PiiediStrà: lé sulfareuse , à l'est de Kiu-Si
D'après Kampfér , cette ile $e serail ‘éuictée dü Sein de la mer en l'année 94, maïs élle est trop considérable pour qu’on puisse admettre cette assertion.
59 Fulcanus où F'uëego. Etit. 30° 40” : ; lông. Ph 5, 125° 9° 85” E. Cette petite île , fort rémarquablé , ést représentée dans l’atlas dé Kr usenstérn. lé rejetté
Constannnent de la famée et des vapeurs sulfureuges.
4o 4so , au nord de Satzuma. Le sommet de ce volcan laisse dégager des gerbes'de flammes ( Kampfers, Japan von Dohm , 1, 120). Des bains chauds entourent de tous côtés le pied de la montagne.
50 Unsen, sur une presqu'ile , à l’est de Nangasaki.
La montagne était autrefois large et pelée, mais point très élevée. Les vapeurs qui s’échappaient de son sommet pouvaient s’apercevoir à trois milles de distance (Kampfer, 1, 120). Mais le 18 du premier mois (1795), la montagne s’écroula, et il en résulta un enfoncement tellement profond, qu’on nepouvait entendre le bruit de la chute d’une pierre lancée de la partie supérieure. Des, vapeurs épaisses s’élevèrent pendant plusieurs jours de cet orifice. :
. Le6G du second mois, le volcan Bivo-no-K oubi s’ouvrità environ unedemi-lieue de son sommet, des gerbes de flammes en sortirent et s’élevèrent à une hauteur considérable ; en même temps, des coulées de lave se répandirent avec une telle vitesse sur le penchant de la montagne, que toute la contrée , sur un espace de plusieurs milles, fut bientôt en AA à Pa Fable incendie. | - ele du troisième mois, à dix heures du soir, on ressentit dans toute l’île de Kiu-Siu ( Kidjo) , mais principalement à Simabara, un violent tremblement de terre qui fit écrouler des montagnes, renversa les maisons et crevassa le sol en beaucoup de points. Pendant ce temps, la lave ne cessa pas de couler (Titsingh, Mémoire des Djogouns par Abel Remusat, 1820; p. 205, sq., avec un dessin colorié de cette terrible éruption) Es | | 3
Le 1° du quatrième mois , = terre fut de nouveau violemment agitée pendant une heure , et les secousses furent si fories qu'elles renversèrent des montagnes el qu'un grand nombre d’habitalions furent ensevelies
Sous les décombres. En même temps on entendait de lous côtés un effroyable mugissement souterrain: toutà-coup la montagne Miyi Yama se souleva dans l’atmosphère, mais elle s’affaissa bientôt sur elle-même ct disparut dans la mer. Les vagues, jetées avec force sur le rivage, détruisirent beaucoup de villages situés -près de la mer, et une masse considérable d’eau, sortie par les crevasses de la montagne, submergea toute la conirée. Simabara et Figo ne presentèrent plus en un ins{ant que les traces de la plus affreuse dévastation. On évalue à 55,000 le nombre des personnes qui périrent dans cette épouvantable catastrophe. | 6° J'irando, île située à l’ouest de Kiu-Siu. Non loin de là se trouve une petite île rocailleuse qui,
d'après Kampfer brûle constamment (Japan, 1, 120). Tous ces volcans sont à peu près dans la mème direc-
tion » Sur une ligne qui va du sud-est au nord-ouest. - 70 Fatsisio. Lat, 54°507, long. Paris, 1370 19° 35 ”’ E. D'après Kampfer , près de là a dû se soulever, en l’année 1606, une petite île, probablement celle de laqueile Broughton vit se dégager des vapeurs en 1796 (Hoff,r1, 42). D'après les dessins de Broughton(p. 140), elle doit avoir à peu près 3,000 pieds de hauteur et être située un peu plus près de Jedo que l’île de Fatsisio.
8° fusi, C’est la montagne la plus élevée et le volcan le plus considérable de tous ceux du Japon : il estun peu moins haut que le pic de Ténériffe 3 mais il ne le cède à aucun volcan pour la majesté de son aspect. Il est placé un peu au sud-ouest de Jedo , dans la province de Suruga. Son sommet est constamment couvert de neige, et il s'en dégage d’abondantes fumées. Il en sortait autrefois aussi beaucoup de flammes, mais elles ont lout-à-fait cessé depuis que la montagne s’est entre Ouverte sur un de ses flancs (Kampfer, Japan, 1, 120).
