‹ Description physique des Îles Canaries, suivie d'une indication des principaux volcans du globeChapitre 76 sur 90 · PAT · texte numérisé non relu

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du MR md

Dr

dans les environs de Rio Bamba et autour de la ville de Quito.

b° Sinchulagu , ; à quelques milles au nord de Cotopaxi. L’éruption qui eut lieu, en 1660, par cette montagne , suffit pour la: faire classer au nombre des canaux volcaniques. Sa hauteur est de 45,420 pieds ( Condamine, Mes., p.86. Cf. , avec la carte, Foy. ). &

60 Cudelliés:0 au pied oriental de la chaîne des montagnes, non loin de la source du Rio Napo (Humb., Rele hist. 1, 452).

“To Antisana, aussi sur la chaîne orientale, élevé de 17,956 pieds ( Humboldt ). C’est le seul des volcans de Quito sur lequel M. de Humboldt ait va près du sommet. quelque chose d’analogue à un courant de lave : cetlecoulée était tout-à fait semblable à de l’obsidienne. Sur le penchant de la montagne on observe aussi des pierres - ponces et des scories ayant l’apparence du pechstein ( iv, barom, , p. 29. ).

8° Pichincha, qui s'élève à 17,644 pieds de hauteur (Humboldt). La roche qui compose les flancs du cratère n’est ni trachytique ni basaltique ; la masse principale est très noire et renferme des cristaux d’albite bien reconnaissables (Humboldt, Atlas pitt, , tab. 61). - Le Pichincha élait en pleine activité en 1851.

90 Volcan de Zmbaburu. La. 0° 20” N. sur le flanc occidental de la vallée, à peu de distance de la ville d’Ibarra (Humb., Vi. on. , p.27). 4

40° Volcan de Chiles. Lat. 0° 56° N. Ce volcan est situé à l’ouest de Tulcan et appartient à une chaîne constamment recouverte de neige ( ( Humb., Mir. barom., p. 26)

11° Cumbal, au nord du précédé avec lequel il est réuni; il s'élève à 14, 717 pieds (4,761 mèt. ) d’après M. Boussingault. Il a plusieurs ouvertures en forme de cratères ! un peu au-dessous de son sommet et par ces Ori- :

PHÉNOMEÈNES VOLCANIQUES. - 489

fices se dégage constammentune grande masse de vapeur et de fumée. Depuis qu’on connaît ce volcan on n’a jamais observé d’éruption un peu considérabie (Hu © boldt). | 12° 4 zufral. Ge volcan ests itué Lbe la même chaîne, mais encore plus loin vers le nord. C'est une crête de montagne déchiquetée et dentelée quis abaisse par une pente douce vers le sudet se perd dans la plaine : le sommetest rarement couvert de neige :il renferme plusieurs cratères d’où se dégagent des vapeurs, mais les fus quis’en. échappent ne sont pas aussi visibles des parties inférieures que celles du volcan de Cumbal. Un de ces cratères est un marais de soufre en ébullition. L’andésite qui forme cette montagne est traversée dans toutes les directions par des masses considérables de soufre en blocs et en filons (Humboldt). | 15°. Volcan de Tuguères ou de Pasto. Lat. 1° 15 N. Sa hauteur , d’après M. Boüssingault, est dé 12,621 pieds (4,100 mèt. ): Il est situé à l’ouest de la ville , et tout-à- faitséparé des Cordillières. Le sommet de celte montagne est quelquefois couvert de neige; l'ouverture de son cratère est tournée du côté opposé à Pasto, desorte qu’on nele voit pas de la vallée. Dans ce cratère se trouvent deux orifices ouverts à la pointe d’une colline et par lesquels : s’échappent non seulement des vapeurs, mais aussi des gerbes enflammées. En novembre eten décembre 1796, il en sortit une colonne de fumée tellement considéra- : ble qu’on la vit même de Pasto où l'on n’est pas accoutumé à de pareils spectacles. Lorsqu’en février 1797 commencèrent les secousses qui détruisirent la vallée de Quito, la colonne de fumée disparut tout-à-coup (Humboldt).

