‹ Description raisonnée d'une jolie collection de livresChapitre 45 sur 149 · Poésies françoises composées de i494 à · texte numérisé non relu

Poésies françoises composées de i494 à

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i52o, publiées pour la première fois en France, avec une notice biographique et bibliographique, par J. C. Brunet. Paris, Sihestre, i836, pet. in-8, mar. rouge, doré en tête. (Koehler.)

Exemplaire doq rogné en grand papier de Hollande. H n*en a été tiré que dix.

C'est la réimpression fidèle des poésies françoises d'Alione, qui n'existentqne dans l'exemplaire peut-être unique de l'éd ition de 4 520, aujourd'hui appartenant k M. Brunet, et qui n'avoient été reproduites ni dans Tédition àe\ 560, ni dans celle àe\ 604 . Cette édition a donc toute l'importance d'une édition originale publiée sur le manuscrit. Elle mérite ^ ce titre une place distinguée dans la bibliothèque des amrteurs de notre vieille poésie.

Ce bel exemplaire m'a été donné par mon ami M. Brunet.

268, FoLENGO (Theofilo) . Merlini Coccaii , poetaB Mantuani, liber Macaronices, libri xvii. Non ante impressi. VenetiiSy in œdihus Alexandri Paga^ nini, i5i7, in-iti, mar. vert, fil. à froid. (Dura.)

Édition originale très rare.

1169. — Id. opus. Post omnes impressiones, ubiquelocorum excussas, nouissime recogniti (libri), omnibusquemendis expurgati. Âdiectis insuper quam pluribus pêne viuis imaginibus materie librorum aptissimus, et congruis locis insertis, et alia multa, quae in aliis hactenus impressionibus non reperies. Impressi F enetiisy summa diligentia per Cesarem Arriuabenum Venetum , anno Naiiuitatis Domini Nostri lesu-ChrisHy mil. lesimo quingentesimo supra vigesimum die de-

cimo mensisjanuariiy in-8,fig. en bois, mar. bleu, doubl. detabis. (Riche reliure de Boxérian.)

Édition belle et ornée qui n'est pas moins rare que Toriginale, mais qui laisse supposer plusieurs éditions intermédiaires dont les bibliographes n'ont aucune connoissance.

a 70. — Tusculani, PaganinuSy i5aj, pet. in-ia, fig. en bois, mar. rouge, fil. à froid, (Dura.)

édition plus recherchée qu'aucune autre, et qui doit peutêtre la préférence dont elle jouit parmi les amateurs k la bizarrerie de l'impression, c'estrk-dire k l'italique inélégant et semi- gothique pour lequel Paganini eut la folie de renoncer aux fontes aldines. S'il faut rechercher une raison à ce caprice, je crois qu*on pourroit dire que la lettre italienne, si gracieuse et si pure, ne satisfaisoit pas les lecteurs de l'Allemagne et du nord de Fltalie, et que Paganini, pour assurer le débit de ses lifres dans cette partie de l'Europe, fut obligé d'aviser aux moyens de se rapprocher de leur alphabet usuel.

Ce bel exemplaire est complet des huit derniers feuillets qui ne furent imprimés qu'après coup, qui manquent presque toujours, et qui ne sont certainement pas k dédaigner, car ils contiennent, entre autres choses, un errata fort important.

L'édition ayant été tirée sur un papier trop petit pour la justification, il est presque impossible d'en troufer des exemplaires où les notes marginales n'aient pas été plus ou moins atteintes par le fer du premier relieur. Celui-ci n'est pas entièrement exempt de cet inévitable défaut, et il est cependant d'une conservation très remarquable ; les feuîUets 209 et 24 0 n'ont pas été séparés sur la marge antérieure.

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