Les XXI épîtres. Les dix premières sont
B£LLES-LETTRES. 405
traduites par Charles Fontaine, Parisien, et augmentées de préfaces. ,Les amours de Mars et Venus, et de Pluton vers Proserpine, imitation d'Homère et d'Ouide. Paris, Hierosme de Mamefet la veufue Guillaume Cauellat, i58o, pet. in-12, mar. rouge. (Koehler.)
341. Ambotse (Michel d'). Les contrepistres d'Ovide, oik sont contenues plusieurs choses récréatives et dignes de lire. Paris, Denys Janot, 1 54 1 , pet. in-8, mar. citron. (Reliure ancienne.)
Je place ici ce poète françois, parce qa'on cherche ordinairement k réunir ces Conirepiitrei aux ÉpUre$ <FOtide. Ce Yolume est rare, et l'exemplaire est fort joli.
a4a*PERSio (AulO'Fl.), tradotto in verso sciolto, da Francesco Stelluti. In Roma, i63o, pet. in-4, mar. rouge. (Padeloup.)
M. Gamba (Jis^lî, p. 589) dit de celte traduction annexée i une excellente édition du texte : Tradu%\one stimaiiêwma ed élégante e con isquisite note illusiraia. SaWini en a porté le même jugement.
Les commentaires de Stelluti sont fort intéressants, et je lui sais beaucoup de gré, en ce qui me concerne, d'être parvenu k y introduire trois charmantes monographies qu'on ne s'aviseroit guère d'aller chercher la, celle du lynx, celle de l'abeille et celle du charançon. Ces curieuses digressions, ornées de figures parfaites, ne se rapportent guère au sujet; mais il falloit bien que le savant naturaliste se révélât par quelque chose, et Stelluti n'étoit pas seulement philologue et poète.
Cet exemplaire est très beau, et la reliure de Padeloup est un de ses bons ouvrages.
243. LucAiN. La Pharsale, ou les guerres civiles de César et de Pompée, en vers françois, par M. de Breboeuf. Leide, Jean Elsevier ^ i658, pet. in-12, mar^ bleu, fil. à froid. (Hering.)
4 pouces 9 lignes de haateur. Je n'en ai pas encore vu de plus grand exemplaire.
M. Bérard dit, dans son Essai sur les Elxevirs^ qu'on ne recherche plus ce livre qu'k cause de sa belle exécution. Ce jugement est sévère pour Brébeuf qui, en dépit des injustes mépris de Boileau, ne faisoit pas mal les vers.
244- P- Statu Papinii opéra quae extant, Joh. Bernartius ad libros veteres recensuit et scholiis illustrauit. Antuerpiœ, ex officina Plantiniana , 1695. — JoH. Bernarti ad P. Statii Papinii Thebaidos et Âchilleidos scholia , ad syluarum libros, nota). In quibus et aliorum scriptorum varii loci illustrantur et explicantur! Antuerpiœ^ ex officina Plantiniana, iSgS, in-8, mar. vert, aux armes.
Exemplaire de Jacques-Auguste De Thou.
a45. Vlitius. Autores rei Venaticae antiqui , cum commentariis. Lugduni^Batavorum y apud Elzeviriosy i653, pet. in- 12, mar. rouge. (Deseuille.)
4 pouces -1 0 lignes de hauteur.
Exemplaire complet, c'est4-dire avec les Curœ secundœ,
qui ne s'y trouvent pas toujours.
iff^. RuTiLii NUMATiANi GalU Itinerarium, sive do
reditu suo lib. ii, in Germania nunquam editi , CasparBarthiusrecensuit* Prancofurti, typisf^echelianiSy i623. — C. Barthii Erotodidascalus, sive Nemoralium libri y, cum figuris aeneis. ^ânovias, typis fTechelianis y i6a5. — Epidorpidum ex mero scazonte libri vin , in quibus bona pars humanae sapientiae gravissimo métro suaviter explicata. Francofurti, typis fTechelianis , lôaS. — Fabularum iËsopiarum libri v. Francofurti, typis fTechelianis, i6a3. — Pétri âretini Pornodidascalus, seu CoUoquium muliebre, etc. Cjgneœ^ 1660, in-8, vél. ancien.
