‹ Destinée sociale (volume 4)Chapitre 21 sur 134 · III · texte numérisé non relu

III

U me Mmblo que !• Mfene ^tomalU ■• prescrire quu cv qai est ooafdraip à la de rkomme , et qu'eDe devait adapCflT à l'être qu'elle a cwéé. S;

Maintenant qiio nous avons reconnu, dans rhomme, les tendances au (îroupe et à la Séhie, oomme des fiÉs passionnels généraux , il nous est facile de tompreiMbi que l'intellij^ence suprême devait pétrir notre natare éi ces deux tendances.

L'homme, en effet, étant appelé à gérer son dsontoe terrestre, à agir sur son globe , à travaillée , il bUùt qu'il fût prédisposé k un certain mode d'action, à UN certaine loi de travail , — sinon Dieu serait ahsorde.

Or, tout dans la création est classé en ordre sérmin. Les trois règnes, animal, végétal et minéral, se divtaeit et se subdivisent en classes, ordres, genres, espëOÊj variétés, ténuités, etc., si bien que Ton est forcé, pev les étudier, de les cataloguer et de les ranger en Qnmpes et Séries de Groupes, comme ils le sont dans ht nature. — Cette classilication porte m6me le mm éb Méthode naturelle.

Les sciences, qui, dans Torigine et aux temps <AseoffS,

formaient un assemblage confus de quelques vérités mêlées à beaucoup d'erreurs, se sont divisées et subdivisées à mesure quelles se sont constituées, et que

Fesprit humain en a étendu le domaine. Telle branche de phénomènes dont l'existence était k peine soupçonnée il y a quelques siècles, comme rélectrioité, fournit à elle seule aujourd'hui de nombreux rameaux dont chacun réclame des études spéciales et des hommes spéciaux. Plus on avance dans le champ des découvertes, plus on se convainc que, tout étant lié (\w» )f| système de la nature, l'ensemble des connaissanpes 4o|t se classer en ordre généalogique ou sériaire. Les firts, d'ailleurs, exigent aussi des divisions et des classements analogues. Il n'y a rien de ceci qui ne soit conpu e^ banal.

Ainsi, tout, dans la création, dans le domaine de l'activité de l'honune et de rintelligenC'e, est assujéti à cette loi sériaire, — loi suprême, sans laquelle Tordre, Thar^ monie et l'unité de l'univers ne seraient que des mots.

Donc, si tous les objets sur lesquels l'homme est appelé à exercer son activité physique ou son énergie intellectuelle, sont ordonnés et classés en Sékiies ds^ le sein des choses, il faut bien que lui, Thnounç ausi^, accepte cette forme sériaire pour l'ordonnance et le classement de ses travaux, sous peine de se constituer en révolte contre l'Ordre naturel, de se placer hors des cadres de l'Unité universelle, d'opérer en système désordonné sur la création, et de manquer ainsi la voie et l'acte de sa Destinée.

Et si tout ceci est vrai, il fallait bien que l'organisme passionnel de l'homme fût prédisposé pour cette forme

190 ORGAlflSATlOM. LIT. III. CH. I.

sëriaire, et que Thomme fût porté par nature à distribuer son activité parallèlement à la distribution naturelle des objets sur lesquels cette activité était appelée à s'étendre.

C'est chose qui paraîtrait superflue, sans doute, à tout homme doué d'une certaine portée d'esprit, que d'insister sur la valeur de ce qui vient d'être développé ici. Tout un système social est là pourtant, et pas un système de création humaine encore, mais le système pensé par Dieu, voulu par Dieu, et typé par lui sur la face de tous les mondes.

Somme toute, ce chapitre nous a montré, en vue d'ensemble, que la condition générale d'Attraction industrielle, c'est r exercice des travatix en Groupes et Séries de Groupes^ méthode naturelle qui nous a été directement révélée par le jeu des affinités électives.

Étudions de plus près maintenant les conditions spéciales de l'Attrait, pour arriver à la détermination précise de cette formule.

CHÂPiniE DEUXIÈME.

FKSIIzi»! AFPftOXIWATIO»

JDtPtBtan parcellaire )it travail.

La ranfiance , ramitté, le charme, seront d'autant plos TÎfs qa*onaara donné plos d'extension à cet exerdce parcellaire, appliquant chaque inditida aux fonctions oà il excelle et qn*ll préfère.

