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nières couches jurassiques qui forment les plaines de Ja Suisse ; et c’est la première fois qu’une identité semblable à été établie entre les productions organiques, des Andes et celles de l’Europe.
La même analogie se déduit des pélrifications que M. Pentland a rapportés du Pont de Inca, au pied du passage de Mendoza. On y reconnaît un giéid nombre de moules de trigonies, qui pour la forme ressemblent assez à la 77. costata. On y voit une Pholadomye ailongée à côtes fines et nombreuses, semblable à celle que M. Dufresnoy atrouvée E près d’ Alençon; enfin, l’/socardia excentrica (Noltz), identique avec celle du Jura. Ce n’est pas seulement autour et au pied du cône qu’on remarque ces calcaires, mais encore sur le flanc même de ce cône, où ilssont recouverts d’une couche de glace et de cendresrejetées. Il est doncclair quele volcan, en s’élevant, n'a pas simplement rejeté de côté les couches supérieures, mais qu’il les a élevées avec la masse même qui le compose. Avant d’ atteindre ce cône, on traverse une valléeétroite, coupée à pic, et qui est ar " rement ereusée dans des bancs énormes de gypse de 700 à 800 pieds de hauteur. Des dolomies s’ y trouvent encaissées du côté du nord-ouest sous la couverture générale de neige, et une source salée s'en écoule vers les vallées inférieures. On est assez préparé par les phénomènes géologiques de la Sicile à voir les gypses , les dolomies et le sel gemme en relation avec les volcans, mais on n'aurait certainement pas dû s’attendre à voir ces roches entourer en si grande masse le dernier cône, € ’est-à-dire presque la cime même du volcan. Les glaces du cône sont interrompues par un grand mur formé de prismes très réguliers, de 200 à 300 pieds.de long, de 50 à 60. pieds dé largeur, et de 15 à 20. pieds de hauteur, C’est un trachyte formé d'un mélange de feldspath à très petits grains , et de cristaux bruns de
mica; c'est donc là, à cequ’il paraît, la masse constituante du volcan ; en effet les blocs rejetés. et dispersés en grand nombre sur ses flancs, ne font apercevoir
que des trachytes composés de feldspath vitreux, mêlé
quelquefois d’amphibole en petits cristaux. Une masse immense de glaces, qui s'étend autour de la cime, empêched’atteindrele bord du cratère. Il doit avoir une
grande circonférence et être dans une grande activité ,
car on ne.cesse d'y apercevoir pendant la nuit une vive lumière et une fumée épaisse et quelquefois même des flammes s’en échappent pendant le jour. Aucun courant de lave ne se fait remarquer, ni sur le flanc du cône,
ni dans l’intérieur des vallons.
M. Meyen a donné une vue du dernier cône de ce volcan, qui rappelle la forme du cône de l’Etna, et qui éithion ressortir les murs de Lupes irachy se de ses flancs.
19% Volcan de S. Yago, sur la Cordillière, précisément à l'est dela Capitale. Volcan très peu connu. M. Miers lenomme Pic de Tupungato ; sa hauteur, au-dessus de la mer, doit atteindre près de 15,000 pieds. On y rencontre encore les gypses à une hauteur étonnante, et même jusqu’au pic d'Acongada (Miers, 1, 915 ; 554). Peut-être est-ce lui qui a rejeté les cendres par lesquelles le docteur Gillies s’est trouvé enveloppé, lorsqu'il passait la Cordillière le 1°” mars 1824. Il raconte que ce volcan n’a cessé d’être en activité depuis le grand rene deterre de 1822 (Brewster, Edinb.Journ.,
M8 ee et Espinaza. ont déterminé, en 1784, à l’aide d'observations barométriques, la hauteur du passage situé entre Mendoza etS. Yago; elle serait selon eux de 11 924 pieds de Paris à la Casa de la Cumbre , hauteur qui. surpasse celle du pic de Ténériffe. Mais ils
trouvent pour la ville de S. Yago une hauteur de 2,458
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