‹ Description physique des Îles Canaries, suivie d'une indication des principaux volcans du globeChapitre 67 sur 90 · CHAINE DES ILES MARTANES · texte numérisé non relu

CHAINE DES ILES MARTANES

Il est évident d’après la situation de ces îles, qu’elles appartiennent à une même chaîne, et Chamisso dit expressément (p.77) que cette chaine est volcanique. loutefois les volcans qui la composent sont totalement inconnus. Dañs l'ile de Guaham , on ne voit guères que | des madrépores calcaires; mais comme cette île est fort élevée, il est probable qu'il y a dans l’intérieur d’autres roches. Es ds | On ne connaît comme volcan actif que l’île de l’Assomption { Lut. 19° 45", long. Paris, 1584 55° E.) D'après La Peyrouse, elle a 5 milles de circuit et 1200 pieds de hauteur. Aucune production volcanique ne présente un plus terrible aspect que cette île ; c’est un, cône parfait, qui jusqu'à 200 pieds au-dessus de Ià | mér, parait entièrement noir. L'odeur sulfureuse qui s'en exhale, et qui s'étend à un demi-mille au loin sur la mer, ne peut laisser aucun doute sur l'activité de ce volean, etle courant de lave qu'on yoit sur le milieu de la montagne paraît avoir été rejeté depuis fort peu HP LR RREEEs | 8 eR2 4

Les volcans situés plus au nord sont si peu connus étJeurs positions sont si mal déterminées que ni ATTOWSmith pi Krusenstern ne les ont indiqués sur leurs cartes. (Foy. Krusenstern$ Reise, : , 144). D'après une carte

de Monterey que La peyrouse à fait connaître dans

son voyage, ces Volcans se trouvent au nombre de sept, dans un alignement qui n’est évidemment pas l'effet du hasard, et cette chaîne se prolonge jusqu’auprès des côtes da Japon. La seule île bien déterminée est celle que lé capitaine King a vue et décrite sous le nom de £/e de soufre et qui dans les cartes espagnoles est nommée folcanos. Lat. 24 48° N, , long. Paris, 1580 59 55” (Krusenstern, Hydrogr, p.109). On y distingue un cratère bien caractérisé, et la mer dans le voisinage et jusqu’à une distance considérable, a été vue couverte de pierres-ponces. Vers le nord, l'île apparaît comme un pic fort élevé ( King, dans le troisième Voyage de Cook, 11, 478). South Island, au sud de Pile du Soufre. (Lat. 420 12), est d’après les observations de M. Hornér , élevée de 5,124 pieds de Paris.

Cette série volcanique est isolée et ne peut se raltacher à aucune côte du continent.

Quoique fréquemment interrompues et même sur des longueurs considérables , les séries des Volcans de PAmérique peuvent cependant toujours se rattacher aux chaînes de montagnes qui s'élèvent sur le conti nent. Elles ont même, sous quelques rapports, de grandes ressemblances avec la série des. volcans de l’Austrasie et des îles Molucques. En effet, cette chaîne se recourbe vers le nord-ouést, et se divise. en deux autres chaînes qui entourent le golfe du Mexique, de la même manière que les volcans des Molucques dans la mer de Chine, et de même que ceux- -ci finissent par se perdre daus = parties où le continent de l'Asie de- Vient plus considérable et plus étendu , de même les Volcans de l'Amérique disparaissent dès que l'Amérique

AGk PÉNOMENES VOLCANIQUES.

septentrionale a pris une grande gui à et une grande

extension.

Toutefois ces du systèmes principaux de volcans

à la surface de la terre, présentent -une différence essentielle qui ne peut pas être passée sous silence; c’est que la chaîne de l’Austrasie s’étend le long de la partie convexe du continent , tandis qu’au contraire la chaîne de l'Amérique est en connexité avec Ja partie concave de cette pérue du globe. |

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