Recueil cnrienx de pièces singulières, publiées par Barthius. VErotodidcacalui est rare, et le Pomodidoêcaluê l'est davantage. Ce dernier ouvrage se trouvant moins large que les autres, n'a été qu'ébarbé sur le devant. Le volume entier est parfait de reliure et de conservation.
a47- ËPK^RAMMATA ct pocmatia vetera, quorum pleraque nunc primum ex antiquis codicibus et lapidibus, alia sparsim antehac errantia, iam undecunque collecta emendatiora eduntur. Parisiis, Dionysius DuvalliuSy iSgo, in-ra, mar. rouge, fil. (Belle reliure ancienne.)
Superbe exemplaire de cet excellent volume, qui est dû, comme tout le monde le sait, aux soins du savant Pithou.
248. Stephanus (Henricus) . Parodiœ morales, in poetarum vet. sententias celebriores totidem versibus gr. ab eo redditas. — Centonum veterum etparodiarum vtriusquelinguaeexempla. Excu-
débat Henricus Stephanus^ '^75, pet. in-8, mar. rouge. (Dura.)
Très joli exemplaire parfaitement complet.
POÈTES LATINS MODERNBS.
24g. Pasquillorum Tomi duo ( collect. Caelio Secundo Gurione). Eleutheropoli (Basileœ)^ 1544? a t. en I vol. petit in-8, mar. vert, doublé detabis, fil.
Recueil fort rare, mais dont on avoit beaucoup exagéré la rareté sur la foi d'un distique de Daniel Heinsius :
Borna meoi ftcUres ii/ni dedU ; unica phœnix Vivo, aureUqfte veneo cerUum Heintio,
\Bmit F9H€tih DanM H«/n«wt, 1614. 12 mari».
J'ai vu deux de ces phœnix chez mon vieil ami Chardin, deux chez M. Renouard, et celui-ci est le deuxième que je possède. Il ne vaut pas 100 pièces d'or ; mais cet exemplaire a été vendu 444 fr. chez Méon.
a5o. Varia doctorum piorumque vîrorum, de corruptoecclesiae statu, poemata, antenostrama^tatem conscripta : ex quibus multa historica quoque utiliter, ac summa cum voluptate cognosci possunt, cum praefatione Mathias Flacci lUyrici. Bcuileœ , per Ludouicum Lucium^ 1 557, pet. îïi*8, mar. rouge, dentelle.
Volume du genre du précédent, et qui n'est guère moins rare el moins curieux, mais que les amateurs ne paient pas
si cher. Il ne lai a peui^tre manqué pour faire fortune qu*an distique de Daniel Heinsius.
âSi.QuiNQUE iLLUSTRiuM POETARUM , Ant. Panormitse, Ramusii Ariminensis, Pacifici Maximi As* culanl^ Joan. Joyiani Pontani, Joan. Secundi Hagiensis, Lususin Venerem, partim excodicibus manuscriptis nunc primùm editi. Parisiisy prostat ad Pistrinum in vico suavi, ^79^» in-8, mar. rouge, doublé de tabis, dent.
Exemplaire en papier de Hollande, tirage très rare d'une édition qui est devenue rare en papier commun. Elle a été donnée par l'abbé Mercier de SaintrLéger, ad Pùirinum^ c'està-dire chez Molini, in vico $uavi , c'est-à-dire rue Mignon. Ce ' volume a un certain intérêt littéraire ; mais l'abbé Mercier de Saint-Léger devoit le laisser publier par un laïque.
252. Pacificvs maximvs. Impressum Florentiœ^per Antonium Misclwminum, 1489? pet. in-4, mar. rouge, fil. à froid. (Duru.)
Un des volumes les plus rares qui soient connus dans cette partie de la littérature. L'exemplaire du docteur Andry n'a été vendu que 654 fr. en 4S50 ; mais le premier feuillet étoit re&it à la plume. L'exemplaire de la bibliothèque du roi, qui est très beau, a coûté -1,200 fr. Le mien ne lui cède en rien et me coûte beaucoup moins ; car il m'a été accordé par M. Techener, en échange d'une centaine de journées de travail qu'on est libre d'évaluer au plus bas prix possible.
