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404 BHÉNOMÈNES VOLCANIQUES.
chaîne, reproduit presque exactement sur un très long espace, la configuration de la côte de la Nouvelle Galles du sud.
A cette différence de forme avec les autres îles de la mer du sud, vient aussi se joindre une différence de composition. Dans la Nouvelle Zélande, on ne trouve presque pas d’îles basaltiques, et les roches primitives se montrent au jour en presque tous les points; on
peut même les observer sur l’île de Norfolk (Forster
Bemerk. p. 10). Dans la Nouvelle Caledonie, Forster et
La Billardière ont reconnu que les montagnes étaient
formées d’un micaschiste contenant beaucoup de mica,
et de roches serpentineuses. Dans les Hébrides, même à
Tanna, Quiroset Forster, ont décrit des roches de mica et
de quartz qui ne peuvent appartenir qu’à des montagnes
primitives. Sur les îles des Cocos, auprès de la Nouvelle
Trlande, le calcaire s'élève à la hauteur de 460 pieds, et au hâvre de Carteret, il forme une longue chaîne de. 4,380 pieds de hauteur, parallèle à une chaîne de montagnes hautes de 6,000 pieds qui s'élèvent dans l’inté-
rieur des terres et avec lesquelles par éonséquent ce calcaire est en connexité (La Billardière, rr, 246.)
Les volcans ne paraissent plus dans ces contrées comme les points principaux de certains groupes, ils sont au contraire tous placés sur lacrète de cette chaîne australe, toujours dans le voisinage et à peu près constamment au pied des montagnes primitives (40h. der Acad. der Wiss. zu Berlin für 1818, p. 53). 2
Il paraît que le continent de la Nouvelle Zélande
, n’est pas äl’abri des influences volcaniques : d’après les documents officiels publiés par M. Hay (Jour- . nai de la Société géographique de Londres, x, 135)
la petite île de While Island dans la baïe de Plenty» latit. sud. 37° sud, longit. 483° ouest de Paris, 5
| um volcan très actif; un autre volcan le mont Egmont
ns er TS SEE = are are re
PHÉNOMÈNES VOLCANIQUES. 405 se trouve sur la côte opposée à l'angle nord-ouest du détroit de Cook. | AK
1° Le premier et le plus méridional des voleäns dè cette chaîne, après ceux de la Nouvelle Zélande, est celui de Tanna. Le 3 août 1774, lorsque Cook fit la découverte de cette île il trouva ce volcan en pleine éruption. Il a été décrit par Forster ( Bemerk. p.120); et se trouve sur la côte sud-ouest de l’île, à l’extrémité d’une série de petites collines derrière laquelle S’élève une chaîne dont la hauteur est au moins deux fois plus considérable, Le sommet du volcan ; formé par un cône très abrupte, complétement nu et sans aucune trace de végétation, est éloigné de deux lieues du bord de la mer, et s'élève seulement à 430 pieds de hauteur.
