TENDANCES GENERALES
sent plus rien. L'horame est aflranchi du joug des cboses. — Vous avez le clioix : toutes les Series, tous les Groupes vons sont ouverts.
Vous pouvez enlrer partout comme postulant, etre admis partout en faisant vos preuves ; rien ne vous contraint a vous enroler dans des fonclions qui sont hors do vos convenances. — Et ainsi , des l'enfance , chacun s'appliquc aux travaux vers lesquels il se sent attire par ses aptitudes nalurelles. — C'est la vocation qui conduit a la fonction.
Or, vous ne pensez pas que les services en marchent plus mal, pour etre exclusivement confies aux caracteres qui ont respectivement pour eux gout et vocation. — Et comme la nature n'a pas fait les hommes egaux en gouts, en facultes, en opinions et en vocations, on peut etre assure de trouver sur un assorliment de dix-huit cents caracteres, de quoi remplir les cadres de toutes les Series dont le roulement sera necessaire on utile a la Phalange. Nous reprendrons cette question plus tard.
Ainsi, sauf exceptions et convenances particulieres, les travaux de toule nature sont exeCtites dans la Phalange par des Groupes nomhreux,
composes de sectaires ou membres volontairement reunis par un penchant affectueux, et par un gout commun pour la fonction du Groupe. — Ce travail d'option devient des-lors aussi riant qu 'il est triste et fastidieux dans la solite du Morcellement : car la gaite, l'entrainement et la joie se produisent inevitablement dans les reunions nombreuses et bien assorties en convenances reciproques.
11 me scmble que la sag< sse etcrnelle ne pouTail prescrire que ce qui rtait conlbnne a lit bature de rfaomme , et qu'elle devail adapter ses Lois a I'etre qu'elle avail eree. Sihrzhum.
Maintenant que nous avons reconnu dans 1'homme les tendances au Groupe et a la Serie, comme des faits passionnels generaux, il nous est facile de comprendre que 1 intelligence supreme devait petrirnotre nature de ces deux tendances.
L'homme, en efTet, etant appele a gerer son domaine terrestre , a agir sur son globe , a travailler, il fallait qu'il fut predispose a un certain mode d'action , a une certaine loi de travail, — sinon Dieu serait absurde.
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Or, tout dans la creation est classe en ordre seriaire : les trois regnes, animal, vegetal et mineral, se divisent et se subdivisent en classes, ordres, genres, especes, varietes, tenuites, etc., si bien que Ton est force, pour les etudier, de les cataloguer et de les ranger en Groupes et Series de Groupes, comme ils le sont dans la nature. — Cette classification porte meme le nom de Met hod e nature lie.
Les sciences, qui, dans l'origine et aux temps obscurs, formaient un assemblage confusdequelques verites melees a beaucoup d'erreurs, se sont divisees et subdivisees a mesure qu'elles se sont constitutes, et que l'esprit bumain a etendu son domaine. Telle branche de phenomenes dont l'existence etait a peine soupconnee il y a quelques siecles, comme l'electricite, fournit a elle seule aujourd'hui de nombreux rameaux dont chacun reclame des etudes speciales et des hommes speciaux. Plus on avance dans le champ des decouvertes, plus on se convainc que, tout etant lie dans le systeme de la nature , l'ensemble des connaissances doit se classer en ordre genealogique ou seriaire. Les arts, d'ailleurs, exigent aussi des divisions et des classemens analogues. II n'y a rien de ceci qui ne soit connu et banal.
Ainsi, tout, dans la creation, dans le domainc de l'activite de 1'homme et de l'intelligence , est assujeti a cette loi seriaire, — loi supreme, sans laquelle l'ordre, l'harraonie et 1'unite de 1'univers ne seraient que des mots.
Done, si tous les objets sur lesquels l'liomme est appele a exercer son activite physique ou son energie intellectuelle , sont ordonnes et classes en Series dans le sein des choses, il faut bien que lui, 1'homme aussi, accepte cette forme seriaire pour l'ordonnance et le classement de ses travaux, sous peine de se conslituer en revoke contre l'ordre nature!, de se placer hors de l'unite universelle, d'operer en systemedesordonne sur la creation, et de manqner ainsi la voie et l'acte de sa Destinee.
Et si tout ceci est vrai , il fallait bien que l'organisme passionnel de 1'homme fut predispose pour cette forme seriaire , et que 1'homme fut porte par nature a distribuer son activite parallelement a la distribution naturelle des objets sur lesquels cette activite elait appelee a s'etendre.
C'est chose qui paraitraitsuperllue, sans doute, \ tout homme doue d'une certaine portee d'es-
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prit, que d'insister sur la valeur de ce qui vient d'etre developpe ici. Tout un systeme social est la, et pas un systeme de creation humaine encore, mais un systeme pense par Dieu, voulu par Dieu, et type par lui sur la face de tous les mondes.
Somme toute , ce chapitre nous a montre , en vue d'ensemble, que la condition generale d'Attraction industrielle , c'est Yexercice des travaux en Groupes et Series de Groupes, methode naturelle qui nous a ete directement revelee par le jeu des affmites electives.
Etudions de plus pres maintenant les conditions speciales d'Attraction, pour arriver a la determination precise de cette formule.