‹ Description raisonnée d'une jolie collection de livresChapitre 68 sur 149 · POÉSIES GAILLARDES ET BURLESQUES · texte numérisé non relu

POÉSIES GAILLARDES ET BURLESQUES

549. Les muses gaillardes , recueillies des plus beaux esprits de ce temps, par A. D. B. Parisien. Paris, Anthoine du Brueil, sans date{m2LTS 1609), in-ia, mar. rouge, fil. (Reliure ancienne.)

Recueil très rare, connu sous le nom de du Breuil, et plus recherché qu'aucun autre du même genre, parce qu'il n'a pas été réimprimé, du moins sous le même titre. C'est en quelque sorte le Ballon d'Essai du Pamusse et du Cabinet satirique qui parurent peu d'années après.

L'amateur auquel cet exemplaire appartenoit vers la fin du dix-huitième siècle, a eu la singulière fantaisie de le faire intituler par s<m relieur, Cantiques de madame Gourdon, du nom d'une vieille courtisane de celle époque.

5âo. Muse folastrb (les 3 livres de la), recherchée des plus beaux esprits de ce temps. Rouen, 161 5, 3 parties in-3a en un vol., mar. rouge. (Reliure ancienne.)

Les petite livres da genre de celai-«i ne se trouyent jamais bien conserrés, et mon exemplaire, qui provient de Méon, est extrêmement médiocre.

55 1. Labyrinthe d'amour (les 3 livres du), ou suite des Muses folastres, par H. F. S. D. C. Rouen, 1 6 1 5, 3 parties in-3a en un vol., mar, bleu, doublé de tabis. (Reliure ancienne.)

Exemplaire bien préférable au précédent, et le meilleur que je connoisse, d'une suite de la Mute folâtre^ plus rare et plus rechercbée que le livre môme, parce qu'elle n'a pas été réimprimée.

553. Angoulevent (le Cadet). Les satyres bastardes et autres œuures follastres. Paris, Anihoine Estoc, 161 5, petit in-ia, mar. brun, fil. {Bauzonnet.)

Exemplaire très grand de marges et parfaitement conservé d'un livre dont la rareté est connue.

M. Brunet paroit disposé k croire que les StUyres Sastardeê sont l'ouvrage de Nicolas Joubert , plus connu sous le nom à^Angouleventj qui eut, en ^608, un procès ki soutenir au Parlement de Paris, en sa qualité de Prince des Soie. Il est évident que l'éditeur a voulu faire allusion au nom du bateleur a la mode, mais il n'a pas même osé le prendre, et ce csldei Angoulevent n'exista jamais. C'est un simple être de raison sur lequel Estoc se débarrasse de la responsabilité d'un mauvais livre. Celui-ci n'a d'ailleurs point d'auteurs propre-

ment dits. C'est, comme les Stuses gaillardes et la Muse folâtre, un recueil de pièces effrontément licencieuses, empruntées à une pléiade d'écrivains fort spirituels, mais fort obscènes, qui florissoient alors, tels que Régpier, Motin, Sigogne, Berthelot, d'Esternod, etc. Âuthoine Estoc ou Lestoc ne réimprima point les Satyres Bastardes ( et c'est ce qui fait leur rareté), parce que dès lors, encouragé par l'extrême liberté de la presse sotadique, il étendit son livre sous un titre plus ample dans un recueil de Tan 46^, qui est devenu le Cabinet satyrigue. Ce qu'il y a de remarquable dans tout cela, c'est que ces licences poétiques datent de la régence d'une Reine et du règne d'un Roi enfant.

553. Le cabinet satyrique, ou recueil parfaict des vers piquans et gaillards de ce temps , tiré des secrets cabinets des sieurs Sigognes, Régnier, Motin, Berthelot, Maynard et autres des plus signalez poètes de ce siècle, seconde édition. Paris, Pierre B illaine. 1619. — Regnier. Satyres Pam, Pierre B illaine, lôrg, in- 12, mar. vert. (Thoui^enin,)

Les bibliographes ne parlent pîis de cette édition de 4649, qui pourroit bien être la môme que celle de 4618, sous un nouveau titre, et qui, dans tous les cas, n'est certainement pas moins rare, surtout en exemplaires bien conservés.

554. — Le même (à la sphère), 1666, a vol. petit in- 12, mar. rouge, fil. (Belle reliure ancienne.)

4 pouces 7 à 8 lignes de hauteur.

Edition qui paroît elzévirienne, à en juger par les caractères, mais qui est imprimée sur un papier plus petit et beaucoup moins beau que celui dont les Elzévirs se servoieut ordinairement. Elle ne porte d'ailleurs aucun de leurs insignes qui

auroient été Torl déplacés dans un livre de ce genre, et la fp^e, alléguée par les bibliographes, n*est point un insigne propre aux Elzéviers. Elle étoit commune à loutes les presses de Hollande, ou, pour le moins, au plus grand nombre. On sait que celle édition est la plus recherchée de toutes, et qu'il est très difûcile d'en trouver de bons exemplaires. Celui-ci ne laisse rien a désirer. Il a de nombreux témoins.

555. — Le même, 1667 et 167a, a vol. în-12 en un vol., mar. rouge, dent., fil., doré en tête. (Dum.)

Non rogne.

Réimpression de l'édition eizévirienne, sans doute exécutée a Rouen, qui est bieu moins belle, mais non moins rare que l'original, et dont un exemplaire à toutes marges comme celui-ci peut passer pour un livre précieux. La distance qui sépare la date du premier volume de celle du second, marque les obstacles qu'éprouva la publication, et c'est à cela qu'il faut attribuer la difficulté de rencontrer les deux volumes réunis.

566. — Le même. Imprimé au Mont-Parnasse ^ 1697, a vol. petit in-8, mar. rouge, fil. (Derome.)

Joli exemplaire.

557. — Le même. Au Mont-Parnasse ^ de V imprimerie de messer Apollon y Vannée satyrique^ a vol. rel. en un, mar. rouge, fil., aux écussons. (Thouvenin.)

Exemplaire non rogné.

Superbe exemplaire d'un livre fort rare en cette condition.

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