A msîelodami, apud A brahamuma Sameren
BELLESLETTRES. 445
1692, in-8, fig. dans le texte, mar. rouge, fil. (Padeloup*)
Cbannant exemplaire, auquel on a ajouté d'une bonne main les pièces de Yappendix en huit feuillets qui se trouve attaché à quelques exemplaires de l'édition de 4521, moins toutefois Verrata.
Il est parfaitement reconnu aujourd'hui que ce joli volume a été imprimé a Naples, et non li Amsterdam.
a^Q. — F0LEN60 (Théophile). Histoire macaronique de Merlin Coccaie, prototype de Rabelais, où est traicté les ruses de Cingar, les tours de Boccal, lesaduentures de Léonard, les forces de Fracasse, les enchantements de Gelfore et Pandrague, et les rencontres heureuses de Balde, etc. Plus l'horrible bataille aduehuê entre les mousches et les fourmis. Paris, Toussaint du Bray, 1606, pet. in-ia, veau fauve. (Padeloup.)
édition originale fort rare en beaux exemplaires. Celui-ci, qui est parfait, provient de la bibliothèque de Du Faf .
373. Arena (Anihonius)f prouincialis, de Bragardissima villa de Soleriis, ad suos compagnones studiantes qui sunt de persona (riantes, bassas dansas in gallanti stilo bisognatas : et de nouo per ipsum correctas et ioliter augmentatas cum guerra romana totum ad longum sine require : et cum guerra neapolitana : et cum reuolta gennuensi : et guerra auenionensi : et epistola ad falotîssimam garsam pro passando lo tempus alagramentum mandat. On les vend à Lycn en la
maison de Claude Nourry dict le Prince y 1 53 1 , pet. in-8, mar. rouge, ornements, doubl. fil. (Dura.)
274. — (utsuprà). His poster ioribusdiebus grassis augmentatus, et a mandatis conardorum abbatis Yo de Rothomago in lucem envoyatus. — Siampatus in stampatura stampatorum , 1670. — Nova noYorum novissima , sive poemata macaronica quae faciunt crepare lectores et saltare capras ob nimium risum, per Barth. BoUam. Stampatus, etc., 1670, in-ia, mar. rouge, fil. (Derome.)
Cette édition, quoique moins précieuse k mon avis que celles du seizième siècle, est la plus recherchée comme la plus complète. Cependant ce n'est pas un enrichissement de grande valeur que les macaronées de Bolla, dont Naudé pense qu'on lui feroit trop d'honneur en l'adjoignant aux autres poètes macaroniques en qualité de laquais, et l'éditeur qui a pris sur lui de l'accoler à notre Arena n'a pas fait preuve de goût.
M. Renouard n'a jamais vu de ce livre que des exemplaires médiocres, et il prétend que les meilleurs sont tout au plus ce que les Ànglois appellent indiferent copies. Je n^accepte pas cette qualification pour le mien, qui est très beau.
275. — (ut suprà). Londini (Paris), 1768, in- 12, mar. rouge, fil., non rogné. (Duru.)
Exemplaire en papier fort.
Cette jolie édition, sortie des presses de Grange ou de Barbou, et enrichie de quelques pièces d'un excellent choix, n'a pas fait baisser le prix de la précédente ; il est vrai que le judi-
cieux éditeur en a retranché les mauvaises facéties de Bolla. Les exemplaires en papier fort sont dirficiles b trouver.
276. — Meygra entreprisa catoliqut imperatoris quando deannoDomini mille ccccc.xxxvi veniebat per Prouensam bene carrossatus in postam prendere Fransam cum villis de Prouensa, etc. Avenioney i537, pet. in-8, gotb., mar. vert, doublé en mar. rouge, dentelle, fil. (Bauzonnet.)
Édition originale , extrêmement rare , dont M. Renottard n'a jamais vu que deux exemplaires. Il est démontré par Texcellente monographie du genre macaronique insérée dans le Moicuraty que la Meygra enireprùa étoit inconnue a Naudé ; et quels livres rares de son temps Naudé ne connoissoit-il pas? Ce volume ne seroit pas un des plus curieux et des plus piquants documents de notre histoire, qu'il tiendroit place encore parmi les livres les plus précieux. Il m'a été donné par mon ami M. de Cailleux.
277. Germanus (Joan.). Historia bravissima Caroli- Quinti, imperatoris, à Prouincialibus Paysanis triumphanter fugati et desbîfati. Quaeque in prouincia illo existente nouissime gesta fuere macaronico carminé recitans per J. V. D. Joan. GermanuminsedeForcalquerii aduocatum comi^osiisi. A nnoD. /1/. quingentesimo iricesimo sexto , apud Fransciscum Jixstum, in-8, mar. rouge, fil. (Kjoehler.)
Voici un livre dont la destinée a été singulière. Connu de Du Verdier et de Naudé qui ne connoissoit pas la Meygra en- (reprisa, et mentionné dans la Bibliothèque historique du P. Lelong, il étoit comme non avenu pour les bibliographes.
us BELLES-LETTRES.
