‹ Description raisonnée d'une jolie collection de livres (volume 2)Chapitre 91 sur 113 · PoissENOT (Bénigne). L'Esté de Bénigne Pois · texte numérisé non relu

PoissENOT (Bénigne). L'Esté de Bénigne Pois

senot, licencié aux loix, contenant trois journées, où sont déduites plusieurs histoires et propos récréatifs tenus par trois escoliers, avec vn traité paradoxique fait en dialogue, auquel est montré qu'il vaut mieux estre en aduersité, qu'en prospérité, Paris ^ Claude Micard, i583, pet. in-ia, mar. rouge, fil. (Thouvenin.)

Rare, surtout en exemplaires aussi beaux que celui-ci.

88a. Yne chose MEMOiuaLE advenue cette année 1 58o* De Tesmotionque firentles mulets, à Rome, au iour de la feste Dieu , qui estoit le second du mois de juin passé. Traduite d'alemant en françois, ï58o, in-8,mar. rouge, double dentelle, double fil. (Koehler.)

* Charmant exemplaire de Tune de ces facéties tout-à-fait inconnues que le liasard seul sauve de l'oubli et de la destruc^ tion. Je ne voudrois pas répondre que cet opuscule, très simple et très inoffensif en apparence, n'eût été écrit dans une intention satirique ; toujours est-il vrai qu'il laisse entrevoir, en plus d'un passage, une certaine ironie calviniste qui témoigne d'un respect très médiocre pour les cérémonies du culte catho> Jique.

883. Cholières. Les neuf matinées du seigneur de Cholières, dédiées à monseigneur de Vendosme. A Paris y chez leanRicker, rue Sainct lean-^de- Latrariy à renseigne de f Arbre verdoianty i585, in-8, mar. vert., fil., compartiments, riches ornements. (Muller.)

Très joli exemplaire.

884. Les triomphes de Tabbaye des,;Gonards, .sous le resyeur en décimer Fagot, abbé des Cpaards, contenant les criées et proclàinartions' faites ^depuis son aduenement iusques à Fan prçseut. Plus l'ingénieuse lessîué qu'ils ont conardément monstree aux iours gras, eh Fan'M.D.XL.' Plus le Testament d'Ouînet, de nouveau atigmenté par le commandement du dit abbé» n6tï êûcores veu. Plus la letanie, l'antienne, et l'oraiâon faite en ladite maison abbatiale, en Tan iBS'o.' Bouen, Loys Petit, i587, pet. in-8, fig. en bois, inar. pistache, doubl. fil. (Bauzonnet)

*Joli exemplaire d'un opuscule facétieux dout on connolt l'excessive rareté et qui se recommande bien moins encore par ce genre de mérite, que par l'avantage incontestable qu'il possède à'ôtjre un des plus curieux et des plus singuliers monuments de la gaité et des plaisirs publics de nos aïeux. Dans notre époque de civilisation avancée et quelque peu ièdfà» gueuse dont nous sonunes si fiers, nous ne comprenons^que difficlleiDient^ce^ récréations un peu grossières d'un autre temps, -^t nous. sommes tout disposés, dans la vanité de notre orgueil moderne^ à plaindre de pauvres gens qui savoient s'a- . mu$e^à,s,l;pe^,de Cçai^. Soyons ou plus modestes ou plus justes: , contentpifs-nous d'être aujourd'hui le peuple le plus éplàiré, t le plus frondeur^ .le plu^ avancé et le plus polîtîjfu^ de l'Ea- . ^PP^> ^^ ^ypps as^ez généreux pour pardoiyi^ à nois simples ..aieio- de n'avoir. p|i3. €u comme nous des révolutions, des chartes, des émeutes et des Chambres pour leur tenir lieu de cette franche et énergique g^îté, qu'ils auroient peut-être sacrifiée comme i^ous au plaisir de reconnoître en chacun d'eux une fraction du souverain. Que voulez-vous? autres temps, autres plaisirs , et la plus sage philosophie est celle qui sait se contenter de ce qu'elle a, ce qui n'empêche pas toutefois qu'on

ne Iroufe qaelque agrément à Thlstoire du passé, et que, par conséquent, les Triomphée de Vahbaye des Conards ne soient on délideux recueil de facéties très amusantes. .

885. Hochepot, ou Salmigondi des Folz, contenant vn très-pur narré, et comme la salse parîlle contre le goûteux, poyuré, et maudict edict^ nagueres sailly a deux potences des fines-fontes de la Haye , en Hollande , sur le faict des passeportz, et la proscription des Jésuistes, traduict du hollandois-flamand en vulgaire françois. Imprimé à Pincenarille, ville de la Morosophie^ parGeofroy à la Grand Dent, Van i Sgô, in-8, pap. réglé, m. rouge, doubl. fiL (Koehler.)

* Superbe exemplaire d'un livret très rare, h peu près inconnu, et qui n'est rien moins qu'un manifeste, écrit dans le style de Rabelais, en faveur des jésuites et de Philippe II, roi d'Espagne , pour lesquels les États de Hollande manifestoient la même répugnance et qu'ils confondoîent dans une égale aversion. Le vengeur anonyme de ces deui puissances ou- Uagées pensoit sans doute que l'ironie a quelquefois plus de pouvoir que la raison, et c'est pour cela qu'il s'étoit déterminé k emprunter au célèbre curé de Meudon des armes que celui-ci avoit consacrées k un tout autre service ; mais le pamphlétaire flamand n'avoit oublié qu'une chose , c'étoit de prendre k Eabelais sa verve incisive, son esprit et son talent en même temps qu'il cherchoit k imiter son langage. Quoi qu'il en soit, ce pamphlet est curieux sous le rapport historique aussi bien que sous le rapport littéraire, et les écrite facétieux en faveur des jésuites et des rois sont assez rares pour mériter d'être conservés , quel que soit d'ailleurs le genre d'intérêt qu'ils inspirent.

5Ut BELLES-LETTRES.

884. Les triomphes de l'abbaye des Cou le resveur en décimes Fagot, abbé d| contenant les criées et proclamatiar 's puis son aduenement iusques ^ f' PlusTingenieuse lessiue qu'ils ■£. % monstree aux iours gras , en^ ^ > le Testament d'Ouinet, de^ %% \ par le commandement du*; \ <\ Tou. Plus la letanie, l'açi; y \ % ^ en ladite maison abbaf' '■ ^ | "s i toys Petit, \5&-]^^eX '.j, '' ?

tache, doubl. fil. (B l\\^% '

* Joli exemplaire ^'i jf €- 3 ' l'excessm rareté «l/JT r par ce genre de m' ^ ? ' possède ,i'fl|^)gr * aomentaàe,!».?

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.1 juiUSe parti , de la part des « a «loeës , à qnï l'on < .daolerie, et oe n'est que d aUx recfaerdtes de M. Périeauc - -. ..- .l'ouyra§e«taeBenottdaTtODcy.

^^ , antri abnable qn'émdît, a retroun ^^ ^ deviee Btmté n'y croit, que cet anleni 0 autre biblîo^phe, aussi instruit que sp jl^mnent faire honneur ^ Benoît de Tronej ' '■ *' jjhfmtr. M. Gustave Bmnet nous permettra â'i .'f^ridques aBttéea avant d'admettre une conjecti ...ptfoH pas suffisamment justifiée, sans noua pi ieat4-fait indigne d' examen.

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