‹ Description physique des Îles Canaries, suivie d'une indication des principaux volcans du globeChapitre 80 sur 90 · VOLCANS DE GUATIMALA. (PL X · texte numérisé non relu

VOLCANS DE GUATIMALA. (PL X

Il n'y a pas un seul des nombreux volcans de Guatimala, qui ait été examiné de près; leurs éruptions sont même assez imparfaitement connues; maisleur position le long de Ja côte a constamment excité l'attention des

PHÉNOMÈNES VOLCANIQUES. 501 navigateurs , parce que ces montagnes gigantesques s’élancent comme du fond de la mer même , pour s’élever jusqu'au delà des régions des nuages , et désignent ainsi jusqu’à une très grande distance, les parages dans lesquels on se trouve.

La grande Cordillière des Andes s’est abaïssée jus-

qu’à un tel point, vers l’isthme qui joint lesdeux gran des parties de l'Amérique, qu’à peine y reconnaät-on encore une chaîne de montagnes, Le partage des eaux entre Panama et le golfe du Mexique nes ‘élève, selon M. Lloyd, que de 594 pieds de Paris, et les monta gnes des environs ne surpassent pas 4,000 pieds de hauteur. Les volcans qui jusque là étaient placés sur le

faite de la chaîne, descendent depuis la province de seragua, et suivent le pied de cette chaîne. En effet, ce

qu’on peut encore appeler chaîne des Andes, dans J’Amérique centrale , s'étend beaucoup à l’est de la chaîne des voleans, et ceux - ci ne s ’éloignent presque point des côtes de la mer. Les navigateurs les ont donc connus de tous temps, et déjà William Funnel, le pilote

de Dampier , en avait donné une liste si exacte, qu’elle

prouve suffisamment qu'il avait sous les yeux les notes de l’incomparable Dampier. ( ’oyages de Dampier , x, 99.). Les mêmes volcans sont presque tous indiqués sur

la Carte de la côte du Mexique de la mer du Sud, dau

dépôt de la marine de Paris (1895 ), construite d’après

les cartes espagnoles et les observations de l'expédition de Malaspina. En combinant ces documents avec le petit nombre des autres matériaux réunis jusqu'ici, il semble

qu’on pourrait citer avec quelque degré d’exactitude

les volcans suivants; ils s’étendent dans la direction du sud-est au nord - ouest, qui est aussi la direction générale de la côte, avec une si grande régularité et une si grande constance, qu'on doit toujours se défier des volcans qu’on place dans des points qui sortentsen-

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502 PHENOMÈNES VOLCANIQUES.

siblement de cette ligne,probablement produite par une tmménse crevasse souterraine, par laquelle les forces intérieutes se font jour, au moyen de ces cheminées gigantesques qu "elles ont élevées au-dessus de cette crevasse. 4° Volcan de Bärua, au fond du Goïfo Dulce, sur une; chaîne de montagnes dans l’intérieur. MM. Humbaldtet Arago (Annuaire du Bur. des Long. 1824) l'ont cité et Brué la marqué sur sa carte de l'Amérique centrale1832. La. 8 46° N’; long. , O. de Paris, 85° 40° +2 Volean de Cartago , lat. 10° 5’ ; long. 85’ 15” ©. de Paniss indiqué par MM. Rouhault et Dumartray (Carte Nicaragua et de Costa-Ricca , levée en 1898 et 1899 par MM.R.et D. à Paris 4832, carte, qui, sans nommer les éléments sur lesquels elle est basée, présente des détails qui manquent aux cartes même les plus récentes). Ils donnent un profit, d’après lequel le voleans’éleverait de 5,500 mètres ou de 10,774 pieds de Paris. La ville de Cartago serait élevée de 1,500 mètres (4,647 pieds ) : la ville de Saint-José de 2 ,400 mètres 4,510 pieds); celle de Villa Vieja de 1,500 mètres (4,002 mere etcelle d’ Alajuela de 4,100 mètres (5,586 pieds.) ® Volcan de Filla Fieja, au nord de la ville du as nom. Le Rio Sarapique prend naissance sur son flanc septentrional et se jette dans le Rio S. Juan, uon loin de son embouchure dans le golfe du Mexique. Latit, 189 48°; long. O, de Part is 85° 45’ (Rouhault et Dumartray). 5 4° Nolean de 7 otos, à l'estdu thénédent. au-deésüé de la ville d'Alajuéla; élevé de 3,000 mètres (9,255 pieds), d'après MM, Rouhault et Dumartray.

