Le même, par le sieur Théophile, 1627, in-i2, vél
Bel exemplaire d'une édition très rare.
La supposition du nom de Théophile n'est guère moins odieuse dans cette édition que dans la précédente. Il est vrai qu'il étoit mort en 1 626, a l'âge de trente-six ans, des infirmités qu'il avoit conli^actées dans sa prison, et qu'il ne redoutoit
plus les tortures et le bâcher; mats il étoit mort absous, et personne ne Tignoroit Cette calomnie posthume, renouyelée dans rintérét d'une abominable spéculation sur le tombeau de la victime, a quelque chose de révoltant ; mais que peut-on attendre d'un libraire qui publie le PamoêH satyripie ?
560. — Le même, par le sieur Théophile, 1660, petit in-ia, mar. rouge, fli. (Derome.)
4 pouces 8 lignes de hauteur.
Charmant exemplaire d'une édition probablement elzévirienne.
56 1 . D'EsTERNOD (Claude). L'espadon satyrique, Rouen, David Ferrand, i6a4, petit iii-12, mar. rouge, fil. (Reliure ancienne.)
Voici un livre plein de verve et d'esprit, sans doute, mais qui, par sa nature, mérite peu qu'on se dispute l'honneur de l'avoir fait. Cependant, il est bon de rendre k d'Estemod ce qui appartient a d'Estemod ; et, pour commencer, rendons à d'Estemod l'apostrophe de son noble nom, contre l'opinion de M. Branet, notre maître, qui range d'Estemod sous la lettre d, sans égard pour son incontestable particule. D'Estemod, vivant en 1649, '1624 et 4624, date des trois éditions anciennes de Y Espadon; d'Estemod, connu dans les lettres par d'autres ouvrages, publia sessatyresk Lyon, la première fois sous le nom de Franchère, anagramme fort transparent de celui d'un village de Refranche dont il étoit seigneur,la seconde foissous le nom de d'Estemod qui ne cache plus aucun mystère, la troisième fois sous le nom de d'Estemod, comme la seconde ; et il faudroit chercher un autre auteur k V Espadon de d'Estemod I J'avoue que je n'en vois pas la nécessité. Qn'arrivo-t-il cependant ? une édition , tout-à-fait inconnue aujourd'hui aux bibliographes, a-t-elle porté le nom de Fourquevaus ? Si elle est antérieure à celles-ci, c'est un autre pseudonymie dont on conçoit très bien
le motif; si elle est postérieure, c*est une méprise de l'imprimeur que celte pseudonymie explique ; et celle pseudonymie passagère ne prouve rien contre Taveu formel de l'auteur, répété deux fois en quatre ans au frontispice de son livre. Survient cependant, en ^795, un monsieur Pavie, descendant de François Pavie de Fourquevaus, lequel apprend à M. Mercier de Saint-Léger et au monde littéraire, que son aïeul François Pavie a prison a pu prendre le sobriquet de d'Esternod. Sobriquet est une expression fort insolente, quand il s'agit d'une famille aussi distinguée que celle de d'Esternod ; et puis, de quel terme se serviroit-on pour caractériser Faction d'un auteur qui prendroitpour sobriquet le nom d'un autre auteur vivant, a la léte d'un livre répréhensible ? Laissons à Fourquevaus, mort âgé de cinquante ans, en ^64-1, sa réputation intacte de galant homme; et restituons à d'Esternod, âgé de 29 ans seulement lors de la publication de son livre, la réputation peu désirable de libertin bel-esprit, qu'il n'a que trop méritée.
