‹ Description physique des Îles Canaries, suivie d'une indication des principaux volcans du globeChapitre 57 sur 90 · ILES DË LA GRÈCE (PL X · texte numérisé non relu

ILES DË LA GRÈCE (PL X

Ces îles sont les seules en Europe qu'on puisse: avec quelque certitude classer dans les chaînes volcaniques: mais jusqu'à présent, cles ne sont pour ainsi dire que le résultat des efforts effectués dans l’intérieur pour préduire de véritables volcans ; car ceux-ci ne se sont Pas encore ouverts d’une. manière durable. Cependant lous les phénomènes s'y présentent si bien avec les Caracières de ces volcans, que ces îles méritent d’être étudiées plus spécialement, |

Les îles grecques ne sont pas dispersées isolément « dans la mer, elles ne sont pas non plus rassemblées en + * Un groupe; elles paraissent, au contraire, Participer ‘ nlièrement de la nature des écueils de la Suède et de à

la Norwège. Les chaînes des montagnes qui traversent le continent se continuent sur ces îles avec la même direction et avec la même nature de roches, jusque dans les parties les plus éloignées, et alors même que ces parties ne peuvent plus s'élever au-dessus de la surface dela mer pour former des îles. Les îles ont, d’après cela, absolument, la même constitution géologique que Je continent de la Grèce, et ces relations sont tellement intimes que, guidé par la nature et la composition des roches, on pourrait avec certitude, écrire sur les rochers les plus éloignés de Stampalia : Ceci est encore F'Europe, etnon pas l Asie, et sur ceux situés à est de Cos ef de Callimène: cect est l'Asie , et n'appartient pas à l Europe (Clarke, Travels, , 765.).

Le eontinent de la Grèce, depuis le golfe de Saros jusqu’à la pointe de Cerigo, est traversé obliquement dans toute sa longueur par plusieurs chaînes parallèles qui s'étendent d’une manière constante dans la direction du nord-ouest au sud-est. La chaîne principale est formée par le Pinde entre l'Épire et la Macédoine; dans les parties supérieures de la vallée d’Aous, elle se compose de roches granitiques (7’oy. Poucqueville) ; la chaîne formée par ces roches ou par des masses de gneiss et de micaschiste se prolonge à travers l’OEta et sur la partie septentrionale du Cephissus et de la mer de Tepolias et enfin à travers VAttique, jusqu’au cap Sunium. Une autre chaîne semblable traverse la Thessalie et le Negropont. Toutes les deux se continuent dans les Cyclades, La chaîne du Negropont dans les îles de Andros, de Tyne, de Myconi, et celle de l’Attique dans les îles de Lia, Syra, Paros, Naxia, Amorgos, Stampaliä- Aucüne de ces îles n’est basallique ou volcanique, comme il y en a tant sur les côtes de l’Asie ou de la Macédoine, hors de la direction des deux chaînes primitives, PanS les îles de Naxia et de Paros, on trouve un calcaire

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grenu tout -à - fait intercailé entre des masses grossièrement schisteuses de gneiss dans lesquelles il forme Seulement des Couches subordonnées. A Syra, au-dessus du gneiss, repose du micaschisle contenant beaucoup de petits grenats et quelques couches de serpentine , comme on l’abserve aussi dans l’Hymettus : et il en est de même dans l’île de Zia. Dansl’île de Miconi, on observe des masses d’un très beau gneiss qu’on ne retrouve ainsi que dans l’île de Naxia. Dans l’île de Tyne, reparaissent des couches fréquentes de calcaire, et dans l'ile d'Andros, les roches sent formées de micaschiste, Rhenia, la plus grande des îles Delos, est composée d’un très beau gneiss graniloïde, formé d’écailles de mica, de-cristaux rouges de feldspath, et de petits zircons rougeâtres ; la masse de la rache est parsemée de beaucoup de, petits cristaux bruns et brillants de sphène et de cristaux de hornblende. Dans l’île de Delos même, les roches sont formées d’un gneiss très schistoïde, dans lequel le mica se trouve en petites écailles brillantes, d’un blanc d’argent ; le feldspath y est grenu. Au mont Cynthius, qui n’a que quelques centaines de pieds de hauteur , on observe des couches très considérables d’amphibolite dans lesquelles sont empâtés de grands cristaux hémitropes de feldspath, avec un peu de quartz et souvent aussi des cristaux de sphène.

