GRENIERS
La rue de l'Hôpital sépare au nord l'hôtel-de ville du premier grenier que la ville ait fait construire dans ce quartier en 1719 (flj. Placé au bas des Fausses-braies du Neu bourg, devenues successivement un cloaque , 1 humidité infecte qui se communiqua aux murs de cet édifice, altéra la qualité du grain , auquel on dut procurer un autre dépôt. On construisit alors un second grenier dans la partie la plus rapprochée de la porte des Chavannes, ce qui eut lieu vers le milieu du XVIII« siècle. Le troisième fut bâti à la fin sur le sol de l'ancienne tour dite des Chiens ou aux Chiens (b) et de la place des Arbcdétriers (hors des murs de la ville et sur son fossé comblé).
(a) Les frais de cette construction s'élevèrent à environ L. 20,500 de France.
(h) Cette tour hors des murs, mais qui s'y appuyait, était construite avec des matériaux de même force que ceux do la tour de Diessc ; le genre de construction analogue peut la faire envisager comme ayant une même antiquité. Elle put être antérieure aux murs de la ville qu'on y appuya dans
138 TILLI
Ces trois greniers ont des eayes sous terre, dont le revenu est au profit de Tadministratioa. Au rezde-cbaussée du der-
nier a été établi larsenal des canons récemment fondus. La destruction du mur de la ville , dès la porte des Cha vannes à celle de THâpitat , le déblaiement des Faussesbraips auxquelles on a substitué une rue propre , ont assaini ce quartier, ensorte que 1^ grain se conserve en très bon état dans les deux greniers supérieurs. Mais quoique Tinférieur ait beaucoup gagné aux opérations qui ont été faites, on n'y dépose du grain que lorsque les deux autres sont remplis et dans les cas d'achats extraordinaires (c).