ne demandent pas une très grande chaleur en élé, sont réunies dans le climat plus doux et plus égal des côtes de la mer. Les premiers de ces végétaux vivent dans le climat -des plaines de la Russie, les autres jouissent de celui de l'intérieur de l'Angleterre et de l'Écosse.
Les bouleaux font ressortir ces relations d’une madière claire et frappante. Assez forts pour résister aux hivers de la Sibérie, ils exigent une chaleur soutenue dès que lés feuilles ont commencé à se développer ; le moindre retour du froid , pendant cette période de la Végétation , fait périr l'arbre. Le climat des côtes ne lui est donc Pas (rès favorable, et la limite supérieure, à laquelle il peut eroître, s’abaisse par conséquent à mesure, qu'on .s’approche de la mer. C’est ce que Smith prouve par. Îes observations barométriques. La limite des bouleaux se {rouve, selon lui, sous 60 Tr degrés à 3,584 pieds. Vers la grande chaîne du Kiolen cette limite n’est qu à 5,225 pieds. En descendant vers ja mer, au -dessu d'Ulensvang on la retrouve déjà à 2,805 pieds. Sur le penchant ouest du Foige- Fonden, qui est entièrement Ouvert du côté de la mer, cetie limite est descendue jusqu’à 4,857 pieds, et enfin elle n’est élevée que de 1,776 pieds sur le Gonnequiting, près de Tuse, ja dernière montagne vers le grand océan. Les bouleaux n'y peuvent atteindre, que la moitié de la hèuteur à laquelle ils s'élèvent dans la partie orientale éu pays. Mais dans ces mêmes localités , avec les chaleurs de l'été disparaissent les su-
Perbes sapins ( Abies), principale richesse du pays. On ne voit plus dans les vallées les bellés fleurs du Pedicutaris Sceptrum Carolinum , de lÆconitum L COCiOnum, ni du Pedicularts Oedert,
Si CoMmMunes dans les provinces de l'est de la Norwège:
plantes qui sont
l'Andromeda hypnoides, là Menziesia coerulea, la Primula Stricta,le Lychnis apétala, la Viola biflora , l'Aira subspicata, le Carex rotundata, le Juncus arcuatus , les Splachnum serratum:, luteun, rubrum , ete., plantes que le côté oriental du pays partage avec les plaines de Russie et de Sibérie, ont tout-à-fait disparu. , Mais on trouve à leur place la végétation d'Écosse : les montagnes des côtes de l’ouest sont entièrement couvertes du pin d'Écosse (Pinus sylvestris); les vallées 1 sont ornées de la belle Digitalis purpurea, tout-à-fait inconnue dans les autres parties de la Norwège. Sur le penchant des montagnes on admire l{Zieracium aurantiacum et assez souvent même la Gentiana purpurea, qu'on ne se serait pas même attendu à retrouver hors des limites des Alpes. Le PBunium bulbocastanum, Y Anthericum ossifragum , le Sedum anglicum ,de Chrysosplentium oppositifolium , la Centaurea rnigra, VI ypericum pulchrum , V Erica cinerea, la Rosa spinosissima , le Lycopodium inundatum , sont fréquents dans ces parages, aussi bien qu'en Angleterre, mais on les chercherait en vain, dans les contrées où la limite des bouleaux peut s'élever jusqu’à la hauteur de 1,000 pieds au-dessus de la mer. L’/lex aquifolium et le lierre (Æedera helix)qui ne peuvent point supporter l'hiver d’une grande partie du climat de l'Allemagne Viennent cependant très bien sur les côtes de l’ouest de la Norwège. Après avoir déduit ces lois, qui sont d’un si grand interèt pour la physique générale et qui sont si utiles pour juger de la possibilité de faire venir des plantes et des arbres dans un climat donné, Smith se porte vers la considération des glaciers et donne une description détaillée des superbes glaciers du Justedal sous 61 degrés et demi de latitude. Ïl revint vers sa ville natale de Drammen en traversant la grande Vallée de Walders. Ce voyage avait excité l'attention. La société patrio-