Ces notions sur la composition minéralogique de ces diverses îles sont tirées des descriptions et collections du célèbre Albert Paroloni de Bassano.

Hi résulte de là, qu'aucune de ces îles n’est isolée éidistincte des autres par la nature des roches qui la compo Sent; il est donc évident qu'aucune d’elles, pas même l'île de Delos, n’a pu s'élever isolément du fond de la mer.

Au sud de la chaîne du Pinde, s'étend une autre Chaine fort élevée, parfaitement distincte de Ja pre- Mière; elle se compose de calcaires des formations secondaire s, ef est analogue aux chaînes calcaires qui

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accompagnent les roches primitives des Alpes dans la Suisse. et la Bavière, La roche calcaire qui forme celte chaîne est une masse d’un gris pâle , finement esquilleuse, contenant des couches de silex et une quantité considérable de fossiles (Clarke). La chaine traverse l'Epire , forme les montagnes du Parnasse et de l'Hélicon, et s’abaisse très rapidement auprès de Mégare; enfin elle se perd dans les îles peu élevées de Salamis et d'Ægina, qui en grande partie sont formées par l'oolite calcaire de la formation jurassique. Alofs commence à paraitre la chaîne des îles trachytiques ou volcaniques, mais il est à remarquer que ce n’est qu'audelà des points où se terminent les moi niagnes calcaires, comme si les couches dont celles-ci se composent eussent été un obstacle à leur soulèvement.

La chaîne volcanique touche presque F isthme de Corinthe, et elle comprend la presqu’ile de Methone (Hoff, 11, 168), les îles de Poros, de Milo, d’Antimilo, de Cnéh is et Polino, de Policandro et FA Santorin. Toutes ces îles ont dûvtrès probablément briser les couches de schiste argileux, qui, dans la Péotie et au sud de Thèbes, rendsent. au-dessous du. calcaire ; car l’île de Santorin, une des îles les plus remarquables et les plus intéressantes de tout le globe, a même soulevé le schiste argileux jusqu’à une hauteur considérable.

L'ile de Santorin est d'autant plus remarquable qu "ol y trouve à à-la-fois toute l’histoire des cratères de soulè vement et des îles volcaniques. On ne pourrait trouver en aucun point de la surface du globe, un cratère mieux déterminé, plus régulier et plus complet qué celui qui est entouré sur plus de la moitié de son co2= tour, par l’île recourbée de Santorin , et qui est entière” mentcomplété par l'ile de Thérasia. L’enceinte est terminée par des escarpements très abruples coupés presqu ‘à pie, tant sur l'ile de Santorin que sur celie de Thérasit-

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Ces falaises verticales sont formées de couches entremèêlées de conglomérat trachytique et de tuf, recouvertes à la partie supérieure par une masse de pierres ponces. Des partiés les plus élevées , les couches s’abaissent Comme d’un point central, avec une pente plus douce vers l'extérieur, jusqu’à ce qu’elles atteignent la mer. Dañs l’intérieur du cratère, il n’y a presque point de rivage entre le bord de la mer et le pied des falaises , CE cest avec la plus grande difficulté qu’on a pu tracer sur ces escarpements deux chemins auprès d’Apanomeria.et de Phira; il est impossible de descendre en ‘aucun autre point. Les rochers s’abaissent aussi brusquement au - dessous de la surface de la mer ; car, auprès de Scauro, on ne trouve le fond qu'à huit cent quarante pieds , et auprès d’Acroteri, on ne le rencontre pas même à mille pieds. Dans toute celfe suite de rochers, il n’est aucune partie dont la naturé ne rappelle celle d'une masse de trachyte brisée où bouleversée. A la petite montagne d’Elias, au=dessus d’Apanomeria, dans la partie nord de l’île, le trachyte est brun roügeâtre, et traversé dans toutes les directions par de petits crisaux blancs et vitreux de feldspath. Quand la pâte de la roche devient plus noire, les cristaux de feldspath sont plus rares et les fragments ressemblent beaucoup aux masses qu’on est habitué à trouver dans les laves. MPourtant on ne trouve nulle part ici des coulées de lave. Dans la partie la plus méridionale de l'îte, s'élève le grand Elias, la plus grande montagne de Santorin; cette protubérance détruit la régularité et l’uniformité de l’île et par s0n aspect 6n reconnaît bientôt que sa nature est complétement différente de celle des autres parties : en effet, ses flancs sont recouverts de schiste argileux Que le trachyte a dû vraisemblablement Soulever pour former l’île. Cette roche est gris bleuâtre, très schisloïde, et s’abaisse de l’intérieur de l'enceinte vers 1a