ÿ°,Volcan de Zapanzas, à 9 lieues marines du port. de Velas dans l'intérieur , d’après les relations de Funnel ; ik ne peut done pas se trouver à la place que lui donne Brué sur sa care, c'est-à-dire seulement à trois lieues terrestres. H est par conséquent très probable ,

PHENOMENES VOLEANIQUES. - 505

qu'il faut le chercher parmi ceux qu’on place ordinaiment {rop près du lac de Nicaragua; pen e être séraitce le Rincon de la Vieja.

Il existe, dans la collection de M. Humboiïdt, uñe carte manuscrite, construite par les ingénieurs don Joacquim Ysasi et don Jose Alesandro, par ordre du commandant d'Omoa, Don Ygnacio Maestre : cette carte à été tracée dans le but. de faire ressortir les possibilités de faire communiquer le lac de Nicaragua avec la mer du sud. Elle paraît avoir été faite de mémoire; mais

comme les ingénieurs avaient été sur les lieux , elle prouve cependant que la rivière de ‘Fampisque ou d’Avarado coule du volcan d’Orosi et se jette dans la Caldera ou le golfe de Nicoya. Brué lui donne une direction contraire. Tous les voleans se trouvent au nord de eette rivière, et il n’y en a pas entre elle et la mer. Mais comme la carte nomme plusieurs petites rivières qui, prenant leur source près des volcans, vontse jeter dans le lac de Nicaragua, il est clair que ces volcans doivent être placés à quelque distance du lac, et ne peuvent pas former immédiatement ses bords, comme lindiquent les cartes. Effectivement, MM. Roubault et Dumartray éloignent les montagnes de ce lac, et les rap-

prochent beaucoup ‘plus du golfe de Nicoya. Le Rio - Sapadero ne trouverait point de place, si véritablement un volcan s’approchaïit si près de la sortie de la rivière

de S. Juan , et la ligne régulière de ces voleans serait singulièrement brisée. Les ingénieurs espagnols énumèrent ces voleans (ou montagnes supposées volcaniques), en recommencant au sud-est, de la manière suivante, 6° Volcan de Seropeles, à 20 lieues marines au nordouest du volcan de Votos; PER ere lat. 10° 5? ; ; long. de Paris 850 45’, O.

7 Volcan de F, enorio.

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8° Volcan de Mirabales , à l’est du Rincon de la Vieja, ou du Volcan de Zapanzas.

9° Volcan de Papagayo. Funnel dit qu’il est situé sur. la pointe de Sainte-Catherine, et qu’il s'élève à une très grande hauteur. Aucune carte n'indique une si grande montagne sur cette pointe ; pas même celle des ingénieurs espagnols, qui ont traversé cette partie de Ja côte. Cette dernière fait au contraire bien ressortir le volcan d’Orosi, au-delà de la rivière d’ Alvarado, vers le lac de Nicaragua, et à neuf lieues dela mer. MM.Rouhault et Dumartray donnent sur leur carte, un profil qui s’étend depuis la mer du sud jusqu’à la cime de ce volcan, élevé selon eux de 5,000 mètres ou de 9,255 pieds. Il doit donc.être très visible en mer. Aussi le placent-ils où on aurait mis le volcan de Papagayo selon Funnel , et où.en effet l’a indiqué la carte de Brué. Ces deux volcans de Papagayo et d Orosi sont fone vraisemblablement le même.