On a décrit quelques cratères d’éruption analogues à ceux de Lancerote en 1730, mais point de volcan permanent. Et quoique la production de solfatares et de sources chaudes soient des phénomènes très fréquents , il paraît cependant qu'il faut chercher autre part la principale communication volcanique ouverte sur celte île. |
En 1795, d'Entrecasteaux vit aussi le volcan répandre dans l'atmosphère d'immenses nuages de fumées (La Billardière, 1x, 180). Lat.19° 30" 5. Long.Paris, 167° 953" E. Ed Es
Les autres volcans de cette série sont les suivant(s :
2° Ambrym, à l'est de la grande île del Espiritu santo. Forster a observé sur les montagnes une épaisse fumée blanche, et les habitants affirmentque des gerbes de flamme s’élancent fréquemment de leur sommet, Le rivage de Mallicollo, vis-à-visle volcan est entièrement couvert de pierres-ponces. Lat. 16° 15" S. Long. Paris, 165°59 557 E. |
S L'ile Volcano, près de Santa-Cruz, découverte
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par Mendana. Sur le cône du volcan, on ne voit ni arbres ni verdure ; il rejette des gerbes de feu, et lance des pierres dans toutes les directions (Burney 11, 149): En 1767, Carteret a vu des vapeurs sortir de l’intérieur de cette: montagne, et d’après Wilson qui évalué la hauteur de ce cône volcanique à 200 pieds, il vomissait en 1797, des flammes très intenses. Ces flammes paraissaient périodiquement toutes les dix minutes , et leur éruption durait environ une minute (Burney, Discoveries in the South-Sea, x, 176). En 1793 lors de la présence d'Entrecasteaux sur cette île, le volcan était dans une période de tranquillité (La Billardière, 11, 258). Lat. 10° 93’ 55" S. Long. ; Paris, mi 18' 3° (D'Entrecasteaux). |
4° Sesar "ga, au-dessous des îles Salomon, auprès de | Guadalcapar. Mendana, qui a découvert cet île, la dérit. comme étant ronde et fort élevée : au milieu se trouve un volcan du sommet duquel s'échappe constamment un courant de vapeur et de fumée (Burney,; 1, 280). Ce volcan n’a pas été retrouvé depuis. D’Entrecasteaux croit qu’on doit le rechercher au nord du détroitIndispensable et de Guadalcanar(F'oy.,1,587); mais Burney pense, avec beaucoup de raison, que ce volcan n’estautre que la montagne à laquelle Shortland a donné le nom de Laramas , qui se trouve à la pointe sud-ouest de Guadalcanar, non loin du cap HensloW Shortland considère cette MoN comme étant plus élevée que le Pic de Ténériffe (Zimmermann Austra lien, 1, 501). D’ Entrecasteaux a vu cette montagne couvertede nuages, etne pût par conséquent reconnaitre si c’était en effet un valran, Lat. # 58' 8. Long. Paris, 158° 1:35".
3” Volcan de la Vote. à l'entrée du canal Saint-George, sur le côté occidental de ce canal. Ce volcan a été observé et dessiné par Dampier (#07:
PHÉNOMÈNES VOLCANIQUES. 407 1729, 1x1, 208) : il est fort élevé, arrondi, et son sommet, qui est très aigu, donne issue à une masse considérable de fumée. Lar. 5° 1218, Long. Paris, 19° 39: 35”. C’est probablement le même volcan qui a été observé par Carteret, lequel à déterminé avec plus d’exactitude sa position , et l’a placé vis-à-vis Pile Man, un peu à l’ouest du cap Palliser (Hawkesworth , r, 586). Ce volcan a été aussi remarqué par le Capitaine Hunter. is
6° Volcan situé sur la côte orientale de la Nouvelle- Bretagne , à peu de distance du cap Gloster. Il a été aperçu par Dampier en avril 1700 (7 0Yÿ, 11, 218); Son sommet donnait issue à des flammes qui s’élançaient avec bruit et avec des intermittences d’une demi-minute. La plus considérable de ces éruptions donna lieu à une large flamme qui s’éleya, avec un sifflement aigu, à uné hauteur de 20 à 30 yards , et on vit alors un courant incandescent descendre sur le flanc de la montagne, atteindre sa base, et parvenir. même jusqu’au rivage; de ce courant se dégageait dans l’atmosphère une fumée très épaisse. Lat. 1° 55". Long. Paris, 1450 49/ 55" E. (Rossel). Tasman à vu aussi ce volcan (Valentyn, 1, 356). .
T° La Billardière rapporte qu’en 1795, le volcan de LARIERE était dans une période de tranquillité , mais qu'au lieu de celui-ci, il y en avait un autre en pleine éruption, à quelques milles de distance au sud, dans une petite île : ce volcan présentait presque les mêmes phénomènes que celui de Dampier. Des colonnes d’uñe fumée très épaisse s’élevaient périodiquement de son sommet, et vers le milieu du jour, on vit un courant de
lave'se précipiter sur ses flancs, jusques dans Ia mer,
L'eau de la mer s'élevait alors sous forme de Vapeurs blanches ef brillantes , et la fumée, pendant la durée de Véruption, monta jusqu'au-dessus de la hauteur des
PT rh 22 5 ee ct SEM ET
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408 PHÉ NOMENES VOLCANIQUES.
nuages (7/0y., 1, 285). La. 5°, 521, 20” S. Long. Parts, 145° 45" 557. O.) : .