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mer : les couches de schiste s'élèvent jusqu’au milieu de la bauteur de la montagne. Très souvent on y trouve in= tercalées des couches de fer oxydé rouge, qui sont si fréquentes dans les schistes argileux des anciénnes formations. Le sommet de la niontagne est formé paï un calcaire grenu blanc, fortement translucide et tacheté de parties rouges de chair : ce calcaire a été em- | ployé en gros blocs pour la construction du temple dont les ruines couvrent encore la pente de la montagne. Il est évident que ces roches ne peuvent pas être tout-àfait étrangères à la composition du reste de l’île.

Les îles de Therasia et d’Aspronisi sont tout-à-fait de la même nature que Santorin : ces deux îles sont exactement situées sur le pourtour de l'enceinte dugrand cratère; et se terminent, à l'intérieur, par des rochers presque verticaux, tandis qu’elle s’abaissent par des pentes moins brusques sur Îles parties extérieures au cratère; elles sont composées aussi de couches peu éten: dues de conglomérat (rachytique et de tuf, recouvertes.également à ia partie supérieure par des pierres” ponces blanches. Enfin, l’analogie est rendue encore. plus complète , par le fait découvert par M. Joh2, Hawkins, à qui l'on doit une étude complète de ces îles et des collections de leurs produits conservées à Gottingue, à Berlin et à Freyberg. Cet observateur 4 trouvé sur les pentes extérieures de Therasia un schistéW | à aiguiser en feuillets épais d’un gris Verdäire, et u® minerdi de fer rouge jaspé à cassuré conchoïde. Ces roches, dont il a recueilli des échantillons, appartiennent à des couches subordonnées au schiste argileux et prouvent évidemment que l'ile de Therasia a néces” sairement dû aussi traverser cette formation.

Les îles de Santorin, de Therasia et d’Aspronisi son donc Îes parties essentielles d'un même tout, etn onË pas pu paraître l’une après l'autre. L'uniformité de leur

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‘Composition montre qu’elles ont dû être le résultat d’une äcfion unique et instantanée, car on ne saurail supposer “Qu'’elles aient pu être produites par des forces aussi irrégulières que le sont des éruptions différentes, séparées les unes des autres par un grand nombre de siècles. Les tentatives de l’action volcanique pour former un Yoiean au centre de ce cratère de soulèvement Paraissent Même s'être succédées d'une mavière non interrompue depuis les temps jusqu'où remontent les traditions, Quatre cent quatre-vingls ans avant la naissance de Jésus-Christ, le milieu du cratère se souleva et produisit la petite le d’Hierara, à laquelle on avait donné le non de Palaio-Kameni (Hoff, rr, 157) ; vWraisemblablement plus tard parurent aussi les nombreux rochers qui se trouvent dans son voisinage. En l’année 1427, cette île S’accrut considérablement, comme l'indique une ins- Cription conservée à Scauro, dans l’île. de Santorin : La petite Kameni se forma, en 1575, au milieu du cratère. et sa production fut accompagnée d’une grande éruption de vapeurs et de pierres-ponces; enfin sdei707 à 1709, se souleva la nouvelle Kameni,par laquelle se dé- Sagent constamment des masses de vapeurs sulfureuses. - Toutes ces îles sont formées de (rachyte brun, quel- Quefois semblable à du pechsiein, dans lequel sont disnPersés une quantité considérable de ces cristaux vitreux Mude feldspath qui caractérisent si spécialement cette roche; À ur surface supérieure est recouverle de pierres-ponces hoires. Les îles ne présentent point de cratères; les pelites ouvertures. qu’on observe sur la petite Kameni, Sont plutôt de simples crevasses que de véritables canaux de communication avee l'intérieur. I en résulte qu'il d'y apoint là de volcan permanent, la communication de ‘intérieur avec l'atmosphère n'ayant pu encore s'établir; Santorin n’est done encore qu’une île de soulèvement, êtne peut pas être comptée au nombre des Volcans actifs.

