EE" RARES
pics élancés formés de trachyte ; l'autre ; au contraire; orientale, ou intérieure n’est formée que de roches de natureschisteuse ou arénacée, de schistes à Productus, et de grauwacke. Cette configuration paraît se poursuivre avecune constance admirable le long d’une grande partie de l'Amérique méridionale, car M. Miers a décrit une chaîne de montagnes, nommée par lui Paramillo de Uspallata, qui est composée principalement de schiste argileux et de schiste talqueux , et qui s’étend entre la plaine des Pampas ; ou entré Mendoza'et la Chaîne centrale des Andes, dont elle est séparée par une large vaHée: Or, cette plaine entre les deux-chaînes a. été suiviesur une étendue de 500 lieues. Les Incas y avaient tracé une route , dont. ils: se servaient pour descendre du Haut-Pérou vers la province d’Aconcagua du Chili. ( Miers, 1 ; 279)1 Les montagnes des Andes entre Mendozaet, la mer ne sont composées que .de irachyte ou d’andésite et de roches syénitiques vers l'issue octiden: tale-des vallées, mais les schistes. et les serpentines ne s’y trouvent plus. C'est. donc constamment presque: la même composition intérieure que celles des contrées où-se.trouvent le lac et. la vallée de Titicaca., et qui nous est devenue si.familière par les belles recherches de-M;»Pentland, Mais, cette-composition ne se borne pas'à ces:montagnes , on peut: observer encore bien plus: loin. et bien au-delà de Turco. Ne serait-ce pas le bord'de l'immense fente sur laquelle | se sont élevés cette-étonnante quantité de volcans ou de pies ? et ne ne doit-on pas voir: dans ces schistes de. transition et ces grauwakes la roche originaire , qui;a été rompué et: ei de côté, por ja chaîne. centrale des Andes?
nr s élève nardénsnt d'un Snisgu composé d’un . qui-contient du minerai de cuivre. C’est une pyràmide extrêmement imposante, qui s'élève beaucoup
au-dessus de Ja région des neiges perpétuelles. Sa cime tronquée doit y faire supposer l'existence d’un grand cratère ; il s'en élève constamment beaucoup de fumée et de vapeurs, etles Indiens pr étendent même en avoir vu sortir des fammes, M. Levasseur le nomme Saca: ma, et dit qu'il.estencore visible à Andamarca, à 46 lieues de distance ( Bulletin de la Société 8 séogrphig, de France, 1828 , février, 84, 2
s 2 Yolcan de rs Bsntr Lat, 180 10°. Ce volcan est formé de deux pis: , qui, s'élèvent sur. la crête de. la Cordillière jusqu'à la région des neiges perpétuelles, Le Chungara est un cône tr onqué avec un cratère, Je Parinacota ressemble plus à un dôme sans craière. Hs. sont composés de trachyte ou d'andésite.et de masses d'agglomérats de.ces roches ( Pentland ,. sur Les volcans de Bolivia , publié par. M. Humboldt dans le journal Her tha , 1899, XL, el surtout Pentland, London £e0- | graphiçal jourual, 4835 5")
4° Yolcan de Chipicana, de 12, 74 pieds de hauteur (Peniland). Un cratères’ouvre du côté de l'est, et à peu de distance se trouve une solfatare d'où s ‘écoule ui ruisseau d’eau acide,
La chaîne des volcans n'a pas détruit ou fepoussé toutes les roches qui s ’apposaient. à leur soulèvement. Le plateau est formé de roches très différentes de celles qui composent.les pies des volcans. même, Qu, des Nevados, cimes élancées dans la région des neiges , et qui s 'élèvent ‘en grand nombre. sur là crête dela Cordillière. M, Meyen. a .yu, des couches, calcaires, en montant de Tacna vers Tacora, et.sur le haut. du plateau. il a obseryé un po: phyres. qui évidemment xépond au porphyre rouge quartzifère , mais qui, ;sur ces hauteurs, -estiellement altéréet blanchi, qu’on le prendrait pour un,trachyte : les volcans n’en SOnt pas composés, La masse est blanche, mais ellecontient beaucoup
k de 80 ci DÉid di diné. e Dr date st 24} mr .— de cs * TS PR D / té AA MAR
A cu
ces DR a 20 and int ac alé SU
A Sd 5 cit NE ss
CE
An e
Der er.
