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des Mines}, v1, 46), mais seulement à une pelite hauteur; or ne le-voit point sur la partie occidentale.
1° Granada. Elle se compose de deux montagnes terminées en pics qui bientôt se réunissent. Vers le sudouest cette île est très escarpée et entourée de falaises verticales ; mais au nord-est elle s’abaisse par une pente douce. Des rochers de corail entourent la côte du sudouest au nord-est, mais point à l’ouest ; du basalte en colonnes prismatiques auxquelles on a donné le nom d'Organs , s'élèvé en deux points de la côte. Le Morne
Rouge, formé de trois collines coniques de 5 à 600
pieds de hauteur , est entièrement composé de scories et de matières vitrifiées ; cette montagne est par conséquent uncône d’éruption (Dr. Chisholm, on the Mali-
gnant fever ofthe West-Tndies , 1812, x, 229).
.®. Saint-Vincent. Lie Morne Garou, le volcan et la.
“plus hautemontagne de l’île, est, d’après le Dr. Chisholm,
élevé de 4,740 pieds de Paris au-dessus de la mer. Le 26 avril 1812 , peu de jours ‘avant l’ éruption qui l’a fait
principalement connaître, il s'élevait encore.Le cratère
avait un demi-mille anglais de diamètre et 4 ou 500 pieds de profondeur. Au milieu s'élevait une colline conique de 260 à 500 pieds de hauteur, couverte à sa base de buissons épais, maïs présentant à son sommet des masses
de soufre. Des vapeurs sulfureuses se dégageaient aussi
d’üun grand nombre de fissures. Anderson a décrit le même cratère en 1785, mais beaucoup plus longuement et d’une manière moins claire (Philos. Transact., vol. 75, p.16, avec un mauvais dessin). Pourtant, il fait celte remarque importante , parce qu’elle vient d’un témoin oculaire, que St.-Vincent, la soufrière de Sainte-Lucie, la montagne Pelée de la Martinique et la
Dominique se trouvent disposées sur une même ligne.
Le %7'avril 1812, le cratère rejeta des cendres , el pendant la nuit des flammes s’élancèrent du volcan ;'le
29, la pyramide de flamme qui en sortait, s’élevaa une hauteur considérable : le 50, à sept het du matin , un courant de lave se fit jour par le flanc nord de là montagne , etse précipita avec une telle vitesse sur son penchant qu’il atteignit en moins de quatre heures le rivage de la mer. A trois heures , le grand cratère rejetta une masse considérable de pierres et de cendres qui ruinèrent toutes les plantations de l’île ( Trans. of New York Phil. Soc., 1848, 1, 318).
3° Sainte-Lucie. Le ératèré s’ mi sur une chaîne aigue et escarpée, qui traverse l’île de ‘nord-ouest au
ps ouest, mais qui ne s'élève pas au-dessus de 42 à 1,800 pieds de hauteur (Humboldt, Relat. hist. 11,22). Les murailles qui entourent le cratère sont extrêmement élevées et rapides, principalement vers le sud-est, De toutes parts se dégagent des masses de vapeurs qui se répandent dans tout le cratère; le fond est occupé par vingt-deux petits lacs, dont l’eau paraît être continuellement en forte ébullition, à tel point que dans quelques places on voit des bulles de vapeurs de 4 à 5 pieds de hauteur venir crever à la surface. Le sol est en beaucoup de points recouvert de soufre , et les ruisseaux qui coulent sur les flancs de la raüntagne!, contiennent une assez grande quantité d’acide carbonique. On assure qu’en 1766 une petite éruption de pierres et de cendres a eu lieu par ce cratère (Cassan, Stockh. Vetensk. Acad. nya Handl., x1, p.165). | 4° Martinique. La Montagne Pelée ; dans la partie nord de l’île, renferme un cratère considérable ou soufrière. Ce volcan est élevé de 4,416 pieds de hauteur (Dupuget, Journ. des Mines, vi, 56). Des éruptions de pierres eurent lieu anciennement par un grand nombre de petits cratères , qu’on voit à 5,000 pieds sur la montagne. Une petite éruption, précédée: par un violent sin de terre, eut lieu le 22 janvier
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