On est bien peu d’ ni sur -la- fonte du Lesl de Nicaragua. Les cartes faites sur les lieux mêmes ; C'est-àdire la carte manuscrite des ingénieurs espagnols , celle de :l’Alcade de Granada et celle de MM. Rouhault et Dumartray placent la sortie de la rivière de Saint-Jean au sud-est de la ville de 1 Nicaragua, au lieu que la carte de Brué Jui donne la même latitude que cette ville et la carte du dépôt de la marine augmente encore cette latitude de ving-cinq minutes; si on admet, comme la plus vraisemblable ; l'opinion des cartes manuscrites, les volcans se rangeront d'eux-mêmes dans un même alignement avec.les volcans de la Costa-Ricca, et ils détermineront le partage des eaux entre le lac. et la mer.

10°. Volcan d'Ometep ou de Sapaloca (Don Domingo Juarros,compehdio della hisioria Ciudad de Guatimala 1809, vol, 1,p. 51). Juarros dit que l’île d’'Ometep dans le

PHÉNOMÈNES VOLCANIQUES. 505 lac de Nicaragua est la seule qui soit peuplée, et qu’elle contient une montagne conique, un volcan dont la cime rejelie beaucoup de feu. La carte des ingénieurs espagnols fait bien ressorlir cette montagne , mais aucune autre carte ne l’indique. L’Alcade de Granada au Ccontraire donne beaucoup trop peu d’étendue à l’île d’'Ometep, mais place une autre île plus près de la terre et de la ville de Granada, et la nomme volcan de Sapaloca. Brué a combiné ces deux volcans dans celui d'Ometep ou de Sapaloca , et nomme File. de l’Alcade , île de Sapatera. On retrouve ce nom sur la carte de M. Thompson

(official visit to Guatemala 1829), copiée sur celle de l’Alcade. L'opinion de Brué paraît être la plus vraisemblable.

41° Volcan de Bombacho ou de Gr 2 à Montagne très élevée, en forme de ruche d'abeille , au sud - est de la ville de Granada, et sur un promontoire entre cette ville et le lac. On la voit fort loin en mer. Il s’élève de sa cime une grande masse de fumée. |

12 Volcan de Lars a sept lieues marines au nord-ouest de Granada, et à l'extrémité sud- ouest du lac de Masaya, d’après les cartes de l'Alcade, desingénieurs etde MM. Rouhault et Dumartray.Brué et lacarte du dépôt de la marine, le placent à moitié chemin en-

tre les villes de Granada et de Leon, c’est-à-dire à qua-®

torze lieues-de Granada. Il paraît que c'est à lui, que Funnel donne le nom de Bombacho, et qu'il lui attribue une cime formée de trois pics séparés. C'était, sans contredit , selon Juarros (1. 52), le plusfameux de tous les volcans du temps de la Conguista. On voyait constamment dans son cratère une matière liquide comme du métal fondu. Des flammes la perçaient avec beaucoup de force et de bruit, et répandaient une telle clarté,

qu'on pouvait lire la nuit à une lieue de distance , et qu’on voyait ces flammes jusqu'à vingt-cinq lieues de

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distance en mer. Mais actuellement, dit Juarros (en 1809), ce volcan terrible s’est entièrement apaisé.

Le volcan de Granada des cartes, qu’elles placent au nord de cette ville, et qu’elles distinguent du Pombaächo et du Masaÿa , est inconnu à l’Alcade. I place même tant de petites villes entre la mer et Granada , villes qui sont nommées sur la carte de MM. Rouhault et Dumarträy, qu’on se trouve embarrassé pour placer . ce, volcan. Juarros n’en fait non plus aucune mention. H paraît donc que ce volcan n’est autre que celui de de Masaya, et qu'au lieu de ce seul volcan, qu’on aura d’abord placé trop loin de bent onu e on aura cru qu’il y en avait deux.

À peu de distance, vers l’est, près du village de Nindiri, la terre s Séi en 1775, et il en sortit un torrent de feu d’une grande largeur qui échauffa tellement tout le terrain des alentours, que tout le gibier y périt. Le torrent se jeta dans le petit lac de Masaya, et y fit mourir {ous les poissons. Il est rare de voir mentionner des éruptions de laves, dans les relations qui traitent des volcans d'Amérique,

Le volcan de Léon des cartes marines, placé entre celui de Masaya ét la ville de Léon, n’existe pas. Ni les __ cartes manuscrites, ni Funnel, RETRUS ne parlent de

ce volcan. |

43 Volcan de Léon Mamotombo , montagne immense et fort haute, entrela nouvelle ville de Léon et le lac de Managua, qui est la partie supérieure du grand lac de Nicaragua. Funnel dit qu'il ne fume que très peu.