ITINÉRAIRE. 45 tique de Christiania engagea M: Smith à en entreprendre un autre semblable Fannée suivante, en 1815; et il$’y prêta avec d'autant plus de zèle, qu’il croyait y Voir, l’avancement des sciences combiné avec ce qui pouvait être utile à sa patrie. Il passa la plus grande partie de l'été, à examiner les montagnes situées sous le 62° degré de latitude, entre les vallées de Walders, de Guldbrandsdaien et de Romsdal, contrées qui élaient restées tellement inconnues jusqu’à lui, à Cause de leur hauteur et des difficultés qu’on rencontrait Pour y parvenir, qu’on ne les avait marquées sur les Cartes que d’une manière extrêmement incomplète. La Flore de la Norwège y gagna beaucoup d'espèces qu’on n'avait pas encore observées jusque là dans ce pays. À la fin de l'été il descendit dans les vallées imposantes du Romsdal, pour s'occuper , aux environs de la ville de Molde, des Productions de la mer; et la saison avancée ne. l'empêcha pas de passer encore deux fois la haute chaîne du Dovrefield, jusque vers les habitations des Lapons nomades. Il rassembia partout les habitants des hautes vallées, et leur fit connaître les qualités des lichens, qui couvraient leurs montagnes. E leur fit voir comment on devait s'y prendre pour pré- Parer avec ces lichens un pain nutritif , Sain et agréable et de beaucoup préférable au pain d’écorce, qui ne soutient misérablement la vie qu'aux dépens de la santé. Vers la fiu de l’année il retourna à Drammen.
La mort de son père le mit en possession d’une petite fortune, qu'il ne crut pouvoir mieux employer qu’en Visitant les pays étrangers pour y puiser de nouvelles Connaissances, soilen obsefvant, soit en fréquentant des savants distingués. Ce désir s'était beaucoup aug-. menté depuis qu’on l’avait nommé professeur de botanique à l’université de Chritiania; car, depuis ce temps, tous les fruits de ses voyages étaient destinés au jardin
pro
botanique. de Christiania, qu’il ne regardait plus que comme sa propriété, À peine avait-il mis pied à terre, et avait-il touché Lonäres au mois de juitlet 1814, qu'il chercha de suite à se procurer un jardinier expérimenté
et habile, et il eut en effet le bonheur de le trouver dans la personne d’un de ses compatriotes qui avait été formé à l'excellente école de Kew.
Cet événement eut une influence marquée sur toutes les démarches qu’il entreprit depuis. Depuis le départ de ce jardinier, tous ses soins se dirigèrent vers son jardin botanique, qu'il considérait dès lors comme établi. Persuadé que ce qu’il enverrait à Christiania serait soigné et cuilivé, il recherchait et achetait tout ce qu'il croyait pouvoir y être transplanté; et les jardins anglais excitaient doublement son intérêt, dès
qu'il observait quelque chose qui pût être imité en Norwège. Mais Îa saison avancée ne ui permit pas de rester fort pe à Londres. Il se rendit à Édimbourgh dans le courant du mois d'août, et s’enfonça
bientôt si Jo montagnes de l'Écosse, pour y observer les mousses et les lichens. Il visita le Loch Tay, monta au Ben Lawers, examina le célèbre Shehallien, et s’avança jusqu'au Ben Wiwis dans le Rosshire, qui est très peu connu ans 3 pays même. Il monta sur la plus haute montagne de lEcosse, sur à Ben Kevis, visita le respectabie n duranst M. Stuart, à Luss, et, après cinq semaines de courses, il revint # Edimbourgh. Les connaissances profondes que M. Taylor possédait sur les plantes cryr rase l'engagèrent à aller à Dublin, où il se rendit en passant par Carlisle, par le Cumberland et par le pays de Galles: et, après Un Court séjour, il revint par Liverpool et Oxford à Londres où il arriva dans le courant de décembre 1814. Depuis qu’il s'était décidé à parlir pour le Congo, cette expédition lui avait ouvert un vaste champ d’es-