M. Boussingaulta trouvé dans le oil du cratère, à 49,307 pieds, un lac formé d’une eau verte; il était entouré de murs escarpés d’andésiteetsur son bord oriental

490 PHÉNOMENES VOLCANIQUES.

S’élevait un dôme entièrement composé de soufre : les fumaroles dégageaient du gazacide carbonique tout pur. 440 Sotara, au sud-est de Popayan , 2 26’ N. C’est un cône tronqué à son sommet, et qui, à cause de sa forme et de sa couleur noire, est d’un aspect effrayant. Son sommet à changé de forme depuis 50 ou 60 années: il était autrefois pointu et est actuellément fort large, et dans Ja neige qui le recouvre on remarque une sorte d’enfoncement (Humboldt). x #32 59 Puracé, à l’est de Popaÿyan. Il est situé par une Lat. de 2 20° N., selon M. Goldas. Le volcan de Sotara sé trouverait donc, d’après cela, non sous 2° 26’, mais sous 2°15°45” N. Le Puracé élevé de 15,985 p.( 5,184 mèt.)

(Boussingault), est une pyramide à quatre pans, tron-

quée et.composée dans les partiessupérieures, de masses

d’obsidienne (Humb., Niv. barom., p.24). La vallée, jusqu'à une hauteur de 8,000 pieds , est formée de granite. La situation des deux volcans est bien déterminée d’après l'excellente carte du cours du fleuve Madeleine dressée par Humboldt. Ils ne s'élèvent point sur la crête dela chaîne des montagnes, mais bien sur leur penchant occidental. 54 TS ME ; La chaîne intermédiaire des Andes située entre les deux grands fleuves Madeleine et Cauca, à laquelle ces deux volcans appartiennent, ne contient plus aucun autre volcan; toutes les pointes neigeuses semblables à des tours, qui s'élèvent sur les montagnes, bien audessous de Cärtago, sont constâmment composées d'andésite que les torrents transportent depuis les parties supérieures sur ‘le penchant des montagnes. Cette roche est en grande partie tout-à-fait analogue au Drachenfels du Siebengebirge : c’est comme un immense filon d’andésite qui, à travers le granite , formérait le penchänt des montagnes (Humboldt).. = 4 160 Volcan de Tolima, Lait. À 55! N., à trois

PHÉNOMÈNES VOLCANIQUES: 491 lieues au nord d’Ybagua et au nord du passage de Quindiu. Son sommet, couvert de neige, s'élève à 16,926 pieds (3,500 mètres ). Sa base est formée de couches de schiste micacé très’ fortement inclinées. Elles deviennent tout-à-fait verticales dans. les points où elles $ont en contact avec l’andésite qui forme le noyau du volcan. Les vapeurs qui s'élèvent de l’intérieur du cratère ne contiennent que 0, 14 de gaz acide carbonique , le reste en gaz hydrogèné sulfuré et en vapeur d’eau. D’après M. Roulin, ce volcan aurait déjà fait éruption le 12 mars 1595 Chr de Physique, décembre, 1829, 515 ; Humboldt, Fragments Asiat. SL 152), Il a recommencé à fumer depuis 1796. z

L’intensité de l’action volcanique : dans la partie de la chaîne des Andes qui sépare les vallées du Cauca et de la Madeleine s’est manifestée d’une manière évidente par unescirconstance terrible, rapportée par M. Boussingault. Le 16 novembre 1827, à six heures du soir , toute la Nouvelle-Grenade, sur une étendue de plus de 50,000 lieues carrées , fut fortement agitée et la terre trembla pendant cinq minutes. Lorsque les Secousses eurent cessé, on entendit dans la vallée du . Cauca de violentes détonations qui se succédaient de trente en trente secondes, avec une régularité remarquable. On apprit que dans plusieurs endroits le sol s'était crevassé, et que par les fissures était sortie avec bruissement une matière gazeuse, Les grands. fleuves.de la Madeleine et du Cauca charrièrent pendant plusieurs heures une matière boueuse, qui répandait partout sur son passage une odeur insupportable d’ hydr ogène sulfuré,