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L'ile de Milo diffère très peu de Santorin. Ony retrouve aussi un cratère de soulèvement, entouré par des couches de conglomérat et de tuf trachytique; ce cratère s'ouvre sur un de ses flancs, du côté de l’ouest. Les pentes del’ile sontaussi extrèmementrapides vers l’intérieur, €t s’abaissent par une pente douce à l'extérieur du cratère. On n’observe point, dans l’intérieur, de l'ile de Milo» d’autres roches que celles qui appartiennent au fra” chyte, mais sur la pente extérieure et dans les parties élevées Olivier a observé une couche de schiste argileux qui, comme il le remarque, n’a pas été exposée à l'action de la chaleur. On trouve done encore ici I preuve que l’île de Milo pour se soulever a dû traversef ! les couches de schiste argileux. : LE

- Des parties supérieures de lilé, de la cime-du mont Calamo, se dégagent des vapeurs sulfureuses qui forment une véritable solfatare. Ces vapeurs blanchissent et dé* composent les roches de trachyte et forment une sorte de mare sulfuréuse, cvidemment trachytique et solides mais pourtant quelquefois assez mouvanie, et où Oliviel et Bruguières ont#failli s’enfoncer (Olivier, Voyage & | Turquie, 1, 334). Ses 3 5%

Cimolis ou Argentièra, Polino, Policandro sont de : simples rochers de trachyte; ils sont aussi recouverts? en tous les points, de pierres-ponces et de fragmen | trachytiques. 11 pâraît donc résulter de là, qu'ils doi vent tous leur existence à des éruptions isolées (OIiVIé 1, 525. Sir Francis Darwin Thoms., Annales, oct. 1825 p.274). La terre à foulon de Cimolis qui, à prése? comme autrefois, est transportée partoute la Grèce, n'es! rien autre chose qu’un trachyte décomposé et très divis® par l’action des vapeurs qui se dégagent de l'intérieur” cette terre contient toujours des débris de cristaux © feldspath et de hornblende.

A la série de ces îles appartient encore l’île de POTO$?

PÉNOMÈNES VOLGANIQUES. A0 située tout près du continent, à l'entrée du golfe dEgine et proche les côtes du PAG nÉe celte île, nom mée autrefois Calauria, n’avait jamais été jusqu'ici observée ni décrite par personne. M. Parolini est le premier qui l’ait étudiée âvec soin, et il résulle de ses observations que- cette île est un chaïînon de la ligne volcanique, lequel relie les phénomènes des îles de Milo et de Santorin, avec ceux qui se présentent sur la presqu'ile de Methone. Poros est formée de couches d’un conglomérat dans lequel se trouvent réunis des fragments de trachyte, de calcaire, et de schiste argileux : on,voit souvent dans la pâte de cette roche, des petites paillettes cristallines de mica, et de la hornblénde, Le conglomérat est recouvert d’une masse de trachyte brun, très tourmenté, dans lequel se trouvent des erisfaux de feldspath vitreux, et fréquemment aussi de la hornblende et du mica. Sur le continent, le schiste ar-

gileux est en place, et recouvert dans beaucoup de points par des couches de calcaire.