Klaproth raconte ; d’après les livres japonais , que
285 ans avant notre ère , un grand éboulement forma dans une nuit le lac de Milsou-Oumi ou d'Oïtz , eten même temps, le Fousi noyama, la plus-haute montagne de Japon, se souleva du sein de la terre. Du fond du lac Milsou-Oumi sortit, 82ans avant Jésus-Christ, la grande île de Tsikda bo Sima qui existe encore. Cet événement est irès remarquable et serait de la plus haute importance , parce que nous y verrions un Étne ou un Pic de Ténériffe s'élever d’un seul jet et non par des éruptions successives , si l’époque où il a eu lieu n’était si reculée, et si les sources où on puise ces notions étaient accessibles pour un plus grand nombre de personnes (Humboldt, Fragments asiatiques , 1,225).
9o Alamo, dans la province centrale de Sinäno, au nord-ouest de Jedo. Le 4” août 1785, après un violent tremblement de terre, la montagne rejeta par son sommet des gerbes de flammes et une telle quantité de cendres et de pierres, que toute la contrée, même en plein jour, fut plongée dans les plus épaisses ténèbres.
Les habitants des lieux cireonvoisins voulurènt prendre
Ja fuite, mais le sol s’entr'ouvrant de toutes parts, vo: # mit des torrents de flammes qui dévorèrent toutes les’: habitations et firent périr les hommes, Vingt-sept villages furent ravagés et détruits par cet incendie. Depuis le 40 août , ces phénomènes avaient encore augmenté d'intensité; un bruit effroyable, semblable à celui du tonnerre, avait comme pétrifié les habitants ; bientôt on vit tomber une pluie de pierres incandescentes, dont le poids était même de quatre à cinq onces : elless ’accumulèrent à Yasouye sur une épaisseur de quinze pouces , et formèrent jusqu'à une couche de trois pieds d'épaisseur à Matsyeda. Le 44 août, à dix heures du matin , un courant de soufre , mêlé de gros blocs de-pierres et de boue, se précipita du baut de la montagne et yint se.-jeter dans la rivière d’As‘uma
Gus 4 qui sortit de son litet inonda toute la contrée. Le nombre des victimes de ce désastre est immense. La vue coloriée,. jointe à là description Japonaise de cet événement, montre bien clairement que cette terrible éruption s’effectua :par un grand nombre de cônés, disposés sur un même alignement, et quipar conséquent se sontélevés sur une même fracture pour former des canaux et livrer passage aux flammes. Un grand nombre de villages ont vraisemblablement été ensevelis comme à Lancerote en 1750 ( Titsingh ,. des Djogouns , prdBOhrrict oosiirsiob nait 400 Pic Zülesius , sur la eôte occidentale de fines un peu au sud du détroit de Sangar. Ce pic est très élevé et constamment couvert de neige : on {rouve une Vue de cette montagne dans l’atlas de Krusenstern. Quoique le docteur Tilésius donne toujours à cette montagne le nom de volcan ; pourrait bien se faire qu’il l’eût confondue avec la montagne Jesan , située -dans.la partie nord du Japon , à sept milles de Nambu, laquelle rejette |" trèssouvent des pierres-ponces, quelquefois même très. - loin en mer (Georgi russ, Reis. 4775, 1, 4). | 14° Kosima, à l'entrée du détroit de Sangar; latit. 41°-20° , long. Jai, 157° 25 55° Æ. C’est une fort petite ile volcanique , où l’on trouve un cratère très large, duquel s’échappent incessamment des vapeurs et de la fumée, D’après Horner, ce volcan n’a pas plus de 700 pieds de haut. Le docteur Tilésius a dessiné quatre vues de ce petit volcan (Ædir. Phil. Journ. j xx, 349). 12° -Volcan de lileMatsmai, à quatre milles à l’est de Chacodade. Broughton a vu une grande masse de fumées s'échapper du flanc nord de cette montagne (Foy.-to tlie north Pacif. Ocean , 4804, p. as Lat. 42° 50°, long. Paris, 158° 49 35” E
. 45% Volcan à quatre milles au bird de Chäcosle.
Lat. 4%, 6’; long. Paris, 158, 19° 53» E. C’est le volcan le-plus au nord de l'ile (Ricord, Plan des Hajfens von Chacodade in Golownius Gefongemehaits: 11, 290. Broughton, p. 102).