ÎT Volcan dé Rio Fragua , 20 10° N., à Vest die sources du fleuve de la Madeleine , au nord-ouest de la Mission de Santa Rosa et à l’ouest de Puerto del Pes-

492 PHÉNOMÈNES VOLCANIQUES, cado, Cette montagne rejette constamment des vapeurs (Humboldt, Rel, hist,, 11, 452.)

Ce sont là les seuls volcans que l’on connaisse sur la chaîne orientale qui se sépare de la chaîne principale auprès de Popayan, et qui longe le côté oriental du grand fleuve de la Madeleine. Cette chaîne mériterait d’être plus étudiée , car il serait très possible qu’elle établit une liaison entre la chaine volcanique des Andes et la série des volcans des Antilles. Cette relation paraît même évidente et nécessaire quand on jette les yeux sur la belle carte de la Colombie , dressée par Brué (1825) sous la direction de M. Humboldt , et dans laquelle le cours des montagnes est tracé avec plus d’exactitude que dans aucune autre carte. La carte de l'Amérique du Sud qui accompagne la troisième partie des voyages de M. Humboldt, montre le cours de ces montagnes avec moins de détails , mais dans leur ensemble général.

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© VOLCANS DES ANTILLES. (Pl, XUE, G, Æ

Cette série volcanique se présente avec des caractères particuliers qui méritent une attention spéciale. Il est presque évident qu’elle est en relation immédiate . avec les montagnes primitives de Caraccas : au moins les tremblements de terre qui se faisaient sentir dans cette contrée ont tout-à-fait cessé depuis que le volcan de Saint-Vincent a fait éruption , et on observe généralement le même fait dans les contrées qui avoisinent un Volcan isolé. S'il en est ainsi, cette relation doit

s'établir par les îles de Tortuga et de Margarita. Cette chaîne’est recourbée ; les îles volcaniques qui ont ‘un cratère, sont disposées surun arc et se terminent à une nouvelle chaîne primitive dans les points où cet arc a repris la direction de la chaîne de Silla de Caraccas. Les montagnes bleues de la Jamaïque , les protupérances granitiques de la partie sud de Saint-Domingue, de Portorico, s’étendent parallèlement à la chaîne de Silla, et cependant elles forment, comme on le reconnaît en jetant un coup d’œil sur la carte, la continuation de la série volcanique des petites Antilles, de même que celle-ci n’est que la prolongation de Ja chaîne de la Silla de Caraccas.

Les voleans qui composent cette série volcanique ne sont pas fott élevés : à peine s’il yen a parmi eux un qui atteigne la hauteur de 6,000 pieds. Cependant ce

sont de véritables volcans actifs et non pas comme

on a coutumé de les désigner, de simples solfatares. L'expérience a montré que l’action volcaniqué se manifeste indifféremment par les volcans de la Guadeloupe,

de St.-Christophe, de la Martinique ou de St.-Vincent.

Ce sont donc pour quelque temps seulement des cheminées obstruées, qui s'ouvrent de nouveau lorsque la force élastique qui s'exerce à l'intérieur devient assez puissante, et les faibles commotions qui accompagnent

ces éruptions montrent que l action volcanique à peu

d'efforts à faire pour ORpLe at mgps à re Jui est opposé.

Les îles volcaniques sont disposées à la suite les unés

des autres , sans être aucunement séparées par dés îles non volcaniques. Au contraire , à l’est de ces mêmes Îles vers le grand Océan , se présente une autre série, quoique moins bien caractérisée, d’îles sur lesquelles il N'y a presqu'aucune trace de phénomènes Yolcaniques, et Sur lesquelles il n'y à aucun véritable volcan :

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49% PITÉNOMÈNES VOLCANIQUES.

cette disposition est certainement extrèémement remarquable.

