DATES
Joiu
HAUTEUR
angulaire.!
MSTAKCM
*d milles de
Go »u degré.
2,50,3 3,oo,3 3,o3.3 2,57,3
HAUTEURS
en toises.! en pieds.
a5a5,2 a5o4,a 2606,6 ao5i ,3
ai 4 i.u 2184,0 2169,0 a 1 4o,o ai33.5
Moyenne générale. 22^1,7 Moyenne des neuf dernières observations, ai 65,5
3ao8
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Les quatre premières observations sont défectueuses , parce que la détermination des distances n'a pas été faite très exactement; il en résulte donc que 12,693 pieds de Paris , est probablement la véritable hauteur. La montagne est terminée par un plateau horizontal qui , d'après un dessin à peu près exact , a en largeur , environ les 7/8c de la hauteur de la montagne, c'est-àdire à peu près 1,900 toises. 11 ne serait pas impossible que ce plateau recelât un immense cratère d'où sorti-
nii^OMiMs vou:amqi:es.
raient des coulées de laves : ces matières proviendraient alors de hauteurs bien plus considérables que celles qui paraissent appartenir au grand cratère de Kiraueah , observé et décrit par le missionnaire Ellis et par lord Byron ( Poiigendorf yinnah, ix , 145).
De tout ce qui précède, il résulte que leMowna Roa s'élève à une hauteur beaucoup plus considérable que le Pic de Ténériffe , et qu'on aurait peine à trouver sur toute la surface du globe une île dont les montagnes seraient plus élevées.
D'après Kotzebue , la hauteur de Mowna Koah est de 13,800 pieds de Paris et celle du volcan central, Mowna Wororay, de 10,122 pieds de Paris.
Il est parfaitement démontré que cette, dernière montagne est un volcan depuis le voyage de Turnbull, qui, en 1801, a été lui-même témoin d'une éruption dans laquelle une coulée sortie des flancs de la montagne, s'est précipitée sur une largeur considérable sur la pente du volcan jusqu'au rivage de la mer. M. deChamisso a aussi vu et décrit cette éruption [Kotzebue' s Beise, m, 142). C'est au célèbre botaniste Archibald Menzies qu'on doit la découverte du beau et grand cratère qui se trouve au sommet du volcan. Malheureusement il ne l'a point décrit (Vancouver, Voy\, ut , 14).
D'après Fleuricu, qui a effectué ses calculs sur des bases tirées des observalions de Marchand , la hauteur de l'île Mowce , voisine de la précédente, est de 8,076 pieds de Paris : mais les mesures de Kotzebue portent cette'hauteur à 10, 114 pieds de Paris. La hauteur de l'île d'Àlooi, une des dernières du groupe, est, d'après Fleurieu, de 7,296 pieds de Paris.
D'après les descriptions de La Peyrouse et les vues dessinées par Vancouver , il est extrêmement probable que les petites îles sont basaltiques ; Chamisso cite positivement une roche amygdaloïde comme faisant parlie
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des roches qui composent ces îles. Les intéressants mémoires de Chamisso nous prouvent aussi que dans chacune des îles de ce groupe, il se trouve des cratères deruptions et d'immenses coulées de lave , assertions qui sont parfaitement vérifiées parles vues de ces îles publiées par Vancouver.
Depuis la publication du voyage de M. Ellis (Z>
et extrait dans le PhU.Mn-ras., t. lxviii, p. 187 et 252) , le grand cratère de Kiraueah , à la base du MownaRoa , est devenu célèbre, et le but principal des courses d'un graud nombre de navigateurs. C'est une solfatare immense de 13 àl G milles anglais de pourtour. On distingue dans ce cratère plusieurs étages, dont les plus inférieurs sont dans un état surprenant d'activité, on y voit une grande quantité de petits cùnes rejeter des vapeurs aqueuses et sulfureuses et souvent les flancs du cratère s'entr'ouvent, et donnent passage à des coulées de lave qui s'en échappent et coulent vers Tintérieur. C'est ainsi que M. David Douglas, trouva qu au mois de juin 1832 , une éruption s'était faite au même endroit où, en juin 1825, lordByron avait dressé ses tentes. La lave s'était écoulée pendant trois jours de suite de l'orifice qu'elle s'était ouvert, et avait comblé en partie les cratères inférieurs (Journal of the Geograp. Society, 1854, iv. p. 553). M. Douglas vit dans le fond , une lave en ébuilllion et tellement en mouvement vers le sud , que sa vitesse était de trois milles et un quart par heure, quoiqu'il fut tout-à-fait impossible de reconnaître par où cette lave pouvait s'écouler avec tant d'impétuosité. Cet endroit remarquable est élevé de 5,634 pieds de Paris, au-dessus de la mer, la profondeur du cratère est de 1,010 pieds, mais le lac de lave en ébullition était encore à quarante pieds plus bas. M. Douglas a pris la latitude de ce point ; elle est de !9*> 25' 42". Il raconte qu'une éruption violente de cendres et de va-
peurs qui eut lieu par ce cratère en 1787, avait fait périr 5,405 personnes qui s'étaient obstinées à traverser la contrée du côté où les vents alisés devaient nécessairement emporter ces matières.
Le 29 janvier 1834 , M. Douglas s'est élevé sur la cime du Mowna Roa ; c'est le premier observateur qui ait réussi dans cette entreprise. 11 était muni de bons instruments à l'aide desquels il a pu déterminer la latitude de cette sommité remarquable, qu'il a trouvée del9«, 27', 4". Sa hauteur, mesurée a l'aide du baromètre, s'est trouvée de 12,313 pieds de Paris : ce nombre diffère de 280 pieds de la moyenne des mesures faites en mer, par M. Horner* de 2,481 pieds de celles de M. Kotzebue; de 3,1 75 pieds de l'évaluation de M. Fleurieu, et de 4,857 pieds de la hauteur estimée par les capitaines Cook et King.
La cime de la montagne est formée par un dôme tellement étendu, que du milieu on ne voit point d'autre horizon que celui qui est formé par les bords de ce dôme. Malgré cette coufigu ration, on observe du côté de Test un cratère considérable, situé un peu au-dessous du point culminant. Trois ou quatre pieds de neige recouvraient alors la cime de la montagne.
Mowna Koah,dontla latitude est de 19» 50' nord s'élève à 12,803 pieds de hauteur; c'est par conséquent la plus haute montagne de toute l'île, mais elle n'a pas une forme aussi régulière que le cône principal. A 11,916 pieds de hauteur , on trouve un vaste plateau, sur lequel s'élèvent onze petits pics de quelques centaines de pieds de hauteur. On n'y a point observé de grand cratère. M. Douglas s'éleva sur cette montagne le 12 janvier 1834.
Il est fort remarquable que dans les récits de ces ascensions, on n'ait jamais fait mention de pierres-ponces,
qu'on n'indique pas non plus parmi les productions volcaniques de celte île. Les montagnes ne seraient-elles pas formées de trachyte?