On a supprimé dans l'édition dont nous parlons après celleci, une satyre intitulée : Contre V apostat Léandre^ autrement dit Constance Guenar, parce que cette édition a été imprimée en pays réformé. Cet apostat étoit un moine défroqué de Dole, qui étoit allé chercher fortune à Genève, et dont l'escapade fit beaucoup de bruit en Franche-Comté, où elle a produit deux ou trois brochures. Il est tout simple que cet événement ait occupé la muse de Claude d'Esternod, qui habitoit alors Salins, et qui pour être un fort mauvais sujet n'en étoit pas moins un fort bon catholique, choses très conciliables alors. Or, cette pièce supprimée, qui est tout-h-fait du style des autres, et qui ne leur est inférieure en rien, démontre de la manière la plus formelleque d'Esternod est le véritable auteur doV Espadonsatyrique. Par quel hasard une anecdote dont le bruit ne s'étoit pas étendu au-delà des murs de deux ou trois villes de Franche- Comté, auroit-elle inspiré des vers à Fourquevaus qui étoit de Toulouse, et qui avoit passé une grande partie de sa vie hors de l'Europe ? Comment François de Fourquevaus de Toulouse
auroit-il pu d'ailleurs écrire contre le moine Constance Guenar de Dole, au sujet de l'apostasie de Guenar ? François de Fourquevaus étoit mort. Ce dernier argument me parott assez propre à trancher la difficulté.
56a. ~ Le même, reveu et augmenté de nouveau. A Cologne y chez Jean dEscrimerie^ à r académie de France y 1680, petit in-ia, fig., mar. rouge^ fi]. (Derome.)
4 pouces 5 lignes de hauteur.
Charmant exemplaire d'une édition plus rare que le Parna9$e et le Cabinet iatyriques, parce qu'elle n'a pas été réimprimée. La plupart des exemplaires finissent k la page 80. Celui-ci est bien complet; mais il est fort douteux que ce livre doive entrer dans la collection des Elzeviers. La satire contre Constance Guenar y manque, comme je l'ai dit, mais elle n'a point été remplacée par une pièce nouvelle ou inédite, ainsi qu'on pourroitle conclure de la note de M. Brunet ; VOde salyrique d'un amoureux se trouve dans l'édition de -1624.
563. Le désert des muses ou les délices de la satyre gallante, par P. M. D. G. Paris, Pierre Lamy, au palais, au grand César y petit in-ia, mar, violet, fil. {Niédrée.)
4 pouces 8 lignes de hauteur.
Volume très rare aux insignes des Elzeviers, imprimé en caractères assez analogues aux caractères des Elzeviers, mais que je ne crois pas des Elzeyiers. L'édition est d'ailleurs bien cernement hollandoise ou belge, et ne doit pas avoir paru avant 4670 ou H 680.
M. Brunet annonce ce livre sous le titre de Dessert des tnuses, qui est son titre véritable, ainsi qu'on le verra tout h Theure; notre édition porte Désert au frontispice et dans
tout hetitre courant ; celle qui est indiquée par M. Brunet, sous la date approximative de 4 625 et davantage, ne doit pas être la «même. C'est seulement un livre rare de plus.
Les satyres intitulées, le Dessert des mases^ sont la suite un peu clandestine, et pour cause, du Banquet des muses de Jean Auvray. Elles sont de Jean Auvray, comme le Banquet^ et forment une suite naturelle k la collection, bien ou mal appelée elzévirienne, des poètes scandaleux de cette période qui n'est pas celle des muses chastes.
564. Les poésies facétieuses par les beaux esprits de ce temps, ï668. — Recueil de quelques pièces curieuses tant en prose qu'en vers. Cologne ^ Pierre Marteau^ 1670, petit in-ia, mar. vert, doublé de tabis, fil. (Noël.)
4 pouces et près de 9 lignes de hauteur.
Une de ces éditions elzéviriennes, selon moi, Tort douteuses, que j'ai souvent l'occasion d'annoncer, mais dans lesquelles il est impossible de méconnoître au moins les insignes de ces habiles imprimeurs; celle-ci est fort rare et se paye fort cher dans les ventes. Elle a été cependant souvent reproduite sous différents titres. Le petit recueil qui y estréuni, et qui renferme quelques pièces très curieuses, me parolt plus rare encore. Je n'en ai pas vu d'autre exemplaire.