La Grenade , St. Re Sainte-Lucie;. FA Maïtinique, la Dominique, la Guadeloupe; Monserrat , Nieves, St. -Christophe, St. -Eustache, sont desiles volcaniques. À la chaîne calcaire appartiennent les: iles moinsélevées de Tabago, de laBarbade, Marie-Galante, Grande-Terre, la Désirade, Antigua , Barbuda, St.-Bartholomeo et St.-Martin, Toutes ces îles sont à l’est des précédentes, et aucune d'elles ne se trouve à l’ouest de la chaine volcanique. L'excellente description de Ja carte de l’île d’Antigua. faite par le docteur Nugent ( ( Geolog. Trans., vi, 459 sq. c montre. comment s’effeclue le passage des roches qui composent les montagnes calcaires aux roches qui forment les volcans.

“Toute la. partie nord-est de cette. Île est ue d’ un calcaire blanc jaunâtre, à cassure terreuse. et presque friable ; les couches supérieures de ce calcaire contiennent des Hélices et des PBulimes; les couches inférieures renferment une grande quantité de coquilles du genre, des Cérithes, disposées en grande partie dans une couche subordonnée êt de couleur foncée de: calcaire siliceux. Ce calcaire qui forme des collines de 5 à 400 pieds de haut, appartient donc à une, formation très récente, correspondant au calcaire tertiaire des en vions de’ Paris. On trouve ensuite dans. une direction. qui S étend, du nord-ouest au sud-est , obliquement à, travers l’îlé, un conglomérat formé d’une pâte argileuse dans laquelle sont englobés un grand. nombre de petits cristaux, de feldspath , ét qui contient beaucoup d'une terre ‘verte , provenant probablement de }l altération d’un trachyte. On y observe aussi de petits fragments | de basalte, de. dolérite amygdaloïde , de lave AS, 7 hornstein avec des impressions. de COTAUX , et une. grande quantité de fragments de bois pétrifié de toutes

PHÉNOMÈNES VOLGANIQUES. 495

grandeurs et de toutes formes, et qui en grande partie appartiennent à des palmiers ou d’autres espèces d’arbres des Tropiques. On trouve aussi des fragments de ces bois dans la couche de calcaire siliceux: Les rochers

que forme ce ‘conglomérat sont généralémenttrès

abruptes vers le sud-ouest, tandis qu'ils s’abaïssent en penies douces vers le nord-est. Le calcaire repose évidemmient sur le conglomérat. Dans la partie sud-ouest de l'île, on trouve un basalte analogue à une dolérite,

qui forme. les points les plus élevés dé l’île. La Sépa--

ration des roches est exactement dans la direction de là |

chaîne volcanique du nord-ouest au sud-est. L'ile de

Barbuda la plus éloignée de cette chaîne, est enlière-

ment formée de roches calcaires. “Les coquilles qu’ on

trouve dans cé calcaire , paraissent différer fort péu de

celles qui existentencore dans la mer; mais le calcaire s'étend sur toute File qui, dans les parties les plus élevées, n’ä pas plus de 110 pieds de hauteur , quoi-

qu’elle ait 4 milles géographiques de longüéur et5 de

largeur. Un recouvrement basaltique sépare donc ce calcaire des roches volcaniques, et probablement cellesei dans leur soulèvement ont été foréées de Le grd d’abord cette couche basaltique. R

On retrouve ce basalte sur l'île de Tabago. M. Buck: land d'Oxford possède des fragments dé’ dolérite de cette localité qui renferment des débris de Ce érithés, ce qui prouve bien évidemment qu’elle est aussi reécouverte par une formation calcaire anälogue: |

Quant à sa composilion , la Bérbabe est tout-à-fait semblable à l’île d'Antigua (Nugent). Ilen est de même de St.-Bartholomeo et de St.=Martin (Cortès, Jourx. de Physiq., tome 70, p. 150). Sur là Désirade, Marié-Ga. lante, la Grande-Terre, îles qui sont très peu élévées, on ne voit que le calcaire. Ce même calcaire s'étend sur la

Martinique au nôrd et sur le côté est ( Dupuget ; Jotrw.

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