‹ Dessin géométrique et lavis: suivis de notions élémentaires d'architectureChapitre 57 sur 91 · DÉFINITIONS DIVERSES · texte numérisé non relu

DÉFINITIONS DIVERSES

est renfoncée, et qui, par conséquent, est plus ou moins éloignée du prolongement de la ligne droite sur laquelle sont établies les parties saillantes de cette façade.

Lorsque, au contraire, des parties font saillie sur la façade, on les désigne sous le nom d'avant-corps.

555. On appelle corniche ressautante celle qui, au lieu d'être continue sur une même ligne, suit les saillies des avant-corps et les retraites des arrière-corps, en formant des angles saillants et des angles rentrants.

554. Une colonne torse est celle dont le fût est contourné en vis. Ces sortes de colonnes sont peu employées ; pourtant on en voit des exemples à Saint-Pierre de Rome, et à l'église du Valde-Grâce, à Paris.

555. Suivant la manière dont les colonnes sont placées, les colonnes sont isolées, accouplées, groupées, engagées, etc.

Les colonnes solitaires forment le plus ordinairement à elles seules un monument; dans ce cas, elles sont colossales. La colonne ô!Austerlitz^ ou de la Grande-armée (place Vendôme); celles du Palmier (place du Châtelet), et de Juillet, à Paris; les colonnes Trajane et Antonine, à Rome, sont des colonnes triomphales.

556. Les colonnes isolées prennent aussi le nom de navales ou rostrales quand elles sont élevées en mémoire de victoires remportées sur mer. Les colonnes rostrales sont ordinairement décorées de proues de navires, et sont souvent employées comme ornement, comme décoration, ainsi qu'on le voit sur la place de la Concorde, à Paris.

557. Les colonnes accouplées sont celles qui sont doux à deux, et dont les bases et les chapiteaux sont rapprochés le plus près qu'il est possible sans se toucher (*). Les colonnes grovrpées sont celles qui sont trois à trois sur un même socle, ou piédestal (*) . La colonne engagée est celle qui tient au mur de dossier ou à un pilastre par le tiers ou le quart de son diamètre.

568. Un pilastre est angulaire ou comier lorsqu'il forme l'angle d'un édifice (^). Les pilastres sont doublés quand deux pilastres se joignent en angle rentrant, droit ou obtus ; que leurs bases et chapiteaux se confondent. On dit que le pilastre est flanqué quand il est accompagné de deux demi-pilastres d'une moindre saillie.

(1) Aux péristyles dn Louvre.

(2) A a portail latéral du fond de la cour de la Sorbonne.

(3) Aux extrémités de la grande façade du Louvre du côté de Saint-Germainl'Auxerrois.

188 DESSIN GÉOMÉTBIQUE.

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