VOLCANS DE QUITO. (PI. XIE
ILest {rès probable, dit M. de Humboldt, que la plus grande partie de la haute contrée de Quito, ainsi que les montagnes avoisinantes, $ont formées par un immense dôme volcanique , qui s'étend du nord au sud, etembrasse un espace de plus de 600 milles carrés. Le Cotopaxi, le Tunguragua , l'Antisana, le Pichincha, s'élèvent au-dessus de cette même voûte, comme les diverses sommités d'une même montagne. Des masses de matières enflammées s’échappent tantôt par l’ un, tantôt par J'autre de ces volcans ; et lorsque obstruction d’un de ces cratères pourrait nous faire penser que le volcan est éteint, il arrive souvent que l’action volcanique s'exerce avec non moins d'intensité dans l’intérieur et dans son voisinage; au-dessous de Quito aussi bien qu’au dessous des volcans de Imbaburu ou du Pichincha. (Relat. hist. , 11, 15.)
Cette voûte volcani ique à laquelle commence une nouvelle série de volcans, est séparée de ceux du Pérou par un espace de quatorze degrés de latitude. Cet espace est occupé par la chaîne des Andes qui appartiennént aux montagnes les plus élevées de la surface du globe , bien qu’il y ait un grand nombre de montagnes , Même dans les Alpes , qui atteignent la même hauteur. Nous ne connaissons la nature et la composition de cette chaîne ‘dans la partie septentrionale, -que par les recherches faites par M. Humboldt, et par celles faites en quelques poinis de Ja portion sud, dans les Voyages de M. Helm. Toutefois le peu de connaissances que nous en avons , est suffisant pour montrer conbiesi caractère de la
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chaine est différent dans cet espace absolument libre de l’action volcanique.
Bien que les roches de la nature du trachyté ne manquent pas d'une manière absolue dans ces monfagnes
(sur le flanc occidental de la chaîne, au bas de Caxa-
marca , lat. 70 5 S., Humboldt, Vév. barom. , P. 56, auprès de Jangas et Linasatz entre Guancavelica et Canetä, vers la mer du Sud, lat, 450 4/25. Helm.), ce-
endant elles nese prolongent jamais sur une très grande étendue , tandis que les roches des terrains secondaires,
le value compact contenant des ammonites et d’ autres coquilles, et les grès, s "élève nt jusqu'aux sommités de ces montagnes.
Le premier calcaire appataît sur ie penchant méri-
dional de la voûte volcanique de Quito, formée d’une
roche analogue à du trachyle , mais dans laquelte le feldspath est remplacé par de l’albite. -
M. de Humboldt à observé le calcaire à Paramo de Yamoca, dans la provinces. Jaen, lat.5° 12 S.; au-delà,
ces roches ne paraissent plus que dans les barties supérieures de Popayan, dans la vallée du fleuve Madeleine, et seulement alors dans le 3° degré de latitude vers le nord. PE | D’après les recherches soignées de M. G. Rose , sur les échantitlons de la collection des Andes s rapportés par M. de Humboldt, on ne trouve presque nulle part du feldspath dans les roches qui composent les volcans :
c’est toujours de l'albite en cristaux mesurables et en
grains fins qui forme la masse. Les cristaux de hornblende, également mesurables, achèvent de prouver qué cette partie des Andes est composée d’andésite » COMME les volcans du Pérou et du Chili, et non de trachyte.
1° Sangay. 40 45! 8. Il est silué hors de la chaine
Orientale, au pied du penchant est des montagnes :
( Humb. , Relat. hist. » 1, 454). Il s'élève néanmoins
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