- Ge qui rapproche surtout lesiles grecques des étés volcaniques, et ce qui rend plus complète léur analogie avec elles, c’est l'absence complète du basalte et de toutes roches basaltiques dans toute leur étendue. Cette circonstance surtout les distingüe essentiellement des volcans centraux. Le basalte est {tout-à-fait étranger aux roches qui composent les côtes de la Grèce, et on ne l’a jamais rencontré en aucun point : au contraire, il est assez fréquent dans les parties qui s’éloignent de la direction des îles grecques; car le basalte en‘couche se trouve non seulement à Lemnos, mais aussi sur toute l’étendue de Mytiène (Olivier ). Au mont Ida, On voit de belles colonnes prismatiques de basalte, de plus de 410 pieds de hauteur; ce basalte est noïr, compact et pesant, et forme des massés qui s'étendéni Comme des

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murailles immenses entre Bairanieh et Eivagieh, près de Troie; on observe aussi, près de Pergame et ‘sur le chemin de Smyrne, des laves basaltiques contenant beaucoup de cristaux d’augite, qui sont sorties de quelques cônes d’éruption ( Parolini).

L'expédition française en Morée,, et les recherches de MM. Boblaye et Virlet, nous ont appris qu’il fautencore faire entrer dans la série des îles trachytiques toute la presqu'ile de Méthoñe, et la plus grande partie de celle d' Eginee L'une et l’autre sont fort élevées , et le trachyte s’y présente sous les formes les plus variées. À Egine, il est traversé par de: larges filons d’un calcaire , jauné friable, qui contient dans les. filons mêmes, des Pecten opercularis , et des huîtres très bien conservées. On ne saurait: trouver une preuve plus convainçante du soulèvement de toute la montagne hors dela mer, pos térieurement à la formation du continent,

C’est encore à M. Virlet qu’on doit la connaissance d’un des phénomènes les plus curieux et les plus. intéressans (Bulletin de la Société géologique de F1 ‘ance, {11 409). Le fond du cratère dé Santorin s'élève peuà peu

et il paraît certain qu une. nouvelle île sera dans peu visible à la surface des eaux , près des rochers des Kameni. Elle est située entre la petite Kameni et le port de Phira : elle était encore, il y a 25 ans, à 415.brasses an dessous du niveau des eaux. En 1850, on trouva qu’elle n était plus éloignée que de 5; à 4 brasses de ja ‘surface. Elle a 800 mètres de l’est à. “l'ouest, et 500 du nord au sud. Sa Surface s’abaisse graduellement du nord vers l’ouest, depuis 4 brasses jusqu’à 29, et à l’est etat . sud ; jusqu’à 45 brasses. En dehors des limites. de cette île, la mer a une très grande profondeur, D’après le nouvelles les plus récentes (1854), l’île n’était plu” éloignée que de 12 pieds de la surface, Ou ne saurait

PHÉNOMÈNES VOLCANIQUES. 403 donc douter que dans cette Situation il n’y ait un dôme trachytique qui s'élève du fond de la mer. Arrivé à Ja Surface, il pourra facilement s’entr’ouvrir, et.donner ainsi une issue permanente aux vapeurs qui ysont renfermées, et dont l’action continuelle produit les tremblements qui renversent les villes et les Montagnes de l’Achaie et du reste de la Morée. Cet événement sera donc de la plus haute importance pour toute la Grèce.

| Sen. pe 5 RES CHAINE SITUÉE À HOBEST DE L'AUSTRASIE.

Un observateur soigneux ne manquéra pas de rernarquer que toutes les îles de la mer du sud, depuis le méridien de la Nouvelle Zélande, prennentun caractère {out particulier et très différent de celui des auires îles. Au lieu de présenter la forme ronde êt élevée des monlagnes coniques , combinées avec d’autres îles moins élevées el formant avec elles divers groupes isolés les uns des autres , les îles un peu plus loin à l'ouest, paraissent étroités et allongées, comme des chaînes de montagnes , et elles se trouvent toutes si exactement dirigées suivant une même ligne, quoiqu’un peu recourbée, qu’on ne peut se dispenser de les réunir et de les considérer comme les diverses parties d’un tout unique. Ainsi, il est évident que la Nouyelle Zélande , la Nouvelle Caledonie, les Nouvélles Hébrides ; les îles Salomon et de la Louisiade jusqu’à la Nouvelle Guinée ef ele île immense elle-même jusqu'aux îles Molucques , appartiennent à la même chaîne ‘et ces relations de toutes ces îles deviennent surtout plus frappantes , uand on remarque que la courbe formée par cette

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