DES VOCATIONS
EFFETS DU JEU DES RESSORTS d'ÉCLOSION.
L'auioriié cf attraction , ce pouvoir magique et Irts-in- C0DI1U , qui doit charnier 1 enfant rebelle , n'est autre que sa prérention , son engouement pour les chœurs et sous-chœui-s un peu supérieurs en âge, ses aînés de 6 mois , d'un an , à peine 2 ans. Ils sont l'objet de fOD admiration , la classe à qui il ambitionne de s^allier et dont il suit passionnément, humblement, toutes les impulsions. Voilà qut;l est son maître adoptif; Toilà cet instituteur naturel ou attrayant, à la recherche duquel se sont vainement épuisés les cerveaux philosophiques. Ch. Foubieb.
Allons dans les jardins ; suis tes compagnes blondes, Enfant 1.,.. Asiîs Ségalas.
Ignorant d'un vain joug la science profonde , Tu ne te courbes pas devant les lois du monde , Le bonheur est ta seule loi.
ÂXMS SÉGALAS.
Je desîrerois que de belle arrivée , selon la portée d« Tame qu'il a en main, il commenrast à la mettre sur la montre, luy faisant gonster les choses, les choisir et discerner d'elle-mesme. Quelquefois luy ouurant le chemin , quelquefois le luy laissant ouurîr.
Montaigne.
Le célèbre Vaucanson était d'abord un petit garçon qui déchirait son rudiment et ne faisait pas grand-chose avec sa grammaire. On raconte qu'un jour sa mère le mena avec elle chez son directeur de conscience, et qu'avant, il faut le croire, quelques péchés à dire et quelque instruction dévote à recevoir , elle laissa , trois
heures durant, l'enfant attendre seul dans J'antichanibre. Vaucanson s'ennuyait. Il y avait là une horloge. L'enfant regarda quelque temps le balancier qui battait les secondes. Puis, comme la mère ne venait pas, et qu'il s'ennuyait toujours, le mécanisme de l'horloge l'intrigua : il examina de plus près; et bientôt, — les enfans .sont si sots ! — il arrêta le pendule, le remit en mouvement, puis le décrocha. Un quart-d'heure après, il avait dévissé et revissé avec son couteau deux autres pièces. Bref, quand la mère, bien confessée , et j\I. le curé , arrivèrent, on trouva mon Vaucanson en train de remonter l'horloge qu'il avait démontée de toutes pièces. La mère, pour s'excuser auprès du bon curé, qui ne trouvait pas le mal si grand , monta une morale à son fils, comme bien on pense. Mais Vaucanson avait pris goût aux horloges, et malgré la morale, notre démon trouva moyen , à peu de jours de là , d'en inspecter une autre. Finalement, il en fit une; et comme le succès légitime tout dans le monde, même les sottises des enfans , on cessa de le gronder pour s'émerveiller de son adresse et de son intelligence. C'est comme cela qu'on le laissa devenir le premier mécanicien du monde.
Si Vaucanson n'eût perdu patience à attendre sa mère dans une pièce où une horloge battait les
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secondes; s'il eût suivi, comme tout le monde, la carrière que le hasard des circonstances sociales et ses parens lui auraient faite, il eût été sans doute un tout aussi pauvre sujet que beaucoup d'autres>
L'exemple de Yaucanson est éclatant, parce que Yaucanson est célèbre ; mais la vie commune en fournit chaque jour d'analogues ; ab uno disce omnes. — Nous tirons de là ce principe, que pour éveiller les vocations, il faut mettre l'enfant en présence de leur objet, Yaucanson face à face avec son horlosre.
Fourier se plaît à citer un exemple fort remarquable aussi d'éclosioii de vocation. Tous les journaux de la capitale l'ont cité il y a quelques années, bien entendu sans en tirer aucune conséquence. Yoici le fait en deux mots. — Un pauvre garçon charretier de 19 ans, qui gagnait 20 sous par jour à conduire sa charrette , est appelé à l'usine de MM. Manby et Wilson, à Charenton, pour transporter des scories. La vue de ces beaux ateliers l'émeut et le passionne. Il demande à être attaché à l'usine ; et , à quelques mois de là, le voilà tellement habile, qu'il remplace un excellent fondeur payé 20 francs par jour. Cet homme valait à peine 20 sous à la tête de sa charrette ;
par suite du développement de sa vocation , il arrive à valoir 20 francs.
