‹ Destinée sociale (volume 3)Chapitre 33 sur 116 · Albletes et Atbletei · texte numérisé non relu

Albletes et Atbletei

v10. Virils etVi.il.-s.

' 11. Ratlines et Raflinees.

JUc descendant?. J choeurs. } 12. Tempcres et Tempered. 13. Prink ns et Prudentes.

Aileron descendant, s chtBUr"- '

l'l. Reverends et Revercndes.

-hceurs. ,'

( 15. Veneral.les et Venerable*.

J'ransition descendante. l chccitr. I 16. Palriuiches el Patriarchal.

Malades.

Complemens descendans. I Inprmcs.

Absent.

Voila lord re de parade : enfans, jeunes garcons et jeunes filles, homines et femmes, vieillards, — les deux hierarchies naturelles des ages et des sexes, — seize tribus et trente-deux Choeurs, avec leurs costumes varies, leurs dra-

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peaux , leurs enseignes, leurs gonianons, conjugues sur l'oriflamme a trente-deux ecussons de la Phalange, et pivotant sur la llegence, commo sur leur soleil loutes les planetes d'un tourbillon! Comparez l'aspect de la population d'une Phalange en ordre de parade, avec celui de nos foules de pcuple endimanche , dans nos campagnes et dans nos villes

Quand la Phalange tkale ses trente-deux Choeurs, e'est 1'unitehumanitaire complete, puissante, immortelle : e'est l'homme, cela, et non pas l'homme isole et civilise, creature faible , ignorante, pauvre et son ffre tense, qui entreprend et ne finit pas, qui vil et meurt. La Phalange vit et ne meurt pas! Quand les vieilles generalions s'en vont, les jeunes viennent ; les cadres sonl toujours complets. L'humanite monte et descend sans cesse sur cette echelle qui unit le ciel a la terre, comme la merveilleuse echelle de la vision de Jacob , ou les anges incessamment aussi montaient et redescendaient.

Quand la Phalange etale ses trente-deux Choeurs en parade, xi'est l'humanite deployant sa vie qui ne passe pas, sa force qui ne meurt pas, et manifestant ainsi le signe de sa royautr sur la terre

l.oi 8ERIAIBE. 9.)

Ouand la Phalange etale ses trente-deux choenrsau temple, enfcslivite religieuse,etchante a Dieu l'hymne a trente-deux voix, c'est l'humanite, reine de la terre, faisant hommage de sa couronne a Dieu son suzerain , et s'unissant a lui par un concert de joie , d'intelligence et d'amour. — Oh! ce n'est plus l'homme isole, qui tremble devant Dieu , se inacere, et prie sur la pierre , pour soustraire son ame a la grille du diable. La religion n'a plus de rigueurs, de terreurs et de sombres mysteres; elle a depouille son vetement de deuil. Elle est paree maintenant; elle porte des fleurs, comme la terre an printemps; elle est riante et pure comme le grand ciel , au matin d'un beau jour d'ete ! L'homme jouit! II n'est plus atteintde cette triste folie, qui lui avait persuade de presenter a Dieu, comme agreable offrande, un concert forme de gemissemens et de soupirs, un calice rempli de larmes et de douleurs. Assez long-temps l'homme a commis le sacrifice, sacrifice des corps et sacrifice des ames ! Dieu ne se plait plus aux pleurs et aux grincemens de dents; il ne damne plus: l'enfer est aboli, le demon pardonne.

Vienne done une Phalange, etalant ses trentedeux Choeurs en parade, enfans, garcons et jeunes filles, hommes et femmes , vieillards, vetus de

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couleurs harmoniees, semant de fleurs le parvis du temple, el chantant ensemble a Dieu l'liymne saint a trenle-deux voJx ! Oh! vienne une Phalange avec ses seize tribus et ses trente-deux Chceurs, car 1'henre de la delivrance alors aura sonne sur la terre !

Mais nous n'avons pas a nous occuper ici de la poesie qui jaillit comme de source vive du developpement de l'aclivite humaine en regime seriaire ; nous avons une elude a faire.

Des seize tribus de parade, douze seulement, — de i a i5, — prennent part aux evolutions, aux grandes manoeuvres , et forment les cadres de XHarmonie active. La tribu 1 est trop jeune pour figurer dans ces mouvemens; les tribus i4? i5, sont conseilleres et non manccuvriercs ; la tribu 16 est cas de retraite.

La Serie que nous venous d'examiner peut nous rend re manifesto un systeme d'Accords que nous n'avions pas envisage specialement dans les exemples precedens : il est facile de voir qu'elle se conjugue sur elle-meme, en retour, de la maniere suivante :

LOI SERIAIRE. 97

Lcs tribus correspondantes dans la ligae snperieure et la ligne inferieure sont entre elles en accord d'identite par degres progressifs. L'affinite des ages extremes, des enfans et des vieillards est chose bien connue; aussi l'accord d'identite est pic in entre les tribus i et 16, bambins et patriarches. Cet accord se prolonge, mais en diminuant progressivement d'intensitc, jusqn'aux termes milieu, tribus 8 et 9 , ou il est le plus faible.

La distribution de ce genre d 'Accords dans une Serie, est exactement analogique a la distribution de 1 'Attraction dans un aimant ou dans une pile. On sait, en effet, que dans une pile ou dansun aimant, les deux poles sont en extreme affinite l'un pour l'autre, et que l'intensite de 1'Attraction reciproque des elemens situes a egale distance des extremitcs, diminue progressivement jusqu'au point milieu , qui est le point indifferent du svstemo.

0,8 ORGANISATION. LTV i III. CII. V.

Je design e sous le nom de moduls d'Barnianie , Us quatre metliodcs employees dans la distri-

bution dcs Serif

Ch. Vni'Rirn.

11 resulte de ce que nous avons vu , que les Series, — et specialement les Series regulierement ordonnees en gammes septennairesoudouzainaires, et auxquelles Fourier a donne le nom de Series mesurees, — que les Series, dis-je, se pretent a produire trois sortcs d'accords :

i°. « Le contraste progressif majeur et mineur, qui est en rapport avec les tierces, quartes , quintes et sixtes musicales; »

20. « Le conjugue progressif 011 identique, quo nous venons de faire connaitre ; »

5°. « h'alternant progressif, selon lequel les sympathies alternent du contraste au conjugue, du mode majeur au mode mineur, etc. »

Nous n'entrerons pas plus avant dans 1'etude du mecanisme des Series. En voila assez pour concevoir les dispositions du regime societaire

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