An verser Er n, te
ITINÉRAIRE. #7 Pérance, et il semblait qu'il he s'était pas trompé. Le Capitaine Tuckey était un bomme instruit, d’un com- Merce agréable, et dont la société fut pour Jui aussi instructive que nécessaire,
Le 9 avri] 1816 les v première fois de San Y Je capitai
aisseaux mouillèrent, pour Ja depuis leur départ de l'Angleterre, à l’île a50, l’une des principales de celles du Cap Vert: ne lui-même aurait pris beaucoup d'intéret à y
Séjourner plusieurs Jours pour étudier cette îte intéressante , :
Jui av
si ses ins(ructions et ses Propres désirs ne aient fait un devoir d'accélérer son Voyage vers le Congo, Malgré ce contre-femps , on peut regarder la fruit Gu seul jour de recherches que Smith employa Sur les collines de San Yago, comme une augmentation Considérable de no$ Connaissances de ces îles. Les vaisseaux arrivèrent au mois de juillet dans l’embouchure du Congo. Le capitaine Tuckey avait l'intention de remonter cetle rivière aussi loin que possible ; maïs bientôt des chüûtes d’eau dans la rivière empêchèérent même d'avancer avec des bateaux, I] ré solut de FémMonter par ferre avec Quarante personnes de son équi page. Le beau climat parut d'abord favoriser l'expéditio ; et la végétation, qui devenait toujours blus belie, Plus distincte et plus riche, donnait une
activité Particulière au botaniste OCCupé sans relâche à étudier ce qui S offrait sans cesse à ses Yeux : (out est nouveau ici, écrivait-il dans son Journal, à peinea-t-on le temps de faire autre chose que de recueillir et de voir, Entièrement enthousiasme
l'aspect riant des Colline
de la beauté de la rivière, de
S, Smith fut comme frappé de
Sfupeur, lorsque le capitaine déclara qu’on était Obligé de retourner sur ses pas. L’espérance de recevoir des vi. VTeS par les nègres des alen(ours, au moyen dela Chasse, avait été entièrement perdue. La quantité de vivres qui 'estaient ne permettait plus d'avancer ; malheureu- +
serment aus il était trop tard quand on songea au retour : les vivres ne suffisaient plus pour arriver A qu'aux vaisseaux. Les besoins, les soucis, la faim , les fatigues excitèrent une fièvre qui se communiqua à dement. Smith chercha à se conserver par la force de
l'esprit; il ne perdit jamais sa bonne humeur, excitai le courage des autres et voulait leur donner l’ exemple: Mais il ne réussit point dans ce dernier projet : à peine eût-il fait quelques pas, qu’il tomba et n’eût plus la foree de se relever ; on fut obligé de le porter, et encore, dans cet état, il ne cessait pas de ranimer les espérances de ses compagnons. ‘Ils arriverent enfin, lui, le capitaine Tuckey et peu de ceux qui les avaient accompagnés, le 17 septembre, à l'endroit où le Congo avait jeté les ancres. Le 18 on les porta à bord de la Dorothée , qui paraissait plus commode, et où le capitaine mourut peu de temps après. Ce coup accabla entièrement Smith. Le 21 septembre, le jardinier Lockhart, du jardin de Kew, vint vers lui, et l'entendit parler beaucoup dans une langue qu’il ne comprenait pas. Il refusa toute espèce de secours ; et le 22 septembre, peu de moments après que la Dre eût levé les ancres, ii mourut éloigné de ses parents et de ses amis, seul, isolé, sans avoir près de lui une seule ame compatissante. On Fa descendu avec les formalités usitées, dans la rivière, près de l'endroit qu'on avait nommé les Arbres élancés, The tall trees.