Ainsi , à n'envisager même que le côté de l'intérêt, on le voit, il est de la plus haute importance pour l'Association phalanstérienne de développer les vocations, c'est-à-dire la valeur productive de tous ses enfans. La Phalange fera donc, ne fût-ce que par esprit de spéculation, toutes les dispositions favorables à Véclosion des vocations. Ce ne sera plus par l'effet d'un hasard que Yaucanson et le charretier seront mis en face, l'un à dix ou douze ans, l'autre à dix-neuf, des circonstances industrielles capables d'éveiller leurs facultés particulières. Dès le bas âge, les enfans de la Phalange sont promenés au milieu des travaux, des ateliers de toute nature; ils sont placés Journellement face à face, et plutôt mille fois qu'une, avec les choses homologues à leurs prédispositions naturelles; et, loin d'étouffer les vocations dans leur germe, toutes les circonstances variées de l'activité ambiante, les sollicitent continuellement, les excitent et les appellent sans cesse.
Le Furetage conduit les enfans vers les différens objets de l'activité générale, dans les jardins, dans les ateliers, vers les Groupes de leurs com-
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pagnons plus âgés, qui déjà sont ardcns à leurs pelils travaux. Le Fracas industriel les égaie et les passionne; l'aspect des petits outils adroitement maniés par leurs camarades, tout fiers de leur jeune habileté, les stimule et les charme; l'entrain joyeuxetbruyantdecesatelicrs enfantins les transporte. Les voilà tout en œuvre pour faire ce qu'ils voient faire aux autres, tout désireux d'être admis dans ces Groupes où l'on a le privilège de tenir ces petits sarcloirs, ces légers marteaux de Lois, d'atteler et conduire ces petits chariots, de manier ces mille jolis instruinens, de cultiver ces fleurettes, de jouir enfin de l'attirail progressif de Vindustrie miniature, si charmant aux yeux de l'enfance ! Les jardins, les volières, les basses-cours, les petites étables, les cuisines, les ateliers sans nombre et les Groupes joyeux les appellent à l'envi. Mais pour être admis dans les rangs, il faut prouver son savoirfaire, il faut se mettre en état d'être agréé par les Groupes et les Chœurs où l'on ambitionne d'entrer, et qui, jaloux de leur réputation corporative, ne reçoivent que des sujets capables de la soutenir. On sait que les enfants sont bons juges et juges rigoureux des degrés de mérite de chacun d'entre eux, en toute branche à laquelle ils s'adonnent: aussi verriez-vous les jeunes candidats ardents à solliciter et à suivre les conseils et II. 32
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les leçons bienveillantes des bons Patriarches de la Phalange, en proportion même du besoin qu'ils ont de ces leçons et de ces conseils, pour devenir aptes à subir honorablement les examens nécessaires à l'admission dans les Groupes et les Chœurs dont ils brûlent de se voir membres !