La reliure de ce charmant volume est de M. Noël, excellent élève de Derome, qui habitoit Besançon sur la fin du dernier siècle, et qui a relié mes premiers livres. C'est le seul de ses jolis ouvrages que j'aie eu le bonheur de conserver, et celui de mes modestes trésors qui me rappelle les souvenirs les plus doux.
565. Recueil de pièces choisies rassemblées par les soins du Cosmopolite. A Anconne, Chez Vriel B ,à renseigne île la liberté, 1 735, in-4, mar.
BELLËS-LblTTRES. 225
rouge à compartiments, double fil. (K.A.Smith.)
Ce volume imprimé parle duc d'Aiguillon, dans sa terre de Verret, ou Vérets, en Touraine, a-tril été tiré b sbpt exemplaires seulement, comme le pense l'ingénieux éditeur du Catalogue de M. de Pixérécourt, ou a douze seulement, comme je suis disposé b le croire ? C'est une question assex curieuse, et qui ne changera pas grand' chose h l'opinion qu'on se fait si justement de sa rareté. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'indépendamment des SEPT exemplaires comptés par M. Lacroix, en voici un huitième, dernièrement rapporté d'Angleterre où il passoil pour unique; et la bibliothèque de l'Arsenal en renferme un NEUVIÈME, échappé par un hasard presque miraculeux au zèle honorable, mais excessif du savant abbéGrosier, qui auroitsacriflé sans scrupule à Vulcain toute la bibliothèque de Venus. L'adresse d'un Conêervateur ^ digne de ce nom, lui déroba cette proie. Les livres de ce genre ne doivent certainement pas élre tolérés dans la libre circulation du commerce : non sunt pièces omnium] mais il faut qu'ils restent dans les cryptes des dépôts publics, et dans le cabinet du curieux et de l'érudit, comme des monuments toujours vivants du langage, de l'esprit, des mœurs d'une époque. Les moines du moyen-âge, ces judicieux bibliothécaires de la postérité, ne nous ont pas fait tort des turpitudes latines qu'il leur étoit si facile d'anéantir ; ils ont eu le bon esprit de pressentir l'utilité relative des plus mauvais livres du monde. Les pierres, les médailles, les dessins spinthriens ne conviennent aucunement a l'éducation des jeunes personnes, mais on seroit fâché avec raison de ue pas les trouver dans les musées. Je dis ceci dans la sincérité d'un profond désintéressement personnel, car je n'ai jamais lu un mauvais livre ; mais j'avoue franchement que j'en ai souvent consulté quelques-uns avec profit. Au reste, quand il s'agit du Recueil du Coemopolite, la pudeur timorée, et d'ailleurs, fort louable, des censeurs de la librairie, peut se rassurer complètement. Personne n'est tenté de payer quatre ou cinq cents francs l'honneur de s'associer aux lectures favorites du du*
d'Âiguiilon, et ce u^est pas là que les débauchés meUent leur
argent.
566. Recueil de nouvelles poésies galantes, critiques, latines et françoises. Londres, 2 parties en I vol., petit in-8, mar. rouge, fil. (Reliure an-cienne.)
Ce volume doit avoir été imprimé à Genève, où il s'en est retrouvé dernièrement des exemplaires en feuilles. C'est un recueil du genre des précédents, mais beaucoup moins rare. Il est remarquable par de jolies pièces en patois bourguignon qu'on cbercberoit inutilement ailleurs, soit qu'elles n'aient pas été imprimées à part, soit que les éditions originales aient tout-k-fait disparu.
567. Merard-Saint-Just. Espiègleries, joyeusetés, bons-mots, folies, des vérités, etc. Partout et pour tous les temps, 4 parties en 2 vol. in-ia, pap. vél. fort, mar. rouge, doublé de tabis. (Derome.)