Ses journaux et ses collections ont été conservés. On n'aurait pu ériger à ce naturaliste distingué ur plus beau monument que l'excellent Mémoire queM. Robert Brown a composé sur les matériaux que Smith avait rassemblés au Congo. Par ses découvertes, comme le remarque encore M. Brown, il s’est placé au premier rang parmi des naturalites du nord dont les observations se sont étendues tout autour de l'Afrique. Smith a rempli la
:., UBesfouieëde phénomènes “GuifConcerhaicht
Sparrmann : Thurberg e Uingués, dans lesquels. o fluence du géniéde , EUX, et parmi les martyrs de la SCience fe nom de Smith sera toujours nommé avec gloire et honneur. .. Les. naturalistes Qui*suivront compléteront ce que * Smith n’a pas pu donner Sur la Fiore dés Canaries les collections et les cat Plus grandepartie . font elinconnus avant Jui Placer dù nombre de faire Connaître l'histoi erces naluralistes quoique Presque to voyages de
n doit principalement la connaissance ; Cexqué d’autres ÿ ont ajouté ne peut
Comme de simplés fragments.
George , Glas était”
ui Écos$ais , : qui avait fait le Commerce des: Candries’ et de la côte de PAfrique “Pendant bien des: annéés sur ses propres VaissCaux ll ,connaissait donc parfaitement’ bien les brodue lions dé cescontrées Mais il avait en Outre observé la phy- Ja diréction des fS Coürän(s.en mer, l’état des atlérages et des
SIUeS 1h COnpaiss ai la COhstarice et Yenis } |
50 DESCOMEPTION DES IBES CANARIES
ports ; la nature des côteS, les‘différentes doi he de la mer; enfin, il avait étudié tout ce qui pouvait intéresser la navigationsur chaque point de ces îles, ce qui embrassait à peu près toutes leurs relations tive siques.sSe trouvant en 1761 à Ténériffe, il y apprit qu'on avait présenté à l'évêque ur manuserif, fait .en 1632 par le franciscain Don Juan Albreu de Gälindo:, et qui avait été conservé jusque là dans:un couvent sans. qu'on.en eutpris connaissänce. Sur sa demande , onJui envoya de la grande Canarie une copie de ce manüscrit, etik y trouyad histoire complète et très ‘curieuse de la découverte et d& la conquête de ces ileswil s'était procuré beaucoup. de «documents sur cette hisloire; et comme if étaient d'accord avec le manuscrit, il en conclut"qué celui-ci méritait toute confiance : c'est ce . qui l'engagea. à publiér gette Bisioire.et à Y. joindre les, observations qui lui étaïent particuiières. Le litre, en.effet, parle plus de ce qui appartient à l'Espagnol qu'à l'Éditeur® Histoire dela découverte et de la conuéte" des îles Canaries, traduite d’un manuscrit espagnol nouvellement trouvé sur T ile de Palma à laquelle on.& ajouté une déscriptiôn de ces iles; par George Glas, Londres, 1764. C'était là première description - complète de ces iles, et, comme tellé selle réstéra foujours un excellent ouvrage, Plus on conndil,ces îles, et plus on apprend à.estimér la justesse de toutes les pe- Ütesremarques que cet observateur soigneux étatténtif a disposées dans. toute Vétendue de cet ouvrage... “Glas avait le dessein de décrire l'intérieur de l'Afrique, da rivière de Tombuctou, ét les nègres.qui habitent ses rivages ; et 1 n'y æ point de doute qétant très versédans les langues Berbér$ h'eût tfouvé moyen de rassembler «une quantité des dotionsgout-à - -fait in-
connues ; mais fe sort ne lui.ful pas.favoratle. Peu de, 4
temps après avoir publié son ouvrage, en #764gihs em
BCE : ITENÉRAIÏRE, N° De barqua, protégé par le ministre Hillsborough avec , sa femméy $à fille et quelques domestiques ; pour le port abandonné de Guadar où de Sain{e-Croix-de-Mar- | Pequena ; situé Sous le 30 : degré de latitude, pour y établir üne:colonie ; et pour rebâtir le fort tombé en » ruines. Par leemoyen d'u ffachement arménien , il se mit de suite en relation coMmérciale avec les Maures , et loute, sün expédition: paraissait prendre une tour nuré favorable. Mais bientôt il s’apéreut fé le"port qu'il ayait nommé Port Hillsbôrough ; ent honneur. “dé"s0û protecteur , était excellent pour lés vaisseaux qui y