Mn rom
sis me épi. te RU gl * tn Trier he
te ss
a md
480 PRÉNOMENES VOLCANIQUES.
de cristaux de feldspath, peu de mica, et partout des dodécaèdres transparents de quartz. Ce n’est pas une modification de roche accidentelle ; elle paraît, au contraire, former une grande partie de la couche extérieure de la chaîne occidentale des Andes dans ces Jatitudes. On la retrouve partout sur les altos de Toledo, entre Puno ou entre le lac de Titicaca et Arequipa, et
dans le voisinage de cette dernière ville même. Le grès rouge , si souvent associé à ces porphyres, s ‘observe de suite dès qu’on descend de la plaine vers le lac et près de Pisacoma ; il en forme les bords, en rochers singuliérs et bizarres. qui ressemblént à des tours ou à des bastions de châteaux gothiques. Un grand mur de dolomie dirigé du sud - ouest au nord-est, s'élève au dessus ,.près de S. Francisco. Le calcaire serait donc vraisemblablement d’une formation plus ancienne que celle qui se montre autour du volcan de Maypo.
3° Volcan Pi iejo. Lat, 16° 55’, entre Tacora et Pisacoma. Cône qui s'élève de 5 à 4,000 pieds au- -dessus du plateau , et qui s'élève au-dessus de la région des neiges perpétuelles. Il renferme, à sa cime , une immense cratère , et des laves avec des ponces ont coulé vers sa base. Elles sont composées d’andésite, c’està-dire d’un mélange de cristaux blancs d’albite et de cristaux bien prononcés et luisants d’amphibole et de mica. 1 n’y à donc point de feldspath , | comme dans les porphyres quartzifères. |
6° Volcan d'Omato. Lat. 16° 50’. Non loin du versant tourné vers la mer ( carte de M. Meyen). Il est à 40 lieues de celui d'Arequipa, et en 1667 , il fit une violente éruption (Curzon, Ann. des V. cages: "1844, 24, 189).
‘Te Volcan d’Uvinas, ou Uvillas, au Fan d’Apo; à son sommet s'ouvre un grand cratère du côté de l’est. Les montagnes qui entourent son pied sont encore formées
PHÉNOMÈNES VOLCANIQUES. 481 de porphyre quartzifère ; et le plateau même est couvert de couches de grès rouge (Meyen, Voyag., 1,15).
8° Volcan de Pichu- Pichu: Un peu au sud de celui d’Arequipa ; élevé au-dessus de la mer, se!on M. Pentland , de 17,555 pieds de Paris. £ 3 % Volcan d’Ærequipa. Étonnante masse qui domine la ville d'Arequipa. Cette ville est élevée de 7,256 pieds __deParis au-dessus de la mer, d’après les observations de MM. Pentland et Rivero (Meyen, 11,5 ). M. Alphonse de Moges , capitaine de vaisseau, rapporte. ( Mnscpt.) qu’un. officier francais fort instruit, M. Dolley à mesuré une base Sur les murs de la ville ; et qu'ayaht - pris les angles d’élévation du volcan aux extrémités de cette base, ilen a déduit sa hauteur , qu’il a trouvée de 10,548 pieds de Paris, au-dessus de la ville , Ce qui ferait 17,804 pieds de Paris (29,673 toises ) au-dessus de la mer. RS EE et Le porphyre quartzifére forme encore la base: de cette montagne, et le grès rouxe lui succède. ‘Mais au”haut du plateau, à l’alto de los Suésos élevé à 12,497 pieds de hauteur , on ne voit que des blocs provenant du volcan et composés ou d’andésite avec amphibole; ou d’obsidienne qui contient également une grande quantité de cristaux d’albite et d’amphibole. M. Meyen s'étant élevé fort haut vers la cime du cône extrèmement escarpé etcouvert de glaces, en a rapporté comme formant ses flancs, une andésite d’un brun rougeâtre, dont les cristaux d’albite sont très petits , inais très décidés ; es cristaux d’amphibolé d’un brun noirâtre sy trouvent avec leur forme parfaite ment conservée. M. Samuel Curzon, Américäin, a réussi à atteindre la cime même le 51 octobre 1811 , et à pu y observer le cratère (Boston Journal ofphilosop. , NOŸ. 1825 , et Malte-Brun, Nous, Annales des Voy., xiv, 289), Des rochers à pie de 390 à 450 pieds de hauteur
le bordent du côté de l’ouest, mais ils s’abaissent considérablement. vers le sud, L'étendue de cette ouverture paraissait être del ;800 pieds du sud-est au nord-ouest, et de 800 pieds du sud- ouest au nord-est. Le penchant |: du cône est couvert de pierres- ponces et de morceaux d'obsidienne provenant. des éruptions du cratère. Il paraîl donc que l'andésite. peut aussi bien que le trachyte être tranformée en ces deux substances.