Ces trois exemplaires ne se ressemblent pas en toutes choses entre eux. Dans celui du roi, l'épttre dédicatoire est adressée : Francisco Soderino episcopo Volaterano. Dans le mien, elle s'adresse ad Matkiam Pannoniœ regem, c'est4i-dire à Mathias Corvinus, le royal protecteur des lettres renaissantes. Sur la
marge du cinquième livre, une excellente main du temps a
écrit : obsccmissimuê est hic liber. Ce superlatif n'est malheureusement pas une hyperbole. '
â53. ÂNTONii Panormitje Hermaphroditus. Primus in Germania edidit et apophoreta adjecit Frider. GaroL Forbergius. Coburgi, sumtibus Meuselio- \
rum, i8a4, in-8, mar. citron, fil. (Koehler.)
Edition très récente dont les exemplaires sont devenus fort rares, dès le moment de leur publication, soit que le débit en ait été contrarié par l'autorité supérieure, soit que l'éditeur ait jugé lui-même k propos de la retirer. Ce qui paroît certain, c'est qu'il ne nous est point parvenu par la voie du commerce. . La docte naïveté du bon M. Forberg Fa entraîné si loin, que les graveleuses licences du Panormitain ont presque entièrement disparu sous les énormités du commentaire. C'est dire assez que ces apophorètes latins ne sont point de ceux que les anciens envoyoient en étrennes aux jeunes filles. Ce volume m'a été donné par mon ami M. Dubeux.
^54. Pie II {Mneas Sylvius). — Le Remède damour. Translate de latin en françoys, par maistre Albin des Auenelles> chanoine de leglise de Soissons. Auec aulcunes addicions de Baptiste Man- Xxi^n. Paris, Jehan Longis (sans date) , petit in-4î goth., mar. vert. (Bauzonnet.)
charmant exemplaire d'une édition fort rare.
a55. Angeria^ds ( Hieronymiis ) . Erotopaegnium. Florentiœ^ Junta, i5i2, petit in-8, mar. bleu. {Bauzonnet.)
Edition originale et très rare d'un poète estimé. M. Gin-
guené , qui a fait l'article Ângertamii dans la BiografkU universeUe, ne connoissoit que la seconde.
a 56. Jai«us Olivier, père spirituel et euesque d'Agen. La Pandore , nouucUement traduicte de latin en vulgaire françois, par Guillaume Michel, dict de Tours. Paris, Arnoul et Charles les Angeliers y frères, i54a, pet. in-8, veau fauve, fil., tr. dor.
Volume rare.
^67. Durant de la Bergerie. Imitations du latin de Jean Bonnefons, avec autres gayetez amoureuses de l'inuention de l'autheur, dernière édition reueuëetcorrigée.jPam^il/i^/ioi/ieDM Breuil, 1610, in-8, réglé, vélin, fil., tr. dor.
Le texte de la Pancharis se trouve & la fin du volume.
^58. ^A\k»x(Jacobus) Gadomensis.Âlbum Hipponae sive hippodromi leges. Cadomi, Le Blanc y 1662, in-4» 5 ff. et 72 pp., mar. bleu, riche dentelle, doublé de tabis. (Derome.J i^
Superbe exemplaire de Le Blond » vendu chez lui 28 fr.
Le plus rare de ces jolis poèmes de Savary sur Féquitation et la chasse, ouvrages remarquables sous le point de vue philologique par Fart avec lequel le poète a exprimé des mots et des phrases techniques qui n'ont point d'équivalents latins.
aSg. QuiLLETDS (Claudius). Callipaedia, seu de pulchrse prolis habendae ratione, poema didacticon,
cum uno et altère ejusdem authoris carminé. Juxta editionem Parisiensem, adjeetis versibus aliquot ex Lugduno-Batavâ. Londini, /. Bowyer, 1708. — ScAEVOLAE Sammarthani Paedotrophia, sive de Puerorum educatione. Libri très. Lon^ dini, J.Bowyer, 1708, in-8, mar. citron.
Bel exemplaire en grand papier de Hollande. C'est celui que M. de Chateaugiron avoit payé 46 fr. k la vente de Caillard.
!26o. QuiLLET (Glaudc) . La Callipédie, traduite du poème latin de Claude Quillet. Amsterdam. (Paris, Durand et Pissoi), 1749» grand in-8, mar. bleu, fil. (Derome.)
