‹ Description physique des Îles Canaries, suivie d'une indication des principaux volcans du globeChapitre 71 sur 90 · PT : RE · texte numérisé non relu

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pieds de Paris au-dessus de là mer : c’est évidemment beaucoup trop. Les mesures immédiates ont donné à M. Pentland uñe hauteur de 557 mètres où de 1,655 pieds de Paris ; la hauteur moyenne du baromètre à $. Yago dotiiorait 1,592 pieds. La mesure immédiate paraissant mériter plus de confiance, en raison de lanature des instruments employés, ilfaudrait donc déduire 805 pieds des haüteurs de MM. Baux et Espinoza, ce qui réduirait là hauteur de la Cumbre à 11,449 pieds. Mendoza, au pied oriental de la ‘chaîne, serait élevé de 3,395 pieds de Paris , au-dessus du niveau de la mer.

20° Volcan d’Aconcagna , au nord, et peu éloigné du passage de la Cumbre. M. Miers ( 4 oyage àu Chili, 1, 285) prétend que ce n’est que sa forme et son élévation qui lui ont valu la dénomination de voléan, mais que ni aucune éruption connue , ni les productions qui l'entourent ne viennent cokéséer cette opinion. De Valparaiso il se présente avec beaucoup de Lys rc sur lé haut dé la Cordillière. —.

2%o Volcan dé Ligua. Lat. 52% 1® $. I] pourrait bien être le même que celui d’ pis es : |

220 Volcan de Choapa. Lat. 51° 50° S

259 Volcan de Limart. Lat. 3105.

24° Volcan de Coguimibo. LB. 30° 5. Très pti volcan, quoique situé sur la crête de Ja l chaîne ( Meyen, Voyage, 1, 385). |

M. Meyen assure qu’il n'existe point de volcan de Copiapo, quoique depuis Ovaglia on l'ait constamment indiqué sur les cartes et dans les catalogues de volcans. Il présume même que c’est précisément l'absence de volcans dans cette partie de la chaîne qui fait naître les tremblements de terre, dont le: pays est tourmenté d’une manière si cvristanté et si terrible. En effet, ll ÿ a peu de contrée sûr la surface du globe qui soient agitées avec plus de violence et de con-

PRÉNOMÈNES VOLGANIQU ES. 475

tinuité que lès provinces du Chili, et ce qui est rerarquable , ces mouvéments se font'sentir principalement du côté occidental de la chaîne;-et peu où peut-être même pas du tout, vers l’intérieur ou sur le penchant oriental dés montagnes, Aussi crainit-on beaucoup plus sur les côtes, à ce que dit M. Poeppig ( l’oy age, 1, 464), les tremblements qui arrivent du côté-de la mer que ceux qui suivent une direction différente. Le mêmé phénomène s’observe à Lima, près de Guayaquil et jusqu'aux côtés du Mexique. Le capitaine Basil Hall:à été témoin des dévastations du tremblement qui à détruit là ville de Copiapo , le # avril 4819 (Journal written ‘on the coast of Chili, xx , 25}. Les murs et les tours n'avaient pas été jetés à-bas , mais toutes leurs parties étaient disjointes, et placées dans la plus grande confusion possible. Les secousses qui les avaient ainsi disloqués neprovenaient pas d’un mouvement ondulatoire où d’un soulèvement subit ; earda terre avait continué pendant un quart d’héure dé faire avec grande Vitesse des vibrations en tous sens. Néanmoins, la partie de la villé nommée Chimba, n’avait rien souffert ; fait très remarquable, qui prouve que cé phénomène ne s’exerçait que sur peu dé largeur, él vraisemblablement, comme le remarque judicieusement M. Hall, cette action ne s’était fait sentir quele long d’une immense crevasse. La ville de Copiapo a été dévastée régulièrement par ce terrible fleau tous les vingt-trois ans, el lès tremblements de terre des années 4773, 1796 et 1819 sont pere ae dans le souvenir dés habitants.

Ce que Madame Graham raconte du. bn btetirent de terre, qui, au mois de’ novembre 1822, détruisit presqu'entièrement les villes de Valparaiso , Mellipila; Quillota et Casa Blanca, mérite encore plus d’attention ({Géolog. Soc. Transe. Sec. S. 1, 434): 22 no-

vembre, on entendit de fortes explosions, et chacune d’elle était suivie par une secousse violente. La terre en était tellement fendillée dans toutes les directions, que les bords du lac de Quintero paraissaient être formés d’une éponge. Le cap de Quintero, formé de granite, laissait apercevoir de larges erevasses qu’on pouvait suivre jusqu’à un mille anglais et demi de distance. Bientôt on s’aperçut avec une grande surprise que toute la côte sur quarante lieues de distance avait été élevée, de 5 pieds à Valparaiso, de 4 pieds à Quintero; des rochers, auparavant couverts par les eaux de la mer, avaient paru au-dessus de la surface , et les huîtres et d’autres coquilles , attachées à ces : réchers couvraient en abondance un sol qui ne pouvait plus être atteint par leur élément naturel. Ce fait si remarquable et si instructif a été révoqué en doute ; mais ii a été pleinement Confirmé par les observations et par les recherches de M. Meyen, qui a porté dans cette étude une attention particulière (7oy., 1, 215 et 221). Les rochers situésaunorddeValparaiso, fort avant dans la mer, étaient encore tapissés de toutes parts par ces nombreuses productions marines qui s'étendent sur tousles fonds recouverts par les eaux. Mais cette immense quantité de corps organisés n’était plus en vie ; car depuis le tremblement et le soulèvement qui en avait.été la suite, ces créatures se trouvaient au-dessus des eaux dans un milieu où il leur était impossible d'exister. Partout sur la côte, les marques de cet abaissement étaient également visibles. M. Meyen a répété encore ses impor- tantes observations dans les ports de Coquimbo et de Copiapo , et il a acquis DE certitude que ce phénomène était général pour toute cette étendue de la côte. Mais si la Côte s’est élevée, tout le pays, les montagnes même doivent aVoir suivi ce mouvement.

Il'est du plus haut intérêt de voir confirmer de cette

manière., par une observation immédiate , l'élévation périodique des îles et des continents, prouvée déjà où

au moins rendue vraisemblable ie tant de faits remarquables.

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