‹ Destinée sociale (volume 4)Chapitre 127 sur 134 · CHAPITRE HUITIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIEME

!D^ MXétï\oiti^ Vttmdfintment et in Corps

tmetQnant

A la niode de quot nout »emmm inttraiti , il D*cit pu merreUl* •! n*jr lea eieolicn n'y lea maistrei n*en d«- Tiennent pas plus babilea. MoRTAjen.

Que faut>il que les enûuit apprennent ? — Ce qulli doivent dire étant hooraiet. Aeiaii.A«.

Ceux-IA •'embeiongnoient aprie Ici parolca , eeux-ci après les eboscs ; lA e'estoit une eontinneUe exercitation de la langue , iey une continuelle exereitation de lime. ... îb ont voulu d'arrivée mettre leurs enfans au propre des effets, et les instruire non par ouïr dire, mais par l'essai de Taetion , en les formant et moulant vivement, non«scnlemcnt de préceptes et paroles, mais principalement d'exemples et d*cravre«. . . . Mon régent me reroit une belle barangue ta fsiwrs dtmoitêtratho, avant qu'il me persuadast que son esrole vaut eette-lA. MoatAtare.

Nous ne dirons que quelques mots sur Tobjet de ce chapitre, malgré Tintérèt qu'il comporte. La matière nous déborde , et ce volume a déjà dépassé les limites dans lesquelles il devait être resserré.

ioDG. HARM. — METHODES d'enseignement. 56l

les jeunes gens acquièrent des notions scientifiques déjà fort avancées 9 par les conversations instructives et animées de ceux qui lesy précèdent, par la fréquentation continuelle et très-variée d'amis, de collègues, de supérieurs compétens, et par l'action , par la pratique elle-même , qui est le meilleur professeur et surtout le meilleur initiateur du monde.

Plus ils apprennent dans les choses qui vont à leurs vocations, plus ils veulent apprendre et savoir. Ces désirs de connaissances, éveillés dans les travaux intelligens et passionnés des Groupes, excités par l'exemple, par l'émulation^ par les conversations de chaque jour et de chaque heure ; surexcités par les ardentes rivalités des Séries, par la magique puissance de l'entraînement progressif ascendant, n'accordent ni trêve ni repos à ces jeunes ambitions. Les trophées de nos Miltiade ne laissent pas dormir nos Thémistocle. Il faut apprendre ce qu'ont appris déjà les camarades ! il faut savoir ce que savent les rivaux, les autres Groupes, les Cohortes de la Phalange et des Phalanges voisines ! il faut conquérir ces connaissances qui font tant de supériorité à ceul qui les possèdent ! Ce ne sont plus des théories abstraites, creuses, répugnantes, dont l'enfant ne comprend pas l'utilité, pour lesquelles il ne II. 36

56a HARMONIE. UT. III. CH. VIII.

sent pas en soi de désir» qui ne vont ni à ses goûts» ni à son intelligence» qui ne se rattachent à rien de ce qu'il fait et de ce qu'il aime ! Les théories» maintenant» se présentent à l'élève» jEamiliarisé avec les choses dont elles s'occupent» fortement intrigué sur leurs différens objets» comme desleviers dont il vase servir pour augmenter ses moyens et ses forces; comme des secours puissans dont la bienfaisance est par lui comprise ; qui agrandiront la sphère de son activité» et mettront» en étendant encore leur cercle et leur portée» de l'ordre dans ses idées acquises. Il veut perfectionner ce qu'il sait» il veut connaître mieux» il veut apprendre mieux» mieux savoir» apprendre et savoir encore ! L'instruction est donc vivement désirée, avidement demandée par tous les élèves» soLLiciiiB avec passion dans tous les rangs.

Leurs maîtres» d'ailleurs» ne sont plus de pauvres cuistres qui se sont faits régens par nécessité dure, sans goût» sans vocation, sans amour pour la science et pour l'enseignement,

sans affection pour les enfans Ce ne sont plus

des pédans chagrins et moroses, au front sévère, à la mine refrognée» au nez bourré de tabac, armés de férules et de pensums; tenant classe pour en vivre maigrement et faire végéter leur

ÉDUC. HÂRM. — HliTHODES d'eKSBIGNEMENT. 563

pauvre famille; toujours grondant, toujours commandant, toujours punissant , enseignant le plus souvent ce qu'ils ne savent pas; embourbés dans d'inintelligentes routines et y embourbant avec eux les malheureux soumis à leur domination despotique et obtuse ! 0 le vilain monde que nous avons ( en général ) , dans le bas enseignement surtout, pour allécher nos enfans aux études ! les aimables et gracieux initiateurs pour nos enfans ! — Et c'est à ces pauvres malheureux enfans que l'on s'en prend des invincibles répugnances qui leur viennent là, tout ensemble, et des absurdes systèmes d'instruction par lesquels on les torture , et de ce détesté personnel de magisters ignares, stupides et brutaux? de maîtresses d'école radoteuses, rechignées et acariâtres? de vieux cuistres colériques, mâles et femelles, que la joie irrite et qui punissent le sourire? enfin de toute cette kyrielle rogue des pédagogues en us et eaogue^ qui les désolent et les martyrisent sous prétexte d'instruction l...»

Dieu merci ! mes beaux enfans, la baguette d'or de la Fée d'Harmonie vient de faire disparaître cette triste cohue pédagogique, ces créatures intra ou «a:fra-universitaires. Vous voilà délivrés

de ces figures et maintenant que vous sentez

1^ besoin de l'instruction, que vous sollicitez les

564 ràhmonie. lit. ni. xr. viii.

leçons de la scrence, que vous brûlez de savoir; maintenant , beaux enfans misérablement opprimés jusqu'ici, pauvres jeunes ESCLAVES à qui n'ont jamais songé les grands pourfendeurs politiques du despotisme , les burlesques et farouches champions de la liberté et des droii$ de C homme; jeunes générations émancipées, voici, pour vous aussi, I ère de la liberté! Les DROITS DE L'ENFANT sont reconnus et sacramentelle-

ment respectés dans les Phalanges Enfans,

suivez vos vocations, allez à vos affections saintes et CHOISISSEZ vos guides, choisissez librement vos professeurs et vos mattres.

Vos maîtres, ce seront maintenant d'abord vos

jeunes amis et vos jeunes amies des Groupes, dont

vous reconnaissez passionnément la supériorité

d'habileté et de connaissances : ce seront ensuite

les personnes de tout âge auxquelles vous êtes

affectionnée; de gracieuses dames, aussi bonnes

que savantes, et pleines pour vous de sollicitude

et de tendresse: ce seront encore les Patriarches

de la Phalange, qui voient renaître en vous leur

jeunesse d'autrefois, leurs goûts industriels et

scientifiques, et qui vous lèguent sur leurs vieux

jours les trésors des connaissances amassées dans

de longues vies remplies de grands travaux et de

fécondes é.tudes, Tous les âges supérieurs ten-

ÉDOG. HÂRM. — uAthodes d'bnseigmememt. 565

dent la main à l'enfance et à la jeunesse » et aident à Tenvi les générations qui arrivent, à monter les degrés du savoir humain, à entrer dans la noble carrière des sciences, des arts, du développement intégral de Tintelligence. Enfans et jeunes gens! choisissez donc les études qui vous sourient dans l'ensemble des connaissances humaines! et, dans ces intelligentes et habiles cohortes qui vous aiment, choisissez aussi vos instituteurs et vos maîtres; — car maintenant vous êtes LIBRES !

S. II

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