Youlaiefit éntrér, maissqu'à l'ordinaire le vent de terre était trop faibléç pendant des mois entiers pour lésefaire sortir. Il-résolut done d'aller acheter à Lancerote un dé ces briganffns légers dont one sert dans’cefte ile ; et comme sôn abseñce ne devaitêtre que de co rte durée , | laïssa sa femme, sa'fille ePsa petite ' gasson sur 1x édte d'A rraque sous lagprotectiondu truchément® Mais l'AMbassadeur d'Espagne avait fait, * pendant ce temps un rapport'à sa cour Sur l'expédition de GI&$, ét son*ayait donné ordre au gouverneur des Canaries de lui refuser toute éspèce de secours. Lorsque, Glasÿ à qui ces otdres étaient inconnus, sé présenta, on larrêta à da grande Canarié, comme defraudador dé la Real Macienda, etsil fut énférmé dans le Château de Sainte-Croix ‘de “Lénériffe, et gardé assez, étroite- “mêné, surtt après une feñtative d'évasion qui-n’eût pas de succèss Hérsque les MaüreS virent qu’il ne revenait pas, îls attaquèrent Son Château, brülérent son vaisséau et Mässacrèrent plusieurs Anglais. Maestruchement et Quelques An de Se Sauvef sur deux+ba-
* et abordérent d’abord à là Canarie, puis à éniériffe. + à .
Pendaft: c temps. Ja Hberté de Glas avaitété de - RU: 4.
| mandée avec beaucoup d’instances et. d'énergie ä* fa cour de Madrid par lé comte de,Rochefort, ambas- sadeur anglais qui obtint enfin. qué celui-ci eût la permission de s'embarquer en novembre 1 763, à Puerto Orotava, pour Londres:
M étaità bord du vaisseau Zar? Sandwich , monté par le capitaine Cokeran et sept matelots. Ce VaisSseäu était chargé de vin, de beaucoup d'argent et d’oren barres. Le 50 noYembré, à 11 heures du Soir, quatre “des matelotst saïsirent le capilaïne dans sa cabane et je tuèrent aveœune barre de fer. Le bruit fit accourir Gas et deux matelotst., Ceux-ci furent jetés à la mer, etGlas qui avait pris des armes , Aÿant été surpris par derrière fut tué avec sa propre épée. Sa femme et.sa Ge âgée dé’douze an$ ne purent fléthir lés assassins: On les lia ensemble et lesjetta à la mer Les matelots qui réstaient ‘encore eurent le’même sort, un "petit garçon excepté. Dans cet élat.les mutins arriVérent ; jusqu’à 10 lieues de, Waterford® [ls placèrent tout l’argént et le$barres d’or dañs unbateauallèrent à terre‘etyenterrèrent üne partie de leuftrésor. LIs se rendirent ensuite à Roës, Puis à Dublin, et attirèren it bientôt l’ attention par leurs grandes dépenses. On apprit en même temps l’ârrivée d’un vais seau Sans équipage sur la côte, on se saisit des mateto(s qui avouérent leur crime. L à
François Masson, né en 1741 à Aberdeen ÉBcosseétaits jardinier à à Kew et s'y fit tellement remarquer par*ses connaissances ,que le célèbre Aiton le fit envoyer au cap pour en rapporter des plantes, capables d’être cultivées dans le jardin de Kew AC'est là que Thunñberg l& rencons tra, etil fit quelques vojages axec lui. Iestæbeaucoup d'années au Capet Cest principalement par ses'enyois qu'on a pu pour ainsi direaussi bien'se familiarisera avé®
la flore si riche et si caractéristique desces contrées: IE ne revint en “ASIQe, qu’en A781 après'avoir its
lesupplément au species plan taïurn Qui étaità Lo es dans ce moment | Ex pläntes rapportées nservées SOUS. ces noms dans de. :
"de Bancks. Une foule de: buissons rapportés ts ne naries s'est Tépandue depüis dans les jerdins.de PEu- % tope-Massôn visi laen 17851e Portugal; puisil retourna au Cap en 1786 et n’en revint qu'en 1795. Son zèle ne BOuyait pas se ralentir. I alla au Cañada en 1 797 et MOUrut à Monréal en dégembré 1805. 1 d'a jamais pu rién publier lui-même, sur les plantes. des «Canaries qu'ilavait découveites das la plupart dééelles- ej'onts été dénommées etsdécrftes Par Aïton dans le Æortus
rs
Kewénsis.… à | LL | Les travaux de Viera ont été d’une plus Srandemporlance pour la conbaissancedes îles Canaries, Sonérand Ouvrage, Noticias dela istoria général de las islas de ‘anarias Madrid 715, est une vraie chronique de tout
CE qui S’est passé sur ces lies, jusqu’au moment de sa.