D’après le nivellement fait par ordre du capitainegénéral du royaume de Guatimala , Don Mathias de Galver, par lingénieur Galisteo, en 1784, et publié par M. Phorpson | (official vÉSEt to ER 512), le lac de Nicaragua est à 146,8 pieds de Paris, au-dessus de l’oeéan. Le point de partage, entre le lac et la mer du sud,

PHÉNOMÈNES VOLCANIQUES 507 n’est élevé que de 46 pieds au-dessus du lac ou de 153 pieds au-dessus de la mer. D'après la direction du nivellement, le lac, près de la ville de Nicaragua, serait éloigné de la mer de 32,687 varas (de 5 pieds }, ou de 12,554 toises de France. Vs Relation historique; x11, 320 ).

44: Nolcan de Zelica, auprès d’une petite ville située à son pied. Cône très escarpé, ‘A six lieues du Mamotombo , et à dix lieues du volean de Viejo. E surpasse de beaucoup en hauteur les montagnes environnantes. Du tems de Funnel, il fumait continuellement , et rejettait sans cesse des pierres. |

45 Volcan del Viejo, lai. 12 38’; long. 890 14, ouest de Paris. Quoiqu’à peu près de six lieues dans

l'intérieur des terres , il semble s'élever immédiatement

de la mer ; la terre est en effet très basse, et le cône du volcan s’ ‘élance d’un jet depuis sa base jusqu’à la cime..il doit avoir près de 9,000 pieds de hauteur, et fume continuellement. La earté du Dépôt de la marine donne une vue de ce cône remarquable.

16° Volean de Gilotepe ou de Cosiguina (Gocivina) sur la côte sud du golfe de Fonseca. ’

Le Journal américain Silliman Journal à publié en juillet 4855, la relation officielle du colonel Juan Galindo sur l'éruption du volcan de Cosiguina en,janvier 1855. On voit par cette relation que tout ce qu’on a rapporté sur des éruptions du volcan de Saint-Vineent de Guatimala, ou d’un volcan situé près de Truxillo, de Belize, d'Omoa, ne se fonde — sur des bruits confus et mal caractérisés.

Le 20 janvier au matin, on vit à la ville del Union , pert de mer situé sur le golfe d’Amapalla ou de Fonseca et résidence du colonel, une épaisse fumée s’élever toutà-coup; à midi elle avait déjà envahi toute l'atmosphère,

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de sorte qu’on ñe pouvait plus reconnaître les objets

les plus rapprochés. A 4 heures, on ressentit un violent tremblement de terre, et les ténèbres étaient constamment sillonnées par de nombreux éclairs. Ces phénomènes effrayants durèrent 45 heures. Le 25 janvier de fortes détonnations se succédèrent sans interruption; le 25 et le 26 les tremblements de terre se firent sentir de nouveau. Dans l’iledu Tigre, on vit le 21 tomber non pas des cendres, mais des pierres-ponces de la grosseur d’un pois, parmi lesquelles un grand nombre avaient même les dimensions d’un œuf de poule. L'explosion se fit entendre dans toute cette partie de l’Amérique, de telle sorte que chacun crut que l’éruption avait lieu dans son voisinage; c’est ainsi que de San - Salvador, le bruit se répandit que le volcan de Saint-Vincent était denouveau en éruption. Des personnes qui se trouvaient dans le voisinage de Quesaltenango, s’imaginèrent que c’élait ce volcan qui brûlait ,.et en effet, le bruit de l’éruption se fit entendre de cette’ direction, jusqu’à la province d'Oaxaca. Quelques cendres tombèrent à Truxillo sur la côte du golfe du Mexique ; mais ce qui est plus remarquable encore, c’est que le même jour, de très fortes détonnations se firent entendre à Kingston dans la Jamaïque , au point que l’on crut que c'était les signaux de détresse de vaisseaux en danger ; on fut bientôt détrompé, le 25 janvier, par la chute des cendres qui annoncèrent que le bruit était le résultat de quelque phénomène volcanique. Les cendres avaient donc ici été transportées comme à la Barbade , Contre le vent régulier de l’est, par le contre-courant supérieur ; Kingston est éloigné de Cosiguina de 41 : degrés

