‹ Dessin géométrique et lavis: suivis de notions élémentaires d'architectureChapitre 86 sur 91 · ORDRE TOSCAN. — PILASTRE. MOULURES DE LA BASE ET DU PIÉDESTAL · texte numérisé non relu

ORDRE TOSCAN. — PILASTRE. MOULURES DE LA BASE ET DU PIÉDESTAL

Ce dessin représente en élévation, de face, la base et la corniche du piédestal de l'ordre toscan, appliqués à un pilastre. Les moulures font retour sur le mur en retraite auquel le pilastre est adossé; elles ressautent. A gauche, le mur est en retour d'angle et représenté coupé, ainsi que les moulures qui le décorent.

Le plan coupant est distant du mur en arrière-corps d'une quantité égale à deux modules.

La saillie du pilastre sur le mur auquel il est adossé est égale au sixième de sa largeur.

Données. — Le module est égal à 60 millimètres.

Disposition du dessin. — Prenez la directrice horizontale pour ligne inférieure de la base à tracer ; — faites ab égal à quatre parties du module, c'est-à-dire égal à la saillie du pilastre; — faites bc égal à trois modules quatre parties.

Tracé. — Construisez le dessin en suivant les proportions indiquées à la pi. 20, fig. 1 et 2.

Lavis. — Tracez au crayon les contours des ombres propres et des ombres portées (132, 4 33, 134), en^commençant par celles qui appartiennent aux parties les plus rapprochées du spectateur, c'est-à-dire les ombres projetées par les saillies du pilastre sur lui-même ; — tracez ensuite les ombres propres des moulures de l'arrière-corps ; — et terminez par les ombres portées par le pilastre sur le mur d'ados.

Appliquez la teinte d'ébauche (180) sur toutes ces ombres pour en accuser les limites.

Commencez le modelé de la moulure qui remplace le tore, et qui, dans le cas présent, est un cylindre. Opérez donc comme vous l'avez fait lors du lavis de corps de même espèce (1 81 ) . — Faites ensuite le lavis du talon ; cette moulure, qui est formée d'une partie cylindrique convexe et d'une partie cylindrique concave, doit être traitée de la même manière que la précédente. — • Aûn de ne pas perdre de temps, tandis que les teintes, employées pour modeler les moulures dont nous venons de parler, sécheront, ayez soin de ne pas négliger les ombres sur les surfaces planes ; appliquez, sur ces surfoces, quelques teintes légèrement fondues pour augmenter l'intensité de la teinto d'ébauche et maintenir

ainsi Tharmonie dans les différentes parties du dessin (449). Car, en agissant ainsi, non-seulement vous menez votre travail avec plus de rapidité, mais encore vous jugez mieux le travail fait; autrement, en omettant ce soin, on est exposé à des erreurs d'intensité, et on peut se mettre dans la nécessité de refaire une partie du travail.

Les surfaces courbes étant terminées, achevez les ombres sur les surfaces planes en ajoutant les dernières teintes nécessaires. C'est seulemenf. en posant ces dernières teintes qu'on doit ménageries pénombres (150).

Toutes les ombres faites, appliquez des demi-teintes sur les surfaces planes éclairées (459), et, alors, ménagez les filets de lumière aux arêtes qui reçoivent la lumière (453). Ces teintes faibles doivent être passées sur les ombres, et non les contourner; elles servent à les glacer^ c'estrà-dire à polir les teintes primitivement appliquées (*).

Remarquez maintenant que le pilastre faisant saillie sur le mur auquel il est adossé, celui-ci est plus distant du spectateur : il doit donc être moins lumineux que le pilastre; mais, comme la distance n'est pas considérable, dans la nature, cette différence ne serait pas appréciable. Il est nécessaire néanmoins, dans le dessin, de l'exprimer (442). — A cet effet, étendez une teinte très-faible sur tout l'arrière-corps, de manière à couvrir les filets de lumière ainsi que la surface lumineuse de la moulure cylindrique sur toute celte partie du dessin; il en résultera que le pilastre apparaîtra en saillie et que l'effet complet du relief sera obtenu.

Pour indiquer la coupe du mur en retour, appliquez une teinte de carmin très-faible sur cette partie.

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