Ca, FooxuB.

ComiiwU ToupUln.

Qui voudrait dès maintenant commencer à se représenter une Phalange en mouvement, devrait concevoir que chaque genre de travail a fourni un cadre de Série, et que tous ces cadres sont remplis, c*est-àrdire que, dans chaque Ssrib de genre, des Groupes distincts de

42S OBGAinSATIOlf. LIT. IH. CH. H.

travailleurs se sont emparés du soin des espèces, des variétés, etc., de telle sorte que les détails de toutes les industries, de toutes les fonctions, sont ainsi partagés entre des Séries et des (iroupes.

Et maintenant, que voulez-vous faire ? que savezvous faire ? (juaimez-vous ? ii (pioi étes-vous propre? — Vous voulez des plac(»s ? en voici , choisissez. Le choix est beau, j'imagine : arts, sciences, instruction, administration, fabricpies, cultures... toute fonction que vous pourrez dire , toute branche d'activité humaine sont là, vous offrant carrière.

C'est d'abord de la culture ipie vous voulez faire? — libre à vous. Oh ! vous n'aurez pas comme aujourd'hui une ferme à gouverner, des valets à suneillcr, un train sur les bras. Vous n'aimez pas les travaux des champs et des prîiiries, rien ne vous plaît au soin des harnais et desbestiaux? hé bien, laissez champs et prairies, harnais et l)estiaux ; ne songez ni aux ^»!és ni aux fourrages, ni aux étables ni aux écuries : laissez cela, et soyez tfanquille : on y veillera. -- Les vergers vous attirent; vous vous plairiez au soin des arbres fruiticTs. — Bien, entrez à la Série des vergers. — Oui; mais cerisiers et pruniers n'ont pas Fart de vous plaire, pommiers encore moins : ce sont les pêchers cpie vous aimez. — Entrez donc à la Série «pii cultive les j)é(hers. — Vous avez, dans le genre pécher , ime es[)ècc de prédilection , une espèce qui vous séduit. — Alors ennMez-vous au Groupe qui a pour attribut le soin de cette espèce.

Et croyez- vous qu ou vous a ménagé une asses grande

piYiiioif MAcinjuaii^* lis

latitude ? croyez- vous que ceci soit assez faire pour votre liberté, pour servir vos goûts , voire vos caprices ? — Oh non, car il peut vous paraître, à vous, fastidieux de sarcler, de planter, émonder, de veiller à la conservation des fruits... Ce que vous aimez , vous , c'est la greffe, et vous avez un haut talent à cette opération. Cela vous rend fier. Entrez donc au Groupe de votre pèche favorite, et, dans ce Groupe, au Sous-Groupe de la Greffe, et allez encore exercer votre talent de greffeur dans vingt autres Groupes, dont l'objet et le personnel auront exercé séduction sur vous.

Cette parfaite liberté en choix de fonctions, expliquée sur un exemple agricole, s'étend à tout le reste. Et vous voyez bien que, pour servir les goûts individuels et satisfaire aux intentions de la nature qui a donné ces goûts, il faut, non-seulement diviser les travaux et les industries en Séries et en Groupes, mais faire encore au sein du Groupe une distribution parcellaire du travail, afin que chaque sujet puisse se porter aux actions pour lesquelles il a de l'aptitude.

Ces dispositions-ci sont-elles autre chose que l'ciipression.méme des faits qui tendent à se produire naturellement en milieu libre? Est-ce ici de l'esprit de système? — L'esprit de système et Y idée fixe !... — Il y a par le monde cinq cents pédants ignares qui tranchent tout au travers de la découverte de Fouricr avec» ces mots-là ! Voyons pourtant :

fS4 OMAmSàTtOIf. LIT. m. CB. n.

Plof de déretoppement dans les puîstaneef prodnetÎTes du triTaU, c'ett-i-dire, plu d'adrene, d'actmté et dlntelligence dans la maniiTe dont parfont aujourd'hui on l'applique et on le dirÎKO, c'est là l'effet de la .fivisioti Hu travail.

Aoiuc SiiTra.