Burney à montré (rv, 421.) que la carte de Dampier ne s'accorde pas avec sa description, et qu'évidemment le Volcan situê près du cap Gloster dont parle Dampier, est placé dans là partie sud de l’île, et non dans la partie nord , comme l'indique la carte. Il résulterait de là, que les volcans de Dampier et d’Entrecasteaux seraient le même.
Les fragments de la coulée débit qui se trouve à peu de distance des îles de l’Amirauté , sont employés dans ces. contrées comme instruments tranchants (La Billardière, 1, 255 ).
So Volcan de la côte septentrionale de la Nouvelle- Guinée. Lat. , 40 52, S. "Long. Paris, 142° 55' 48r E, Dampier remarque , que bien que toutes les petites îles qui bordent la côte soient fort élevées, cependant, aucune d’elles n’a une forme aussi arrondie, et un sommet
‘aussi aigu que ce volcan brûlant ( ’oy. -, 1, 225), situé
à deux milles de la Côte.
So Volcan situé à douze milles du continent, au iniliei de cinq petites îles. Lar, 3° 55°, S. Long. Paris, 14° 55 55, E. Ce volcan a été aperçu par Dampier et plus tard, ain qué le précédent , par Schouten et Le Maire. Ces navigateurs ontaussi vu deux autres îles d'ou se dégageaient des masses de fumées; mais ils n’ont pas déterminé leurs positions, el jusqu'ici on ne les a pas retrouvées:
40° Dampier rapporte (ur, 225), que le 47 avril
4700, trois jours après avoir quitté les îles de Schouten et de la Providence, il observa, dans l’intérieur des terres, une montagne fort élevée, du sommet de laquelle se dégageait une masse considérable de fumée- Dans l'après-midi, il était en vue de l’île King-Wiliams. Ce Volcan ne peut être situé que sur la pointe à plus occidentale de la Nouveile - Guinée. Zar. 4° 50”, 5:
DHÉNOMÈNES VOLGANIQUES. 409 Long. Paris, 1260 , 59, 53”, Æ. Il n’a èté remarqué ni par Forrest, ni par d’Entrecasteaux.
Cette chaîne volcanique se rattache à l’ouest de la Nouvelle-Guinée, avec deux autres chaines extrèmement remarquables, qui se réunissent à elles ,. en for-
mänt une sorte de nœud. Ce sont la chaîne des Volcans des
Îles de la Sonde à l'ouest, et celle des volcans des îles Philippines et des Molucques au nord. Ces deux séries de Volcans suivent la limite extérieure du continentde l’A- Sie, avec beaucoup plus d'exactitude encore que la chaine précédente ne suivait les côtes de la Nouvelle-Hollande.
Les innombrables volcans des îles de la Sonde s’étendent jusqu'aux îles les plus éloignées de Sumatra et de Java, et se perdent dans le golfe du Bengale, dans les parties où le continent voisin devient plus considérable et moins dechiqueté. De la même manière, la chaine des Molucques et des Philippines s’élève vers le Japon , et entoure le continent de l'Asie, du côté de l’est.
Au contraire, au milieu de ces îles nombreuses qui
peuplent la mer de la Chine, on ne trouve que très ratement des traces de phénomènes volcaniques, et les Volcans eux-mêmes y sont presque complétement inconnus. Æ
L'immense masse oxydée qui forme le continent de VAsie, empêche toute communication de l'intérieur avec Vatmosphère, mais cette communication a pu s'ouvrir Sur Jes bords du continent, en formant une faille con- Sidérable qui l'entoure et sur laquelle se sont établis des Volcans qui servent de canaux pour cette communi cation.
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