Tout le secret de l'éducation consiste à solliciter LEURS vocations, et à éveiller en eux de vives AMBITIONS ascendantes. Pour atteindre ce résultat, il faut disposer les choses du milieu ambiant, de manière à donner aux cinq ressorts que nous avons décrits plus haut, toute l'énergie dont ils sont susceptibles. Au lieu d'étouffer l'amour du furetage^ il faut donc l'employer en mettant à la disposition des enfans tous les joujoux et petits instrumens qui se rapportent à leurs forces, en les encourageant à s'en servir. Loin de les gronder pour leur manie à* imitation :, il faut les environner d'excitations industrielles, les placer au sein de toutes les activités et de tous les exemples dont l'imitation et la répétition peuvent profiter au développement de leur santé et de leurs facultés, soit du corps, soit de l'intelligence. Il faut surtout donner un grand relief, un relief sensible à leur esprit et à leurs yeux, aux faits qui auront pour objet de s\.\T[iu\eT Y entraînement progressif ascendant. C'est pour cela que tout l'attirail des petits
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ïnstrumenls et ateliers de I'industrie miniature est RÉGULIÈREMENT GRADUÉ et adapté aux forces et aptitudes correspondantes; que les privilèges de parade et maniement d'outils se succèdent hiérarchiquement de Chœurs inférieurs en Chœurs supérieurs; que les grades et les Chœ'urs se tranchent aux yeux par des décorations, des costumes, des couleurs, des marques extérieures de plus en plus brillantes ; que les examens sont de plus en plus forts et exigeants à mesure que l'on monte sur l'échelle des âges et des industries; c'est pour cela, en un mot, que la Phalange organise pour ['enfance un régime complet de
SÉDUCTIONS progressives, dc FASCINATIONS ASCEN- DANTES.
Terminons ce chapitre en empruntant au Nouveau Monde une liste de Ressorts d'éclosion des vocations: chacun d'eux mériterait un paragraphe particulier.
« L'enfant de 2 ans trouve aux petits ateliers d'une Phalange quantité d'amorces que la Civilisation ne saurait lui offrir ; elles sont au nombre d'une vingtaine dont je vais donner un tableau.
1. Le charme de petits ateliers et de petits outils , en dimensioii graduée pour les divers Ages (i).
(1) (.c L'elat sociétaire peut seul présenter à Tenfant, dans toutes les branches d'industrie, un matériel écheloané qui fait le charme du bas âge, comme sera une échelle de chariots, bêches et ouiils
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2. Les gimblettes harmoniques ou application de tout l'attirail des gimblettes actuelles, chariots, poupées, etc., a des emplois d'apprentissage ou de coopération en industrie (i).
5. L'appât des ornemens gradues ; un panache suffit déjà chez nous pour ensorceler un villageois , lui faire signer l'abandon de sa liberté; quel sera donc l'effet de cent parures honorifiques,
en sept grandeurs différentes, appliquées aux sept corporations de lutins, bambins, chérubins, séraphins, lycéens, gymnasiens et jouvenceaux. Les outils tranchans , haches, rabots, ne sont pas encore livrés aux lutins et bambins.
■>i C'est principalement par emploi de cette échelle qu'on lire parti de la singerie ou manie imilative qui domine chez les eufans; et, pour renforcer cet appât, on subdivise les diverses machines en sous-échelons. Tel outil à l'usage des lutins est encore de 3 dimensions adaptées aux 3 catégories de hauts lutins, mi-lutins et bas lutins-, c'est à quoi devront veiller ceux qui feront les préparatifs de la Phalange d'essai.
•n On emploie de même cette échelle dans les grades industriels qui sont de plusieurs degrés, aspirant, néophyte, bachelier, licencié, officiers divers, n N. il/., p. '.429.
(1) Exemple d'emploi des gimblettes industrielles :
v. Wisus et Euryale louchent à l'âge de 3 ans et sont impatiens d'être admis parmi les bambins , qui ont de beaux costumes , beaux panaches, et une place à la parade sans y figurer activement. Pour être admis à cette tribu , il faut donner des preuves de dextérité en divers genres d'industrie, et ils y travaillent ardemment.
Il Ces deux lutins sont encore trop petits pour s'entremettre au travail des jardins. Cependant un matin, le bonnin Hilarion les conduit au centre des jardins, au milieu d'une troupe nombreuse de bambins et chérubins , qui viennent de faire une cueillette de légumes. L'on en charge douze petits chars attelés chacun d'un chien. Dans cette troupe figurent deux amis de Nisus et Euryale, deux ex-lutins admis depuis peu aux bambins.
•S) Nisus et Euryale voudraient s'entremettre avec les bambins; on les dédaigne en leur disant qu'ils ne sauront rien faire , et pour
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pour enrôler un enfant au plaisir et a des re'unions amusantes avec ses pareils.