En chasse, et chasse heureuse 1

A. sa MosssT«

Par les beaux jours d'octobre, à trois heures du matin, — octobre, c'était temps de vacances, — souvent nous nous mettions en route, sac de chasse au dos et fusil sur répaule, huit ou dix camarades de collège ensemble. Nous avions treize, quatorze , quinze ans, je ne sais. — Nous cheminions gaiement sous un ciel étoile , le long des premières pentes de notre Jura , par des chemins pierreux, à nous connus. II fallait bien qu'aux premiers rayons du soleil levant, nos miroirs fussent plantés, brillants, dans les hautes plaines dlvory ou de Malaton, — lieux éprouvés pour la passe des alouettes auxquelles nous avions à cœur de faire bonne guerre. — On entrait en chasse.

Quand le beau soleil s'était haussé sur l'horizon et qu'il pouvait marquer neuf heures ou dix , nous ne tardions pas, d'ordinaire , à voir déboucher à l'horizon du plateau des robes flottant au vent, de blancs chapeaux de paille et des ombrelles qui s'enlevaient sur le bleu du ciel ou sur les teintes sombres et chaudes des montagnes du fond. C'étaient nos sœurs et leurs amies.

DIVISION PAECELLAIRB. 4S5

arrivant au rendez-vous de chasse. On faisait encore, par gentillesse , durer la chasse un instant pour elles. — Elles tournaient les miroirs, et prenaient à la chasse intérêt et plaisir.

;", Mais il fallait bientôt se mettre en devoir de préparer un repas ; en général, les estomacs étaient prédisposés.

Or, vous auriez vu par terre, pêle-mêle et assez confusément étalés, les fruits de la chasse d'abord, de glorieuses alouettes dont on était fier ; chacun savait son nombre ; puis les carnassières, les fusils, des écharpes et des chapeaux de paille, les munitions, les provisions apportées de la ville, du pain, du vin et quelque bon gigot... parce que, voyez-vous, il y a des jours où les alouettes ne passent guère... on ne sait pas d'avance.

Donc il fallait préparer le déjeuner. Nous étions quinze, vingt souvent, et chacun s'y mettait.

— a Nous autres , nous nous chargeons d'organiser le feu. » — Bien. Et parmi ceux qui avaient ainsi parlé, les uns couraient faire du bois ; les autres prenaient emplacement, bâtissaient un foyer à joues et chenets de pierre, et disposaient devant ce foyer, sur le vent, deux branches fourchues, plantées en terre, pour supporter les baguettes de fusil qui devaient servir de broches à rôtir les alouettes.

— c( Il faut du beurre, il faut des assiettes, il faut des pommes de terre, une poêle à frire... Vous avez oublié d'apporter du 9el, Me3sieur3 ; qui ira au village chercher

416 ORGÂKIflATIOK. LIT. Itl. Cl. H.

tout cela ? x> C*étaicQt nos belles cuisinières qui parfaôMit ainsi.

Un détachement partait pour le village; et quand ils revenaient à travers champs, ceux du détachement, harnachés avec leurs casseroles et leurs poêlons, leurs provisions et leurs ustensiles, on les eût pris, je le jure, pour de francs foiirrageurs, des Cosaques en maraude. — Mais ce n*est pas de cela qu'il s'agit. '

Vous auriez vu tout le monde à l'œuvre. Ici, c'étaient les alouettes que trois jeunes filles plumaient; plus loin, nous en aidions d'autres à peler et couper en morceaux les pommes de terre. Celui-ci surveillait le rôti et l'arrosait ; celle-là tenait la poêle ; d'autres apprêtaient le service, allaient à l'eau, lavaient les tasses. Et voOs pouvez croire qiie tout cela s'exécutait vite et nettement, dans cet atelier établi en plein air sur un champ, et pas avec ennui, défi;oùt et sans zèle, car chacun était joyeux, alerte , y mettait vivement du sien. Il y avait là de la franche et bonne gaieté , et moi qui parle, je n'ai pas encore trouvé sous le ciel de Paris soirée si brillante et bal si flamboyant qui valût, à tout prendre, ces bonnes parties d'il y a dix ans (texte de la 4^® édition, hélas I) sur les plateaux de nos montagnes. «— Je ne suis pourtant pas de nature très-champêtre.

Quand la partie se répétait plusieurs fois dans les mêmes circonstances, les mêmes individus reprenaient volontiers les mêmes rôles, se reportaient aux mêmes parcelles du travail commun ; les talents partionlim

mirinoN pârckllairi. 417

étaient reconnus, constatés : il en résultait pour chacun des droits acquis, et l'œuvre totale marchait avec rapidité, gaieté et ensemble. L'Accord était formé.