d’un grand cercle, par conséquent de 250 lieues ma-

rines ; et c’est cette distance immense que le contre cou-

rant à dû faire franchir aux cendres du volcan. Les dé-

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tonnations se firent aussi entendre à Carthagène et jus-ques à Santa-Fé de Bogota , ainsi les phénomènes volcaniques se sont manifestés dans l’espace de 26 degrés d’un grand cercle, ou de 520 lieues marines.

470 Volcan de Guanacaure, dans le fond du golfe de Fonseca ou d’'Amapalla, à plusieurs lieues dans l’intérieur des terres.

Ces deux volcans sont marqués me cartes marines espagnoles, par conséquent aussi sur celles du Dépôt et de Brué, mais les relations ne parlent pas du dernier.

&; alignement de ces volcans, depuis celui de Barua jusqu’au golfe d’Amapalla, est assez exactement du sud-est au nord-ouest ; c’est-à-dire N. 60° ouest. Mais depuis ce golfe , cette ligne change un peu de direction, . comme le remarque avec beaucoup de justesse M. de Humboldt, et elle suit entre les golfes d’Amapalla et de Tehuantepee , un cours qui s'approche plus de l'ouest, et elle se dirige sur N. 659 OC.

18° Volcan de S. Miguel Bosotlan. Le 15 ° 55; Re

90024, 0. de Paris. Très grand volcan fortactif, à quelques lieues de la mer, et près de la ville du même nom,

190 Volcan de S. F’incente ou de Sacatecoluca (Sacatelepe de Funnel). Il est situé entreles deux villes dont il porte les noms, et est entouré de beaucoup d’autres montagnes, qu’il surpasse toutes en hauteur. Du côté du nord, vers Saint - Vincent, on trouve à sa base une grotte d’où s’écoulent des eaux extrêmement chaudes, et qui répandent une très mauvaise odeur. Dans l'intérieur de cette grotte, on entend continuellement un bruit , comme celui d’une grande masse d’eau bouillante. En 1645, il fit une éruption considérable, qui

couvrit tous les alentours de cendres et de soufre. Fuarros dit qu'il a deux lieues de hauteur (obliquement ) depuis Saint-Vincent. Une éruption qui eut lieu le 25 janvier 18355 a détruit un grand nombre de villes et

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510 PHÉNOMÈNES YOLCANIQUES.

villages. Les détonnations se sont fait entendre jusqu'à Ja ville de Guatimala.

20° Volcan de S. Salvador. La vallée dans laquelle la ville de San - Salvador est placée , ést fermée par ce volcan très Connu et très actif. Mais les époques de ses éruptions n'ont pas êté notées. Funnel dit que ce volcan es réuni avec celui de Sonsonate par les montagnes de Moreois , dont plusieurs cimes dégagent de grandes masses de fumées.

210 Volcan d’Zsalco ou de Sonsonate où de Trinidad , à trois lieues dela ville de Sonsonate. Ce volcan moinsélevé que les montagnes dont il fait partie, est éxtrêémement actif; l’éruption du mois d'avril 4798, fut une des plus considérables et dura plusieurs jours. D'autres éruptions ont eu lieu de 1805 jusqu’en 1807. Thompson raconte , qu’uné éruption én 1825 détourna le cours de là rivière de Téquisquillé et la força de se jetter en met à deux milles de Sonsonate. D'après Thompson, cé volcan est très dangereux quand il ne fume pas, à cause des tremblements de terre qu’il excite alors dans les contrées avoisinantes ; et bien que les flammes qu'on voit sortir de sa cime, soient d’un effrayant aspect, élles sont cependant en même témps un gage dé sécurité. La montagne d’Apanéca , à dix lieues de Sonsonate ést très visible en ‘mer, mais ni Funnel ni Juarros, ni même Thompson ne là nomment parmi les volcans comme indiquent les cartes. |