Ceux-ci, de leur côté, qui conooissoîent bien la Meygra enirefriêa et Fédition originale de ce livre imprimée en 4557, annonçoient à l'envi une édition du poëme d'Ârena, antérieure d'une année à cette date. Les choses en étoient Ik quand parut le catalogue de Mac-Gartliy, dont les habiles rédacteurs, trompés par la prévention commune, et dans un moment de distraction très facile à comprendre au milieu d'une telle bibliothèque et d'un tel catalogue, prêtèrent Tautorité de leur nom h la supposition très gratuite d'une édition de la Me^a eHtreprùa^ sous la date de ^1556. Le catalogue annonça cette première édition ; les amateurs se présentèrent pour en faire l'emplette. Elle fut vue, examinée, collationnée, vendue, et, chose étrange, quinze ans après, l'erreur n'étoit pas reconnue, quand cet exemplaire ou un autre vint k tomber entre mes mains. Heureux possesseur de la première édition d'Arena, à la date de 4556, je n'eus rien de plus pressé que de la confronter vers par vers aveé la seconde édition de 4557, que je possédois aussi. La découverte fut bientôt faite, et il faut convenir qu'elle n'étoit pas difficile, mais elle me parut fort douce. J'avois deux poètes macaroniques au lieu d'un. ^
Gabriel Naudé ne fait pas grande estime du poème de Jean Germain , et La Monnoye n'a pas plus d'indulgence pour Arena. Mais on ne considère pas ici les livres sous le rapport de leur mérite littéraire. Ce qu'il y a de certain, c'est que le poème macaronique de 4 556 est aussi rare que le poème macaronique de 4 557, qui est un des livres les plus rares de notre littérature ; et ce qu'il est permis et peut-être convenable d'ajouter, k l'époque d'investigations scientifiques et historiques oii nous vivons, c'est que tous deux sont des monuments précieux d'histoire nationale ; qu'ils contiennent une foule de renseignements privés qu'on ne trouveroit nulle part ailleurs, et qu'une bonne édition critique de l'un et de l'autre seroitune œuvre patriotique fort agréable au pays.
Les résultats de la fausse expédition de Charles-Quint n'ayant été connus qu'en 4557, il n'est guère probable que Jean Ger-
maÎD ail écrit et publié son poème en 4536; il a seulement voulu pourvoir par cette antidate ï la priorité d'Arena, son compatriote et son voisin, dont il étoit impossible qu'il ne connût pas le projet.
278. Capellus f Cziari/ici^J . Macharonea in Cabrinus gagamoge regem composita multum delectabilis ad legendum. Jriminiy Hieronymus Soncinus, anno i5a6, die 16 decembris^ pet. in-S, de a8 ff. dont le dernier est tout blanc, mar. bleu. (Dura.)
Volume précieux d'une moins grande importance littéraire, mais plus rare encore que les premières éditions de Merlin Cocca!e.
279. Stopini (Magisiri) Poetae Ponzanensis Capricia macaronica. Padue, apud Gasparum Ganas^ sam, x636, in-8, titre gravé^ mar. bleu, fil. à froid. (Dura.)
Edition originale de ces charmantes poésies macaronlques, que Gabriel Naudé regarde comme les meilleures de toutes, après l'inimitable Merlin Goccaie. Leur véritable auteur est Gesare Orsino ou César Ursinus, qui n'en a fait aucun mystère, car l'épttre dédicatoire de cette édition, adressée k Jacques Soranzo (Svpefantiuê)^ alors gouvemeur.de Padoue, est signée en toutes lettres par Gesare Orsino. Je fais cette remarque en passant, parce que ce fait littéraire avoit encore besoin d'être constaté, puisque M. Brunet ne l'avance dans la troisième édition du Manuel que sur l'autorité de M. Barbier.
280. Kmgkknagkius ex Floïlandia. — Floïa cortum versicale de Flois Swartibus, illis deiriculis, qua^ omnes ferè Minschos, Mannos, Weibras, Jung-
fras, etc. behûppere et Spitzibus Schnaflis steckere et bitere sdlent. Anno 1627, 4 ff. in-4, mar. rouge. (Bauzonnet.)
Macaronée allemaDde sur les puces, qui a été reproduite dans le joli traité de Pulicibus^ si plaisammeot attribué k Gœthe par un des savants philologues de nos journaux. Elle se trouve aussi dans d'autres recueils du même goût ; mais, en édition originale ou isolée, elle peut tenir une place parmi les plus singulières raretés de la littérature macaronique.
Ce charmant exemplaire est enrichi de deux petites gravures en taille-douce, fort habilement remontées dans un cartouche en face du titre, et qui se rapportent, l'une au sujet, l'autre au genre de composition de l'ouvrage.
!i8i . I Cantici di Fidentio Glottogrysio ludi magistro, con aggiunta d'alcune vaghe compositioni nel medesimo génère. Di nuouo ristampati. In Fiorenza, 1674, in-8, mar. rouge, fil. (Koehler.)
Ce n'est pas ici précisément de la poésie macaronique, mais de la poésie pédantesgue^ autre espèce de composition en lan> gage factice qui a été fort k la mode en Italie. Les Cantici passent pour le chef-d'œuvre du genre, et ils sont difûciles a trouver.