Un des dedx exemplaires, dit-on, sur ce grand papier vélin fort. Celui-ci offre beaucoup de particularités singulières qui le rendent unique :
-l® Il avoit été réservé par l'auteur dont il porte les armoiries d'ailleurs fort suspectes, sur un cartouche attaché à la garde du plat intérieur. Le propriétaire, devenu patriote fort ardent, M'en a conservé que la noble devise, Vhonnmr el Vam»uT, et il a généreusement fait k la liberté le sacrifice du blason de son écu. C'est une peine que d'Hozier lui auroit facilement épargnée.
2» La dédicace en forme d'envoi ne trahit, «ians les exemplaires ordinaires, le nom de la personne à laqueHe elle est adressée que par des lettres insignifiantes et confuses dont il
seroil difficile de pénétrer le myslère. Elle est ici développée en toutes lettres, de la main de Mérard Saint^ust, et s'adresse i M. Noèl, alors abbé et professeur, depuis inspecteur de PUniversité, fille atnée des rois, et, par conséquent, proche parent de la monarchie.
5« Le premier volume est orné de deux portraits de Mérard Saittt-Jost, l'nn gravé au fpikifiionoiraee^ l'antre terminé par Isabeau, graveur de M. le Due d'Orléans. Gelni-ci est répété au second volume, et, grâce k cette précaution, les portraits de Mérard Saint-Just nemanqueront pasau sculpteur chargé d'exécuter sa statue.
4® Le même volume est terminé par 45 feuillets manuscrits et autographes, chargés de vers de même goût et de même nature que ceux dont se compose l'ouvrage. Il est inutile de dire que les meilleurs de ces vers ne sont pas de la façon de Mérard SaIntrJust. '
5* L'ouvrage entier est annoté et corrigé par l'auteur, de manière a servir li une seconde édition qui, s'il plaît k Dieu, ne paroîtra jamais.
La reliure est parfaite, et c'est là le principal mérite du livre.
568. Facéties en vers. — Le plaisant discours et aduertissement aux nouuelles mariées pour ce bien et proprement comporter la première nuict de leurs nopces recite a un valet par un ieune homme lyonnois le iour du jeudy gras dernier. ji Lyon. — Sermon joyeulx dung fiance qui empronte ung. pain sur la fournée à rabattre sur le temps aduenir. Paris. — Monologue nouueau et fort joyeulx de la chambrière desproueue du mal damours. J Lyon. — Le banquet des chambrières faict aux estuues le ieudy gras. — Les folastries de la bonne chambrière a Janot Parisien, récitées au bouc de Estienne Jodelle. — La
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vraye médecine de maistre Grimache qui guarit de tous maulx et plusieurs aultres : ensemble de nauoir iamais faulte d'argent utile et proufitable a ung chacun, auec plusieurs aultres receptes gentilles pour resiouir tous esprits melancholiques. — Plusieurs receptes et remèdes contre diuerses maladies toutes vrayes et approuuees de maistre Grimache. — Sensuit le sermon des frappe-culz nouueau et fort ioyeulx, auec la responce de la dame, sus : Je me repens de vous auoir aymee. Paris. — Les estrennes des filles de Paris, in-8, goth.) mar. rouge, fil., non rogne. (Koehler.)
Exemplaire sur papier de Hollande de celle réimpression Urée k pelil nombre. T^a première pièce éloit précédée d'uue Préface âhm slyle forl vif el forl orfensif pour un amaleur connu. J'ai eu le crédit de la faire rclranclier de tous ou presque tous les exemplaires, mais je l'ai conservée dans le mien.
569. Le plaisant discours et aduertissement aux nouvelles mariées pour ce bien proprement comporter la première nuict de leurs nopces, récité a un valet par un ieune homme lyonnois le iour du ieudy gras dernier. Lyon, 1606, in-8, mar. bleu, fil.