22° Volcan de Pacaya, à trois lieues à l’est du village d’Amatitlan et à Sept lieues au sud de la nouvelle Guatirhala, grand volcan ; qui n’a jamäis cessé d’inquiéter les pays environnants. Il s'étend én forme d’ühe érète sur laquelle s'élèvent trois cimes. Ses éruptions les plus remarquables selon la chronique de Fueñtes, ont été les suivantes : En 1565; eut lieu une éruption accompa- ‘gnéé d'u treinblement de terre très violérit ; qui se

PRÉNOMÈNES VOLCANIQUES. su fit vivement sentir à Tlancienne Guatimala ; de 42 février 1651 la montagne fut entièrement enveloppée d’une masse de fumée noire et dense , qui sortait de sa cime. En 1664, les flammes s 'élevèrent à à une telle hau- “eur, qu’à Guatimala, éloignée cependant de sept lieues, la nuit fut aussi claire que le jour. Le même phénomène se répéta en 1668 ,en août 4674, en juillet 4677. On manque de notions sur les éruptions subséquentes. Juarros dit qu’il a vu lui-même celle de juillet 1775. Les colonnes de fumée paraissaient s'élever vers le sud-&st 4 sur une petite chaîne de montagnes, qui cache le volean pour la nouvelle Guatimala. Mais à Ste:-Maria-de- Jesus, on vit que la montagne s'était ouverte vers ça base; on doit donc présumer , qu’un courant de lave s’en échappa. Les pierrés et les cendres furent lancées en si grande abondance vers l’ancienne Gualimala, que le jour en fut totalement obscurci.

950 Volcans de Guatimala. L'ancienne ville de Guatimala, est entourée de trois montagnes extrêmement élevées, auxquelles où a de tous temps donné le nom de volcans. Mais celle quieccupe toute la partie méridionale de la vallée, le volcan d’Agua n’a jamais eu d’éruptions, car le torrent d’eau qui détruisit en 1541 entièrement la première ville de Guatimala, située sur le penchant vers la mer, au sud-ouest de celle qui se nomme actueliement l’'Antigua-Guatimala, m'était pas le résultat d’un phénomène volcanique. Juarros assure de plus, qu’on ne trouve point de pierres calcinées sur son penchant. Il dit que la ceirconférence de cétte montagne est de dix-huit lieues, et qu'on trouve à sa cime une plaine, Concave comme une chaudière, longue de 4 40 varas du nord au sud et de 420 varas de l’est à l'ouest; cependant cette description est pas assez explicite pour qu’én soit autorisé à nommer cel-enfon-

tement un cratère, La montagne parait avoir beaucoup plus de rapport avéc tin dème trachylique non vuért,

512 PHENOMÈNES VOLCANIQUES.

comme le Chimboraco ou le Puy-de-Dôme. Elle fournit de la neige à la ville de Guatimala pendant une grande partie de l’année.

Le volcan de Fuego, à l’ouest de la ville est beaucoup plus terrible. Les tremblements de terre affreux qu’ils occasionne ontdéterminé un changement de place de la ville, qui a été rebâtie à sept lieues plus à l’est dans une plaine. C’est celle qu’on nomme San-Yago, ou Ja nouvelle Guatimala. Le volcan paraît avoir été beaucoup plus agité dans les siècles passés, qu’à présent, Ses éruptions les plus mémorables ont eu lieu en 4584, 1586, 1625, 1705, 1710, 1717, 1752, 1757, 1799.

Une troisième montagne d’égale hauteur, s’élève tout près de ce volcan vers le nord-ouest. On la voit en mer, etee est représentée en effet dans la vuedes volcans de Guatimala que donne la carte du dépôt de la marine.