La moralité de ce récit, — dont vous avez sans doute des analogues en votre souvenir, — c'est cpi'il y avait là,

Une fonction à remplir, — un dîner à préparer ;

Et pour cette fonction, un Groupe de travailleurs volontaires et très-libres.

Or, ce groupe, composé de volontaires très-libres, se partageait de lui-même en Sous-Groupes adonnés aux différentes socs-fo5Ctions dit travail commun^ d'où résultait un Accord total. — Et vous ne pensez pas, j'imagine, que c'était ])ar esprit de système et par envie de donner raison à l'auteur du Traité de l'Association, que nous, de la chasse, nous agissons ainsi.

Je demande certainement bien pardon au lecteur de prendre presque tous mes exemples dans des jeux d'enfants et des souvenirs de collège. Mais ce n'est pas ma faute, à moi, si l'industrie civilisée, enchâssée de force dans le cadre étroit du Morcellement, est si absurde, si anti-naturelle d'un bout à l'autre de son organisation, qu'elle ne présente aucun exemple de Groupes spontanément formés. — Chassée du champ, de l'atelier, du bureau des pères, la nature est obligée de se réfugier dans les jeux des enfants, et c'est là qu'il est dès lors bien force de l'étudier. C'est une fière critique de notre

4S8 OIGAHIBATION. LIT. m. CH. II.

organisation industrielle, qu'il faille avoir recours à des jeux ptiérilSy pour avoir des exemples d'industrie attrayante et constater les exigences de la nature libre. Toutefois, rien n'est moins puéril que les conséquences de nos observations; car je ne crois pas que l'on poisse agiter, dans l'ordre des spéculations sociales, une question plus haute que celle de la mise en barmonie des institutions avec les convenances de la nature et des passions. L'important est d'observer vrai , de raisonner juste et d'être compris. Si je voulais, je serais aussi pédant et inintelligible que le premier métaphysiden venu (1).

j Donc nous acceptons connue procédé générai de classement et d'organisation pour les travaux sociétaires, et comme procédé voulu par la logique et la natme, la Subdivision sériaire se résolvant en Groupes , et le travail parcellaire dans les Groupes.

(1) Un trés-bel exemple de la dlTision du Groupe en Soos-Groopes^ est fourni par la manœuvre d'une compagnie de pontoonien sur un fleuve. L'établissement d'un pont de bateaux se complique de beaucoup de détails : le service des bateaux , des cordages, àm ancres, des poutrelles, des madriers, etc., etc. Or, la compagnie se divise en escouades adonnées à un détail , et toutes ces escouades faisant aller simultanément leur affaire particulière, l'œuvre totale marche avec un accord et une rapidité magiques. Et quand deux ponts sont jetés concurremment, et quMl y a des spectateurs auxquels on ait à cœur de montrer son savoir-faire, l'activité à la manœuvre et l'ensemble de l'exécution dépassent tout ce qu'on peut dire. Ceux qui ont vu ou pratique l'opération dont Je parle, comprendront bien la division parcellaire dans le groupe, et Timportance de cette division des fonctions dans l'œuvre totale. — Malheureusement je ne pouvais donner cet exemple comme effet de tpaih

DlTISIOlf PARCBLLàIRB» 429

Or, vous pouvez reconnaître qu'ici encore, comme en toutes choses, la nature de l'homme est toujours en harmonie parfaite, en pleine coïncidence avec les convenances de raison. Vous avez écouté la nature, vous avez voulu suivre jusqu'au bout ses impulsions les plus délicates, ses indications les plus nuancées, ses derniers car priées : elle vous a mené par la main, et vous a montré pour loi d'organisation cette loi sériaire et ses ramifications parcellaires ;

C'est-à-dire que l'étude des impulsions naturelles, et )a franche acceptation des vocatiohs et des goûts parcellaires, vous ont fourni un procédé intégral d'application à tous les travaux, de ce fameux principe de la division DU TRAVAIL, si prodigieuscmeut productif, principe que l'industrie civilisée ne peut appliquer, elle, qu'à une seule branche de travaux , les travaux de fabrique, et encore pour le grand malheur de l'ouvrier.