Exemplaire en grand papier de Hollande.
Cette traduction est de Monhénault d'Egly. Les exemplaires sur ce papier sont rares, et celui-ci est très beau.
a6i.MENAGii (Aegidii) Poêmata. Quarta editio, auctior et emendatior. Amstelodamiy ex offkina Elzevirianay 1 663, pet. in*ia, mar. Teft, fil. (De-rome.) f
a6s. RosAmus. ântithesis Christi etanticbristi,videlicetPapae, id est exemplorum, factorum, yitae et doctrine utriusque, ex aduerso collata comparatio, versibus et figuris venustissimis illustrata. Genevœ , apud Eustathium Fignon, 1578, pet. in-8, mar. rouge, fil.
a63. Naogeorgius (Thomas). Satyrarum libri quin-
que priores. Basiieee, per Joannem Oporinum, i555, pet. iii-8, mar. rouge, fil. (Derome.)
Très joli exemplaire.
!i64. Elegidu et poemata Epidictica praecipuospraecipuorum et maxime clarorum yirorum, qui hoc tempore in primis vixerunt et innotuerunt virtutes et actiones ac totius Europae praesentem et futurum statum instantia. Cum ad vivum expressis personarum iconibus. Impressa Upsaliœ, anno i63i, pet. in-8, mar. bleu, fil. à froid. (Dura.)
Ces poésies latines, qui avoient d'abord paru sans figures, sous le titre de Seena Europtea^ se rapportent li l'histoire générale du dix-septième siècle. Ce n'est pas pour cela qu'elle» sont ici. Le mérite du Yolume consiste en 51 portraits fort élégamment gravés qui représentent les potentats de l'époque. Il est d'ailleurs fort rare.
a65. Bauph (DominiciJ Amores^ edente Petro Scriyerio. Lugduni'Batavorum,apudFranciscosHe'' gerum et Hackium, i638, in-ia, mar. rouge, fil. (Niédrée,)
Cinq pouces trois lignes de hauteur. Très bel exemplaire.
On sait que ce volume se joint & la collection des Elzeviers, parce qu'il porte quelquefois le nom de Louis EIzevier au frontispice ; mais il suffit d'y jeter les yeux pour s'assurer qu'il n'est pas sorti de leurs presses. Son véritable imprimeur, Georges-Abraham Vander Marse, s'est d'ailleurs signé au reeto du dernier feuillet.
On se tromperoit beaucoup sur ce livre, qui est parfaitement
digne des meilleures bibliothèques, si on le jugeoit sur le tilre, et si on n'y cherchoit qu'une plaisanterie de pea d'intérêt, soit par son sujet même, soit par la place qu'elle occupe. C'est un recueil fort bien fait de pièces pour la plupart exquises, du genre de celles que les Latins appeloient Opéra amatoria, et que les amateurs se plaisent k rassembler.
Mon exemplaire a eu l'honneur d'appartenir au savant Janus Vlitius, éditeur et commentateur des Auiores rei Venatieœ^ qui a inscrit son nom sur le frontispice, et payé son tribut k la mémoire du pauvre Baudius en quatre lignes autographes, p. 456.
' POÈTES MAGARONIQUES.
a66. Aligne (Georgio) . L'Opéra Piacevole di Giorgio Âlione Asteggiano, di nuouo corretta et ristampata. In Asti, appresso f^irgilio Zangrandi, 1601, in-8, mar. vert., fil. (R. A. de Smith.)
Édition certainement moins rare que l'originale, et même que l'édition de \ 560 qui n'a jamais paru dans nos ventes ; mais cependant fort rare encore, car je n'ai vu en ma vie que l'exemplaire de l'Arsenal et le mien.
Quoique ce livre soit ordinairement rangé dans la poésie macaronique, il n'appartient à cette division que par une seule pièce qui occupe ici neuf feuillets. Tout le reste est du patois astesan mêlé ça et \k de françois.
Il est à remarquer que le verso de la page 229 et le recto du feuillet suivant sont restés blancs sans qu'il manque rien pour cela.
Mon ami M. Salvi a eu la bonté de relever pour moi les variantes de l'édition originale , et de les porter sur un feuillet annexé k mon exemplaire.