Ces montagnes ont été mesurées par le capitaine Basil-Hall. Quoique de telles mesures, prises en mer, ne puissent pas être d’une très grande exactitude, néanmoins elles donnent certaines limites, toujours précieuses , quand on ignore absolument la hauteur dont il s’agit. M. Hall trouve pour le volcan de Fuego, 13,760 pieds de Paris, pour le volcan d’Agua 13,983 pieds; mais ses données comportent différents résultats suivant la manière de les envisager. M. Poggendorf, qui les a soumises à Un nouveau calcul, trouve pour la hauteur du | pic de l’ouest 12,548 pieds de Paris , et pour le pic de l'est 12,246 pieds.Ces résultats s'accordent mieux avec la remarque de M. de Humboldt, que ces montagnes ne peuvent pas dépasser la hauteur de 14,400 pieds, parce qu'elles seraient dans ce cas des « Névados » où des mon-

-tagnes continuellement couvertes de neige, et qu’elles doivent être plusélevées que10,500 pieds, pour pouvoir retenir la neige sur leurs cimes pendant quelque temps. M. Thompson, remarque avec justesse, qu'on peut citer ces montagnes parmi les plus hautes du monde,

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et ne considérant que leur hauteur relative au-dessus de leur base , car l’antigua Guatimala n’est élevée que de 1,662 pieds au-dessus de la mer. Les montagnes s’élancent donc d’un seul coup, à une hauteur de 40,700 pieds. C’est aussi à peu près la hauteur du Chimboraco, des montagnes du Mexique , du pic de Ténériffe et dé l'Etna sur leurs bases, qui pourles deux Rd volcans ést la mer elle même. |

La position de ces volcans se voit très bien sur une carte gravée à Guatimala en 4800, sous le titre : Bosquejo del espacio, que media entre los estremos de la provincia de Suchitepeques y la capital de Guatemala ; por Don Jose Rossi y Rubi, Alcade mayor de la provincia, 1800. On y trouve deux volcans de Fuego, l’un à côté de l’autre ; vus de l’ancienne Guatimala ils se recouvrent Po: l’autre. Effectivement la Yue donnée Sur la carte du dépot de la marine fait voir deux pics du côté de l’ouest et le volcan d'Agua reste tout-à-fait isolé. On prétend, que ce volcan est plus actif dans la saison des pluies, depuis la fin d'avril jusqu’au commencement d'octobre, A ds ee le reste de l'année.

Les volcans d’Acatenango et de Toliman, marqués sur la carte de Don Jose Rossi, ne sont pas connus par leurs éruptions. Peut-être ne sont-ce que des pics de trachyte. i

240 Volcan d'Atitian. Très Rule buts au sud du grand lac du même nom et à huit lieues au nord-ouest du volcan de Guatimala. Ce volcan très connu, fume continuellement.

25° Volcan de Tajatmalco ou de 7. On e trouve sur la carte de Don Jose Rossi entre les. villes de Quesaltenango au nord, etde Sainte-Marie de Texuila au sud-est. Tajamulco est un hameau, dépendant de Texutla ; Juarros a donné au volcan le nom dece hameau,

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ll est certain que c’est le même queFunnel nomme volcan de Sacatepeques, à six lieues au nord-ouest du volcan d’Atitlan ; c’est selon lui, une très grande montagne, qui lance une grande quantité de flammes et de fumée. Il est vraisemblable qu’il figure sur la carte de Brué, sous les trois noms différents de Sunis, tiré de St.-Catalina Sunis au pied du volcan ; de Suchitepeques, nom de la province qu’on ajouie ordinairement au nom du saint, patron de l'endroit, pour désigner celui-ci; enfin de Quejamulco (Tajamulco) placé dans l'intérieur Vers Olintepeques.

96° Volcan de Sapotitlan à six lieues du précédent, au rapport de Funnel. Il brûlait avant l’arrivée des Espagnols. |

270 Volcans des Amilpas à sept lieues de distance. Ce sont deux pics remarquables, qui ne fument que rarement, et ne sont pas connus par leurs éruptions.

980 Volcan de Soconusco, éloigné de douze lieues du précédent, ce qui est le plus grand espace sans volcans, depuis la Costa-Ricca, c’est-à-dire sur 265 lieues d'étendue. C'est aussi le dernier volcan connu vers le Mexique ; il s'élève en pic très pointu de la forme d’un pain de sucre, bien au-dessus des montagnes qui l’entourent, quoique celles-ci soient déjà elles-mêmes assez élevées, Il n’est éloigné de la côte que de deux à trois lieues.

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