£n résumant ce chapitre, on comprendra que la divi^ sion parcellaire dans le Groupe est la véritable garantie de l'iNDÉPENDANCE INDIVIDUELLE du travailleur , et

du LIBRE DÉVELOPPEMENT DES VOCATIONS , puisqu'cllc

permet à chacun de vaquer seulement, je ne dirai pas aux fonctions, mais aux détails de fonction, pour lesquels il se sent goût, aptitude et volonté.

Le Groupe qui s'est emparé d'un travail et dans le sein duquel chaque Sous-Groupe fait marcher un détail de l'œuvre, est un corps composé de parties qui concourent librement à l'action commune, rivalisent de zèle, II 9

430 ORGAinSATION. LIY. III. CH. II.

d'ardeur, et s'entratncnt passionnément dans un Accord puissant d'ensemble. Chacun, alerte à la tâche qn*il aime, se repose sur les voisins de tous les autres soins; r'individu s'appuie sur la masse ; tous se soutiennent, se concentrent , serrent les rangs dans le Groupe, et s'excitent à l'action. Les alTections se nouent, le contact échauffe , l'identité du but commun rallie , le sentiment de l'union électrise la masse, l'Accord d'ensemble retentit dans toutes les poitrines, et T enthousiasme, à qui tout obstacle cède, éclate dans la manœuvre.

Que ce soit œu\Te de paix ou œuvre de guerre, tontes les fois que les différentes parties d'un corps agissent de concert dans une manœuvre, et exécutent, chacune avec zèle et passion , leur rôle particulier dans l'ensemble ; toutes les fois que les actions parcellaires se résolvent simultanément dans une action unitaire, totale, et rayonnent sur un même centre, la convergence générale produit l'Accord , i'enlhousiasme se met dans la masse et l'emporte. — C'est de règle, c'est forcé, c'est irrésistible et de nature. L'homme est ainsi fait d'uB pôle à l'autre. L'individu le plus froid ne peut se soustraire à l'influence des grands Accords produits au seiB d'une masse composée de parties harmoniques. Or, b première manifestation de cet entraînement enthousiaste se développe dans le Groupe, quand tous les Soof- Groupes sont à la manœu\Te et agissent de concert.

Que si vous supprimez le contact et détruises le jea des différentes pièces; s'il n'y a plus dans l'exécutien cette promptitude produite par l'intégrale de toutes les

DITISION PAECBLLâIRB. 434

actions partielles et simultanées ; si vous placez le travailleur dans les conditions de l'industrie civilisée ; s'il est isolé, surchargé de tous les détails de Vceuvre^ obligé d'exécuter successivement, lentement, sans émules co-intéressés, sans aide et sans soutien... tout disparaît. L* ennui et le dégoût remplacent l'eutratnçment et la joie : travail redevient peine , ennui , douleur

En dernière analyse, le résultat de ce chapitre a été l'introduction dans le Groupe, du travail parcellaire, reconnu comme exigence de liberté individuelle , vœu de la nature, et première condition spéciale d'Attraction industrielle. Nous avons établi que le principe de la division parcellaire, dirigeant des efforts simtiltanés, harmoniquement concentrés sur un but commun, est le mode de Génération des grands Accords d'identité qui meuvent et passionnent les masses, les frappent d'enthousiasme pour un œuvre, et créent les fougues ardentes auxquelles nul obstacle ne résiste. — Ces Accords croissent d'intensité avec les masses passionnelles sur lesquelles ils agissent ; et quand ils atteignent un certain degré de force, ils deviennent surhumains , puissants comme la Foi, et transportent les montagnes.

Dans cette période de ma tâche, où je construis le mécanisme sériaire pièce à pièce, je désire beaucoup que mon argumentation soit l'objet d'une surveillance sévère de votre part, lecteur ; car si nous ne voulons rien avancer d'arbitraire et d'imaginé , rien qui ne soit

fondé en fait ^et en raison, ;et bieu décidément avoué

43S OlGAinSÀTION. LIT. III. CH. II.

par la nature, nous ne voulons pas non plus vous laisser le droit de faire plus tard volte-face à un ensemble dont vous aurez admis tous les détails. Voyez, je ne vous prends pas en traître, je vous préviens dès maintenant que si vous acceptez les sommes partielles, vous ne serez pas reçu à refuser le total. — Ceci étant de bonne justice, continuons.

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