Le bolanisle Hancke. était dejà. monté à cette cime en 1796 et y avait. trouvé une croix , élevée en 1784. D’ après Curzon, il aurait soigneusement mesuré la hauteur de la montagne par des observations angulaires faites près de la ville, etilayait trouvé ainsi la hauteur de la crête où est plantée la croix, de 5,180 toises où de 49,080 pieds de Paris, au-dessus de la mer; hauteur trop forte, à. <e qu'il paraît ; car M. Pentland-est d'avis que le volcan n’atteint que 5,600 mètres ou 17,240 pieds de hauteur. | ”, 4 Volcan de Cacheni ou Charcani, IL s'élève vis-
à-vis.du volcan d'Arequipa ; à quelques lieues vers le nord- ouest, etest séparé de lui par la profonde vallée où est située la ville. M, Curzon croit y avoir remarqué un grand cratère, s'ouvrant vers le sud-est. La:mon- | tagne , très visible de la ville, a.aussi élé mesurée par M. Dolley ; elle serait, selon lui, élevée de 11,126 pieds res d’Arequipa, ou de 18,382 au-dessus de là mer. M M. Curzon, éffeclivement, en la considérant de la cime du volcan d’ Arequipa ou du Misti, comme il le nomme , a reconnu 4B£ cette monsgne était encore plus élevée. | | .. La série de ces volcans se termine avec es Nevado de. Chuquibamba , latitude 15°.40°, auquel M. Pentland assigne une hauteur qui surpasse 20; po pi ieds au-dessus de la mer.
M. Pentland assure n ‘avoir vu dans aucune fe de
cette chaîne ni basaltes ni laves pyroxéniques, remarque fort importante ; aussi, dit-il, que les obsidiennes et les pechsteins trachytiques ne se trouvent que rarement parmi les autres productions et les roches de ces montagnes.
La Cordillière formée par ces volcans est séparée de lamer. par deux ou trois. petites chaînes de montagnes de près. de 5,000 pieds de hauteur. La première, et non loin d’Arequipa, est. éomposée d une diorite | formée d’un mélange à grain moyen d'amphiboré vert noirâtre et d’ albite d'un blanc grisâtre. C’est la Composition de l andésite des Volcans, quoique là roche soit d’une nature entièrement différente. L’amphibole est prépondérante et colore la masse entière, et lui donne une ténacité fort éloignée de l’état presque friable de l’andésite, Dans celle-ci tout est blanc et les cristaux noirs, très prononcés, ne paraissent que disséminés sur le fond Plane, grenu età très petit grain de l'andé-
site. La pesanteur spécifique ‘de ces deux roches, Si
semblables par leur composition, est donc assez ‘difrérente et leur donne un caractère tranché , même dans les descriptions. La dernière chaîne de collinés : celle qui est baignée, par les eaux de la mer, ést composée d’un granite à gros grains, formé de BAEAE rouge, de quartz blanc de lait, à cassure conchoïde, et de peu de mica.. Le granite forme presque partout le pied des Andes, mais en vain le, chercherait-on depüis lamer du Sud jusqu au pied oriental de cetle chaîne immense, à Salta où à Tucuman. Dans aucun endroit, sur aucun passage, le granite n’a été vu s'élever jusqu’à une hauteur un peu considérable : il s’en faut done de beaucoup qu’il puisse formèr les cimes mêmes des montagnes des Andes.
Des: » , mr : nn er dus ss der F PRE RE AR ou. M ma ue Ge RE cr ol is . & CUT: sex Tr ee 2 orme