1% Volcan au nord de Vulcansbay dans l'île de Matsmaï , sur la côte sud-est de Bay Strogonof. Krusenstern l’a remarqué auprès du pic élevé et fort étendu de Rumofsky. C’est probablement le troisième des voleans observé par Broughton (4. c., 104).
Ces montagnes sont les premières de cette longue chaîne si bien déterminée, formée par les îles Kurilles , et on peut très bien supposer qu’il y a encore #7 . volcans sur la côte orientale de Jesso. Wen La nature des roches qui forment les pen chénis ouh base. de ces volcans est complétement inconnue, car c’est à peine si les navigateurs abordent dans ces îles; cependant l'étude géologique de ces contrées mériteraié bien d’être l’objet d’un travail spécial.
IL est très vraisemblable que le pic Z schatschañoburi sur l’île de Kunashir et Tschikitan (île de Spanberg ) sont des volcans ; cependant Golownin ne l'indique pas.
Le pic de Langie;s sur une île située à la pointe nordouest de Matsmai , est sans doute aussi un volcan. D’àprès de nombreuses mesures faites en mai 1805 par Horner, sa hauteur est de 5,020 pieds de Paris.
15° Volcan dans l’île Iturup, au nord d’Urbitsch, à peu près au milieu de la côte occidentale de cette île étroite et allongée, la dix-neuvième des Kurilles d’après la carte de Golownin et d’aprèsles nouvelles relationssur le nord (Veuen Nordischen Beitragen, 1v, 112 sq.) , Où elle est désignée sous le nom de Etorpu. C’est la terre des Etats des anciennes Cartes ( Golownins Gefangenschañft, p. 28).
16° Tischirpoi ( L opel ‘bei: k rusensierrr ke dr 88"
Eee RS
PRÉNOMÈNES VOLCANIQUES. 445
p. 88.), la dix-septième,des Kurilles. Ce sont deux petites îles, chacune avec un volcan “sh nord. pe AT Pic Peÿr ouse sur l'ile Marekan ou Simusir (La Peyrouse , 7oy., 111 , 96. ).
18° Uschischir, quatorzième île des Kurilles. Volean accompagné de sources chaudes qui jaillissent sur le rivage ( Neuenord. Beitr. L.c.).
19° Matua. Le pic Sarytschew, terminé par un cratère, sur la pointe occidentale de la montagne, dégage constamment une fumée gris-jaunâtre (Langsdorfs Reise, 1, 297). Krusenstern a donné, dans son atlas , une vue de ce Volcan, où l’ileest désignée par le nom de Raschkoke (Reise, 11, 101, 152. Golownin, p. 20 ). Elle porte aussi celui de Mutova (Veue nord. Beitr, re - M. Horner, d’après une moyeñne de onze Ghsdfv tions, donne; pour la hauteur du pic Sarytschew, 4227 pieds de Paris. L'ouverture du cratère avait, à la distance de dix milles, vers le nord-est, une grändeur … angulaire, de Oo, 41’ , 4” ce qui ‘donne 720 pieds pour le diamètre de cette ouverture, 20° Raschkoke(Neue nord. Beür. ,l.e.), onzième île. 2° Zkarma , la huitième île : dés sources chaudes jaillissent près de cette montagne, sur le bord de la mer. Quelquefois , on voit aussi des gerbes de flammes sortir du volean ( Veue nord. Beitr., 1. c. ).
22° Onekotan. L’amiral Sarytschew à Cobservé trois volcans sur cette île.
25° Paramusir, pic considérable qui s’élève dans la partie nord de l’île. C’est une continuation des cônes situés dans le mêmé alignement, sur la côte orientale du Kamtschatka (Steller Kamtschastka , TT, > P. 46. Cook; 3° voyage ; 11, 468).
24° Alaït, un peu à l’est en dehors de la chaîne vol- Canique ; après une longue période de tranquillité, on
AG ‘ PHÉNOMÈNES VOLCGANIQUES.
vit ,en:1970, de la fumée se dégager de nouveau par le sommet de ce volcan, En février 1793, il fit une violente éruption (Sauer, 304). Ce volcan est une montagne conique fort élévée qu’on aperçoit de très loin, et qui, le L) septembre 1802, était déjà couverte de neige (Ghwostow ‘S Reise, p. 158. Steller, p.4, )