570. Salomon et Marcon (et au second feuillet). Les ditz de Salomon et aussi ceulx de Marcon (sans lieu ni date), petit in-i 12 de 7 feuillets, goth., mar. rouge, fil. (Reliure ancienne.)
Livret d'u De excessive rareté, surtout de celle édition , dont je ne connois pas d'autre excmplniru. Il est marqué comme veudu
à Londres au prix ciiDraio de 9 liv. 9 scli. ; c'est-à-dire, de près de 245 fr. les droits compris. Ce précieux volume m'a été donné par mou ami M. Techener.
571. — Les dictz de Salomon aueoques les responces de Marcon fort ioyeuses, petit in-8, goth. (sans lieu ni date), mar. rouge, fil. (Bauzonnet et Purgold.)
Lithographie à deux escemplaires seulement sur parchemin ancien. Le second exemplaire a très mal réussi. On a réuni à celui-ci le frontispice sur papier d'une édition angloise, essayée et peut- être exécutée dans le même genre. La reliure est charmante.
572. — Les mêmes. — La grande confrarie des soulx douurer et enragez de rien faire. — La lettre de cornifflerie. — Pronosticatîon nouvelle de frère Thibault. — Compromis et contrat d'association
passé entre deux g de Paris qui ont promis
et juré Tune et l'autre de faire argent de tout, i63i, ras., petit in- 12, mar. rouge, doublé de tabis, dent. (Bozérian.)
Très joli manuscrit sur peau de vélin, exécuté par Fyot Talné dont il est le chefMrœuvre, et qui est parvenu b y copier h la plume avec beaucoup d'adresse et de goût les figures, viiruettes et encadrements en bols des originaux. Ce charmant volume a appartenu successivement k Gaignat, Méon,More1 de Vindé, Duryer, et au savant et spirituel auteur de VAnaUda Bihlùm^ M. le marquis du Roure. Ce qui te rend particulièrement recommandable, c'est que le texte des Dits de Salomon y est considérablement amplifié. Il contient qiuirante-sept tercets alternatifs, au lieu de vinçi-trois que je compte dans l'édition originale citée plus haut.
573. Le digt des pats ioyeuls auec les condicions des femmes et plusieurs aultres belles balades (sans lieu ni date), petit in-8, goth., fig. en bois, mar. bistre, dent., fil.
Très rare.
574* Sermon joteulx dcng fiance qui emprunte ung pain sur la fournée a rabattre sur le temps aduenir (sans lieu ni date), petit in-8, goth., fig. en bois, mar. violet, fil.
Très rare.
5*7 5. Sensuit le sermon des frappe culz nouueau et fort ioyeulx, auec la responcede la dame (sans lieu ni date), goth., fig. en bois. — Les estrenes des filles de Paris (sans lieu ni date), petit in-8, gotb., mar. violet, fil.
Très rare.
576. Le caquet des bonnes chambrières déclarant aucunes finesses dont elles usent vers leurs maistres et maistresses, imprime par le commandement de leur secrétaire maistre Pierre Babillet. — Item une pronostication sur les mariez et femmes veufues, avec la manière pour congnoistre de quel bois se chaulfe amour. On les vend à Lyon, en la maison de feu Barnabe Chaussard^ près Nostre^Dame de Confort (sans date}, petit in-8, goth., mar. violet, fil.
577. Les souhais des hommes (sans lieu ni date), petit in-49 g^^b., mar. yert, dent., fil.
578. Les souhais des dames (sans lieu ni date), petit in-49 goth.y fig. en bois, mar. vert, fil. à froid. (Koehler.)
Il seroit fastidieux de répéter les mêmes. formules à tous les articles, car il doit être bleu entendu une fois pour toutes qu'il s'agit ici de livres fort rares et généralement très bien conser- ?és. Je ne m'arrête k celui-ci en passant que pour faire observer qu'il avoit quelques feuillets endommagés à l'extrémité des marges, et qu'il a dû subir quelques réparations d'ailleurs très habilement faîtes.
