‹ Destinée sociale (volume 4)Chapitre 125 sur 134 · HAKMONIE. LIV. III. CH. VII · texte numérisé non relu

HAKMONIE. LIV. III. CH. VII

ment des beaux-arts, qui viennent y concentrer leurs rayons.

L'Opéra est l'Ecole des mœurs actives d' Harmonie, par l'influence qu'exercent sur les masses de spectateurs ou d'acteurs > la magie de ses grands spectacles, qui représentent ces mœurs dans leur essence la plus haute et la plus poétique, et qui glorifient les grands hommes elles corporations dans leurs œuvres les plus utiles au service de l'humanité.

L'Opéra est l'Ecole de la subordination pas^ sionnée de Tenfance et de la jeunesse > dans le chant, les évolulious, lés manœuvres, et dans tous les mouvemens mesurés de la vie sociale industrielle, par le charme que possède l'action des accords d'ensemble de la masse, toute-puissante sur l'individu qui en fait partie. A l'Opéra, l'enfant et l'adolescent se façonnent donc à intervenir harmoniquement dans tous les grands accords.

Enfin, l'Opéra est le Diapason qui , depuis les Phalanges et les villes de différens degrés, jusqu'à la Capitale du Globe, donne sur toute la terre, dans les beaux arts, et par suite dans toutes les branches de l'activité humaine, le Ton d'Unité, le Ton d'Harmonie,

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A tous ces titres, on voit bien que le Théâtre, et spécialement l'Opéra harmonien , n'est pas une instkution propre seulement à répandre le plaisir sur le monde et à distribuer largement, à tous, les jouissances des beaux-arts, dont les masses misérables et incultes sont aujourd'hui totalement privées ; il est propre encore à policer ces masses, à créer les artistes, à féconder les germes des plus belles et des plus nobles facultés humaines-, à diriger ces facultés sur les plus grandes choses, à en combiner les puissances en les portant à leur plus haute, à leur plus brillante énergie : l'Opéra harmonien est donc I'Egole pivotale de l'Unité en mode matériel.

Mai» toi, S«igDeur, par qui tout •'enchaîne et le claMe; Qui dus marquer i tout ion lot« n fin , sa plaiw ; L'ordre eit ta gloire , à toi , comme toua done parfait! ; Qui doue impunément dérangea ton ouvrage ?

Quel pouvoir malfaiaant t'outrage

En paralysant te« bienbûta?

Madame Asmli TâfTo.

Nous avons vu que, la nature humaine apportant toutes les facultés sociales en germe et en puissance , le problème consistait à créer le mi^ lieu favorable à la pleine éclosion, au développement harmonique et libre de ces facultés natives qui émanent de Dieu même, foyer de tout

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attrait, de toute activité. Les éludes que nous Tenons de faire sur l'ordonnance de certaines branches spéciales de l'activité humaine dans la Phalange, nous ont suffisamment avancés dans la connaissance de ce milieu convenant à la na~ tare de l'homme, pour que le lecteur, s'en représentant la réalisation, se puisse avec facilité rendre compte du développement heureux, du jeu souple, multiple et spontané de ces facultés, et des effets merveilleux de leur expansion convergente.

A la clarté de ce Génie divin qui s'est levé sur les vieilles ténèbres de la subversion; qui, du haut de notre époque dont il est sorti, et planant au-dessus de nos têtes, comme le Soleil au zénith, verse à flots abondants la lumière sur l'avenir etsur le passé, nous avons reconnu notreRoyaume de la Terre : la nature de notre âme nous apparaît dans sa splendeur originelle, et nous retrouvons le sens perdu de sa parenté primitive avec Dieu. Hélas ! combien notre intelligence avait outragé notre Ame et calomnié Dieu ! que Tesprit de vertige et d'erreur s'était longtemps emparé de notre raison pendant qu'elle contemplait VAme humaine dans les déformations passagères subies au milieu des hontes et des douleurs de la subversion sociale ! Cette intelligence aveuglée, passant étourdiment, sans l'aper-

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cevoir, à côté de l'un des deux termes du rapport^ demandait compte à la nature humaine du mal qu*engendrait seule la fatalité des choses ambiantes, l'organisation sociale délétère qui altérait et corrompait jusque dans ses sources yives, cette nature noble et divine ! C'était à l'essence même de l'organisme que notre intelligence faussée rapportait le mal, au lieu de le rapporter au milieu qui yicie et qui pervertit cet organisme admirable ! C'était contre cet organisme, chefd'œuvre delà divinité, que l'intelligence en aberration faisait effort par la contrainte physique, morale, religieuse , par toute répression et toute compression , depuis le pinsum et la férule , jusqu'à la damnation et à la guillotine, pour accommoder la nature humaine à une forme sociale qui la blesse, qui la meurtrit, qui la torture, pour l'acclimater dans une atmosphère qui l'empoisonne ou l'abâtardit

En enlevant un coin du voile qui nous a caché si longtemps notre DESTINÉE SOCIALE, en déployant aux yeux de l'intelligence quelques tableaux de ce monde de magnificence , de bonheur et de gloire , au sein duquel l'Homme , Roi de la Terre, est appelé à communier en Dieu dans l'harmonie des Mondes et des Univers, nous avons réhabilité la nature humaine longtemps

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