me
publication} Contient pour Ja première fois en langue espagnole et y entier "le mänuscrit-.du père Juan Abreu de Galindo,. puis ühe foule de notions curieuses, ürées des archives ae ir y ajouts eau | A Res par- * tent ioujours “beäucoup d'ine à ène, quand c’est un OBscryateur #à | de*petits phénomènes qui influent. qu d’une manière assez nojable sur | l'ensemble. et qui péuvent entièrement échapper Sum Etranger. + s + 2 É
eo
ES
54 DÉSCRIPTION®DES IJES CANARIES.
Don Joseph de Viera y Clavijo était né le 29 décembre CATSI à Realejo Aribatsur l'ile de Ténériffe, de D. Ga- | briel del Alamo y Viera et dé Düona Antonia Maria | Clavijo, lunet l’autre de Villa OrotaVa. Quoique destiné
a l’état ecclésiastique il avait étudié et possédait beaucoup de connaissances différéntes. Déjà & FOrotava äl
.composa des poésies, des’tragédies, enfin des sermons. à Tlyachevaäussien 1772; sa grande histoire des Canaries. Pour, publier ce ‘dernier ouvrage, ikaïla” lui-même à Madrid , y entra comme précepteur dans la maison du” marquis de Saint-Crüx et acconfpagna énsuité’ cefte famille: danssses voyages à Vienne/en Italie ; en France et dans les Pays Bas. À Paris, il suivit Jes lecons de . chimie dé Sagescelles de physique de Sigaud de Lafond, celles d'histoire naturelle de ValmOnt de Bomare et | avée beaucohp de succés” Car peu de*temps aprèsson retour à Madrid, il y fit Jui#même un cours de physique 2: “devant une grande ét brillänte assemblée ety montra € pour la premièresfois dans cetté capitale,#les phéno- DÉNÉMEUTIEUr del combustion danse gaz oxygène: I.s'occupa en même temps, et’aveëbeaucoup dé’zèle 4 dela-botanique et publia beaucoup d'ouvrages d’une ! nafuré bien différentes mais qui lé Tendirentcélèbre : La redicion de Granada, in poëme sur l’air fite où À 1e gaz acide tarbonique ; Élogio deFélipé El Hie: rotto, poèmes Elogio d' A1 de Tostado- Nommé archidiacre de Fuertaventura", il retourna en 1784! aux. Cañaries, mit les ardlliges! de la Cathédrale en Ordréret s'otcupa sans relâclié de instruction de la . jeunesse. Il mourut le 21 février 1845, âgé de 82 ans’ | Parmildes. nombreux manuscrits $ qu il Ale ii en | “trouve ,uh as8èz ‘remdfquable, qui, ‘avec quelque | espritsde critique, serait digne.d’être publié. C’est un à dictioñnäire “desl'histoire naturelle dés îles, das les ! articles duquel il fâconte touf’ce qu L avait appris où !