679. Monologue NOUUEAUet fort ioyeulx de la chamberiere desproueue du mal damours. On, les vent à Lyon près les halles, par Pierres Preuost, au palays, à la galerie de ta cfiancellerie (sans date), petit in-d, goth., fig. en bois, veau fauve, fil. (Derome,)
Édition originale qui n'est malheureusement pas irréprochable dans sa conservation. Le premier et le dernier feuillets ont été remontés en tête.
58o. Le GORPfEMENT i^ coRNABS pour rocreor les espriz encomifistibulez, petit in-4^ goth., texte et fig. encadré, mar. rouge, fil. (Koehler.)
EXSMPLAIBE SUR PRAU DE ViLUV.
On n'a tiré que cinq exemplaires de cette espèce, et en tout trente seulement. Cette pièce en quatre feuillets est d'une charmante exécution qui la recommande aux amateurs, mais il me paroit fort douteux qu'elle soit, comme on l'audit» tirée
d*uD manuscrit aucien. J*y verrois plus volontiers 1c jeu d'un homme d'esprit très familier avec notre vieux langage, et très exercé a braver la difficulté de la rime.
58 1. L'ei^per de la mère Cardine. — Chanson nouuelle de certaines bourgeoises de Paris. — Déploration et complainte de la mère Cardine de Paris, cy deuant gouuernante du huleu, sur l'abolition d'iceluy, 1570. — Ban de quelques marchands de graines à poil et d'aucunes filles de Paris, 1670, in-8, mar. rouge, fil. (Dura.)
Réimpression donnée par Méon et imprimée par Didol en ^795. On y trouve rarement la seconde pièce, intitulée, Déplarationy etc., et presque jamais la troisième qui, tirée a très petit nombre, n'a pas été mise dans le commerce. C'est un volume d'une belle exécution, et Texemplaire est magnifique.
582. Bordeaux (Ghristofle de), Parisien. Le varlet a louer a tout faire. Rouen, Richard Aubert, petit in-8, fig. en bois, mar. bleu doublé en mar. citron, riche dent, et omem., fil. (Thompson.)
Très joli exemplaire d'une pièce fort rare en édition originale.
583. Le mathois ou marchand meslé propre à tout faire. Paris y Anthoine du Brueily 161 4. — L'adieu du plaideur a son argent, 1624, in-8, mar. rouge, fil. (Koehler.)
Pièces rares.
584. Le parfait magquereau suivant la cour, contenant une histoire nouuellement passée a la
Foire de Sainct-Germain entre un grand et l'une des plus notables et renommées courtisannes de Paris, i6ââ, in-8, mar. orange, fil. (Bauzonnet.)
Pièce des plus rares.
585. Le pasquil du rencontre des cocus à Fontainebleau, 1623, in-8, mar. rouge, fil. (Koehler.)
Blaettc fort insignifiante, mais Tort rare.
586. Le passe partout des ponts bretons, corrigé et augmenté de toutes les plus belles pièces. i6s49 in*8, mar. rouge, fil. aux écussons. (Thouvenin,)
Libelle diffamatoire, célèbre par sa grossièreté ; ce sont les plus ignobles ordures que puisse vomir une populace ivre. Heureusement de pareilles infamies ne vivent presque jamais qu'un jour. Comment s'en retrouve-t-il un exemplaire après deux cent vingt ans?
587. SiREULDE (Jacques). Les abus et superfluitez du monde, par Jacques Sireulde, huissier du roy nostre sire, en sa court de parlement à Rouen, auec une pronostication véritable pour ceste année. Rouen, Abraham Cousturier (sans datej, petit in-8, mar. rouge, fil. (Bauzonnet.)
Volume entièrement inconnu et d'une grande rareté. Il renferme des particularités singulières et curieuses pour Tbistoire intérieure de Rouen .