4. Les privilèges de parade et maniement d'outils ; on sait combien ces amorces ont de pouvoir sur l'enfant.
5. La galle' inséparable des icunions enfantines quand elles travaillent par plaisir ou attraction.
essai on donne à l'un d'eux un chien à allcler, à l'autre des petites raves à lier en boite; ils n'en peuvent pas venir à bout, et les bambins les congédient sans pitié', car les cnfans sont très-sévéres entre eux sur la perfection du travail. Leur manière est l'oppose de celle des pères, qui ne savent que flagorner l'enfant maladroit , sous prclcste qu'il est trop petit.
T) INisus et Euryale, congédies, reviennent tout chagrins vers le bonnin Hilarion, qui leur promet que sous trois jours ils seront aduais, s'ils veulent s'exercer à l'attelage. Ensuite on voit défiler ce beau convoi de petits chars élégans; les chérubins et bambins, après le travail achevé, ont pris leurs ceintures et panaches, ils partent avec tambours et fanfare, chantant l'hymne autour du drapeau.
n Nisus et Euryale, dédaignés par cette brillante compagnie, remontent en pleurant dans le cabriolet du bonnin ; à peine sont-ils arrivés, qu'Hilarion les conduit ati magasin des gimbleltes harmoniques, leur présente xxn chien de bois, leur enseigne à l'atteler à un petit chariot, ensuite il leur apporte un panier de petites raves et oignons de carton, leur apprend à en former des paquets, et leur propose de prendre pareille leçon Je lendemain; il les stimule à venger l'affront qu'ils ont reçu , et leur fait espérer d'être admis bientôt aux réunions des bambins.
•n Ensuite les deux lutins sont conduits vers quelque autre compagnie et remis à un autre bonnin par Hilarion, qui a terminé avec eux sa faction de deux heures.
Il Le lendemain ils seront empressés de revoir le bonnin Hilarion, répeter avec lui la leçon de la veille. Après trois jours de pareille élude, il les conduira au groupe de la cueillette des petits légumes, ils sauront s'y rendre utiles , et on les y admettra au rang de novices.
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6. L'enthousiasme pour la Phalange, ou l'enfant jouira ele tous les plaisirs dont son âge est susceptible.
7. Les compagnies de table , variées chaque jour selon les intrigues du moment , et servies de mets adaptés au goût des enfans qui ont leur cuisine spéciale.
8. L'influence de la gastronomie sériaire qui a la propriété de
postulans. Au retour, à 8 heures du malin, on leur fera Pinsigne honneur de les inviter à déjeuner avec les bambins.
n C'est ainsi que la frëquenlation d'une masse d'enfans aura entraîné au bien deux enfans plus petits, qui, eu Civilisation, ne suivraient leurs aîne's que pour faire le mal avec eux, briser, arracher, ravager.
■n Remarquons ici l'emploi fructueux des gimbletles : on donne aujourd'hui à l'enfant un chariot, un tambour, qui seront mis en pièces le jour même, et qui dans tous les cas ne lui seront d'aucune utilité. La Phalange lui fournira toutes ces gimbleltes en diverses grandeurs, mais toujours dans des circonstances où elles seront employées à l'instruction. S'il prend un tambour, ce sera pour se faire admettre parmi les bas tambours, enfans qui figurent déjà eu chorégraphie : je prouverai de même que les gimblettes féminines , poupées et autres, seront utilisées chez les petites filles, comme le chariot et le tambour chez les petits garçons.
11 Des critiques diront que le menu service des douze petits chars à légumes serait fait plus économiquement par un grand char. Je le sais, mais pour cette petite économie on perdrait l'avantage de familiariser de bonne heure l'enfant à la dextérité dans les travaux agricoles, chargement, attelage et conduite, puis l'avantage bien plus précieux de créer aux enfans des intrigues sur les cultures auxquelles ils auront coopéré par ces petits services, qui les passionneront peu à peu pour l'ensemble de l'agriculture. Ce serait une bien fausse économie que de négliger ainsi les semailles d'Attraction industrielle, et les moyens de faire éclore les vocations; épargne aussi désastreuse que la concurrence réduclive du salaire, qui réduit les ouvriers en victimes de naumachie, s'entretuant /^o/itiquement pour se disputer le travail, n iV. M. , p. 226.
