THEATRE FRANÇOIS . —SECOND AGE . — AYANT CORNEILLE
717. JoDELLE (Estienne). Les œuures et meslanges d'Estienne Jodelle, sieur du Lymodin, reueuês et augmentées en ceste dernière édition. Lyon, Benoist Higaud, 1697, petit in- ta, mar. bleu, fil. (Thouvenin.J
Édition rare et complète.
7 iB. Grevin (Jacques). Théâtre, ensemble la seconde partie de TOlimpe et de la Gelodacrye. Paris, Vincent Sertenas, i56a, petit in-8, mar. rouge, aux écussons. (Thouvenin.)
Magnifique exemplaire d'un volume rare.
719. La Peruse. La Medée, tragédie, et autres diuerses poésies. A Poitiers, par les de Marnefz et Bouchetz frères (sans date), in-4, mar. rouge, double fil. (Bauzonnet)
Volume très rare.
7ao. Garnier (Robert). Tragédies de R. Garnier, conseiller du roy, lieutenant gênerai criminel au siège presidial et sénéchaussée du Maine. Pims, AbelUAngelier, 1699, in- m, mar. bleu, double fil., aux écussons. (Thouvenin.)
7111. — Le même ouvrage. Rouen, Raphaël du Petit Valy i6o5, petit in-ia, titre gravé, mar. bleu, fil. à froid. (Duru.)
Très beaux exemplaires. Celte dernière édition contient le Tombeau de P. de Ronsard, petit poème de Tauteur, qui manque dans presque toutes les autres,
7 âïi. Tragédie de Timothee Chrestien, lequel a esté bruslé iniquement par le commandement du pape, pour ce qu'il soustenoit l'euangile de Jesus-Christ , traduitte nouuellement de latin
en françois. Lyon, Jean Saugrain, i563, in-*8, mar. rouge, fil. (Derome.)
Admirable exemplaire de Girardot de Préfond, et une des pièces de théâtre les plus rares du seizième siècle.
7^3. Phaeton, bergerie tragique des guerres et tumultes ciuiles. Lyon, Antoyne de Harsy, 1574, in-8, mar. rouge,(louble fil., doubl. en mar. rouge, dent. j aux écassons. (Thouvenin.)
Pièce d'une grande rareté.
724. Behourt. Hypsicrate ou la magnanimité, tragoedie, nouuellement représentée au collège des Bons-Enfants. Rouen, de F imprimerie de Raphaël du Petit Fal, i6o4, petit in- 2 a, mar. vert, fil. (Reliure ancienne.)
725. La vigtouub du phebus François contre le Python de ce temps, tragédie ou Ton voit les desseings, pratiques, tyrannies, meurtres, larcins, mort et ignominie dudit Python. Rouen, Thomas Mallart, 1617, fig. en bois. — Histoire recueillie de tout ce qui c'est passé tant en la mort du marquis d'Ancre que de Leonor Galligay sa femme. La magicienne estrangere, tragédie, en laquelle on voit les tiranniques comportements, origine, entreprises, desseins, sortilèges, arrest, mort et supplice, tant du marquis d'Ancre que de Leonor Galligay sa femme , auec l'auantureuse rencontre de leurs ftmestes ombres, par un bon
François nepueu de Rotomagus. Lyon, sur la copie imprimée à Rouen, par Dauid Geoffroy et lac-ques Besongne, 1618. — Songe prophétique des futures victoires du roy de France et de Nauarre, Louis XIIl, disposé par personnages, par M, P. D. S. Imprimé à Paris, pour Vautheur, 1624- — La tragédie des rebelles, ou sous des noms feints, on void leurs conspirations, machines, monopoles, assemblées, prattiques et rebellions descouvertes, dediee a la reyne. Paris, la veufue Ducarroy, 162a, in-8, mar. citron, fil. {Reliure ancienne.)
Édition originale de la tragédie du marçuiê d'Ancre, ici réunie à la Magicienne étrangère et ii des pièces analogues de la même rareté. C'est un recueil fort précieux.
726. Desguisez (les). Comédie françoise, auec Texplication des proverbes et mots difficiles, par Charles Maupas. Bloys, Gauche Collas, deuantla grande fontaine, i6a6, in-ra, mar. rouge, fil. à froid. (Duru.)
Joli exemplaire.
C'est la comédie des Contents d'Odet de Tournebu, dont la première édition est fort rare. Celle-ci ne doit pas Tétre moins, puisqu'elle a échappé k nos bibliographes. Les Contents d'Odet de Tournebu, fils du grand Adrien Turnëbe, sont a remarquer comme une des premières comédies de notre langue où se fassent sentir l'imitation et le génie de la comédie latine. Cette pièce est particulièrement fort précieuse pour le grand nombre de locutions familières et proverbiales que l'autem* a pris soin d'y rassembler, et qu'on ne (roayeroit
pas facilement ailleurs. Ce qa'on pouToit craindre dans une réimpression publiée pour Tusage des études, comme l'éditeur a soin d'en prévenir le public dans son épistre dédicatoire, ce seroit le retranchement des passages hardis et licencieux ; mais j'ai vérifié qu'elle étoit exactement conforme k l'original.
727. Ollenix du Mont-SacrC (Nicolas de Montreulx). Athlette, pastourelle ou fable booagere. Lyon, Jean Veyrat, iSga, in-8, mar. rouge, double Cl. {Muller.)
728. Beauioteulx (Baltasar de). Balet comique de la royne, faict aux nopces de monsieur le duc de loyeuse et mademoiselle de Yaudemont sa sœur, par Baltasar de Beauioyeulx, valet de chambre duroy et de la royne sa mère. Paris, Adrian Le Roy, Robert Ballard et Mamert Pâtisson, i58a, in-49 fig- et musique, mar. vert, double fil. et fil. à froid, doublé de mar. rouge à compartiments, dent., avec gardes de tabis blanc. (Thompson.)
Exemplaire tout-k-fait splendide d'un livre très rare, qui est fort curieux pour l'histoire de l'art dramatique, et qui peut être regardé comme le programme anticipé des fêtes royales du dix-septième siècle. La préface de Beaujoyeulx démontre de la manière la plus évidente que cet ingénieux artiste est l'inventeur du spectacle que nous appelons aujourd'hui l'Opéra, et qu'il s'est avisé le premier de faire concourir h la représentation d'une action dramatique la poésie, la musique, la danse et la peinture. On ne peut même pas dire que ce fussent W des essais informes , entrepris dans une petite proportion, car le haUet fut exécuté devant dix mille spectateurs, tous gens de marque et choisis dans la classe de
la société qui participe aux fêtes particulières des rois. Le livre qui fait le sujet de cette note n'est remarqué que depuis un assez petit nombre d'années, et il n'a paru que deux ou trois fois dans les ventes.