| TINERAIRE. | 35 observé luimêème sur les différents rapports dés objets * dontil.$oceupe, Les-troubles de sa patrie ont empêché jusqu'ici la publication de ce Manuscrit. * + Broussonet après avoir réussifà franchir les Py- ” rénées € après être arrivé à Madfid en juin 1795, ne SY Cru pas encore’ suffisamment en sureté. Il alla se réfugier à Fez, puis-à Tetuan, à Tanger, à Alcassar, 4 Salé, äMogador où il crut devoir se cacher sous le rôle de médecin du consul américain? De xetour en France en-4798 il ne fat pas,rassuré par la tranquil- Jité dont éommençait àjouir ce pays'et il n’y fit qu'un {ès tourt:séjour. Il rechercha et obtint par son parent Chaptal le consulat des Canaries. Son séjour de ‘plu- . Sigurs années à Laguna, lerit emétat d'apprendreà connaïtre beaucoupigde plantes de Ténériffe, IL envoya dés collecteurs dans les gere tes vallées pour’ lui appotter desyplantesset il ff aussi lui-même quelques ’excur- : . LE AP Re Cr “heniaBsf SRE par Jüi-à dés bolanistes distingués et ces derniers les publiérent el en donnèrentla description complète, Ces publications ont été faites #surtoutopar. son &mi Cavanilles à Madrid dans les” nneles de ciencias naturaies, et par Willdenosw da S. l'Enumeratio plantarin du'jardin de Berlin. Comme Broussonnet connaissait Parfaitement bien les plänteside la côte la plus voisine de Bari [Ue, ses-remarques auraient été extrêmement eurieusliel importantes, s'il avait voulu les ranger et les publier lui-même On est actuellementsouvent fort incertain sur là poSitiôn des endroits d’où il avait tiré ses. plantes, et comme. l'ordre manquäit quelquefois ans ce qui l’entourait, on peut facileent supposer que AE, uelquefois-a flore des,Canaries a été-mêlée avec celle + de Mogador et de Maroc, On à de lui un Florilegturt Caänâ@riense eLune F lora œcohomicæ Canariensis, qui doit contenir dés observations sur 1 -600 plantes:"mais cesou-
S GE æ sm @
; £ Fe É.
ee
yrages sont'inédits, Apparemment. j] ne pût faire luimême ces publications, car il avait entièrement perdu Ja mémoire. 11 mourut le 27: juillet 1807 ( Thiébaud’de Bernaud, Annales de la société linéenne, mars 4824 ). . Descommunicatioñs provenantde Broussonet, lacon naissance. de l'ouvrage de Viera et uné relation trouvée à Sainte-Croix sur Ja dernière éruption du pic en 1798 paraissentavoir engagé M. Bory-de-Sain t-Vinéent, lorsqu'il accompagna le capitaineBaudin dans:son voyage autour du monde, à coposer et à publier Son Æssar su: les Iles "Fortunées. L'histoire de la conquête paraît dans cet ouvrage pour la première faiseh français. MH n’esbpas probable, au reste, que ce spirituel et savant auteur écrirait une seconde fois le livre qu’il a publié * Sur ce sujet. 7 LEE Li Bi M. de Humboldt s'était arrêté quelques semaines entières à Ténériffé,. au lieu dé n'y séjourner ;qué quelques ,jours’, “on, n’entrepreñdrait pas de décrire ces îles de nouveau. Il à été le premier ädoriner un tâbleau deswproductions-naturelles -de l'île ;. dônit les relations géologiques n'avaient jamäis été. dévelôppées avant lui: La discussion sûr l&hauteur et sur la position géographique du Pic, dans de premier volume de sa Relation historique, restera long-temps une 4uw-: totilé;.et, pour tous les. autres phénomèness qu’on observe au, Pic et dans le voisinage des îles, cette Relation sefa téujourssune source féconde dont on.ne pourrait se passer. ST
rene poeme career creer arer memes
APERÇU STATISTIQUE. , ÔT