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siimuler les cultures par la gourmandise , cl lier tout le mécanisme industriel.
9. L'orgueil d'avoir fait iiuelijue rien que l'enfant croit do haute importance : on Tentrctient dans cette illusion.
10. La manie imitative, qui, dominante chez les enfans, ac- (juiert une activité décuple quand Tcnfanl est stimule par les prouesses de tribus enfantines plus âge'es.
11. La pleine liberté d'option en sortes et en durée de travail.
12. L'indépendance absolue, ou dispense d'obéissance à tout chef qui ne serait pas choisi passionnément.
13. L'exercice parcellaire, ou avantage de choisir, dans chaque industrie , la parcelle sur laquelle on veut exercer.
14. Le charme des séances courtes, variées fiéquemment, bien intriguées et désirées par leur rareté. Elles sont rares , même lorsqu'elles sont diurnales , car elles n'emploient à tour de rôle que 1/3 ou 1/4 des sectaires.
13. L'intervention officieuse des patriarches, des bonnins, des mentorins , tous chéris de la basse enfance qui ne reçoit d'enseignement qu'autant qu'elle en sollicite.
16. L'absence de flatterie paternelle, déjouée dans l'ordre sociétaire, ou l'enfant est jugé et remontré par ses pairs.
17. L'harmonie matérielle , ou manœuvre unitaire inconnue dans les ateliers civilisés, et pratiquée dans ceux d'Harmonie ou l'on opère avec l'ensemble des militaires et des chorégraphes , méthode qui fait le charme des enfans.
18. L'influence de la distribution progressive, qui peut seule exciter chez l'enfant le charme et la dextérité nécessaires en études industrielles.
19. L'entraînement collectif ou charme de suivre les collègues s'exaltant par les hymnes , parures , festins , etc.
20. Les esprits de corps très-puissans chez les enfans , et trèsnombreux en régime sociétaire.
21. Les émulations et rivalités entre Chœurs et Sous-Chœurs contigus, entre groupes d'un même Chœur et d'une même série, entre catégories d'un (îroupe.
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22. La prétention périodique a s'élever, soit aux Chœurs et aux tribus supérieures, soit aux catégories moyenne et haute de chaque tribu.
25. L'enthousiasme pour les prodiges opére's par les Chœurs supérieurs en degré, selon la loi de déférence pour Tascendant.
24. Les intrigues vicinales ou luttes émulatives avec les enfans des phalanges voisines et rencontre avec leurs cohortes. Ce ressort manquera a la phalange d'essai.
» Je ne mentionne pas ici d'autres stimulans qui n'agissent guère avant l'âge de 4 ans , tels que : la concurrence des sexes et instincts , V appât du gain et des forts dividendes. Ces deux ressorts n'ont point encore d'influence sur les lutins et peu sur les bambins ; ce n'est que parmi les chérubins qu'ils commencent a se développer.
» La réunion de ces amorces opérera en moins d'un mois , au bout duquel on aura fait éclore chez l'enfant 5 ou 4 de ses vocations primordiales qui , avec le temps , en feront éclore d'autres ; celles oïl le travail est difficile ne pourront naître que vers l'âge de 50 a 52 mois. » {N. M., p. iib.)
Si nous avons bien établi que le vrai système d'éducation individuelle et sociale consiste à créer un milieu extérieur en parfaite harmonie avec les natures individuelles des êtres dont celte éducation doit opérer le plein développement, il est convenable d'envisager d'un peu plus près la composition de ce milieu. C'est ce que nous allons faire, en examinant le rôle de l'enfance, depuis l'époque de Véclosion des vocations^ dans cinq branches générales de Travail sériaire (0.
(i) Nous suivrons ici pas à pas le Traité de l'Association doin. agr. Voyez, totn. II, pag. iqo et suiv.